samedi 31 janvier 2026
Nos coups de cœurs de janvier 2026
vendredi 30 janvier 2026
BLACKWOOD de Callie Darkwood
☇ L'avis éclair de Phooka sur Blackwood ☇
jeudi 29 janvier 2026
CUCUL de Camille Emmanuelle
L'avis express de Dup sur Cucul de Camille Emmanuelle
L'AVIS DE DUP
Marie Couston est prof de français contractuelle dans un lycée privé catho de Paris et pour mettre du beurre dans les épinards, elle écrit des romances érotiques le soir. Mais le problème c'est que Marie est féministe jusqu'aux bouts des ongles et doit suivre les codes, les diktats de son éditrice...
Elle s'en accommode malgré tout bon gré, mal gré, jusqu'au jour où l'éditrice lui impose un "léger" virage : la mode est à la dark romance. Elle en était alors au chapitre 3 de sa nouvelle romance contemporaine. Démoralisée, démotivée et un peu bourrée elle décide de clore son chapitre en assassinant James Cooper, son personnage principal, juste avant d'aller se coucher. Un James Cooper en chair et en os qu'elle retrouve au matin, matérialisé et endormi sur son canapé. Son fantasme incarné, irréel.
Les situations rocambolesques qui en découlent sont souvent très drôles, certaines m'ont fait exploser de rire et susciter maints haussements de sourcils dans mon entourage. D'autres en revanche m'ont fait grincer des dents, bien moins nombreuses fort heureusement. Mais je dois reconnaître que ces dernières étaient réactionnelles, me mettant face à des situations personnelles mal vécues.
Camille Emmanuelle nous propose avec Cucul un roman déjanté et drôle, parfois même poignant. C'est une satyre de la romance, une critique acerbe de la dark romance, mais ne nous leurrons pas, Cucul est également une romance originale dont le code primordial, une fin heureuse, est respecté.
Cucul est aussi une accusation à peine voilée des injonctions imposées dans l'édition, de l'impact sur les auteurs de cet effet de mode qui frappe également la littérature. Le thriller vs le polar, la romantasy vs la fantasy, la dark romance vs la romance.
Seulement, Cucul n'est pas que ça. C'est également un roman à message, le féminisme en l'occurrence. Art ô combien difficile, et lorsque les ficelles sont trop grosses, la plupart du temps ça casse. Or ici, ce ne sont pas des ficelles mais de véritables câbles proposés par l'autrice... et il faut avouer que ça passe ! Crème en plus, moi qui ne me croyais pas féministe pour un sou. Ne jamais sous-estimer le pouvoir de l'humour.
Lorsque l'on parcourt sa bibliographie, Camille Emmanuelle semble coutumière de ce type de roman, puisque j'y ai déniché un Lettre à celle qui lit mes romans érotiques, et qui devrait arrêter tout de suite. 😁
J'ai beaucoup apprécié cette lecture même si elle m'a sortie de ma zone de confort, ou peut-être même pour cette raison. La plume de l'autrice est fluide et son humour sarcastique délicieux je l'avoue. Je n'avais pas l'intention de poursuivre plus avant ses écrits mais j'ai eu le malheur de cliquer sur le résumé de son prochain livre, Bombasse, et découvert qu'on y retrouvait Marie Couston ! Et bien j'en serai !!! Bombasse sort bientôt, le 6 février.
*service presse papier*
mercredi 28 janvier 2026
LES SORTIES IMAGINAIRES de Janvier 2026 CHEZ ALTER REAL [sorties]
En janvier chez
mardi 27 janvier 2026
GODS OF THE GAME - Tome 1 d'Ana Huang
#1
The Striker
☇ L'avis éclair de Phooka sur The Stricker ☇
lundi 26 janvier 2026
LA MAISON AUX PATTES DE POULET de GennaRose Nethercott
L'avis express de Dup sur La maison aux pattes de poulet
L'AVIS DE DUP
J'avais déjà failli craquer pour ce roman lorsqu'il était sorti en grand format chez AMI, mais ma PAL de SP d'alors m'avait freinée. Lorsqu'il est apparu chez Le Livre de poche et qu'il me tentait toujours autant j'ai foncé. Une maison aux pattes de poulet, c'était Baba Yaga, c'était le folklore russe, et j'aime beaucoup !
Ce fut pourtant une lecture bien fastidieuse, il m'aura fallu plus d'une dizaine de jours pour en venir à bout. Je me suis littéralement traînée sur la mise en place de cette histoire. Bellatine Yaga et son frère Isaac se sont perdus de vue depuis un moment, Isaac ayant pris la tangente encore adolescent, laissant sa petite sœur aux parents, marionnettistes itinérants. Ils doivent se retrouver pour réceptionner au port de New York un colis venu de Russie dont ils ont hérité à parts égales. Et c'est notre fameuse maison montée sur pattes.
Bellatine se sent immédiatement en symbiose avec cette maison, Isaac voit lui un moyen de se refaire, il est fauché comme les blés et faire les poches des nantis dans la rue commence à le lasser. Ils passent donc un deal, pendant un an ils reprennent ensemble un des spectacles de marionnettes de leurs parents qu'ils vont jouer un peu partout aux Etats-Unis, puis la maison sera à elle, il repartira sur les routes.
L'écriture de GennaRose Nethercott est recherchée, parfois poétique même, mais elle m'a donné l'impression de poser une distance avec le lecteur. Les chapitres alternent entre plusieurs narrateurs, Bellatine, Isaac, la maison aux pattes de poulet, OmbreLongue qui traque la maison et un groupe disparate qui traque OmbreLongue. Ce qui aurait dû être un moteur de lecture pour moi a été en fait l'inverse car il n'y a guère que ceux concernant la maison qui retenait mon attention.
Les personnages principaux, Bellatine et Isaac m'ont ennuyé profondément. Elle est colérique, boudeuse, très souvent irréfléchie, bref peu sympathique. Quant à Issac, sa nonchalance et ce deuil dont il n'arrive pas à s’affranchir pèse sur les épaules du lecteur. Ensemble, ils sont en permanence en affrontement. On a à faire à une fratrie qui ne communique pas, ne se comprend pas... et c'est lourd, ça plombe le moral. Trop de drames, trop d'oppressions.
L'intrigue était pourtant intéressante, surtout quand on commence à comprendre ce qu'il y a en jeu, mais cet intérêt ne survient que bien après les deux tiers du roman. Aucun suspense ne m'entraînait vers l'avant, j'étais une spectatrice vaguement intéressée. Et c'est bien dommage, j'en suis la première frustrée. La maison aux pattes de poulet n'était pas faite pour moi.
dimanche 25 janvier 2026
L'EHPAD des Vénérables de Bookenstock, semaine 4/2026
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vendredi 23 janvier 2026
16 ans !
jeudi 22 janvier 2026
NOTRE-DAME DES LOUPS de Adrien Tomas
L'avis express de Dup sur Notre-Dame des Loups de Adrien Tomas
L'AVIS DE DUP
Le seul roman de Adrien Tomas qui traînait dans ma PAL depuis loooongtemps (cf la photo de dédicace en fin de chronique). Un creux dans l'arrivage de mes SP et hop, on case sans pression ces 200 pages. De toute façon, un SP serait arrivé juste après ma lecture du premier chapitre, et bien je peux vous dire qu'il aurait attendu ! J'étais ferrée.
Ferrée, ferrée... j'ose le dire ? En fait, j'étais sur le c*l ! Quelle entrée en matière, wow ! J'adore !
Mais reprenons au début. Nous suivons un groupe de six cavaliers toujours sur le qui-vive, qui affrontent le froid de l'hiver dans l'immensité des forêts nord-américaines. Ils sont précédés d'un groupe de dix-douze molosses dressés à la perfection pour cette chasse toute particulière. Ils se font appeler des veneurs, et traquent les lycanthropes.
Ces lycanthropes, tantôt appelés loups-garous, wendigos ou rejs, abréviation de rejetons, car tous nés de la Dame-des-Loups, qui aurait quitté la vieille Europe pour l'Amérique avec le Mayflower, en 1621.
Légende ou mythe, les veneurs n'en ont rien à faire. Ils veulent débarrasser l'humanité de cette engeance, et pour ce faire, ils sont sur la trace de cette Dame-des-Loups, qui visiblement le sait, car ce sont des meutes entières de Rejs qu'ils affrontent depuis peu.
Ces veneurs semblent être en traque depuis toujours. Mais chacun d'eux à une histoire à raconter. Et ils vont prendre la parole chacun leur tour, dans un long chapitre qui leur est dédié. Aidan tireur, Jonas artilleur, Billy tireur, Würm tireur, Evangeline maîtresse des chiens et enfin Jack le maître de chasse. Ils recruteront en chemin Waukahee une autochtone, fine archère.
Cette construction originale et fort bien maîtrisée d'un changement de narrateur à chaque chapitre pourrait déstabiliser certains, personnellement j'ai adoré. Cela permet de connaître chacun soit en étant dans sa tête, soit par les yeux des autres. C'est un peu les histoires dans l'histoire et j'aime beaucoup ce procédé. Et jamais les récits ne se recoupent, on ne revit jamais la même scène.
La trame de l'intrigue de Adrien Tomas avance, au même rythme que la traque... sanglante, impitoyable. Jack a un objectif, un seul : la Dame-des-Loups, les autres suivent. Point. C'est un peu marche ou crève, mais tout le monde semble d'accord avec ça. Il se dégage néanmoins un schéma récurrent qui génère une tension sans précédant et m'a forcé à traquer à mon tour le moindre indice... en me faisant rouler dans la farine une fois sur deux d'ailleurs !
Je suis scotchée par la puissance de ce western horrifique. Estomaquée par son originalité, le fond, la forme, même les personnages, tous disparates, pas franchement sympathiques, et pourtant... De dieu, quelle claque ! Respect m'sieur Adrien Tomas. Moi qui râle toujours après les romans courts, des comme ça, j'en veux bien tous les jours !
*lecture personnelle*
mercredi 21 janvier 2026
LES SORTIES FOLIO SF et Fantasy de janvier 2026 [sorties]
Janvier 2026
FOLIO FANTASY
Manon Fargetton
Le cycle des secrets, II
Le don des géants
FOLIO SF
Alain Damasio
Vallée du silicium
Marin Ledun
Le projet Hakanā
mardi 20 janvier 2026
IRON PRINCE Tome 1 de Bryce O'Connor et Luke Chmilenko [audio] by Dup
Incroyable cet audio !!! Époustouflant même ! Écoutez, c'est bien simple : 1) je ne suis pas fan de SF. 2) je ne suis pas du tout une adepte de RPG même si je suis une joueuse dans l'âme. Mais voilà, l'enthousiasme de Phooka dans sa chronique a été contagieux et je me suis laissée tenter. Au pire me suis-je dit, j'aurai cramé un crédit audible pour rien, pour un abandon en cours de route. Mais que nenni, j'ai été ferrée dès le début. Bon, comme d'hab je suis deuze à parler de cet audio sur Bookenstock alors je ne détaillerai pas. Vous avez la vraie chronique de référence en lien ci-dessus.
Clairement, je pense que je n'aurai pas été captivée dès le début en lecture simple. Parce que d'entrée de jeu, un système planétaire complexe, des navettes spatiales partout, des personnages avec une sorte d'internet intégrée dans la vision, pardon une "neuroline"... c'était un poil trop pour moi. J'ai beau me dire de faire comme si c'était de la magie, non, vraiment trop de boulons.
Et pourtant, ce parcours initiatique que l'on suit au sein d'une prépa, puis le concours d'entrée, puis l'école militaire prestigieuse de combats, j'ai adoré. Tous ces combats via des dispositifs appelé CAD (Contrôle d'Arsenal par Dispositif) tenant dans un simple bracelet, bon ok, une manchette, qui se développe sur simple demande vocale...ça aurait dû coincer. Des terrains d’entraînements ou de combats qui s'assemblent de la même façon aussi. Alors les combats en eux même, avec des blessures simulées genre une décapitation suivie d'un "dégât mortel cumulé 100%"... et bien croyez le ou non, j'ai surkiffé cette voix de robot ! Pire, je piaffais comme une môme en attendant après chaque combat que le CAD de Rei annonce toutes les modifications apportées pour pallier à ses défaillances !!! Oui, moi 😳😯
Et puis bien sûr il y a le brillantissime Gary Renna, qui conforte sa place dans mon top 3 des narrateurs hommes avec Slimane Yefsah et Alexandre Donders. Un Gary Renna qui a donné vie à ce petit orphelin chétif de Reidon Ward, et qu'on ne peut qu'aimer. Son parcours de vie est tellement dur, il a tellement souffert avec sa maladie orpheline, mais il s'accroche et il poursuit son rêve, vaille que vaille. Il s'en donne les moyens, il excelle partout sauf là où c'est la force physique qui prime. Et même dans ce domaine, il poursuit son entraînement avec acharnement.
Alors qu'il ne devrait recueillir que de l'admiration, c'est tout l'inverse qui va se passer lorsqu'il intègre la plus prestigieuse des écoles de formation. Mépris pour sa taille fluette et son statut d'orphelin sans le sou. Mépris, voire colère, pour ce minus au CAD de rang si inférieur parmi l'élite. Mais il s'en moque notre Rei. Et puis il a la chance d'avoir toujours à ses côtés sa meilleure amie Viv. Une Viv pétillante, forte, narquoise, qui le tacle à tout va mais d'une indéfectible loyauté. Ils vont se faire deux amis au cours de ce tome, l'exubérant Catcher et la timide et effacée Aria.
Viv sera la seule à partager son secret, le cadeau probablement empoisonné que lui a fait la Prim, l'IA qui dirige tout ce système planétaire. Cela va-t'il contribuer à son essor ou à sa chute ? Et bien on le saura peut-être au tome suivant. Et clairement j'en serai parce que les auteurs ont réussi à développer mon empathie pour ce gringalet et surtout parce que la réalisation audio de Lizzie est juste énorme !
* écoute personnelle *
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