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lundi 22 juin 2026

LES ROYAUMES ARDENTS Tome 2 de Tasha Suri

 

LES ROYAUMES ARDENTS

Tome 2

L'ÉPÉE DE LAURIER-ROSE



Le livre de poche Imaginaire
735 pages
11, 40 euros




L'avis express de Dup sur L'épée de laurier-rose de Tasha Suri

Un second tome qui surpasse le premier et mérite largement un coup de cœur.

L'AVIS DE DUP


J'avais déjà beaucoup aimé Le trône de jasmin, premier opus de cette série, Les royaumes ardents. Cette Épée de laurier-rose le surpasse aisément. Elle reprend tout ce que l'on a aimé précédemment, l'univers, les enjeux politiques, la magie surprenante déjà évoquée et cette relation naissante entre Priya et Malini pour le consolider et le développer encore.

Malini a été proclamée Impératrice du Paridjat par ses fidèles depuis qu'elle a quitté la patrie de Priya, l'Hiranaprastha, après des adieux emprunts d'émotions contenues des deux jeunes femmes à la toute fin du premier tome. Elle va chevaucher à dos de cheval ou d'éléphants à travers différents royaumes pour acquérir la loyauté de chaque dirigeant et gonfler son armée pour enfin renverser l'empereur Chandra, son fanatique de frère. Le récit se fera épique et plein de batailles, de guerres et beaucoup de morts.

Quant à Priya, elle se recentre et s'investit dans la lutte contre la pourriture qui s'étend inexorablement. Avec Bhumika, elles ont fort à faire, étant les deux seules aînées restantes du temple.

Les intrigues politiques ne suffisant pas toujours pour consolider sa coalition, Malini va finir par faire appel à Priya. Celle-ci va prendre les chemins, juste accompagnée de la fidèle Sima, laissant Bhumika gérer seule leur pays. Et les ennuis vont commencer. Entre la difficile acceptation des différentes factions de l'armée de Malini sur la présence d'une "sorcière" en leur sein et le retour des Yakshas, ces dieux des eaux qui ont cédé un peu de leurs pouvoirs aux aînées, en Hiranaprastha. Je n'en dirai pas plus de peur de spoiler.

La multitude de points de vue permet de renforcer l'importance des nombreux personnages secondaires qui sont de plus en plus creusés pour certains, tandis que d'autres, nouveaux, font leur apparition brièvement sans que jamais Tasha Suri nous perde. La part belle reste bien sûr à Priya et Malini que nous connaissons intimement. La profondeur de leur relation est fortement soulignée par la pudeur de la plume de l'autrice. Cela n'en est pas moins touchant, vibrant et fortement émouvant.

L'univers chatoyant de cette fantasy indienne se développe avec le trajet de l'armée de Malini. On découvre de nombreuses contrées, toutes différentes. Chacune a sa géographie particulière, ses croyances et sa religion et réunir le tout solidement est une tâche ardue à laquelle l'intelligence de la nouvelle impératrice se plie volontiers. 

Ce n'est que lorsqu'elle devra se confronter à des partisans farouches de Chandra que les pouvoirs spectaculaires de Priya lui viendront en aide. Mais il y a un prix à payer pour cela, il est effroyable et nous laisse sur un affreux cliffhanger que je n'avais pas vu venir ! Je ne comprends toujours pas pourquoi cette série a été qualifiée de romantasy alors qu'on est franchement dans de la bonne grosse fantasy épique d'inspiration indienne et c'est un délice. Coup de cœur bien évidemment.

Note à moi-même : relire les derniers chapitres avant d'entamer la lecture du dernier opus !

* SP papier *

vendredi 19 juin 2026

LES CHRONIQUES DE CASTELLANE tome 2 de Cassandra Clare

 

#2
Le Roi Chiffonnier

Éditions PAL
Parution 02/04/2026
635 pages
8.90 euros








☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 des Chroniques de Castellane  ☇



Énorme, non que dis-je ... 
Énormissime coup de cœur pour cette série de fantasy fascinante.



L'AVIS DE PHOOKA:



    Mais pourquoi cette série n'est elle pas plus connue ? C'est la question que je me suis posée pendant toute ma lecture, et encore maintenant. À l'instar d'un Throne of Glass qui est souvent classé en romantasy alors que c'est de la plus pure et fabuleuse fantasy, les chroniques de Castellane devraient être dans toutes les vitrines et sur toutes les tables des librairies dignes de ce nom !!

    Quel plaisir de retrouver Connor et Kel. L'un est prince, l'autre est son pare-lame, son bouclier ultime. Kel se fait même passer pour Connor lors de représentations officielles, lorsque le danger est au plus haut. Autour d'eux gravitent toutes sortes de personnages absolument pas secondaires: Lin, le roi chiffonnier, Merren, Ji-An, Mariam, Antonetta, Prosper Beck ...

    À la fin du premier tome, la situation est devenue de plus en plus tendue. Lin s'est faite passer pour la déesse réincarnée et elle sait que la supercherie sera découverte très bientôt car elle sera testée par le Sanhédrin. Mais c'est la seule solution qu'elle a trouvée pour accéder à la bibliothèque des Ashkars et essayer de sauver son amie Mariam. Kel fait de son mieux pour protéger le prince Connor, quitte à le trahir pour ça en s'associant avec Andreyen le roi chiffonnier. Depuis le massacre qui a eu lieu au palais, il suit toutes les pistes possibles pour trouver qui en est à l'origine. Et la menace va devenir de plus en plus sérieuse quand il va découvrir l'ampleur de la trahison. Tout ce qui précède n'est que l'écrin dans lequel va reposer le récit. Parce que ce récit est une monstrueuse toile d'araignée qui s'étend d'un bout à l'autre et vous piège sans aucun moyen de s'évader. Parce que oui, il y a des manigances, de la politique, des trahisons, des rebellions et tout ce qui fait de ce monde une vraie merveille. Mais au delà de tout ça, le vrai cœur du récit ce sont les relations humaines: relations amoureuses ou quasi fraternelles, relations d'amitié, relations familiales et même relations interdites ou inassouvies. Et quand ces relations faillissent, ça vous déchire le cœur. Je ne vais pas m'attarder pour ne pas spoiler mais le dernier tiers du roman va vous nouer les tripes. J'ai eu les larmes aux yeux plus d'une fois. Mais ne croyez pas que mettre l'accent sur les relations est synonyme de romance ou d'histoire légère. Non, loin de là. Chaque relation a un but, une histoire, un impact sur l'univers. Et le parallèle entre la société et les différentes relations entre les héros du roman est un pur délice.

    Bref, je n'ai pas l'intention de m'appesantir à vous raconter le roman. D'abord parce que c'est un tome 2 et que je ne veux pas spoiler. Mais surtout parce que vous devez le découvrir par vous même. L'univers des Chroniques de Castellane est d'une telle richesse qu'il n'est pas "résumable" dans une chronique. C'est un monde de fantasy tellement bien construit qu'on pourrait presque s'y perdre. Sauf que Cassandra Clare a une telle maîtrise du récit qu'elle vous emmène exactement là où elle veut et quand elle veut. Comme dit au début de cette chronique, je n'arrive pas à comprendre pourquoi cette série n'est pas en tête de gondole de toutes les librairies. C'est juste énorme. Vraiment !

    Si vous cherchez de la très bonne fantasy, n'allez pas plus loin. Castellane, c'est tout ce qu'il y a de mieux. Un univers soigné et complexe, des personnages attachants et fascinants, un récit tortueux et incroyablement construit. Et quand vous pensez que vous avez assemblé le puzzle, l'autrice vous roule dans la farine avec un retournement de situation hallucinant. Vous allez frémir, stresser et pleurer, mais qu'est ce que c'est bien ! Foncez ! Vraiment, foncez ! En plus c'est en poche et il est beau. Mais vous attendez quoi ????


*Service de presse*



jeudi 18 juin 2026

LE FRACAS DES ENVOLÉES Tome 1 de Nell Pfeiffer [audio]

 

Tome 1

LE BRISE-TEMPÊTE



VOolume

Lu par Adelaïde Poulard et Florent Cheippe
Durée 11 h et 19 mn





L'avis express de Dup sur Le Brise-Tempête de Nell Pfeiffer

Coup de cœur pour ce récit original et passionnant.


L'AVIS DE DUP



Mon premier "Nell Pfeiffer" et sûrement pas le dernier. J'ai adoré ce récit et l'imagination bouillonnante de cette autrice. Bon, j'ai eu un peu plus de mal avec sa narratrice, Adelaïde Poulard ! Comme étaient annoncés deux narrateurs, dont un homme, je m'étais dit que les voix mâles seraient assurées par un autre... que nenni, Florent Cheippe prend la parole pour deux, voire trois chapitres grand max. C'est vraiment dommage car cette narratrice est excellente pour la narration et les voix féminines, mais cela se gâte réellement pour celles des hommes.

Mais revenons à l'essentiel, le récit. Difficile de parler d'univers car tout cet opus se déroulera au sein d'un dirigeable. Cependant, les descriptions du-dit dirigeable, le Galéone, vendent du rêve. J'imaginais presque un immense paquebot de luxe volant, avec tous ses niveaux intérieurs, ses différents ponts, ses coursives et ses ascenseurs. 


Et puis, il y a les termes qui y sont associés : la volière, la mangeoire, le perchoir... Pourquoi ces termes, et bien parce que dans l'univers du Fracas des Envolées, il existe deux types de magies. Les humains sont soit des Venteliers qui manient les vents à leur guise, soit des Oiseliers avec la possibilité de se métamorphoser en oiseaux et devenir libres d'aller où ils veulent. Et il y a les sorcières. Enfin ici, une sorcière, la redoutable Skylar Volbrume, qui conclut des contrats avec les humains, un don, une chance contre des années de vie...

Nous faisons la connaissance des personnages principaux, Mia Aérondel et Hevell Volbrume qui bien sûr, sont des exceptions à la règle puisqu'ils sont tous deux des Altairs, ils possèdent encore les deux dons ! Je dis encore parce que c'est le cas de tous les enfants, et à la puberté, un des deux dons disparaît.

Le Galéone, pour son premier vol, doit affronter et anéantir l'Aquilon, cette tempête jusque là impénétrable installée au-dessus de l'océan séparant deux continents. Une tempête née le jour de la naissance de Mia, le jour où le dirigeable de sa famille a sombré et où ses parents et de nombreux passagers sont morts. Le jour où les Aérondel ont tout perdu, leur fortune, leur honneur.

J'ai adoré cette histoire de vengeance familiale, cette volonté farouche de Mia de se plier aux exigences de son oncle Mistral mais qui, petit à petit réalisera l'iniquité de ce qu'on lui demande. Mia qui se retrouve piégée à son propre jeu en s'étant emparée de l'identité de sa cousine Colombe. C'est un petit bout de femme, courageuse, volontaire et prête à se sacrifier pour aider plus faible qu'elle. En comparaison, Hevell Volbrume fait pâle figure et me semble bien effacé, soumis à sa tante Skylar. J'espère que cela changera au tome suivant.

Le Brise-Tempête est mené tambour battant, aucun temps mort dans le récit, avec beaucoup d'angoisse et de stress. Et pourtant, malgré tout cela, on a envie de prendre son temps et savourer la plume de l'autrice qui s'avère poétique et chantante. Nell Pfeiffer manie à merveille l'allitération et beaucoup de termes ainsi que presque tous les prénoms contiennent un L : Mistral, Oural, Hevell, Ravael, Lévi... Une caractéristique qui se remarque sans doute beaucoup plus avec la version audio, c'est doux, ça coule tout seul. Il n'y a guère que Mia qui y échappe, pour la faire mieux ressortir sans doute. 

Coup de cœur pour cette histoire dans laquelle on s'immerge très vite, son ambiance, ses personnages bien développés et cet univers original. Et vu la fin concoctée par Nell Pfeiffer, je n'ai qu'une hâte, c'est lire, ou écouter... si la narratrice a changé, la fin de cette duologie annoncée: Le fracas des envolées. 

* SP audio NetGalley *

lundi 25 mai 2026

L'APPEL DES VAISSEAUX D'OS de R.J. Barker

 


Éditions LEHA
475 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur L'appel des vaisseaux d'os de R.J. Barker


Une saga maritime qui prend de l'ampleur et de l'intensité.
Énorme coup de cœur !


L'AVIS DE DUP



Lorsque nous retrouvons Joron Bitord, toujours second (garde-pont) de Meas la Chanceuse (l'épouse de bord), à peu près un an s'est écoulé depuis la fin des événements du premier tome. Ils sont toujours des parias, toujours animés d'une volonté de faire cesser la guerre séculaire existant entre les Cent Îles et les Îles Décharnées.

Ils viennent de tomber sur un mystère en arraisonnant un vaisseau qui s'est mis à fuir à leur approche. Celui-ci a la cale remplie de cadavres et d'humains en passent de l'être, entassés comme du bétail. Un trafic d'esclaves ? Pourquoi la mère de Meas, la dirigeante impitoyable des Cent Îles s'abaisserait à une pratique qu'elle abhorre ?

En naviguant de port en port, en essuyant des tempêtes boréales épouvantables, en faisant face à une mutinerie, ils continuent de chercher des renseignements pour résoudre cette énigme tout en ramenant vers leur point de ralliement, Havre Sûr, les survivants bien mal en point qu'ils ont secourus. 

Les surprises, les déceptions, les embuscades sont au rendez-vous bien évidemment, et la vie à bord de L'Enfant de la marée toujours aussi intense. On continue de suivre avec passion l'évolution de Joron et constater le chemin qu'il a parcouru depuis le début de cette saga est vraiment incroyable. Entre l'épave alcoolique et le garde-pont d'aujourd'hui, c'est impressionnant, passionnant. Joron devra faire face à bien des déboires, des agressions, des blessures aussi bien physiques que de l'âme. Son respect et son admiration pour Meas est justifiée, la confiance qu'elle lui porte en retour également. 

La relation entre Joron et le gullaime, cet étrange volatile plein de pouvoirs, s'intensifie également. Ensemble ils vont accomplir des prouesses fantastiques, dans tous les sens du terme. Leur lien de chant réalisera de véritables miracles que je tairai bien évidemment. On en a déjà eu un aperçu au tome 1, cela se confirme et s'intensifie ici. La trilogie de L'Enfant de la marée est une véritable épopée maritime fantastique dont le rythme s'intensifie nettement.

On finit par connaitre une flopée de personnages secondaires, les apprécier et la perte de certains est dure à encaisser. On change d'avis sur d'autres, qui de haïssables deviennent un pilier incontournable... surprenant, incroyable. On espère un rapprochement, et au moment où celui-ci est enfin possible, Barker se charge d'en éliminer un de l'équation, rhaaaa 😡. Je reste volontairement vague pour ne rien spoiler, mais ceux qui ont lu cet Appel des vaisseaux d'os comprendront tout ce paragraphe de ma chronique et sauront mettre un nom sur chacun.

La plume de R.J. Barker est toujours aussi immersive, visuelle, spectaculaire dans ses descriptions maritimes. Barker est capable de nous faire flipper lors d'une tempête, de nous coller le mal de mer rien qu'en lisant, jamais vu lu ça !!! Il nous laisse sur un cliffhanger (à son corps défendant nous dit-il dans les remerciements... mouarf !) qui nous propulse directement sur les starting-blocks dans l'attente du dernier tome. Hermine et Erwan, au boulot, et que ça saute !  "Connerie" dirait Orris, le corbeau de L'Enfant de la marée. 😉

Par l'Oeil de Skearith, énorme coup de cœur !


* SP papier *


mardi 19 mai 2026

TERRE DES OMBRES tome 2 de Josépha Juillet

 

Tome 2
L'univers des Chuchoteuses


Éditions Olympe
Parution 16/04/2026
576 pages
24.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Terre des Ombres  ☇


Un deuxième tome beaucoup plus axé sur la romance. Une romance ou plutôt des romances au service du récit et du développement de la Fantasy.


L'AVIS DE PHOOKA:



    La situation est grave. La fin du premier tome de Terre des Ombres a laissé Adèle dans une terrible situation. Le lieutenant Morgan, son mentor, son ami et quasiment son père a été assassiné. Non seulement sa perte est immense mais en plus Adèle est soupçonnée ou plutôt, les autorités de la Bulle aimeraient bien lui coller ce meurtre sur le dos pour avoir la mainmise sur cette Chuchoteuse qui ne rentre pas dans les rangs de la façon dont ils l'aimeraient ... Mais pire que tout ça, Ben a été infiltré. Les ombres se sont emparées de lui et son état évolue vite. Beaucoup trop vite. Adèle n'a d'autre choix que de fuir vers le village abandonné et demander de l'aide à Yuni ... et aux ombres.

    Ce deuxième tome de la trilogie est cette fois axé sur la romance. Parce que les liens entre les protagonistes et les liens entre les personnages et les ombres vont être la clé. Lien. C'est le mot qui pourrait définir ce second opus. Les Chuchoteuses doivent se lier aux Ombres. De toute les façons possibles, et Adèle va devoir recourir à tous les moyens existants pour renforcer son pouvoir sur les Ombres. Et ça va passer par des rituels qu'il va falloir découvrir et mettre en place, et par le renforcement de tous les liens dont elle dispose. La conséquence c'est que le récit évolue en quête et romance, tout en gardant le côté fantasy bien ancré dans son déroulement. Les tâches vont être multiples: sauver Ben, trouver les rituels, les mettre en œuvre, échapper aux traquenards des autorités des bulles et comprendre. Comprendre qui sont les Ombres, comprendre pourquoi cette guerre entre les Ombres et les humains persiste. Mais surtout comprendre qui est Ben, qui était Morgan, qui est Yuni sans oublier Leo. Un bien étrange personnage que ce sergent, beau comme un dieu, qui drague Adèle clairement pour obtenir quelque chose d'elle. Leo ...ami ou ennemi ? La question reste posée. Mais puisque je parle de comprendre, le lecteur lui va devoir essayer d'appréhender qui est vraiment Adèle. Parce qu'Adèle est retorse, complexe et cache tellement bien son jeu qu'on ne sait jamais si on peut lui faire confiance ou non. Elle est tout à fait capable d'entraîner le lecteur sur de fausses pistes du début à la fin.  Ce second tome est un puzzle géant dont la résolution est bien compliquée, surtout qu'il nous manque encore des pièces ...

    Le monde créé par Josépha Juillet est vraiment original et complexe. On le découvre par petits morceaux, au travers du regard d'Adèle, de Yuni et de Ben. Mais ce que j'ai aimé par dessus tout, au delà de cette Fantasy si riche, c'est la relation entre Ben et Adèle. Les deux là sont décrits comme des maigrichons, pas franchement beaux, mais leur alchimie est juste incroyable. Et leur sens de la répartie aussi ! Les punchlines entre eux sont un régal. Mais le point le plus éblouissant du roman est sans conteste ... la danse. Oui ça peut vous paraître étrange, mais la danse est l'un des points clés et les scènes de danse sont absolument fascinantes. Visuellement fascinantes ! Le ressenti à la lecture est juste incroyable. Oui je suis dithyrambique, je m'en rends bien compte mais ces passages dans le roman m'ont frappée avec une telle intensité que je suis parfois revenue en arrière pour les relire. Non pas par incompréhension mais juste pour le plaisir. Je ne suis pas du tout fascinée par la danse en temps normal, mais la façon dont Josépha Juillet nous la fait ressentir est fabuleuse. Je me demande si elle a un passé de danseuse du coup ...

    Bref, ce roman, deuxième tome de la trilogie m'a tenue en haleine tout un week-end pluvieux et j'étais ravie de cette pluie parce que j'ai dévoré les 560 pages en un temps record, lisant en apnée, incapable de m'arrêter. Gros coup de cœur !

Le tome 3 sort le 02 juin et il me tarde déjà de l'avoir en main.

*Service de Presse*


vendredi 15 mai 2026

L'ÎLE DE NOIREBRAISE DE Brandon Sanderson

 


Éditions Le livre de Poche Imaginaire
Existe aussi en version collector
Parution 25/02/2026
Traducteur Sébastien Guillot
672 pages
24.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur l'île de Noirebraise  ☇



Un roman étrange oscillant entre fantasy et science-fiction.
Du pur Sanderson mais probablement à réserver aux fans du maître.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Dans une longue préface, Brandon Sanderson explique le contexte de ce roman. Depuis toujours il voulait écrire une suite à sa nouvelle "Sixième du Crépuscule", or il suppose (à juste titre sans doute) que peu de gens l'ont lue. Ainsi il a décidé de réécrire sous la forme de flashback la dite nouvelle dans la première partie de ce roman, puis d'enchaîner sur la suite. Il conseille même à ses lecteurs qui auraient lu la nouvelle récemment de sauter ou au moins de diagonaliser cette première partie 😂.

    Première partie qui permet donc de rencontrer Crépuscule, un trappeur des îles du Pantheon. Ou plutôt ancien trappeur d'ailleurs. Car depuis l'arrivée de Ceux-d'en-haut, des envahisseurs venus de l'espace, le monde dans lequel vit Crépuscule a bien changé. Ces envahisseurs veulent mettre la main sur les Aviares, ces oiseaux étranges qui vivent sur les îles, une en particulier, extrêmement hostile. Ces Aviares ont des pouvoirs magiques qu'ils transmettent à l'individu qui les porte. On ne peut pas dire qui les possède, car c'est plutôt un accord commun entre l'homme (ou plutôt les Eelakins) et l'oiseau. Or les envahisseurs veulent les Aviares et les Eelakins ont trouvé un moyen assez efficace de retenir Ceux-d'en-haut en développant eux-même l'élevage des Aviares et pour ça il a fallu dompter les îles en les rendant sûres. Donc les trappeurs n'ont plus de raison d'être et Crépuscule fait maintenant partie du passé, il est devenu une sorte de légende.

    En parallèle, nous allons suivre Alcyone. Une jeune dragonne ... condamnée à rester sous sa forme humaine et à travailler sur un vaisseau spatial marchand. Un tas de ferraille pour être honnête. Mais un tas de ferraille avec un équipage haut en couleur. Que des rebus en fait. Des oubliés, des laissés pour compte ... Et Hoyd qui ne revient pas alors qu'il avait promis ...

    Un monde de fantasy donc avec Crépuscule et un monde de SF avec Alcyone. Et ces deux mondes vont se télescoper. La faute à un portail qui va les relier à Shadesmar ... 

    Alors je ne vais pas entrer dans les détails parce que comme c'est du Sanderson, c'est dense. Comme toujours. C'est dense et sacrément bien ficelé. Une fois de plus Sanderson prend son temps pour dérouler son récit. 650 pages tout de même. Et évidemment si vous êtes fan d'action et de batailles, passez votre chemin. Comme toujours avec Sanderson.  L'île de Noirebraise est un roman étrange, presque nostalgique parfois et grouillant de références sur le Cosmère. J'ai vu que beaucoup avait découvert Sanderson avec ce roman en particulier et franchement je ne les envie pas, parce que ce n'est vraiment pas une porte d'entrée, même si c'est un standalone. Nostalgique, disais-je plus avant, parce que c'est une réflexion sur le monde nouveau qui remplace l'ancien, sur la nécessité d'aller de l'avant alors même qu'on aime certaines choses du passé. Crépuscule sait très bien qu'il doit abandonner une partie de lui pour progresser et pourtant ses ressources et ses connaissances seront la clé. Mais quelque part il en est de même pour Alcyone qui par définition fait partie d'une espèce ancienne reconnue pour sa longévité et ses us et coutumes, mais elle, elle est toute jeune pour un dragon.

    C'est donc un drôle de récit que nous conte Sanderson ici. Il se fait plaisir en plus le bougre ! En prenant son temps, en nous faisant découvrir à travers les récits de la dragonne, moultes peuples et planètes. Toutes plus exotiques et fantastiques les unes que les autres.. Il nous plonge dans le Cosmère jusqu'au cou et y prend un immense plaisir, c'est évident. Et c'est un coup risqué parce que le lecteur suit ... ou pas. Moi j'adore toujours autant et j'aime que le récit soit si long et si lent qu'on s'en imprègne jusqu'à plus soif. Mais j'ai lu deci delà que pour d'autres ça ne passe pas forcément bien. De même que certains ont été perturbés par les changements d'ambiance entre fantasy et SF. Moi j'adore justement ...

    L'île de Noirebraise est sans doute un roman à réserver aux "déjà fans de Sanderson", en tout cas clairement pas une porte d'entrée pour une première découverte. Trop dense, trop Cosmère. Mais pour ceux qui ont déjà plongé dans l'univers de Sanderson c'est un régal. Comme toujours.

lundi 4 mai 2026

LA DERNIÈRE TRANSHUMANCE Tome 1 de Stéphane Arnier

 

LA DERNIÈRE TRANSHUMANCE

Tome 1

VITAUX


Éditions Mnémos
352 pages
23 euros



L'avis express de Dup sur La dernière transhumance : Vitaux, de Stéphane Arnier


Superbe premier volet d'un diptyque poignant et passionnant. Dépaysement assuré !
À lire absolument ! 


L'AVIS DE DUP


Pour les peuples nomades Inar, la période de transhumance approche. C'est la fin de l'hiver, ils doivent profiter des dernières neiges pour rejoindre rapidement le site plus au nord, mieux adapté au printemps pour nourrir leurs troupeaux de rennes domestiqués et permettre l'accouchement de toutes les femelles gravides.

Pour Kaisu, l’aïeule et la responsable de la Siita du Sorbier, le nom de sa tribu, cette transhumance sera sa dernière, après elle laissera la place à son fils aîné Piehtar. Mais l'arrivée inattendue d'un étranger, qu'ils accueillent car l'hospitalité est sacrée chez les Inar, va bouleverser l'équilibre de la Siita.

Kaisu est aussi une nojd, sorte de chamane capable de voir les vitaux, des organismes translucides et colorés qui s'accrochent aux vivants. Les vitaux sont perçus également par les enfants, jusqu'à la puberté, jusqu'à ce qu'ils perdent cette faculté sauf quelques uns, les nojds.

Yngvar, le Vark étranger, fuit les siens qui ont tenté de l'éloigner de la presqu'île où ils se sont basés. Mais il doit y retourner pour récupérer sa fille, seulement il est incapable de se diriger et survivre seul dans ce pays qui n'est pas le sien. Et sa présence va remuer bien des mauvais souvenirs au sein de la Siita datant d'il y a 25 ans, lors de la dernière invasion Vark, tout en signifiant également le retour de l'ennemi.

Avec une plume avérée de conteur, Stéphane Arnier va nous entraîner derrière cette dernière transhumance qui sera pleine de dangers, tous les signaux étant au rouge. L'hiver qui s'enfuit bien trop vite, la faune sauvage, couverte de vitaux, qui se comportent étrangement, des animaux domestiqués qui redeviennent sauvages... et les Varks. S'il y a 25 ans ces derniers étaient là pour se fournir en esclaves en kidnappant tous les jeunes et les enfants, aujourd'hui, ils comptent s'installer pour exploiter les riches ressources minières du sol des Inars.

Si l'attitude passée des Varks peut nous évoquer le peuple Viking, celle d'aujourd'hui nous rapproche plus de la situation actuelle des peuples nomades du grand nord, victimes de l'avidité capitaliste des sociétés civilisées... et on sent bien que l'auteur sait de quoi il parle. Dans ses descriptions des peuples nomades ancrés dans leurs traditions ancestrales qui vivent au plus proche de la nature également. C'est passionnant.

La dernière transhumance est une aventure poignante qui nous entraîne dans un environnement à la fois somptueux et inquiétant. Les descriptions des paysages coupent bien souvent le souffle et donne furieusement envie de découvrir ce grand nord. La présence des vitaux de Stéphane Arnier ajoute une touche de magie à cette ambiance qui de sereine devient de plus en plus oppressante au fil des pages. L'auteur soigne son final pour nous laisser dans les starting-blocks pour découvrir le second et dernier volet de ce diptyque que je ne peux que vous encourager à découvrir. Vitaux est un profond coup de coeur.


💙 D'autres avis chez Fantasy à la carte, L'ours inculte

💙 Du même auteur sur Bookenstock :

La brume l'emportera ❤


mardi 21 avril 2026

ANATHEMA Tome 1 de Keri Lake by Phooka [audio]

 


The Eating Woods
#1




Éditions Audiolib
Lu par Solenn Mara-Lewis et Laurent Blanpain
20 heures et 27 minutes








☇ L'avis éclair de Phooka sur Anathema en audio  ☇



La claque !
Des audios de cette qualité on en redemande !



L'AVIS DE PHOOKA:



    La qualité des livres audio ne fait qu'augmenter au fil des années. J'ai vérifié ici sur Bookenstock et nos premières chroniques audio datent de 2016. Dix ans d'audio (tiens on devrait faire un top audio de ces dix années d'ailleurs). Parmi ces audios, nous avons toujours eu des narrateurs chouchous (coucou Slimane Yefsah, Alexandre Donders, Garry Renna, les Charlotte - Gagnor et Campana). Ces narrateurs qui peuvent embellir un texte fade ou sublimer un texte déjà génial. 
Et puis ces derniers temps, la réalisation des audios a pris un envol. Pour ma part, ça a commencé avec Quicksilver enregistré à la façon des audios américains, c'est-à-dire "théâtralisée". Dans les dialogues, les voix de femmes sont jouées par des femmes et les voix d'hommes par les hommes. Et la narration dépend évidemment du point de vue. C'est génial parce que pas exagéré, c'est juste parfait surtout quand le talent des narrateurs est hors norme. C'était le cas pour Quicksilver avec Marion Peronnet et Arnaud Masclet et c'est le cas ici avec Solenn Mara-Lewis et Laurent Blanpain. Leur interprétation est un pur régal pour les oreilles. Ils deviennent les héros mais aussi les personnages secondaires. On oublie qui ils sont dans la vraie vie. Pour moi ils sont Maevith et Zevander, nul doute là dessus.

    Bon revenons au récit. Vu que Dup a déjà chroniqué cet audio avant moi, je ne peux que vous conseiller d'aller lire sa chronique détaillée du récit parce que je ne vais pas m'étendre (enfin sauf si Zevander le demande ... 😁). Anathema c'est un univers très sombre. N'imaginez surtout pas une petite romantasy gentillette. Non ici, tout est sombre. Le paysage, l'atmosphère, les personnages ...

    Maevith est une jeune femme. Elle a été trouvée à la porte d'un village tout bébé. Depuis elle y est restée et vit avec sa sœur d'adoption sous la coupe de sa "belle grand-mère".Maevith a toujours été considérée comme une paria à cause de ses origines. Elle a appris à faire profil bas. Le village est entouré par une sombre forêt dont on ne ressort généralement pas vivant. Quand suite à un ensemble de circonstances, la sœur de Maevith est  bannie du village et condamnée à aller dans cette forêt, Maevith n'y réfléchit pas à deux fois et la suit. S'ensuit un tas de péripéties pas drôles du tout et la jeune femme finit par franchir un portail qui l'emmène dans un autre monde. Un monde où la magie existe et dans lequel elle va croiser un guerrier/assassin du nom de Zevander. Dans ce monde là, comme ailleurs (en fantasy ...), machinations, guerres, manigances et attrait du pouvoir rendent la vie bien difficile aussi.

    Deux personnages principaux pas gâtés par la vie. Maevith a été forgée par son passé et bien qu'elle soit une faible humaine sans ressources, elle va grandir au fil des pages et acquérir de plus en plus d'assurance. Quant à Zevander, il semble puissant et invincible mais son passé et ce qu'il a subi en font le personnage le plus torturé que j'ai croisé ...

    Bien sûr il va y avoir une attirance folle entre ceux deux-là. Bien sûr Zevander va être le grincheux de service et passer son temps à repousser Maevith. Et bien sûr la romance est folle et la tension énorme. Mais ce n'est pas ça le fond du récit. Chaque personnage a sa propre quête, son propre but et chacun va utiliser l'autre ou l'ignorer pour atteindre ce qu'il souhaite. Mais surtout, les personnages secondaires sont incroyables. La soeur de Zevander, Rykaia a ce grain de folie qui rend toute action absurde, son frère Branimir va faire saigner votre coeur. Et puis il y a Dolon le mage qui aide Zevander et la générale Loyce, celle qui a été sa geôlière quand il était jeune ... Cette dernière, j'espère bien qu'elle meurre dans d'atroces souffrances dans le tome 2 hein !!

Bref, j'ai adoré. Le texte, l'interprétation, la réalisation. Tout.

Eldritch le tome 2 de cette duologie est déjà sorti en anglais. J'espère qu'il ne tardera pas à être traduit.

Si vous aimez la Dark romantasy, n'hésitez pas. Attention toutefois au TW, pour une fois ils sont justifiés. Mais si ça ne vous arrête pas, foncez. Et je ne peux que vous conseiller de découvrir ce récit en audio.




samedi 18 avril 2026

FOUR RUINED REALMS de Mai Corland [audio]


Tome 2 de Five Broken Blades


Éditions THÉLÈME
Lu par : Salomé Mallié, Maiko Vuillod,
Tanguy Cizaire et Arno Nguyen
Durée 13 heures et 12 minutes




L'avis express de Dup sur Four Ruined Realms

L'enchantement du premier tome perdure.
La réalisation audio sublime un texte extra !
Coup de cœur bien évidemment !

L'AVIS DE DUP



J'avais vraiment hâte de retrouver tous nos compères pour la suite de leurs aventures, tant j'avais aimé ce premier tome Five Broken Blades en audio. Néanmoins j'avais une grosse crainte malgré tout, car les éditions Thélème ont changé tout le casting ! Cette fois-ci nous avons une seule narratrice pour Sora et Aeri, et trois narrateurs pour les quatre hommes... bah comme de toute façon on ne sait toujours pas qui joue qui, il n'y a plus qu'à se laisser porter. Ce que j'ai fait, et encore une fois ce fut génial, même si Royo a perdu son côté gros nounours chafouin 😢.

Oui ce fut génial car Mai Corland garde le même rythme effréné à son récit, on alterne les points de vue sur des chapitres courts et dynamiques, tout en approfondissant les relations déjà développées dans le premier tome. Même si ça va devoir ramer entre nos trois couples, Mikail et Euyn, Sora et Tiyung, Aeri et Royo, tant ce qui s'est passé à la fin du précédent opus ont mises à mal leurs relations ! La confiance durement acquise a volé en éclat.

Bon, un couple sera quand même hors champ, celui de Sora et Tiyung vu que ce dernier a été emprisonné par le roi Joon. On suivra néanmoins sa galère dans les geôles de la terrible prison du roi du Yusan.

Mais c'est de Sora que viendra l'élan pour les réunir à nouveau, pour tenter de contrer le marché imposé par Joon. Un marché que chacun sait vouer à l'échec : s'emparer de l'anneau d'or sacré de l'impératrice du Khitan. Impératrice qui est la fille de Joon, et donc la soeur ou demi-soeur de Euyn...et d'Aeri !

Mikail, en bon maître espion connait bien des ficelles même dans les royaumes voisins et le plan évoqué par Sora va se mettre en place. Bien évidemment tout ne se passe pas comme prévu, ils vont souvent être séparés. Le récit s'emballe encore plus car on suit des situations géographiquement différentes.  Et toujours le doute et la peur de la trahison qui empoisonnent les relations.

C'est toujours Royo mon chouchou, son caractère bourru, bougonnant sans cesse, reconnaissant bien trop souvent qu'il ne comprend rien à la situation, aux manigances sophistiquées de ses compagnons. Royo amoureux, qui ne veut plus l'être à cause de la trahison d'Aeri, mais qui l'est encore. Encore plus bougon quand il se rappelle que c'est une princesse et lui juste un garde du corps... J'espère que Mai Corland ne va pas en faire son souffre-douleur dans les tomes suivants !!!

Encore une fois les éditions Thélème ont fait des prouesses dans la réalisation de cet audio. Malgré le changement de narrateurs, c'est un sans faute. Avec Four Ruined Realms, Mai Corland continue à nous proposer de la Fantasy, et de la bonne ! Et puis de la Fantasy coréenne, croiser des bibimbaps aux menus, avouez que ce n'est pas courant 😀. La bataille finale est grandiose dans son déchaînement de magie. Quant à la révélation qui se trouve dans le dernier chapitre, mon dieu, ça va être l'horreur pour la suite 😰. J'ai encore plus hâte !


Mai Corland sur Bookenstock :

vendredi 17 avril 2026

LES MAUDITS DE FAERYWOOD tome 2 d'Amandine Peter

 Tome 2


Édition FOLIO
368 pages
9.50 euros
Date de parution
09/04/2026
Collection
2/3









☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 des Maudits de Faerywood  ☇


Un deuxième tome dans la droite lignée du premier.
Des mystères, du suspense, des trahisons et des personnages originaux, un vrai page turner.



L'AVIS DE PHOOKA:




    La découverte qu'a faite Every à la fin du premier tome l'a bouleversée et on la comprend. Mais elle n'est pas prête à renoncer pour autant. Déjà il faut qu'elle vérifie ce qu'elle a vu parce qu'elle ne peut pas croire que Jake, son frère l'ai laissée de cette façon. Mais elle doit aussi garder en tête le but du jeu: lever la malédiction qui pèse sur Faerywood et les Faes. Et pour ça elle doit fouiner, enquêter, résoudre les mystères et les énigmes. Mais évidemment elle doit  surtout se méfier des autres candidats et des Faes qui habitent le manoir. Chaque candidat a maintenant un Fae dans son équipe et Every a choisi Silverson envers et contre tous. Silverson, ce Fae que beaucoup considèrent à l'origine de la malédiction. Tout le monde a pour acquis qu'il est coupable mais Every tient contre vents et marées. Elle le défend. Mais peut-elle réellement compter sur lui ? Est-il au dessus de tout soupçon ? Même lui semble en douter ... Pour rappel, les Faes n'ont aucun souvenir pour ce qui touche la malédiction et la magie du manoir. Every s'allie à Silverson, mais est-ce un bon choix ? Voilà un mystère de plus à résoudre.

    Le récit est toujours basé sur le même principe: fouiner, enquêter, comprendre et surtout se poser les bonnes questions. Ça pourrait sembler très banal dit comme ça. Mais ce qui fait le sel de cette histoire ce sont vraiment ses personnages. La personnalité si surprenante de l'héroïne elle-même rend le roman atypique. En effet, Every est considérée comme une hystérique et fait des crises d'angoisses. Elle combat ses réactions et ses sentiments par une réflexion et  une rationalisation de tous les instants. Et quand elle n'arrive plus à gérer son stress, elle se rabat sur l'opium... Oui le récit se passe en 1895. Il est donc parfois difficile de s'attacher à cette héroïne aux réactions exacerbées dont on ne comprend pas toujours le comportement. Le lecteur a souvent envie de la secouer et voudrait la voir réagir différemment. Mais Every est Every et si elle évolue constamment au court du  roman, il faut cependant lui laisser le temps. Alors quand arrive la scène du fusil dans la cuisine, que j'ai trouvée fabuleuse, c'est tout juste si je n'ai pas hurlé ma joie ! Mais elle n'est pas le seul personnage intéressant. Côté "méchant", Guy a lui aussi le droit à toute notre attention. Mais cette fois pour le haïr franchement. J'ai rarement détesté autant un protagoniste ... et pourtant quelques indices à la fin de ce tome pourrait peut être faire tourner la roue ...

    Et puis il y a les Faes, Silverson en tête. Un beau Fae évidemment sûr de lui, mais aussi sûr qu'il ne faut pas lui faire confiance ce qui le rend vraiment touchant. Il est mystérieux et cache bien des choses, même à Every son alliée. Cette impression tenace qu'il va se révéler sous un mauvais jour à un moment donné, accroit le suspense au fil de la lecture.

    Les maudits de Faerywood c'est aussi le jeu évidemment. Les quêtes, les petits jeux organisés par les Faes qui a priori semblent innocents mais qui en sont loin. La compétition est rude, le côté Koh Lanta avec l'épreuve d'immunité est bien présent. Et n'en doutez pas, ce n'est pas rose. Du tout ! Bien au contraire. Les épreuves peuvent être mortelles, le récit est sombre et parfois dérangeant. C'est vraiment un ensemble très original.

    Par contre j'en peux plus des scènes de baisers interrompus dans tous les bouquins avec une romance. Une fois ça va mais la répétition me "saoule grave". Et ce n'est pas pour viser spécialement Amandine Peter, parce que même si elle utilise (un peu trop) cette recette, elle est très loin d'être la pire. C'est juste qu'à force de voir ça partout, ça me court sur le haricot ! 😁

    Une très chouette lecture donc dont il est difficile de s'extraire une fois commencé. De plus le roman chez Folio est servi par une sublime couverture d'Aurélien Police. Il serait bête de ne pas le mettre dans votre bibliothèque non ?

*Service de Presse*
mardi 14 avril 2026

VOYAGE LÉGER de Naomi Mitchison

 

Éditions Callidor

Collection: L'âge d'or de la fantasy
Parution 27 mars 2026
Relié
272 pages
20 euros











☇ L'avis éclair de Phooka sur Voyage Léger  ☇


Une magnifique découverte pleine de poésie et de magie.



L'AVIS DE PHOOKA:





    Une fois n'est pas coutume, je vais commencer cette chronique par un petit aparté pour présenter l'autrice Naomi Mitchison. Naomi Mitchison est née en 1897 (décédée en 1999). Malheureusement ses œuvres ont longtemps été oubliées et ce n'est que récemment que l'on peut découvrir ses écrits. Les éditions Callidor qui se font fort de rééditer d'anciens écrits de Fantasy et de faire découvrir des oeuvres peu connues et qui pourtant mériteraient d'être dans nos bibliothèques, viennent de publier Voyage Léger

    Commençons par le livre en tant qu'objet parce que c'est la première chose que le lecteur voit finalement. Je tiens à souligner la beauté extraordinaire de cette édition. Je n'ai jamais vu un livre aussi beau (et pourtant en tant que lectrice -aussi- de romantasy, j'ai vu passer pas mal de romans jaspés ces derniers temps). Tout est pensé, pesé et réalisé avec une minutie qui force le respect. Même le papier est d'une douceur incroyable sous les doigts. Bref, rien que pour l'extraordinaire beauté du livre il mérite d'entrer dans votre bibliothèque. Par contre, j'ai une vraie envie de meurtre pour celui ou celle qui a osé coller le sticker bleu sur le couverture. Il est bien collé et je n'arriverais pas à l'enlever sans dégât ... Y'a des baffes qui se perdent !








    Venons en au récit maintenant. Halla est encore bébé lorsque la seconde épouse du roi décide qu'elle est de trop et qu'il est temps de s'en débarrasser. Heureusement la nourrice entend ce projet et décide de sauver le fillette. Cette nourrice étant une métamorphe ours, c'est donc parmi les ours que Halla va d'abord grandir. Elle va devenir Halla-fille-des-ours. Mais le moment de l'hibernage arrive et les ours ne pourront plus s'occuper d'elle, alors ils la confient aux dragons. Là, elle sera élevée par Uggi, un Maître-Dragon qui va lui apprendre tous les tenants et les aboutissants de la Draconite et en particulier comment gérer un trésor ... De fil en aiguille Halla va traverser le monde entier, découvrir bien des choses et rencontrer bien des gens et des animaux ...

    Voyage léger, c'est une fable doublée d'une quête et d'un voyage initiatique. À travers le regard souvent naïf de Halla, nous allons passer des Dragons aux villes, des villes à la campagne, des écuries aux bateaux, des animaux aux humains. Partout Halla découvre, apprend, comprend avec sa vision des choses qui lui est propre. Le récit oscille entre histoire et fantasy, mythe et réalité. On y traverse des villes qu'on pense fictives avec des noms inconnus jusqu'à se rendre compte que nous sommes à Constantinople ou à Kiev. Au fil des pérégrinations de Halla, on passe d'un décor nordique peuplé d'ours et de dragons au Saint Empire. Tous les sujets y sont abordés: la religion est omniprésente, la royauté et ses abus et même l'amour à travers un baiser brulant. On y croise toutes sortes de créatures, des dragons aux chevaux ailés, des rats aux Valkyries. Mais toujours sous le regard scrutateur et curieux de Halla. Une Halla qui ne juge jamais, qui se contente d'observer avec une immense sensibilité. SA sensibilité.

    Il est vraiment difficile de parler de ce roman parce qu'il est totalement à part. Dans sa préface Amal El-Mohtar invite au parallèle avec Bilbo le Hobbit dont la longue quête et la découverte de tant de contrées et de paysages fait réellement le pendant de ce Voyage léger. Mais ici pas de combats, tout n'est que douceur ... ou presque. Parce qu'en réalité certaines violences y sont bel et bien montrées, sauf que le regard innocent voire naïf de Halla ne les perçoit pas comme telles. Ainsi Voyage Léger est un roman pour les enfants, mais pouvant être lu et compris à un autre niveau par les adultes. C'est vraiment un petit bijou qui se laisse découvrir et dont on ne se lasse pas de percevoir toutes les facettes.

    Voyage léger sera non seulement une remarquable beauté dans votre bibliothèque, mais il saura aussi combler vos désirs d'aventure, de sagesse, de liberté, de mythologie et de poésie. Un magnifique texte à mettre entre toutes les mains.




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