mardi 20 octobre 2020

LE MONDE D'ÉLIANOR chapitre 2 de Liah Waureel

 

Chapitre 2

Editions Cyplog
Parution mars 2018
296 pages
16.90 en papier
5.99 en ebook




☇ L'avis éclair de Phooka sur le chapitre 2 du Monde d'Elianor  ☇



Un deuxième tome à la hauteur des attentes.
Il ne reste plus qu'à découvrir la suite !



L'AVIS DE PHOOKA:





*Attention spoilers*

La fin du premier tome laissait présager d'une suite haute en couleurs et je dois reconnaître que je ne suis pas déçue. On retrouve Elianor quelques temps après son agression par son ami Aleksi. Elle est dans le coma et quand elle finit par se réveiller, elle se rend compte qu'elle ne peut plus utiliser ses jambes. Les médecins sont formels, elle ne remarchera pas, le nerf est sectionné. Pour Elianor, c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase. Trop de choses se sont produites ces derniers temps et elle craque. Elle sombre dans une profonde dépression, s'isole de plus en plus et commence à avoir des pensées suicidaires. Mais le monde bouge autour d'elle, vite, bien trop vite. Il faut qu'elle se bouge, ses pouvoirs sont immenses et elle est indispensable dans cette guerre contre la Guilde Sombre. Pour se motiver elle se fixe un but ultime: sauver sa sœur jumelle de l'emprise de la guilde. Un autre but la pousse à agir aussi: trouver un remède pour son handicap. Pour faire face à tous ça, elle ne peut pas agir seule et heureusement Guillaume et ses amis gardiens ne vont pas l'abandonner. C'est donc en groupe qu'ils vont partir en quête. En quête d'un remède possible au Japon et en quête de Mellisandre. Elianor est un fardeau, obligée de se faire aider, de se faire porter et elle le vit très mal.

On retrouve donc Elianor. Toujours aussi ch**  pénible ! Elle a de la chance d'avoir de bons amis et un amoureux aveugle ! Mais c'est ce qui fait le charme du personnage. Elle a décidé de sauver sa sœur et rien ne l'arrêtera, quitte à mettre en danger les gens qui l'aiment et qui l'aident. Il en est de même pour trouver cette "cure" pour ses jambes. Tout tourne autour d'elle, elle est d'un égocentrisme rare et je me demande qui s'en rend compte (en tout cas pas ses amis, ni la plupart des lecteurs d'après les commentaires que je lis). Elle mérite des baffes et puis c'est tout ! Pourtant parfois elle arrive à faire preuve d'un peu d'empathie mais si peu. et le pire c'est que l'avis général conspue Damien, le gardien de l'air, pour son comportment hautain et cynique. Tout cela est un peu caricatural et agaçant, mais ...

... mais bon sang, les aventures que ces jeunes vivent sont éblouissantes et permettent de passer outre les quelques défauts des protagonistes. Le lecteur se retrouve ballotté d'un côté et de l'autre à la suite des héros à crapahuter dans les forêts japonaises, à rencontrer une sorcière vieille comme le monde et des centaures au fort mauvais caractère. Et le tout à cent à l'heure. Les pages défilent, on ne peut pas reposer le livre, il nous faut savoir. Chacun a son rôle. Ce n'est pas parce que je vous parle toujours d'Elianor qu'il faut penser qu'elle est la seule à avoir une importance: Senera, gardienne du feu, présentée aussi comme une "affreuse" au début parce que jalouse d'Elianor, Damien dont j'ai déjà parlé plus haut et qui malgré son comportement me touche beaucoup, Eliott évidemment, le gardien de la terre si timide et qui prend vraiment un poids important. Et puis Guillaume, le guerrier, amoureux d'Elianor alors qu'il n'en a pas le droit (bon courage à lui hein ...mdr). Et puis tous les autres. C'est vraiment un récit d'une richesse incroyable, aussi bien en terme de personnages que de décors. L'aventure, le suspense et les révélations sont à tous les coins de rues pages, ce qui en fait une lecture passionnante.

Ce chapitre 2 se révèle être à la hauteur des attentes. Le personnage principal est toujours peu empathique, mais tout le contexte et le récit font de ce roman un vrai "page-turner". Le troisième opus, sur un total de 5 prévus,  est chargé dans ma liseuse, et il me tarde déjà de m'y plonger. 

lundi 19 octobre 2020

LE JANISSAIRE de Olivier Bérenval

 



Éditions Mnémos
336 pages
21 euros





L'avis express de Dup sur Le janissaire de Olivier Bérenval

Du pur space-op pour les amateurs, une sacrée enquête pour les moins amateurs, et cerise sur le gâteau, une pointe de magie.


L'AVIS DE DUP






Bon, vous connaissez mon amour pour la SF... ce roman représente parfaitement ce que je n'aime pas : un empire galactique, des tas de planètes colonisées et étroitement surveillées, des humains génétiquement modifiés, des vaisseaux spatiaux, etc. Dès le départ, je suis réfractaire, et c'est pas à mon âge que ça changera. Pourquoi Le janissaire a atterri dans mes mains est un mystère... Je n'avais pas envie de le lire et pourtant je l'ai ouvert, attirée entre autre par la couverture que je trouve magnifique. Elle est de Wadim Kashin que je salue bien bas. Les livres de Mnémos sont toujours aussi beaux !

Ouvert donc, lu un petit peu, reposé, repris et j'étais ferrée ! Il fallait que je sache ce qui pouvait bien se passer sur Khataï. Ferrée donc par le côté enquête du récit de Olivier Bérenval, les différentes pistes, les interrogations, les révélations. Tout cela est maitrisé à la perfection car je me suis vite rendue compte que le sort du Janissaire Kimsé et des habitants de cette planète m'importait vraiment !  C'est déjà un beau tour de force, d'autant que ce n'était pas gagné vu le nombre de fois où j'ai dû lever les yeux au ciel ! J'avoue que le vocabulaire futuriste m'a franchement exaspérée.

Kimsé est donc un janissaire. Il fait parti de l'élite des Forces de la Communauté galactique et il le sait. Il a une parfaite conscience de ses pouvoirs physiques et intellectuels augmentés, du pouvoir psychologique sur autrui acquis lors de sa formation. Il est craint, respecté et c'est normal. Il est envoyé sur Khataï suite à la disparition d'un haut dignitaire. Mais tout ne se passe pas comme prévu !

Parallèlement, on va suivre Nourgehan, une jeune geek qui passe sa vie à bricoler des IA, et qui vit au sein d'une communauté familiale assez spéciale... Il y a le pater et la mater, et quinze ? vingt ? frères et soeurs. Très peu sont des vrais nés, les autres sortent d'une biomatrice de reproduction. Pratique n'est-ce-pas pour avoir de la main d'oeuvre, et il en faut pour exploiter les mines de cristal-vivant. En plus, si un modèle vous plait, vous pouvez le reproduire à l'identique en programmant les mêmes gènes, c'est top ! 

Tandis que l'enquête de Kimsé avance, trop lentement à son goût, on se demande bien pourquoi on retrouve Nourgehan et sa communauté dans son coin paumé de Khataï, à la frontière du désert de non-vie. Car oui, sur Khataï il n'y a que la ville de Nãmkin où se regroupe la population, ailleurs, il n'y a rien. Lorsque le récit fait se rejoindre ces deux personnages, c'est comme si on avait rajouté du piment dans la sauce, et ça réveille sacrément les papilles. On cherche encore quels ingrédients manquent pour que la saveur soit parfaite. Et ceux ci arrivent en fin de cuisson sous la forme d'une magie minérale juste wow ! Le janissaire était un très bon plat, je regrette juste les grains de sable, les légumes ont mal été nettoyés. Mais j'en connais beaucoup qui apprécient, voire recherchent ce vocabulaire technico-perché, alors ceux-ci, bien sûr, foncez !




dimanche 18 octobre 2020

Semaine 42 sur Bookenstock [bilan]

 




Une belle semaine avec des coups de cœur à la pelle !


Dup déjà qui a craqué pour:

  • Vow of Thieves. Non seulement sa lecture lui a plu mais en plus le livre est de toute beauté !






Quant à Phooka, elle n'est pas en reste avec:


  • Un roman qu'elle a beaucoup aimé malgré l'héroïne : Le monde d'Elianor Chapitre I (d'ailleurs on me glisse dans l'oreillette qu'elle a déjà dévoré le chapitre 2 cette gourmande )






* Côté dessin, Dup a regroupé dans un billet Défi dessin # 14 ceux qu'elle a réalisés sur le thème de L'automne. 


* Côté réception: Phooka a reçu le tome 2 de Wyld en poche, il va être temps qu'elle se plonge dans le premier tome ! Et elle a aussi reçu le tome 3 du Monde d'Elianor. de quoi l'occuper , mais pour le moment elle est plongée dans le nouveau Veronica Roth : Les Elus . A suivre ...

* Quant à Dup, elle a reçu sa commande des deux livres de Morgan of Glencoe dédicacés qu'elle attendait avec impatience. Comme si sa PAL n'était pas immense ! D'autant plus qu'elle vient de l'incrémenter d'un avec le dernier Norek, Impact en numérique... En ce moment elle lit un peu trop lentement à son goût Feu sacré de Nicki Pau Pretto.


Allez, à la semaine prochaine !

La bise 😷

Bookenstock

samedi 17 octobre 2020

Défi dessin # 14

 


Thème : L'automne



J'ai commencé par les pastels secs.

Juste un arbre. J'aime bien !



Puis j'ai tenté quelques arbres près d'une rivière... Rivière que j'ai reprise mainte fois, elle est moins fluo, mais toujours pas top. J'aime pô.


J'ai posé mes craies et repris mes pinceaux, donc tout ce qui suit est à l'aquarelle.

D'abord, un petit barbouillage sur un carnet, pris et repris lui aussi. Je ne suis pas encore au point sur les reflets dans l'eau !




Une cascade... sans reflets 😁
J'aime bien l'eau, beaucoup moins la végétation, trop "scolaire". Il ne dégage pas d'émotions ce tableau.




Un autre tableau. Celui-ci il m'a pris beaucoup de temps, car j'ai joué avec du drawing gum sur toutes les feuilles pour faire d'abord le fond. J'aime assez, j'aime bien même !




Et enfin, mon dernier, beaucoup plus rapide à faire (pas de fond). 
J'aime beaucoup 😊





Voilà, c'est fini pour l'automne. 
Tout comme le Japon, c'était un thème bien inspirant !

Maintenant, place au nouveau thème : Les fleurs du mal.

vendredi 16 octobre 2020

La couverture du futur DAVOUST : Les dieux sauvages # 4 [sortie]

 


Parution prévue le 20 novembre !


Admirez donc cette couverture de Alain Brion !



Point de pitch encore !

Seule info : un pavé...

Un seul commentaire : HÂTE !!!



CODEX ALERA Tome 5 de Jim Butcher


Tome 5
La furie du Princeps



Editions Bragelonne
Poche
624 pages
9.90 euros
Parution: 16/09/2020






☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 5 de Codex Alera  ☇



Cinquième tome et cinquième coup de coeur.
Cette série est vraiment extraordinaire !



L'AVIS DE PHOOKA:




Tavi est maintenant l'héritier du trône, le Princeps Gaius Octavien et compte tenu de tout ce qui lui tombe dessus je suppose qu'il préférerait être encore "apprenti berger"... mais bon. Il est le futur Duc et les responsabilités qui en incombent lui tombent dessus. Si Tavi a réussi à conclure une paix fragile avec les Canims, il lui reste un défi encore plus gigantesque à relever: les vordes. Ces saletés de bestioles (elles me collent des frissons dans le dos rien que d'y penser) prolifèrent de façon exponentielle (mais Tavi n'a pas d'application 'stopvordes" ... ) et ravagent villes et villages. Pour arranger le tout, elles "apprennent" et il semble bien qu'elles arrivent à maîtriser les furies. Si on rajoute à ça que plus on les combat et plus elles "volent" de corps qui se retrouvent par la suite sur les champs de bataille côté vorde, on comprend que la situation est désespérée. Canims et Aléréens, ennemis d'hier vont devoir faire front ensemble ...

Cette série est juste horrible. Non pas qu'elle ne soit pas bien, non. Tout au contraire d'ailleurs. Mais le pauvre petit cœur des lecteurs se serre quand on voit tout ce qui arrive à Tavi. Et pas qu'à lui d'ailleurs car en cinq tomes, on a aussi eu le temps de s'attacher à tous ceux qui l'entourent: Max, Crassus, Isana, Amara, Bernard, Varg et j'en passe. Tous ont leur rôle à jouer, tous sont attachants, courageux mais finalement impuissants face à la menace. Tavi ne maîtrise toujours pas ses furies, il est loin d'avoir les capacités du Duc en place. Mais Tavi a un atout de maître: il est incroyablement intelligent et empathique. Ces qualités lui ont permis de se sortir de toutes les situations jusqu'à présent, mais seront-elles suffisantes ? Ajoutons à ça une intuition qui s'est développée pour compenser son manque de furies et vous aurez ainsi un tableau assez complet de Tavi. Intelligence et intuition lui permettent souvent d'avoir un coup d'avance sur ses adversaires et son empathie lui permet de se faire aimer de ses hommes et de son entourage. Aussi bien à titre individuel que par une légion entière, tout le monde est prêt à le suivre. Même les Canims ...

Codex Alera est une lecture dense, à la fois par le nombre de pages et de tomes, mais aussi parce qu'il se passe des choses dans tous les coins d'Alera. Les héros sont donc répartis dans différentes parties du royaume, chacun avec des tâches bien définies et leur évolution est contée dans des chapitres séparés en alternance ... ou pas. C'est évidemment un procédé bien connu en fantasy et qui fonctionne à merveille ici. On quitte l'un des héros avec peine à la fin du chapitre mais on se réjouit d'en retrouver un autre. Ce qui rend la lecture dense c'est le suspense et l'action qui sont omniprésents mais surtout la noirceur qui enveloppe de plus en plus le récit. Comme dit plus haut ces vordes collent le frisson et comme leur emprise s'étend de plus en plus, le ressenti pour le lecteur c'est qu'il n'y a aucune échappatoire. D'ailleurs ... il n'y a aucune échappatoire. Quand en plus de ces ennemis, Tavi doit aussi faire face à des complots en interne, on ne voit pas comment il peut s'en sortir et "le petit coeur du lecteur ..." (bis repetita)

Codex Alera est une série fabuleuse, mais sachez que si vous vous y plongez, vous ne pourrez pas en ressortir avant d'avoir tout lu (6 tomes au total). Le lecteur en prend plein la figure, il souffre autant que les héros et ce n'est pas peu dire. Bref ... on aime! Non ! On adore !!!


Si vous avez raté le début:

jeudi 15 octobre 2020

LA PRINCESSE AU VISAGE DE NUIT de David Bry

 



Éditions HSN
280 pages
19,90 euros




L'avis express de Dup sur La princesse au visage de nuit de David Bry

Une enquête qui prend aux tripes dans laquelle se mêle l'imaginaire fantastique de David Bry.
J'ai adoré !  



L'AVIS DE DUP




Lorsque nous faisons la connaissance de Hugo, il est au cimetière où il enterre son père et sa mère. Peu de monde les entoure, mais Hugo ne cesse de les observer. Tout le monde a changé, certains ont grandi comme Anne, la petite soeur de Sophie, sa meilleure amie de l'époque, les autres ont vieilli. Vingt ans qu'il n'a pas remis les pieds dans son village natal de Saint Cyr. Les cercueils sont descendus dans la fosse, alors Hugo prend la parole : "Puissiez-vous brûler en enfer". Là, le ton est donné !!!

Il avait tout juste onze ans Hugo lorsqu'il a été arraché à ses parents et placé en famille d'accueil. Il aura fallu onze ans pour que les habitants de Saint-Cyr se rendent compte des maltraitances qu'il subissait. Il a été retrouvé en forêt, inanimé tandis que ses meilleurs amis, Sophie et Pierre ont disparu et jamais retrouvés depuis. Il avait tout le haut du corps, ainsi que les bras couvert de brûlures de cigarettes ! Et encore, c'était juste les traces visibles...

Le soir même, alors qu'il erre dans sa maison d'enfance délabrée, limite insalubre, qu'il tâche de ne pas trébucher dans la multitude de bouteilles vides et de vaisselles sales trainant partout, se maudissant de n'avoir pas pris le dernier train pour rejoindre Paris et sa vie, ses potes, son boulot,  des bruits insolites l'attirent dehors. Et là commence l'aspect fantastique de ce récit, que je ne dévoilerai pour rien au monde. Juste vous dire que ce sont des petites touches, deci, delà, de telle sorte que l'on y croit dur comme fer. Personnellement, je ne verrai plus les lucioles d'un même œil hein !!!

Et puis les chapitres alternent avec des flash back de cette période où, enfant, il s'était enfoncé la nuit du solstice d'été, dans la forêt avec ses amis pour chercher la princesse au visage de nuit. Aujourd'hui Hugo ne se souvient de rien de cette nuit là, en revanche les jours précédents remontent peu à peu dans sa mémoire. Croyances de mômes, désespoirs de mômes, tout prend aux tripes.

J'ai oublié de préciser : très vite la gendarmerie va découvrir que les freins de la voiture ont été sabotés... les empreintes sont celles d'Hugo ! Et nous on sait que ce n'est pas lui. L'ambiance si particulière des petits villages désertés par la jeunesse, où tout le monde se connait, tout le monde s'espionne est vraiment bien retranscrite. Comme Hugo, on n'a qu'une envie, fuir, retrouver la vie.

Il faut s'accrocher car David Bry n'est pas toujours tendre avec ses personnages. Il faut s'accrocher dans le sens où nos émotions sont fortement sollicitées, pas dans le sens où c'est gore, pas du tout.  Une enquête teintée de fantastique rudement bien amené, ce roman relativement court, je n'en ai fait qu'une bouchée et je me suis régalée. J'ai adoré ces mômes, j'ai adoré ces adultes malmenés eux aussi. C'est un doux coup de cœur !


David Bry sur Bookenstock :


PETITE LÉGENDE :
☺ = Chronique de Phooka
☻ = Chronique de Dup

mardi 13 octobre 2020

LE MONDE D'ÉLIANOR chapitre 1 de Liah Waureel

 

Edition Cyplog
Parution mai 2017
246 pages
16.90 euros en papier
5.99 euros en numérique




☇ L'avis éclair de Phooka sur le chapitre 1 du Monde d'Elianor  ☇



Un début difficile, mais toute la richesse du récit finit par prendre le lecteur dans sa toile et le roman devient impossible à reposer.




L'AVIS DE PHOOKA:






Elianor est une jeune femme solitaire et au caractère difficile. Et quand je dis "difficile" c'est un euphémisme, elle est vraiment imbuvable. À sa décharge, elle a des circonstances atténuantes. Sa mère est morte lorsqu'elle était très jeune et depuis son père est devenu lointain et secret. Même s'ils vivent tous les deux sous le même toit, ils ne s'adressent quasiment jamais la parole. Alors qu'elle approche de ses 18 ans, son père la convoque pour lui "faire des révélations" mais au même moment le manoir où ils habitent loin de tout est attaqué par un groupe de personnes masquées. D'autres combattants arrivent et sauvent Elianor, mais son père et les employés du manoir sont fait prisonniers par les premiers attaquants. Elianor est blessée et se réveille dans un lieu inconnu. Elle ne sait pas où elle est, elle ne sait pas ce que sont devenus ses proches et elle commence à ruer dans les brancards. Elle apprend alors qu'elle est une "élue", la gardienne du sceau de l'eau, une lointaine descendante de Poseïdon et que son rôle est de veiller sur l'entre-deux mondes. Elle découvre ainsi l'existence de créatures magiques de toutes sortes qui se cachent des humains, trop dangereux pour eux. Le pouvoir d'Elianor est immense, elle doit d'abord apprendre à le gérer mais un autre groupe de sorciers "noirs" essaye de prendre le pouvoir et elle ne va pas pouvoir bénéficier d'une formation digne de ce nom.

Je sens bien que mon résumé est fouillis, mais c'est juste le reflet de la richesse et de la "densité" du récit. À la fois une qualité et un défaut. Enfin pas un défaut en soi, mais juste qu'en 24h Elianor découvre tout ce monde, les créatures, les guerriers, les beaux mâles et la guerre contre la Guilde Sombre et ça passe crème. Euh seriously ? C'est un peu fort de café quand même. Rajoutons à ça que l’héroïne est vraiment pénible, aucun sens des relations humaines et qu'on a envie de la baffer, bref j'ai failli laisser tomber ma lecture au bout de quelques chapitres. Vraiment. Je trouvais Elianor imbuvable et la situation trop caricaturale. 

Et puis petit à petit, tout se met en place. Bon Ok, Elianor est toujours pénible, mais c'est son caractère et ça change de suivre une héroïne pas vraiment sympathique. Mais surtout le lecteur commence à comprendre le fonctionnement du monde "magique", à connaître les créatures présentes, les castes et évidemment à entrevoir la guerre qui fait rage. Le roman devint alors inlâchable (© Dup), le récit est prenant, bourré de suspense et de surprises. Croyez-moi, des surprises vous allez en avoir. À un moment donné je me suis même dit que c'était une sorte de Harry Potter hardcore. Oui hardcore parce que tortures et morts font partie du décor. Mais c'est plus que ça, on passe toute la partie initiation en quelques chapitres pour entrer dans le vif du sujet. Découvertes et batailles font rage. La fin est juste hallucinante et il vaut mieux avoir le tome 2 sous la main.

Les personnages sont attachants ... même Elianor dont le caractère bien trempé est finalement un atout pour aller de l'avant malgré toutes les embûches. Si elle avait un peu plus d'empathie elle serait parfaite, mais peut être aussi n'arriverait elle pas à surmonter tout ce qui lui arrive. Fort heureusement pour elle, elle est bien entourée. Entre Guillaume, le beau guerrier, les trois autres gardiens et son magnifique dragon.

Le monde d'Elianor mérite qu'on s'y intéresse et qu'on fasse l'effort d'y entrer. Si le début est un peu chaotique et peu crédible, il déroule toute sa "puissance" petit à petit jusqu'à devenir un vrai page-turner. Le bestiaire de créatures est fabuleux dans tous les sens du terme, le récit est prenant et bourré de révélations (souvent mauvaises). Bref, malgré mes réticences du début, je meurs d'envie de lire la suite. Vu l'évolution de l'histoire le tome 2 devrait être énorme. Il me tarde déjà de m'y plonger !


lundi 12 octobre 2020

VOW OF THIEVES de Mary E. Pearson

 



Éditions La Martinière Jeunesse
528 pages
21 euros





L'avis express de Dup sur Vow of thieves de Mary E. Pearson

Dance of thieves : coup de coeur

Vow of thieves : coup de coeur

Il me faut "The Remnant chronicles" traduit !!!


L'AVIS DE DUP



J'étais à la fois impatiente et très anxieuse de démarrer ce tome 2 tant j'avais aimé Dance of Thieves. Et mon anxiété n'a fait qu'augmenter au début de ma lecture. Le départ de Kazi et Jase de Venda et leur voyage de retour vers Guet de Thor m'a, sans dire ennuyée, pas passionnée. Ils s'aiment, ils se marient seuls sous un ciel étoilé, avec leurs deux chevaux comme témoins... mais surtout, chacun de leur côté (les chapitres alternent toujours) ressassent leurs angoisses découlant de ce mariage. Kazi va-t-elle être acceptée dans la famille Ballenger après son coup d'éclat ? Elle a quand même quitté Guet de Tor avec un Jase comme otage, le couteau sous la gorge...

Et puis... et puis ils approchent de Guet de Tor. La fière forteresse des Ballenger est à moitié détruite et un comité d'accueil les assaille de flèches. Jase est gravement blessé, du coup Kazi saute de son cheval et expédie d'un ordre les deux équidés et Jase blessé loin de l'embuscade et se bat seule. Et à partir de là tout s'emballe. J'ai retrouvé la plume nerveuse de Mary E. Pearson, ses intrigues multiples et ses coups de théâtre à foison, un vrai bonheur !

Kazi se bat, mais à un contre dix... elle est blessée, capturée et jetée dans une geôle où elle moisit depuis des jours, sans savoir qui est à l'origine de ce guet-apens, ni si Jase est vivant. Un mystérieux bienfaiteur de temps en temps lui fait passer des médicaments et de la nourriture un peu plus revigorante que le quignon de pain sec journalier.

Jase a été ramassé mourant et déposé dans la colonie vendaine où il est caché et soigné. Il ne sait pas si Kazi a survécu, pût fuir, rien ! Il ne sait pas ce qui se passe, ni surtout qui il reste de sa famille. Juste que s'il y a des survivants, qu'ils sont dans le refuge souterrain sous le mont derrière Guet de Tor, lieu dont l'accessibilité n'est connue que des membres de cette grande famille.

Chacun de leur côté ils apprennent ce qui est arrivé pendant leur absence et c'est pour le coup une situation incroyable, vraiment imprévisible que je vous laisse découvrir. Ce serait dommage de spoiler ce super Vow of thieves ! C'est inextricable, et le pire c'est qu'on en avait quelques indices au tome 1 ! Et pendant une grosse partie du roman, aussi bien Kazi que Jase pensent que l'autre est mort. Mais ils avancent chacun dans cette lutte pour essayer de sauver les membres restant de la famille Ballenger, contrer l'usurpateur responsable de ce coup d'état.

J'ai aimé Vow of thieves histoire, ces personnages qu'ils soient principaux, secondaires voire même tertiaires sont fabuleusement bien campés, même du côté des méchants. L'univers l'est tout autant, le petit peu de magie qui parsème ces pages également. Si vous doutez au début comme moi, de grâce, poursuivez ! J'ai mis deux jours pour lire les 75 premières pages, et à peine plus d'une journée pour dévorer le reste : impossible à reposer ! Gros coup de coeur à nouveau. Et dire que ce diptyque n'est juste qu'un spin-off ! De grâce la team éditoriale de La Martinière Jeunesse, faites nous traduire la trilogie originelle "The Remnant Chronicles" !!!

Je rajoute également que les couvertures de cette série sont vraiment superbes et je suis fière de les avoir dans ma bibliothèque. D'ailleurs, je remets la première pour le plaisir des yeux !





dimanche 11 octobre 2020

Semaine 41 sur Bookenstock [bilan]


Belle semaine encore ici !

4 chroniques, une annonce de sortie. C'est un joli bilan !


Phooka nous a parlé de:


  • L'anti-magicien, elle en est au tome 5 et visiblement elle se régale ! Et cette couv ' !!!


  • Du tome 2 de Sheridan, qui , bien que ce soit une agréable lecture, ne l'a pas emballée autant que le premier (tout ça parce que Phooka préfère Krystain ...pfff)





Dup aussi a bien bossé:








  • Côté sorties, on vous parle du prochain De Saxus. Très alléchant celui-ci aussi !!
Bref une semaine éclectique et passionnante !


À la semaine prochaine !

La bise 😷

Bookenstock

vendredi 9 octobre 2020

L'ANTI-MAGICIEN Tome 5 de Sebastien De Castell

 


Tome 5
LES TRAÎTRES DE LA COUR


Editions Gallimard Jeunesse
512 pages
19.90 euros


le résumé


☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 5 de l'Anti-Magicien de Sebastien De Castell  ☇




Quel plaisir de retrouver Kelen et Rakis.
Cette série n'en finit pas de me surprendre et de me séduire !




L'AVIS DE PHOOKA:




On pourrait penser que, au bout du cinquième tome d'une série, la surprise commence à s'estomper. Que nenni ! Vous ne connaissez pas Kelen et Rakis, qui ont le don de se fourrer dans les pires situations. Toujours !

Cette fois Kelen se retrouve condamné à mort suite à sa déclaration de guerre contre l'empire Daroman. Bon en fait ce qui s'est passé, c'est que suite à un duel en bonne et due forme, sous la surveillance de la garde royale, Kelen n'a rien trouvé de mieux que d'essuyer le sang qui lui obstruait la vue sur le drapeau de la Darome. Or la loi darome est claire ... c'est un acte de guerre ! Kelen se retrouve ainsi présenté devant la reine qui doit entériner cette sentence. Une reine de 11 ans mais deux fois millénaires. Contre toute attente, elle va le gracier et ce sera le début de la plus complexe aventure de notre tout jeune héros (il vient juste d'avoir 18 ans au début du récit). La cour du royaume est un tel ramassis de conspirateurs et d'opportunistes que sa vie va devenir un enfer. Pour lui et pour Rakis bien évidemment. Et quand je dis "enfer", je pèse mes mots, croyez-moi !

Rarement une intrigue a été aussi complexe, mais quand en plus dans un récit, plusieurs intrigues se mêlent, c'est du grand art. J'adore et je n'ai pas envie d'en raconter plus pour vous laisser le plaisir de tout découvrir.

Ce qui est aussi du grand art c'est de faire de Kelen un héros. Parce que le titre de la série c'est "l'anti-magicien", mais ça pourrait tout autant être "l'anti-héros". Du moins c'est ainsi qu'il se voit. Un lâche, un imposteur incapable de magie. D'ailleurs Rakis est d'accord sur tous ces points. À force de vouloir s'échapper et fuir le danger, ils se retrouvent tous les deux dans des situations absolument cataclysmiques. Mais si parfois Kelen se comporte en lâche, c'est souvent pour sauver non pas sa propre peau mais celle de son partenaire le chacureuil, voire même celle d'autres personnes autour de lui. Il faut se souvenir que Kelen est touché par l'ombre au noir, cette malédiction censée le transformer en démon et il ne sait pas si ou quand elle peut se déclencher. Ce qui explique qu'il fuit les relations avec d'autres personnes comme la peste. Mais quand il se retrouve ainsi exposé au yeux de tous et le centre de l'attention, ça devient quasi impossible d'échapper au monde.

Kelen a grandi, ce n'est plus le gamin du début de la série. C'est un jeune homme dont l'ingéniosité et le courage sont remarquables quoiqu'il en dise. Seulement le contexte autour de lui est tellement complexe qu'il n'a aucune chance de s'en sortir.  Kelen et Rakis sont seuls face au monde entier. Et s'ils font confiance à quelqu'un c'est à chaque fois pire. Ce que je trouve vraiment étonnant c'est que Kelen reste un anti-magicien. On aurait pu attendre qu'au bout d'un moment il récupère des pouvoirs comme ça arrive souvent. Mais non, rien. Sa magie est bloquée pour de bon.

Les 500 pages du roman se lisent toutes seules. Les chapitres sont courts, le récit est rythmé et surtout les protagonistes incroyables. Bien sûr il y a Kelen et Rakis, mais pas seulement. Cette reine de 11 ans, Leonidas, Colfax, Martius, Mariadne ... ils sont tous extraordinaires. Leurs motivations et leurs comportements se révèlent petit à petit. Vous ne savez pas à qui faire confiance au même titre que Kelen et vous ressentez ainsi toute son impuissance.

Je suis toujours étonnée qu'on ne parle pas plus de cette série qui franchement le mériterait. C'est l'une des séries les plus originales, complexes et bien écrites que je connaisse en jeunesse. Rajoutez à ça que les couvertures sont à tomber et franchement je ne peux que la conseiller. Cinquième tome, cinquième coup de coeur ! 


Annonce de dernière minute:

Sebastien De Castell a annoncé sur son compte twitter qu'une adaptation de la série était en cours à Hollywood...
A suivre !!!
Voir Rakis arracher les globes oculaires en "vrai", ça va faire bizarre.
Pourvu qu'ils n'en fasse pas une bestiole mignonne !!




Si vous avez raté le début:


jeudi 8 octobre 2020

PORTEURS D'ÂMES Tome 1 de Sarah Juna

 

1 # LA MARQUE DU PUMA


Éditions Alter Real
376 pages
20 euros




L'avis express de Dup sur La marque du puma de Sarah Juna

Premier tome d'une trilogie prometteuse d'urban fantasy sur fond de romance, avec ni loups garous, ni métamorphes, si, si !


L'AVIS DE DUP



À mon tour d'explorer la mine des romances paranormales des Éditions Alter Real ! Nanmého, il n'y en a pas que pour Phooka hein ! Cette lecture divertissante et facile à lire, je me l'étais réservée un peu comme une récompense, voilà, à lire après une lecture complexe ou prise de tête. Inutile de dire que je me suis ruée dessus après un certain roman de SF qui m'avait donné l'impression de s'étirer en longueur.

Une romance sur fond d'urban fantasy, avec des loups garous au moins, voire mieux, des métamorphes vu le titre de ce tome 1 : La marque du puma, me suis-je dit. Et bien que nenni, rien de tout cela !!! Ce que nous propose Sarah Juna est totalement différent, original et ma foi, bien sympathique. Nous allons faire la connaissance du peuple des Huatlas, un peuple aussi vieux que l'humanité, qui a évolué conjointement au nôtre jusqu'à ce qu'il se fasse décimer par l'homme, qui de tout temps a toujours eu peur de ceux qui étaient différents. Les Huatlas, ou Porteurs d'âmes, lient leur âme à un animal, ils deviennent inséparables et profitent chacun de cette symbiose. Et bien sûr il en reste quelques uns, qui vivent en communauté et cachés, en retrait de l'humanité.

On découvre Lana, une jeune fille au passé difficile, adoptée, puis orpheline, plusieurs familles d'accueil et enfin recueillie par un oncle de son père adoptif, le vieux Joe. De tout temps Lana s'est sentie attirée par les chats des différents quartiers où elle a habité. D'ailleurs ils le lui rendent bien, et c'est avec bonheur qu'elle accepte son premier job dans un refuge animalier situé près du parc de Yellowstone. 

Et puis un soir, le véto du refuge, son patron en l'occurrence, l'embarque "pour une urgence" dans le parc. Sauf qu'il s'apprête à livrer Lana à un groupe de personnes patibulaires et peu sympathiques. Lana sera sauvée par l'attaque d'une meute de loup et de Aidan, un beau brun ténébreux qu'elle avait déjà aperçu au refuge. Et c'est ainsi que Lana va découvrir le peuple des Huatlas et surtout, qu'elle en fait partie ! Mieux, qu'elle a des pouvoirs rares et fortement attendus dans la communauté, c'est pourquoi elle allait être livrée à un groupuscule de dissidents. 

Sur fond de romance sympathique, pour une fois les deux protagonistes sont, soit de fortes têtes, mais dès le départ en phase et non en fight, l'autrice développe une intrigue pleine de rebondissements, avec des complots d'envergure. Ces liens avec les animaux vendent du rêve je trouve, en plus d'être originaux. On assistera en fin d'opus à une bataille finale de ouf, j'ai adoré. Car oui, j'ai oublié de vous dire, en plus de ce lien avec l'animal, certains Huatlas sont des élémentaires : ils ont un lien avec l'eau, le vent, la terre ou le feu... ben je vous promets que ça dépote dans les bastons !!! Le thème principal abordé est, sans surprise, l'écologie et la sauvegarde de la nature. Je regrette juste la couverture qui ne reflète en rien le type de romance développée entre Lana et Aidan...

Bref, je me suis régalée en savourant ma récompense, et même que j'ai le tome 2 sous le coude en cas de coup de mou livresque ! La marque du puma est un excellent remède et j'espère en avoir besoin bientôt 😁 ! 


mercredi 7 octobre 2020

Autre sortie attendue chez De Saxus !

 

NEVERNIGHT

1 - N'OUBLIE JAMAIS

JAY KRISTOFF



sortie fin octobre 2020


Résumé :


Dans un pays où trois soleils ne se couchent presque jamais, une tueuse débutante rejoint une école d'assassins, cherchant à se venger des forces qui ont détruit sa famille.

Fille d'un traître dont la rébellion a échoué, Mia Corvere parvient de justesse à échapper à l'anéantissement des siens. Livrée à elle-même et sans amis, elle erre dans une ville construite sur les ossements d'un dieu mort, recherchée par le Sénat et les anciens camarades de son père.
Elle possède un don pour parler avec les ténèbres et celui-ci va la mener tout droit vers un tueur à la retraite et un futur qu'elle n'a jamais imaginé.
À 16 ans, elle va devenir l'une des apprentis du groupe d'assassins le plus dangereux de toute la République : L'Église rouge. La trahison et des épreuves l'attendent dans les murs de cet établissement où l'échec est puni par la mort. Mais si elle survit à cette initiation, Elle fera partie des élus de Notre-Dame du Saint-Meurtre, et elle se rapprochera un peu plus de la seule chose qu'elle désire : la vengeance.



mardi 6 octobre 2020

SHERIDAN - Tome 2 : PERMIS DE CHASSER de Nathalie Badiali

 

Tome 2
Permis de chasser


Editions Cyplog
18.90 en version papier
5.99 en ebook
Parution: 08/10/2020





☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Sheridan ☇



Un Tome 2 un peu plus fade que le premier, mais qui reste néanmoins très agréable à lire.




L'AVIS DE PHOOKA:




Sheridan a trouvé Kyle, elle a réussi à amadouer ce grand taciturne. Ils filent le parfait amour ou presque vu qu'ils ont tous les deux beaucoup de caractère, mais ils s'en accommodent. Leur premier soucis c'est que Sheridan doit passer le test pour devenir chasseuse et en finir avec son statut d'apprenti. Kyle, son mentor, l'entraîne dur et il n'y a aucune raison qu'elle échoue. Mais voilà que Richard Phelps les contacte pour leur annoncer que pour les trois mois qui restent, ce sera lui le mentor de Sheridan. Vu le passé entre ces deux-là, inutile de dire que ça ne réjouit personne. Mais comme Richard est un membre du conseil, impossible de passer outre. La mort dans l'âme Sheridan part avec Richard et sous sa tutelle elle va se faire attaquer par une horde de vampire et sombrer dans le coma.

Ce deuxième tome enchaîne directement avec le précédent, on y retrouve tous les personnages de La chasse est ouverte. Sheridan bien sûr, toujours aussi combattante. Elle aura besoin de tout son courage pour faire face à ce qui lui arrive. Les conséquences de son long coma seront terribles, et sans sa ténacité et la présence de Kyle, nul doute qu'elle ne s'en serait pas sortie. Heureusement aussi qu'elle a des amis puissants, en particulier Krystain le prince des vampires. Il me plait beaucoup ce Krystain, son humour, son charme et son absolue confiance en son pouvoir en font un personnage vraiment haut en couleurs. Au contraire de Kyle, qui dans ce tome, me parait bien pâlot, fade et effacé. Où est le beau ténébreux qui a séduit Sheridan? L'amour l'a visiblement consumé, même si de temps en temps son caractère revêche et directif reprend le dessus. Autant j'ai adoré le Kyle du tome 1 autant ici il m'a un peu ennuyée. Mais bon, c'est Sheridan l'héroïne alors, c'est elle qu'on suit et elle ne manque ni de charme ni de peps ... même si j'aurais préféré qu'elle choisisse Krystain mais bon.

La première mission de Kyle et Sheridan va les emmener en Europe, et c'est donc loin de leurs amis et soutiens qu'ils vont se retrouver face à des dangers et à un sac de nœuds incroyables. La Volonté (oui avec un V majuscule) de Sheridan va être mise à rude épreuve et ses capacités poussées à l'extrême. Pour ce que j'en ai compris, certains des vampires rencontrés en Europe sont les héros de La trilogie du Sang de la même autrice, Nathalie Badiali. Et sans doute un très joli clin d’œil pour ceux qui l'ont lue, et pour les autres comme moi, cela donne envie de la découvrir.

La fin de ce deuxième tome donne l'impression que la série est terminée, puisqu’on se projette un peu dans le futur dans l'épilogue. Toutes les intrigues en cours, aussi bien amoureuses que politiques, ont trouvé leur conclusion. Je pensais qu'il y aurait au moins un troisième tome, mais là je ne vois pas vraiment comment. Je me demande si il n'y aurait pas une nouvelle série qui permettra de suivre ceux qui iront en Europe retrouver tous les "latents". L'avenir nous le dira. 

Cet opus, bien que très agréable à lire, ne m'a pas autant convaincue que le premier. comme dit plus haut j'ai trouvé Kyle un peu trop effacé, j'aurais aimé que Krystain soit plus présent, mais heureusement Sheridan a du répondant pour trois. Une lecture agréable avec un petit goût de trop peu. Peut-être les prémices d'une nouvelles série. À suivre ...




lundi 5 octobre 2020

LE DERNIER MESSAGE de Nicolas Beuglet

 



XO Éditions
400 pages
19,90 euros




L'avis express de Dup sur Le dernier message de Nicolas Beuglet

Un thriller stupéfiant dont le message percute fort.
Nicolas Beuglet 1- Dup 0


L'AVIS DE DUP



Cinquième roman de l'auteur, quatrième sous le nom de Beuglet, que de chemin parcouru en si peu de temps ! À l'heure où j'écris cette chronique, Le dernier message, sorti il y a à peine quinze jours est 4ème dans la liste des romans les plus vendus. Succès amplement mérité : depuis 2016 avec Le cri, Nicolas Beuglet ne cesse de nous surprendre, de nous angoisser et surtout, de nous faire réfléchir. Il devient une valeur sûre, un incontournable.

Grace Campbell, inspectrice à la criminelle de Glasgow, enfin, ex-inspectrice car mise au placard pour une incompétence réelle il y a quelques années, est envoyée par défaut par son supérieur, sur un meurtre à élucider. C'est sur l'île de Iona, à l'ouest de l'île de Mull elle même à l'ouest de l'Écosse, sous une tempête qui se lève que Grace débarque. Cette affaire, c'est la chance qu'elle n'espérait plus, celle de montrer qu'elle s'est reprise en main, qu'elle est à nouveau compétente.

Et pour une remise du pied à l'étrier, Grace va être servie : un meurtre sordide du seul et unique pensionnaire d'un monastère occupé par seulement cinq moines. Âmes sensibles s'abstenir, notamment quand Grace doit faire quelques manipulations médico-légales guidée par téléphone par le légiste coincé sur le continent à cause de la tempête... Une enquête qui côté suspect sera rapidement et rondement menée, mais absolument pas côté victime. Un personnage visiblement brillant, passionné d'astrophysique, sans passé et qui se terrait dans ce monastère depuis quelques années, tout en poursuivant ses recherches, ses calculs. Une véritable énigme à lui tout seul.

Mue par son instinct, Grace va poursuivre l'enquête avec les quelques indices laissés par la victime. Elle va devoir faire de la spéléo, pactiser avec Naïs, une agente américaine de la DIA (Defense Intelligence Agency, les services secrets du Pentagone), leurs enquêtes se croisant, aller jusqu'aux fins fonds du Groenland, là où la vie n'est guère possible, à peine la survie. Nicolas Beuglet nous entraîne à un rythme endiablé derrière sa nouvelle enquêtrice, ce roman se déroule à une vitesse hallucinante. Un page-turner sans aucun temps mort.

Mais en plus d'être un thriller palpitant, on savoure la "patte Beuglet" (faudrait que je dépose cette appellation), avec le développement d'une thématique ahurissante (à chaque fois), mais vraie (à chaque fois) ! Qui plus est, une thématique actuelle ! Je dois dire qu'avec ce Dernier message, dont le titre résonnera longtemps dans votre tête après lecture, il fait vraiment très fort. Je ne veux absolument pas développer sous peine de spoiler, mais comme d'habitude les arguments sont pointus, les recherches sur le sujet se ressentent énormément. Sachez seulement qu'il sait nous faire ouvrir les yeux et réfléchir sur certains comportements adoptés naturellement par tout le monde aujourd'hui. 

Exit Sarah Geringën donc, et place à Grace Campbell que nous croiserons sûrement au prochain opus. Parce qu'elle en a encore beaucoup sous la pédale comme on dit. Encore une femme forte, volontaire, avec de belles valeurs. Les raisons de sa mise au placard sont connues, mais celles qui l'ont amenée à devenir ainsi, pas du tout. Et l'empathie qu'on éprouve pour Grace en est décuplée car on la voit se battre contre ses démons sans qu'on sache qui ils sont, et pourquoi ils sont là. C'est finement bien joué ! Un personnage principal avec des failles et des doutes qui finalement en font sa force, sa personnalité et qui écrase la petite poignée de personnages secondaires que je ne détaillerai pas.

Gros, gros coup de coeur pour Le dernier message que je peux qualifier de terrifiant aussi bien pour l'intrigue que pour le thème.  Un message qui changera votre vision du monde. Nicolas Beuglet se fait l'apôtre d'un éveil des consciences, difficile mais nécessaire. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir. Quant à moi je vais m'empresser de publier cette chronique et espère bien recevoir mon shoot de dopamine...

 

Nicolas Beuglet (ex Sker) sur Bookenstock :



PETITE LÉGENDE :
☺ = Chronique de Phooka
☻ = Chronique de Dup