lundi 14 novembre 2011

Venez poser vos questions à Ludovic Rosmorduc..Tome2!




Vu le succès de l'Interview de Ludovic et la longueur et la qualité de ses réponses, j'ouvre déjà le tome 2 (j'en ai marre de mouliner avec ma souris! :))

La première partie de cette interview fleuve se trouve ICI

Partagez ce lien sur FB, twitter et vos blogs. Grâce à Ludovic on apprend des tonnes de choses et plus il y aura de questions, mieux ce sera!


Et c'est moi Phooka, qui ouvre le bal de cette deuxième partie! :)) (Ben tiens, on n'est jamais mieux servi que par soi même hein! :))

Puisque les questions se calment je me lance! :))
J'aimerais bien que tu nous dises deux mots de ton expérience cocyclics parce que si je me souviens bien, tu es passé par là non?
Comment ça se passe?
comment en as tu entendu parler?
qu'est ce que cela t'a apporté?

oui je sais c'est une groooose question! :))


Ludovic:
Merci Phooka de me permettre de parler un peu de Cocyclics, même si je ne suis peut-être pas le membre le mieux placé pour cela. Ça sera aussi l’occasion d’aborder un nouveau point non encore évoqué dans ce sympathique petit jeu de questions réponses.

J’ai en effet pu parler de la façon dont j’ai commencé à écrire, de la manière dont je m’y prends pour raconter une histoire, ainsi que de mes relations avec mon éditeur, mais il y a une autre étape importante qui n’a pas encore été évoquée. C’est celle qui arrive juste après avoir posé le point final à son texte.

Ma première réaction a été la joie, j’étais enfin arrivé au bout de ce projet un peu fou, et de longue haleine. Mais bien vite l’enthousiasme est retombé quand je me suis posé la question : « C’est bien beau tout ça, mais qu’est-ce qu’elle vaut cette histoire ? »

Il est difficile d’avoir un avis sur son texte. Certains jours je le trouvais formidable, et d’autres fois vraiment mauvais. En bon statisticien je savais que la vérité devait se situer entre ces deux extrêmes, mais je ne savais pas où situer le curseur.

Mon premier réflexe a donc été de donner mon texte à lire à des proches. Les retours ont été positifs, mais mes amis, ma famille, n’étaient pas forcément les personnes les plus objectives pour juger ma prose. En effet, je me suis dit que me connaissant, ils partaient tous avec un a priori favorable, et qu’ils n’osaient peut-être pas non plus me dire ce qui ne leur plaisait pas. Ce dont j’avais besoin en fait, c’est de lecteurs impartiaux. Dans le jargon on appelle ça des « beta-lecteurs ». C’est ce que j’ai découvert sur le net. C’est comme ça que par hasard, je suis tombé sur Cocyclics. Un site d’entraide pour les auteurs en herbe (même si des auteurs confirmés y traînent aussi).

L’idée de base est simple : vous vous inscrivez, comme dans tous forums vous vous présentez dans la section appropriée puis vous postez quelques extraits de vos écrits pour les faire lire, obtenir des avis, des conseils à la condition qu’en échange, vous lisiez et commentiez vous aussi les extraits des autres grenouilles (c’est comme ça que s’appellent les cocycliciens). Cela m’a permis de porter un regard neuf sur mon texte. Les défauts et les qualités mis en évidence par les lecteurs m’ont permis de grandement m’améliorer. De même lire et commenter d’autres textes est très formateur.

On fréquente également plein de passionnés d’écriture avec qui échanger sur les humeurs, ou les problématiques du moment. Bref, dans une ambiance sympathique on apprend à mieux écrire, histoire de préparer son texte le mieux possible avant de tenter sa chance auprès des éditeurs. Mon expérience personnelle s’est arrêtée là, mais Cocyclics propose plus encore. Tout ce que j’évoque maintenant est plus moins rigoureux, car j’ai suivi ça de plus loin. Je donne juste l’idée générale, les personnes intéressées iront voir directement sur le site.


Il est possible (sous certaines conditions) de demander à ce que son roman soit estampillé Cocyclics. Certaines maisons d’édition sont en effet en partenariat avec ce collectif, et regardent d’un œil plus attentif les manuscrits ayant ce précieux label, gage de qualité. Vous pouvez donc postuler pour que votre projet de roman passe par cette voie. S’il est accepté, commencera alors un retravail (que j’imagine assez proche de celui qui se fait entre un auteur et un éditeur) avec un membre de Cocyclics dont l’expérience dans le domaine de l’écriture est affirmée.

Voilà ce que je peux dire de ce collectif aussi sérieux que sympathique, qui permet à tout un chacun de progresser dans l’écriture. Je suis pour ma part convaincu que cette expérience m’a permis d’envoyer chez BAAM un texte bien meilleur qu’il ne l’était au départ, et que sans Cocyclics, je n’aurais peut-être pas eu la chance de voir un jour mes textes édités.

Lady K:
Comme je trouve qu'on te laisse un peu trop tranquille, j'ai une autre pitite question :D

Dans plusieurs de tes précédentes réponses, on peut lire que tu as un travail (dans les statistiques d'après ce que j'ai compris ?!) et qu'en rentrant l'après midi/soir tu te mets avec plaisir devant ton ordinateur pour écrire.

Est-ce que pour toi cette séparation entre travail / écriture est nécessaire (pour le moment, sans parler du côté économique). Est-ce que tu as besoin de cette division de ton temps pour vraiment prendre plaisir à l'écriture. Préférerais-tu pouvoir te consacrer qu'à l'écriture ou bien cela serait-il au contraire un "frein" ?

Et maintenant si on s'intéresse au côté "financier" en découle une autre question. Si tu en as la possibilité, est-ce que tu aimerais pouvoir vivre de ton travail d'écrivain uniquement (sauf si c'est déjà le cas ;P) ?

J'espère avoir réussi à être claire dans ma formulation car j'ai eu un peu de mal ^^

(oups, j'ai dis une question ? Bah il y en avait plusieurs ... ^^)


Ludovic:


Content de te revoir Lady K,
Oui, oui, tu as bien compris, je suis statisticien. Je sais, c’est moins glamour ! ;o)
Je ne m’étais jamais posé cette question : ai-je besoin de la séparation travail/écriture ?

Après un peu de réflexion je vais répondre oui… et non. Oui j’ai besoin d’écrire pour me changer les idées après une journée de statistiques, et non je n’ai pas besoin d’avoir passé une journée le nez dans les chiffres pour avoir envie de prendre la plume. Pendant les vacances j’ai tout autant envie d’écrire. Si je pouvais vivre de ma plume j’en serai enchanté. Non pas que je déteste mon travail, mais je prends effectivement plus de plaisir à écrire qu’à travailler dans les stats.

Mais je ne crois pas que cela soit pour moi. Car tu n’as pas tort, ceux qui vivent de leurs écrits (en dehors des rares « auteurs vedettes » qui peuvent vivre plusieurs années avec les droits d’auteurs d’un seul de leur best-seller) doivent connaître une pression qui peut inhiber. Se dire qu’on ne pourra pas payer le prochain loyer si on n’a pas terminé son histoire, peut freiner l’inspiration. Pour ma part je suis convaincu que le fait d’écrire seulement lorsque j’en ai envie, sans contrainte ni pression, m’aide beaucoup. Je ne me pense pas capable, même à supposer que je quitte mon boulot, d’écrire comme certains le font, quatre ou cinq bouquins par an… tous les ans qui plus est. Je ne sais pas du tout comment marche l’inspiration. J’ai l’impression qu’elle peut disparaître d’un coup, sans crier gare, et aujourd’hui je serais incapable de dire combien de livres j’ai encore en moi. Donc partant de là je ne m’imagine pas pouvant de vivre un jour de ma plume.


D’autant que si on rentre dans des considérations purement financières, ça se corse encore plus. Si on veut vivre de sa plume il faut vraiment vendre ou écrire beaucoup. Un auteur (là encore je ne parle pas des vedettes qui ont sûrement des contrats différents) touche, selon sa notoriété et le nombre d’exemplaires écoulés, entre 6 et 10% de droits d’auteur. Pour schématiser, et en prenant le seuil le plus favorable (10%), pour un livre se vendant à 20€, l’auteur touche donc 2€ par bouquin vendu. Alors bien sûr les auteurs dont les livres s’écoulent à plusieurs centaines de milliers d’exemplaires vivent très très bien, mais ils sont une toute petite minorité. On dit qu’en moyenne un premier roman s’écoule à 800 exemplaires, donc pour que cela soit vivable il faudrait être capable d’écrire un bouquin par mois… et être capable de trouver des éditeurs pour ces douze bouquins…

Bref, comme tu le vois, je n’imagine pas que l’écriture devienne pour moi autre chose qu’un « loisir ». Je mets loisir entre guillemets, car même si j’écris pour le plaisir, je donne vraiment le meilleur de moi-même à chaque fois.

Malouuh/Lamalal' 
Bonnjour Ludovic, j'aime beaucoup vos réponses !
Alors, j'ai une première question (oui j'en ai plusieurs mais je les garde pour la suite ! :) ) :
Pourquoi avoir choisi de situer votre roman L'héritière du temps dans un univers imaginaire ? Car, mis à part un soupçon de magie ce monde inventé est le seul élément de fantasy, le contexte médiéval étant décrit de façon très réaliste, on pourra croire à une fiction dans un contexte historique !
A bientôt ! :)

Ludovic:
Bonjour Malouuh,

Merci du compliment pour les réponses, je vais donc essayer de faire aussi bien pour la suite !
Plusieurs raisons m’ont poussé à écrire cette histoire dans un monde imaginaire.

La première c’est que quand j’ai commencé à écrire cette histoire, j’avais l’impression de ne pas en avoir terminé avec Sixéla, Dungal, Yorel et même Ambroise. J’avais envie de raconter encore quelques-unes de leurs aventures. Donc mon premier réflexe a été de reprendre l’univers du tertre des âmes. Ensuite, comme tu l’as peut-être lu dans une de mes réponses, mon « problème » quand j’écris, c’est que je ne sais absolument pas où je vais, j’ignorais donc en commençant qu’au final j’accoucherai d’une histoire somme toute réaliste et assez peu fantasy. Donc la question de ne pas écrire dans un monde imaginaire ne m’a même pas effleuré l’esprit… jusqu’à ce que l’histoire soit terminée.
Je me suis alors bien sûr vite rendu compte que ce texte était vraiment très différent du premier, c’est d’ailleurs ce qui ressort vraiment dans les chroniques des lecteurs qui ont lu le tertre des âmes avant l’héritière. Cette histoire texte est beaucoup moins axée fantasy, beaucoup plus noire et « historique ». Je mets historique entre guillemets, car justement elle ne l’est pas vraiment, et c’est ce qui m’a convaincu de ne pas essayer de la transposer dans le monde réel. Je m’explique.
Si j’avais envisagé de situer l’action dans notre propre passé, dans une ville existante, il m’aurait fallu abandonner mes héros sur le bord du chemin, et je ne le souhaitais pas. Peut-être un excès de sentimentalisme. Ensuite, même si la magie n’est pas centrale dans l’héritière, elle y trouve sa place, et je ne sais pas comment j’aurai pu me passer de l’homoncule pour le dénouement. Enfin, et surtout, je ne me sentais pas, pour le coup, d’écrire un vrai roman historique.
Ce qui me plait en situant dès le départ l’intrigue dans un monde imaginaire, c’est qu’ainsi je ne bride pas mon imagination. Je sais que toutes les idées, même les plus farfelues, seront peut-être bonnes. Or, comme j’écris en improvisant, une phrase après l’autre en voyant ou cela m’entraîne, j’aurais peur en prenant le cadre plus rigide du monde réel, de restreindre ma « liberté d’imagination », et peut-être de la bloquer. Car je l’ai déjà dit mais ce que j’aime avant tout quand j’écris, c’est que je suis en fait le premier spectateur de l’histoire qui se déroule peu à peu sur mon pc. Le matin quand je me lève je n’ai bien souvent aucune idée de ce que sera le chapitre que j’ai terminé le soir même. C’est cette façon de faire qui me plait vraiment et que je ne voudrais remettre en cause en m’imposant des contraintes liées à une trame historique, sans guillemet pour le coup.

Voilà pourquoi l’héritière du temps est restée dans un monde imaginaire. Il en va exactement de même de mon quatrième roman (que je n’ai pas encore soumis à l’éditeur). C’est une histoire somme toute réaliste, mais encore une fois située dans un monde irréel.
Mais avec le temps et l’expérience, peut-être essaierais-je un jour de me lancer dans un roman vraiment réaliste, qui sait ?



Attention ce qui suit contient un spoiler donc à réserver aux initiés! :)) 
Sélectionner le texte pour le lire!
Si vous avez des questions "spoileuses" envoyez les nous par mail, merci! :))


Didi
je me permets de passer ma petite question à Ludovic Rosmorduc ici :

Alors pourquoi avoir fait mourir Dungal, ce héros si attachant ...
et aussi question bonux pourquoi avoir mis des sentiments entre Sixela et Dungal et pas entre Sixela et Yorel ... J'avoue que la révélation de Sixela ne m'a pas convaincue ...
Bon voilà merci les filles de faire passer mon message et mon mail aussi pas de souci !

Ludovic:
Merci Didi d'avoir posé cette question en privé.

Comme je l'avais déjà expliqué sur Book en Stock, j'écris un peu à l'instinct, et je n'ai pas prémédité la mort de Dungal, elle s'est imposée au fil du récit. Deux raisons principales font que j'ai gardé cette idée. La première c'est peut-être ce côté un peu impulsif de Dungal et le fait qu'il soit trop confiant en ses aptitudes physiques et de guerrier pour imaginer que le frère Gorgance puisse représenter un danger en combat singulier. L'autre, plus importante, c'est que je pense que Dungal n'aurait pas réussi à vivre au delà de cette aventure à Bramald. Il a la mort de Mélissende sur la conscience, et il n'aurait pas eu goût à la vie une fois sa vengeance assouvie. Pour ces deux raisons j'ai donc conservé ce passage. Et je ne le regrette pas contrairement à la deuxième remarque que tu fais, et que plusieurs lecteurs mon fait également.

Cette révélation peut tomber du ciel, je le comprends. C'est juste de  ma faute, je pense que mes personnages étaient un peu plus vivants dans ma tête qu'ils ne le sont dans l'histoire. J'aurais soit dû développer soit supprimer cette remarque. Je ne l'ai tout simplement pas vu. Je n'ai plus qu'à m'excuser pour le désagrement de lecture occasionné!

Olya:
Puisque Phooka a réussi à faire en sorte que nous puissions vous poser des questions un peu spoiler, voilà la dernière petite chose que je voulais vous dire. Ma remarque rejoint un peu celle de Didi, mais votre réponse ne me suffit pas ! :D (oui, je suis chiante jusqu'au bout). 

Moi ce n'est pas du tout la mort de Dungal qui me dérange. Enfin, si, mais non ... Je m'explique. Je trouve cela très bien que vous ayez fait mourir ce personnage. Je suis d'accord avec vous, je pense qu'il a été détruit par la mort de Melissende. Et faut arrêter les livres où tous les héros vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants !
Mais j'avoue que j'ai trouvé sa mort trop simple. Je l'imaginais quand même comme une grosse baraque, qui n'utilise pas forcément beaucoup son cerveau, mais qui a quand même une force physique importante et des réflexes de combattant. Du coup, j'ai trouvé ce guet-apens trop simple. Comme je l'ai mis dans mon article, j'ai vraiment eu l'impression que Dungal était une blonde écervelée qui se jette dans le piège et qu'il va se faire trucider comme ça alors que tout le pousse à faire le contraire. 
J'ai trouvé ça un peu trop facile en fait, j'aurai apprécié qu'il se défende un peu, qu'il ne tombe pas dans ce bête piège, ou peut être qu'il meurt d'une façon un peu plus héroique, ou moins bête quoi. 

Bon, je me rends compte que vous n'avez pas forcément de réponse à apporter à ce que je dis, car je ne pose pas de question ... mais je voulais juste vous donnez mon point de vue finalement !

Mais merci d'y porter attention ! 


Olya
Bonsoir Ludovic ! Et bah dis donc, déjà un tome 2 d'interview participative sur Bookenstock ! Si c'est pas la classe :P

Bon, je voulais vous remercier pour la réponse que vous avez apporté à ma question, et j'ai pris un réel plaisir à vous découvrir à travers vos autres réponses. C'est très intéressant :)

Maintenant, j'aurai voulu vous parler des deux petites choses qui m'ont chiffonnées lors de ma lecture. Malheureusement, ce sont des choses dont je ne peux pas vraiment parler ici, pas envie de spoiler vos futurs lecteurs !

Mais je peux quand même vous demander cela : Pourquoi avez vous mis cette petite touche de romance à la fin de votre histoire. Je vous l'avoue, j'étais un peu fâchée de trouver de la romance (même minime), car je trouve que votre histoire n'en avait pas du tout besoin. Elle tenait très bien la route sans cela.
Peut être est ce pour plaire à vos jeunes lectrices, mais pour moi, ça n'est pas passé !

Du coup, je me demande pourquoi avez vous eu l'envie, ou le besoin peut être, de le mentionner ? Est ce que vous pensez que ça aurait manqué à l'histoire si ça n'avait pas été présent ?

Et si jamais cela vous intéresse, mon article est enfin en ligne sur mon blog, et vous pourrez voir la deuxième petite chose qui m'a dérangée que j'ai mise sous balise spoiler :)

Mais encore une fois, même si je n'ai pas été totalement emballée, j'ai lu le livre en entier (ce que je ne fais jamais quand un livre ne me plait pas), et j'ai passé un bon moment, ce qui est déjà très bien
!


Ludovic:

La réflexion de Sixéla qui t'a dérangée en fin de roman en a dérangé d'autres aussi et au final donc tu as raison je n'aurai sûrement pas dû. Je pense que mes personnages étaient plus vivants dans ma tête que dans le le bouquin,  et cette réflexion est simplement venue toute seule.

J'aurais effectivement dû soit approfondir l'idée au cours du récit, soit ne pas en parler, mais je n'avais tout simplement pas vu le "problème".

Ca ne change pas grand chose à l'histoire bien sûr, mais je peux comprendre que ça tombe du ciel pour le lecteur. Je pense que je me suis inconsciemment inventé un lien pendant la rédaction, mais sans l'évoquer dans le texte...

Une réponse courte à ce sujet car je n'ai pas grand chose à dire pour ma défense !!

Lady K
Re-bonjour ^^

Merci pour ta précédente réponse, vraiment très intéressante ! :)

Dans une de tes réponses précédentes (tu m'excuseras je ne sais plus exactement laquelle ...:#) tu dis que tu y vas un peu au "feeling" - pour résumer. Tu te mets à écrire et les idées te viennent comme ça sur l'inspiration du moment tu ne fais pas de plan au préalable. Mais est-ce que tu as plusieurs idées ou germes d'idées de romans ? Est-ce que ces dernières te viennent au compte goutte ou bien tu en as quand même quelques unes en réserve ?

Et de même, est-ce qu'il t'est déjà arrivé lorsque tu écris l'un de tes romans, qu'une idée te vienne mais qu'elle ne se prête pas vraiment à ce que tu écris sur le moment ? Est-ce que cette même petit idée t'a inspiré une autre histoire, est-ce que tu la gardes "sous le coude" ou est-ce que tu l'abandonne (snif T_T) ?

Je suis vraiment désolée, quand je me relis je vois que je ne suis franchement pas claire ... :( Si tu veux des éclaircissements sur ce que je demande n'hésites pas à me demander xD

Merci d'avance pour ta réponse et bonne journée :) 



Ludovic:


Re !

Tout à fait, tu as bien lu, c’est effectivement ce que je dis, j’y vais un peu au feeling. J’ai une idée générale de l’histoire que j’aimerais créer : une aventure purement fantasy, avec des créatures mythiques dans le tertre des âmes, une ambiance médiévale faite de complots religieux dans l’héritière du temps ainsi que dans trahisons et faux semblants (sortie prévue le 11 janvier 2011), même si dans ce dernier roman la magie sera plus présente. Dans mon quatrième roman (non encore soumis à l’éditeur) j’avais envie d’écrire sur un thème qui m’était cher dans ma jeunesse : aventures maritimes et chasse au trésor. Mais en dehors de ça je n’ai rien de plus précis en tête. D’ailleurs je crois que si je fonctionne comme ça c’est aussi que je serais peut-être du genre à me perdre dans les préparatifs : retravailler sans cesse un synopsis ou des fiches de personnages sans jamais se lancer dans le roman proprement dit. A mon sens, et encore une fois c’est très personnel, je crois que l’essentiel c’est de se lancer !

Pour ce qui est des idées, j’ai plutôt l’impression qu’elles arrivent au « compte-goutte » pour reprendre ton image tout à fait pertinente. L’idée qui germe concerne l’action en cours de l’histoire en cours. Je crois aussi que quand je suis plongé dans un roman, je ne vois que ce qui pourrait m’inspirer pour ce roman. Je me souviens, je commençais alors tout juste à écrire le tertre des âmes quand, en vacances dans le Périgord, j’ai visité une petite chapelle perdue dans la campagne, et à l’intérieur de laquelle des restes de fresques étaient encore visibles. L’une d’elle montrait Saint Michel terrassant le dragon. Je me souviens que cette scène m’a marqué et m’a donné l’idée de l’énigme qu’Ambroise résout dans le roman (si tu ne te souviens pas précisément de la scène dont je parle, envoie moi un message perso sur FB !). Cette idée n’aurait probablement jamais germé s’il n’y avait eu aucune licorne dans le roman.
Voilà pourquoi je pense que mes idées m’arrivent au compte-goutte, c’est tout simplement parce que je suis plus réceptif aux idées qui pourraient me servir.

Mais l’envie d’écrire sur un « univers » donné peut parfaitement naître au cours de la rédaction d’un roman. Je vais te donner un exemple précis qui me vient à l’esprit.
Quand j’écrivais le tertre des âmes, je ne sais pas si tu te souviens, mais il y a un moment dans l’histoire où les héros embarquent dans un bateau. Je me souviens qu’à ce moment là j’aurai eu envie d’écrire une aventure maritime. L’histoire en a décidé autrement. Mais c’est peut-être à ce moment là qu’est né le projet de mon quatrième roman que je viens de terminer aujourd’hui. Je pense aussi d’ailleurs avec le recul, qu’au-delà de l’histoire qui m’a poussé à écrire un épisode maritime somme toute très court dans le tertre des âmes, c’est peut-être aussi qu’à l’époque j’étais moins armé qu’aujourd’hui pour m’y lancer. Je n’aurais pas été capable d’écrire il y a quatre ans le roman que je viens de terminer.


Pour l’instant donc, je n’ai pas vraiment d’idées précises qui me soient venues dans un roman et que j’aurais mis sous le coude pour une prochaine histoire. Mais si toi tu en as, je suis preneur ;o)

A bientôt !


Olya la curieuse :)))

Ah ! Je pensais ne plus avoir de questions, mais comme j'aime bien papoter, j'en ai trouvé une autre :)

Ludovic, comment percevez vous ... heum ... perçois tu (décidément, les habitudes ont la vie dure) le mois qui t'es consacré sur Bookenstock ?
Comment est ce que ça s'est mis en place d'ailleurs ? Ce sont les filles qui t'ont contactée, ou ça s'est fait via ta maison d'édition ? J'espère que je vais pas me faire taper sur les doigts par Dup et Phooka si je pose des questions sur l'envers du Mois de ... :D Mais je trouve que c'est intéressant aussi :) 





Ludovic:


Coucou Olya,

Merci de revenir me faire une petite visite ici, après nos échanges sur FB. Étant donné le sujet abordé, je me suis permis d’inviter Phooka pour compléter ma réponse !
En ce qui concerne mon ressenti, je l’ai brièvement évoqué en préambule de cette interview participative. J’y reviens donc. Pour commencer, après avoir étalé publiquement mes relations avec mon éditeur, je vais dévoiler mes relations avec Phooka. De toute façon, comme je passe par elle pour la réponse, elle pourra censurer tout ce qu’elle veut ! Avec Phooka on se connaît depuis bientôt un an. C’est elle qui a rédigé la toute première chronique du tertre des âmes. C’est un événement marquant pour un auteur la première chronique de son premier roman ! On a rapidement échangé quelques mails, le courant est tout de suite bien passé et peu de temps après, elle m’a gentiment proposé une interview. Tout est parti de là, et nous sommes maintenant de chouettes amis d’Internet ! Puis après j’ai fait la connaissance de Dup, et on s’entend très bien aussi. Une seule chose me tarde à présent, les rencontrer toutes les deux « in ze real life » !
Donc voilà, tout cela pour dire qu’entre Book en Stock et moi il n’y a pas eu besoin d’intermédiaire !
Pour en revenir plus précisément à ta question, Phooka m’a contacté alors que le projet n’était pas encore « rendu public » (Phooka tu corrigeras si je me trompe !).Ma première réaction a été l’enthousiasme, je trouvais effectivement très sympa que Book en Stock pense à moi pour cet événement. Plus que ça même, c’était vraiment un honneur, car je n’ai pas encore beaucoup de romans à mon actif. Je me suis alors empressé d’accepter. C’est ensuite posé la question du mois qui me serait consacré. Comme l’héritière sortait fin septembre, on a convenu novembre. Voilà c’était fait.
C’est seulement quand j’ai eu connaissance des deux premiers auteurs invités que mon ressenti a un peu changé. J’étais bien sûr toujours fier, mais j’ai commencé à ressentir un peu de pression. Je ne suis pas un auteur très chevronné et j’avoue que l’idée de passer derrière Thomas et Eli ne me rassurait pas. J’ai d’autant plus apprécié que les deux Bookenstockiennes aient pensé à moi, alors qu’elles peuvent avoir qui elles veulent !
Bref, en résumé je vis ça comme un honneur, vraiment, et je ne les remercierai jamais assez de créer le « buzz » autour de moi. J’espère donc être à la hauteur de leurs attentes, et de celles des lecteurs. Si ce n’est pas le cas j’ai encore le temps de rectifier le tir, nous ne sommes que le 9 novembre ! (J’en profite d’ailleurs pour dire que je ferai relâche du 11 au 13 novembre)
Maintenant je vais céder la place à Phooka, qui va en dire plus sur l’envers du « Mois de… »




Phooka:
Pfff c'est malin, c'est moi qui ait la pression maintenant. Je ne sais pas m'exprimer aussi bien que Ludovic moi! Tant pis je me lance...
Déjà je tiens à remercier Ludovic pour ses mots, pour sa gentillesse et son enthousiasme. Et le rassurer aussi, en lui disant qu'il n'a pas à rougir face à ses deux prédécesseurs, je trouve moi que son mois se passe génialement bien! J'adore ces échanges, sa disponibilité et sa complicité avec ses lecteurs.
Alors maintenant pour répondre à Olya-la-curieuse :), nous invitons les auteurs de notre Mois de "en direct" et non en passant à travers leurs éditeurs. D'abord et je crois que c'est important pour que ce Mois marche, il faut qu'il y ait un bon contact entre nous (Dup et moi) et l'auteur en question. Sinon je pense qu'on irait droit dans le mur. Il faut réaliser qu'avec ce mois on "casse les pieds" à "nos" auteurs par mail à raison de un ou plusieurs mails par jour! Alors nos "invités" sont forcément des auteurs avec qui nous avons précédemment échangé par mail ou sur FB (merci FB, il faut reconnaître que ça permet de créer des liens incroyables, tel Ludovic. C'est vraiment un truc de fou). Ca ne nous viendrait pas à l'idée de passer par un éditeur pour inviter un auteur avec qui nous n'avons jamais discuté en direct (on peut tomber sur quelqu'un avec qui nous n'avons pas d'atomes crochus). Et puis aussi je l'avoue, je n'étais pas sûre que les éditeurs soient fans de l'idée! ;)
Du coup j'ai été surprise de la réaction hyper positive et sympa de Baam! par exemple quand je leur ai expliqué notre projet et qu'ils nous ont proposé ce partenariat. Ils aimaient beaucoup ce concept. Du coup maintenant il nous arrive de contacter l'éditeur après coup quand l'auteur a accepté (et on vous réserve quelques surprises de derrière les fagots!).
Ludovic et Thomas par exemple ont été mis dans la confidence quand Dup et moi avons eu l'idée du projet. A la fois pour les inviter (parce que nous les aimons bien) mais aussi pour avoir leur avis et voir leur réaction. Est ce que cette idée leur plaisait? N'était-ce pas trop lourd etc etc..Parce que on leur demande quand même beaucoup de boulot à "nos" auteurs! Je suis ébahie et touchée par leur implication!
 (Euh et puis à nous aussi ça fait du boulot, on n'avait pas réalisé à quel point! Là Dup prépare le début de son Mois de décembre et moi l'annonce du mois de janvier et le part associé mais chuuuuut hein, je n'ai rien dit!)
Donc voilà je crois que tu sais tout Olya. Si jamais j'oublie qqchose Dup complétera (et hop je lui refile la patate chaude!)
J'en profite pendant que je mobilise la parole pour remercier bien sûr "nos" auteurs qui jouent le jeu et sont hyper géniaux, mais aussi tous ceux et celles qui viennent poser leurs questions et qui font vivre ce "Mois de..". D'ailleurs n'hésitez pas, venez, posez vos questions et continuez à nous faire de la pub pour qu'on soit de plus en plus nombreux car je ne sais pas pour vous, mais moi je les trouve géniales ces ITV participatives!!!
Euh, je me tais et je rends le clavier à Ludovic....

Dup :
Han, ma coupine elle a tout dit !
tant-pis je redis : Oui, on n'a proposé notre Mois2 qu'aux auteurs avec qui le feeling était passé. Curieusement pour l'instant, et ce n'était même pas fait exprès, on a alterné. Thomas et Ludovic étaient des contacts de Phooka...mais j'ai été co-optée :)) Eli et Michaël, les miens.
Que dire... Eli c'était stressant ( là ? pas là ? plus là ), passionnant et frustrant. Michaël, c'est ? Il a écrit beaucoup plus de livres que Ludovic, il est cependant moins connu sur la blogosphère. Il a la tchatche, l'humour, tout ce qu'il faut. Y aura-t-il des questions autres que les miennes ? Re-stresse.
Mais on va continuer, car on se régale vraiment. J'espère qu'il en est de même pour vous !
En tous cas, merci à nos auteurs qui jouent le jeu, qui s'investissent, et à vous tous qui venez poser vos questions.
On a encore une belle "brochette" d'auteurs à vous proposer pour l'année 2012 !


Cela vous dirait un calendrier genre "Les dieux de Bookenstock" ??? :)))


Question de Dup et Bénédicte ^^ :
Un nouveau projet tu as dit sur FB...
Un nouveau projet ???
Je pense que Bénédicte s'associe à ma question :))

Ludovic :
Chères Dup et Bénédicte,

Je vois que vous avez des yeux de lynx! Une petite phrase anodine sur FB et hop, la question surgit aussitôt.
Effectivement j'ai dit que j'allais me lancer dans un nouveau projet. Mais je n'en sais moi-même pas beaucoup sur ce projet à venir.
En fait, comme j'ai envoyé vendredi mon quatrième roman à l'éditeur, il va falloir que je commence autre chose. Pour moi l'écriture c'est un peu comme le vélo, j'ai un peu peur de tomber si je m'arrête. Donc je sais que je vais m'attaquer à autre chose, mais quoi?
Je ne sais jamais vraiment où je vais quand je commence une histoire. Il y a un peu plus d'un an si vous m'aviez demandé de parler du roman que je viens d'envoyer à l'éditeur, je vous en aurais dit bien peu de choses, et peut-être même des choses pas complètement exactes, et pourtant j'avais une idée un peu plus précise de ce dans quoi je me lançais!
Alors là... que dire... Que j'ai envie de m'essayer à de la SF, enfin disons un récit futuriste. Mais ce qui me freine un peu c'est que je ne suis pas sûr d'être aussi à l'aise dans ce registre que dans le "médiéval". Donc je suis navré de ne pouvoir en dire plus. Je ne sais pas moi même où je vais, mais une chose est certaine cependant, j'y vais!
Rdv dans un an ou deux!

14 commentaires:

  1. Bonnjour Ludovic, j'aime beaucoup vos réponses !
    Alors, j'ai une première question (oui j'en ai plusieurs mais je les garde pour la suite ! :) ) :
    Pourquoi avoir choisi de situer votre roman L'héritière du temps dans un univers imaginaire ? Car, mis à part un soupçon de magie ce monde inventé est le seul élément de fantasy, le contexte médiéval étant décrit de façon très réaliste, on pourra croire à une fiction dans un contexte historique !
    A bientôt ! :)

    RépondreSupprimer
  2. Bonsoir Ludovic ! Et bah dis donc, déjà un tome 2 d'interview participative sur Bookenstock ! Si c'est pas la classe :P

    Bon, je voulais vous remercier pour la réponse que vous avez apporté à ma question, et j'ai pris un réel plaisir à vous découvrir à travers vos autres réponses. C'est très intéressant :)

    Maintenant, j'aurai voulu vous parler des deux petites choses qui m'ont chiffonnées lors de ma lecture. Malheureusement, ce sont des choses dont je ne peux pas vraiment parler ici, pas envie de spoiler vos futurs lecteurs !

    Mais je peux quand même vous demander cela : Pourquoi avez vous mis cette petite touche de romance à la fin de votre histoire. Je vous l'avoue, j'étais un peu fâchée de trouver de la romance (même minime), car je trouve que votre histoire n'en avait pas du tout besoin. Elle tenait très bien la route sans cela.
    Peut être est ce pour plaire à vos jeunes lectrices, mais pour moi, ça n'est pas passé !

    Du coup, je me demande pourquoi avez vous eu l'envie, ou le besoin peut être, de le mentionner ? Est ce que vous pensez que ça aurait manqué à l'histoire si ça n'avait pas été présent ?

    Et si jamais cela vous intéresse, mon article est enfin en ligne sur mon blog, et vous pourrez voir la deuxième petite chose qui m'a dérangée que j'ai mise sous balise spoiler :)

    Mais encore une fois, même si je n'ai pas été totalement emballée, j'ai lu le livre en entier (ce que je ne fais jamais quand un livre ne me plait pas), et j'ai passé un bon moment, ce qui est déjà très bien !

    RépondreSupprimer
  3. Super toutes ces questions et super les réponses, merci beaucoup de jouer le jeu avec plaisir !

    Merci aussi à Phooka encore qui a su trouver le truc pour les questions spoilées ;-)

    Bonne fin de WE !

    RépondreSupprimer
  4. Re-bonjour ^^

    Merci pour ta précédente réponse, vraiment très intéressante ! :)

    Dans une de tes réponses précédentes (tu m'excuseras je ne sais plus exactement laquelle ...:#) tu dis que tu y vas un peu au "feeling" - pour résumer. Tu te mets à écrire et les idées te viennent comme ça sur l'inspiration du moment tu ne fais pas de plan au préalable. Mais est-ce que tu as plusieurs idées ou germes d'idées de romans ? Est-ce que ces dernières te viennent au compte goutte ou bien tu en as quand même quelques unes en réserve ?

    Et de même, est-ce qu'il t'est déjà arrivé lorsque tu écris l'un de tes romans, qu'une idée te vienne mais qu'elle ne se prête pas vraiment à ce que tu écris sur le moment ? Est-ce que cette même petit idée t'a inspiré une autre histoire, est-ce que tu la gardes "sous le coude" ou est-ce que tu l'abandonne (snif T_T) ?

    Je suis vraiment désolée, quand je me relis je vois que je ne suis franchement pas claire ... :( Si tu veux des éclaircissements sur ce que je demande n'hésites pas à me demander xD

    Merci d'avance pour ta réponse et bonne journée :)

    RépondreSupprimer
  5. Ah ! Je pensais ne plus avoir de questions, mais comme j'aime bien papoter, j'en ai trouvé une autre :)

    Ludovic, comment percevez vous ... heum ... perçois tu (décidément, les habitudes ont la vie dure) le mois qui t'es consacré sur Bookenstock ?
    Comment est ce que ça s'est mis en place d'ailleurs ? Ce sont les filles qui t'ont contactée, ou ça s'est fait via ta maison d'édition ? J'espère que je vais pas me faire taper sur les doigts par Dup et Phooka si je pose des questions sur l'envers du Mois de ... :D Mais je trouve que c'est intéressant aussi :)

    RépondreSupprimer
  6. Curieuse va! mdr
    Ludovic va répondre (et nous aussi du coup! :))

    RépondreSupprimer
  7. Moi, curieuse ? Mais enfin Phooka, c'est mal me connaitre :D

    En tout cas, merci tous les deux pour vos réponses :)

    RépondreSupprimer
  8. Un nouveau projet tu as dit sur FB...

    Un nouveau projet ???


    Je pense que Bénédicte s'associe à ma question :))

    RépondreSupprimer
  9. Je suis passée lire ces questions-réponses : une formule bien intéressante et très sympathique !

    RépondreSupprimer
  10. En tout cas, vos Mois2 c'est drôlement sympa même je suis pas bavarde ;)

    Bravo pour tout ce boulot !

    RépondreSupprimer
  11. Puisqu'il y a une accalmie dans les questions je me lance:

    Etais-yu un grand lecteur étant enfant?
    Penses -tu que tu aurais aimé tes propres livres :)) ?
    Ecris-tu finalement les livres que tu aurais aimé lire étant ado?

    RépondreSupprimer