mardi 22 avril 2014

CORPUS PROPHETAE de Matt Verdier




Éditions Mnémos
424 pages
21 euros

4ème de couv :

Sur autorisation du Saint-Siège, Montalescot, le meilleur biographe de sa génération, est choisi pour revenir sur les traces du messie et infiltrer son entourage. Ce voyage, le plus importante de sa carrière, le précipite dans un road trip dément à travers le temps et le secret de la chrétienté. Dans cette sombre enquête au plus proche du Christ, il va croiser des personnages troubles aux secrets bien gardés, mais il devra aussi affronter ses propres démons… Prisonnier d’un présent qu’il déteste, traqué par un passé qui l’a brisé et rattrapé par un futur impossible, il entrouvre la porte d’un des plus grands mystères de l’humanité.



L'avis de Dup :

Je ne vais pas y aller par quatre chemins : ÉNORME COUP DE CŒUR !
Ne perdez pas de temps, foncez de suite acheter ce bouquin, il est énorme !!!

Au sens propre d'abord, parce que 420 pages chez Mnémos cela équivaut bien à un 600 pages chez les autres à cause du format ; du vrai grand format, de la police ; plus petite que celle utilisée classiquement partout, et vous rajoutez à cela des marges très réduites et vous comprenez pourquoi.

Énorme par la qualité de l'intrigue développée. Le thème en est pourtant galvaudé tant on a pu lire de romans sur la réalité du Christ et de tout ce qui entoure les origines de la chrétienté. Là où l'auteur fait fort, fait différent des autres, c'est qu'il jongle avec différentes époques par le biais de voyages temporels, car dans le futur on aura inventé cette fameuse machine à remonter le temps ! Si la majorité du roman se situe fin des années 70... mais de 2000 et non de 1900, quelques passages ont lieu bien sûr dans les années 30, mais aussi, accrochez vous, dans les années 4000 ! Et je peux même vous dire que ce qu'on y découvre n'est pas joli-joli, même que ça fait froid dans le dos...
Bref, une vision de l'avenir fort lointain glaçante, une vision de l'avenir proche très crédible. Une situation qui permet de commenter avec humour et cynisme le présent actuel, qui permet également d’échafauder quelques évolutions du monde de la chrétienté assez... euh, osées ! Et non, je ne vous dirai rien, zavez qu'à lire cette pépite. Juste que cela m'a fait beaucoup rire. Quel utopique ce Matt Verdier !

Énorme pour la profondeur des personnages. J'ai adoré ce Vincent Montalescot. Un homme cabossé par la vie, qui patauge pour s'en sortir, et qui malgré toutes les épreuves que lui fait subir l'auteur, reste profondément humaniste. J'ai vraiment souffert avec lui...mais je ne vous dirai pas pourquoi, là non plus ! Le destin d'Edgar Kain, le mentor de Vincent, est lui aussi tragique et prend aux tripes, même si parfois on ne sait pas de quel côté le ranger : les gentils ou les méchants ? Quant aux méchants, l'auteur sait en créer des pas sympas du tout, voire même psychopathes pour certains, là je pense à Gabriel. Mais la palme revient à Cornelia Giasparone dont je vous tairai le rôle... mais alors elle, quelle saloperie ! Scusez, mais il n'y a pas d'autres termes qui la définissent mieux.

Énorme également par l'écriture totalement maîtrisée de l'auteur. Et c'est un premier roman ! Maîtrise de l'équilibre entre l'action très présente, allant parfois à un rythme infernal qui empêche littéralement le lecteur de reposer le livre, et des moments de réflexions profondes nécessaires pour comprendre le pourquoi de l'évolution proposée, le pourquoi de cette situation. Mais maîtrise également de l'équilibre entre les dialogues et la narration. Certains passages sont magnifiques, je n'ai pas arrêté de prendre des notes, mais maintenant il va falloir que je fasse un choix pour ma chronique :(
L'aube et son armée de nuages bruns n'avaient fait qu'une bouchée de la nuit, répandant une lumière infectieuse pour guider les proies dans leur fuite. Pour aider les braconniers dans leur traque.
Ou alors, comme je le disais à Phooka, comment plomber l'ambiance en deux petites phrases :
La morsure de la nuit cicatrisait au-dessus du bois qui ceignait la Golspie House. Une aube d'outre-tombe s'apprêtait à sortir de son caveau pour infecter le monde, au-delà des Highlands.
Et une petite dernière, car celle là, elle me fait trop rire :
Il avait la mine grave. Ses traits semblaient tous se rejoindre sur son front en une sorte de réunion de crise. 
Énorme je vous dis !!!


Retenez bien ce nom, Matt Verdier, je pense qu'on va en entendre beaucoup parler. Je ne sais de quelle année du futur nous vient cet ovni d'auteur, mais s'il daigne rester quelques temps parmi nous, ce sera avec grand plaisir que je lirai ses prochains romans !


lundi 21 avril 2014

Sortie de FINAL FANTASY VII






FINAL FANTASY VII – On the Way to a Smile contient sept histoires courtes qui font suite au jeu vidéo




Auteur : Kazushige NOJIMA
Editions Lumen
Nbre de pages : 288
Format : 14 x 22,5 cm
Prix de vente : 19,90 €
Parution : 3 avril 2014
Thèmes : Aventure - Fantasy


FINAL FANTASY VII. Comment Denzel a-t-il perdu ses parents ? Pourquoi Cloud s’éloigne-t-il de Tifa après l’ouverture du Septième Ciel ? Dans quelle quête Barret s’embarque-t-il en compagnie de Cid ? Yuffie parviendra-t-elle à combattre la maladie qu’on appelle désormais Géostigma ? Red XIII trouvera-t-il sa place parmi les hommes ou parmi les bêtes ? Retrouvez les personnages emblématiques du légendaire RPG dans les deux années qui suivent les événements de FINAL FANTASY VII, et faites encore un bout de chemin avec eux…
dimanche 20 avril 2014

Sortie de Dualed d'Elsie Chapman




Editions Lumen
Auteur : Elsie Chapman
Nbre de pages : 352
Format : 14 x 22,5 cm
Prix de vente : 15 €
Parution : 6 mars 2014
Thèmes : Dystopie - Survival
A partir de 14 ans

Toi ou ton double... Un seul pourra survivre Dans la ville fortifiée de Kersh, avant d’atteindre son vingtième anniversaire, chaque citoyen doit éliminer son Alter ego, un jumeau génétiquement identique, élevé dans une autre famille. Le compte à rebours se déclenche un beau matin, et chacun a trente petits jours pour affronter son autre moi. West Grayer est fin prête. Elle a quinze ans, et s’entraîne depuis des mois et des mois pour affronter son Alt. Survivre, c’est accéder à une vie normale, terminer ses études, avoir le droit de travailler, de se marier, de mettre au monde des enfants. Mais un grain de sable imprévu vient gripper la machine, et West se met à douter : est-elle vraiment la meilleure version d’elle-même, celle qui mérite un avenir ? Pour rester en vie, elle doit cesser de fuir… son double d’abord, mais aussi ce qu’elle ressent, et qui a le pouvoir de la détruire. 

Frénétique et imprévisible, le premier roman d’Elsie Chapman est un thriller qui vous prend à la gorge, une chevauchée infernale de la première à la dernière page.


samedi 19 avril 2014

Les éditions LUMEN






Lumen c'est une nouvelle maison d’édition à destination de la jeunesse, des adolescents et des jeunes adultes


Alors évidemment ça nous "parle" sur Bookenstock.

Voici ce qu'en dit leur dossier de presse:


Des textes de qualité, une langue impeccable, des traductions fidèles : 

une littérature jeunesse qui prend ses lecteurs au sérieux 

Lumen, c’est...

• Des romans d’évasion et de divertissement jeunesse, adolescents et jeunes  adultes

• 16 titres en 2014, dont 10 nouveautés

• Des ouvrages en grand format, couverture souple

• Un prix de vente abordable (15 €)

À retrouver en librairie dès le 6 mars




Les premières sorties:



Wizard Tome 1


Auteur : Diane Duane
Nbre de pages : 336
Format : 14 x 22,5 cm
Prix de vente : 15 €
Parution : 6 mars 2014
Thèmes : Magie - Aventure - Fantasy


Soudain, quelque chose interrompit son mouvement. Un petit livre perdait un fil, et son ongle s’était accroché dessus. Elle plissa les yeux. Ah ! Un de ces guides consacrés aux métiers : Comment devenir pilote, Comment devenir chercheur, infirmier, écrivain… Mais celui-là s’intitulait… Comment devenir un sorcier en dix leçons ! Nita extirpa le volume du rayonnage, ébahie, et se plongea dans la lecture. Non, impossible ! se dit-elle au bout d’un instant. Elle referma le livre et le tint serré dans sa main, immobile, en proie à un mélange de confusion, d’incrédulité… et d’euphorie. Si c’était une plaisanterie, elle était géniale. Et si ce n’en était pas une… »



Auteur : Ari Marmell
Nbre de pages : 416
Format : 14 x 22,5 cm
Prix de vente : 15 €
Parution : 3 avril 2014
Thèmes : Aventure - Dark fantasy - Magie

Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrêmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle a désormais une réputation de voleuse parmi les plus intrépides… Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !
vendredi 18 avril 2014

CENT VISAGES de Thomas Geha








Editions Rageot
Sortie le  08 avril 2014
9.90 euros
224 pages




2025, aux environs d’Évry. Adolescent, Gregor appartient à la frange marginalisée de la population. Alors qu’il pénètre dans un entrepôt en quête de nourriture, il surprend le criminel Cent Visages et est agressé par un inconnu qui lui injecte un produit dans le bras. Gregor s’échappe grâce à une clandestine qui lutte contre le pouvoir autoritaire en place et l’entraîne à Paris chez les militants de la Capucine. Mais ne cherchent-ils pas à l’instrumentaliser ? Et quels liens les relient à Cent Visages ?

Dans un État policier qui abuse du contrôle biométrique, Cent Visages (ou Sans Visage ?), qui a trouvé un procédé pour voler les identités, est le criminel le plus redouté. Lui fait face Gregor, qui tente de recomposer son histoire familiale. Un thriller d’anticipation de Thomas Geha où chacun se cache derrière un masque.


L'avis de Phooka (et mini-Phooka)



On ne va quand même pas vous présenter Thomas Geha, ici, sur Bookenstock. Si par hasard un de nos blogolecteurs était tombé dans une faille temporelle et avait raté les deux "Mois de" qui lui étaient consacrés, je lui conseille d'aller jeter un oeil ici. Thomas Geha c'est un de nos chouchous et il a même réussi à convertir Dup à la SF, excusez du peu, alors ça si c'est pas un talent de ouf je ne sais pas ce qu'il vous faut ...

Cette fois-ci Thomas se lance dans du "jeunesse" et pas chez n'importe qui, mais chez Rageot, ce qui constitue quand même un joli gage de qualité. Son roman est une dystopie, on reste dans de la SF donc, mais de la SF proche aussi bien au niveau de la civilisation (malheureusement) que de la date. On se retrouve donc dans notre futur immédiat. Un futur dans lequel les inégalités n'ont fait que se renforcer, au point qu'un fossé infranchissable s'est creusé entre les "pauvres", les "réfracs" qui vivent dans des ghettos, et les riches qui eux vivent dans le luxe dans les villes. Villes inaccessibles pour les réfracs puisqu'ils n'ont pas de système biométrique de reconnaissance.  Ce système biométrique est d'ailleurs à la base du clivage de cette société, ce n'est pas uniquement la richesse qui fait fracture mais aussi, et surtout, le refus d'être "pucé" et ainsi d'être fiché et traçable à chaque moment de votre vie. Mais cette "pseudo" liberté a un prix et il est élevé. Vous ne faites plus partie de la société, vous n'avez plus le droit d'existence, vous devez vous cacher et éviter à tout prix de vous faire repérer. D'où les ghettos et la pauvreté ... A cette époque la liberté a un prix vraiment exorbitant.

Gregor est un "réfrac"; Jeune ado, il vit depuis toujours dans le ghetto avec sa mère adoptive, Faustine. La vie est dure, la nourriture difficile à trouver. Il a l'habitude d'aller parfois piller des entrepôts dans l'espoir de trouver de quoi manger pour lui et les siens. Jusqu'au jour où il va rencontrer Cent visages, ce mystérieux personnage masqué dont les agissements font trembler les clandestins, car il a la possibilité de "voler leurs identités". A partir de cette "rencontre" mouvementée, la vie de Gregor va changer du tout au tout. Il est obligé de fuir et son seul espoir réside dans une organisation clandestine: La Capucine.

A travers ce récit, Thomas Geha, nous offre une vision du futur très sombre, mais aussi très réaliste. Il y pointe les défauts de notre société: clivage, fracture sociale, pistage etc.. Notre société de plus en plus Big Brother. Mais il y montre aussi des excès plutôt "drôle" tels ces parisiens qui se baladent dans la rue avec des casquettes au logo clignotant ou des vêtement au dos desquels on voit des publicités holographiques. La "Geha's touch", un peu d'humour dans ce monde de brute. Mais de l'humour ciblé et furieusement réaliste quand on voit actuellement les gens qui se promènent avec leurs fringues de marques à grand renfort de logos immenses ...


Je suis surprise par contre d'avoir lu que Thomas Geha faisait un hommage au anciens héros masqués,mais ne vous y trompez pas, il ne s'agit pas de Robin des bois. Car si Cent visages est effectivement masqué, ses vraies motivations n'ont rien à voir avec l’altruisme...Il est plutôt du côté sombre de ce type de héros. Et si Cent visages, le roman, parle bien de Cent visages, le criminel, le vrai héros est bel et bien Gregor que le lecteur suit tout au long de ses péripéties. Il va se retrouver au coeur de l'action, un peu malgré lui et va devoir non seulement prendre parti, mais aussi décider de son futur et de celui de beaucoup de gens. Et tout ceci ne se fera pas sans risque.

A travers Gregor, nous découvrons cette société pourrie, la vie de villes et la vie des champs, les "résistants", les sans noms, bref c'est un joli cliché d'une société qu'on ne souhaite pas et un joli livre à mettre dans les mains de nos ados et pré-ados ... au cas où !

Bien sûr, tous les points sont exagérés, amplifiés, parfois un peu "faciles". Pour un adulte, ça peut parfois sembler un peu trop caricatural, mais il s'agit d'un roman jeunesse après tout et le contexte marquera les esprits à coup sûr. Un roman "social", mais sur fond d'aventure trépidante, le tout agrémenté de la jolie plume de Thomas Geha, permettant ainsi de faire réfléchir nos mômes sans leur prendre la tête. Mon "cobaye", mini-Phooka, 12 ans est une cible idéale. Il a incroyablement réagi à ce roman, pestant, s'insurgeant, les inégalités l'ont vraiment rendu "dingue", je suis sûre que pour Thomas ça aurait été un plaisir que de voir mon gamin lire Cent visages et y réagir aussi fortement. La conclusion de sa lecture a été "il a drôlement du talent cet auteur".

Et je crois que je vais rester sur ces mots car quoi de mieux que "Il a drôlement du talent cet auteur" !



Un autre avis chez Lune




Présentation de la biblio de Thomas/Xavier
Interview 1 de Thomas/Xavier
Interview 2
Interview 3
Interview 4
Interview 5
Bilan du mois de Thomas
Son mot de la fin et quelques réponses de plus