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vendredi 19 juin 2026

LES CHRONIQUES DE CASTELLANE tome 2 de Cassandra Clare

 

#2
Le Roi Chiffonnier

Éditions PAL
Parution 02/04/2026
635 pages
8.90 euros








☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 des Chroniques de Castellane  ☇



Énorme, non que dis-je ... 
Énormissime coup de cœur pour cette série de fantasy fascinante.



L'AVIS DE PHOOKA:



    Mais pourquoi cette série n'est elle pas plus connue ? C'est la question que je me suis posée pendant toute ma lecture, et encore maintenant. À l'instar d'un Throne of Glass qui est souvent classé en romantasy alors que c'est de la plus pure et fabuleuse fantasy, les chroniques de Castellane devraient être dans toutes les vitrines et sur toutes les tables des librairies dignes de ce nom !!

    Quel plaisir de retrouver Connor et Kel. L'un est prince, l'autre est son pare-lame, son bouclier ultime. Kel se fait même passer pour Connor lors de représentations officielles, lorsque le danger est au plus haut. Autour d'eux gravitent toutes sortes de personnages absolument pas secondaires: Lin, le roi chiffonnier, Merren, Ji-An, Mariam, Antonetta, Prosper Beck ...

    À la fin du premier tome, la situation est devenue de plus en plus tendue. Lin s'est faite passer pour la déesse réincarnée et elle sait que la supercherie sera découverte très bientôt car elle sera testée par le Sanhédrin. Mais c'est la seule solution qu'elle a trouvée pour accéder à la bibliothèque des Ashkars et essayer de sauver son amie Mariam. Kel fait de son mieux pour protéger le prince Connor, quitte à le trahir pour ça en s'associant avec Andreyen le roi chiffonnier. Depuis le massacre qui a eu lieu au palais, il suit toutes les pistes possibles pour trouver qui en est à l'origine. Et la menace va devenir de plus en plus sérieuse quand il va découvrir l'ampleur de la trahison. Tout ce qui précède n'est que l'écrin dans lequel va reposer le récit. Parce que ce récit est une monstrueuse toile d'araignée qui s'étend d'un bout à l'autre et vous piège sans aucun moyen de s'évader. Parce que oui, il y a des manigances, de la politique, des trahisons, des rebellions et tout ce qui fait de ce monde une vraie merveille. Mais au delà de tout ça, le vrai cœur du récit ce sont les relations humaines: relations amoureuses ou quasi fraternelles, relations d'amitié, relations familiales et même relations interdites ou inassouvies. Et quand ces relations faillissent, ça vous déchire le cœur. Je ne vais pas m'attarder pour ne pas spoiler mais le dernier tiers du roman va vous nouer les tripes. J'ai eu les larmes aux yeux plus d'une fois. Mais ne croyez pas que mettre l'accent sur les relations est synonyme de romance ou d'histoire légère. Non, loin de là. Chaque relation a un but, une histoire, un impact sur l'univers. Et le parallèle entre la société et les différentes relations entre les héros du roman est un pur délice.

    Bref, je n'ai pas l'intention de m'appesantir à vous raconter le roman. D'abord parce que c'est un tome 2 et que je ne veux pas spoiler. Mais surtout parce que vous devez le découvrir par vous même. L'univers des Chroniques de Castellane est d'une telle richesse qu'il n'est pas "résumable" dans une chronique. C'est un monde de fantasy tellement bien construit qu'on pourrait presque s'y perdre. Sauf que Cassandra Clare a une telle maîtrise du récit qu'elle vous emmène exactement là où elle veut et quand elle veut. Comme dit au début de cette chronique, je n'arrive pas à comprendre pourquoi cette série n'est pas en tête de gondole de toutes les librairies. C'est juste énorme. Vraiment !

    Si vous cherchez de la très bonne fantasy, n'allez pas plus loin. Castellane, c'est tout ce qu'il y a de mieux. Un univers soigné et complexe, des personnages attachants et fascinants, un récit tortueux et incroyablement construit. Et quand vous pensez que vous avez assemblé le puzzle, l'autrice vous roule dans la farine avec un retournement de situation hallucinant. Vous allez frémir, stresser et pleurer, mais qu'est ce que c'est bien ! Foncez ! Vraiment, foncez ! En plus c'est en poche et il est beau. Mais vous attendez quoi ????


*Service de presse*



lundi 1 juin 2026

PROMESSES & GRENADES Tome 1 de Sav R. Miller


PROMESSES & GRENADES

Tome 1 : PERSÉPHONE


PAL Éditions
422 pages
8,10 euros



L'avis express de Dup sur Perséphone de Sav R. Miller


Une dark romance très hot et très épicée, pour les amateurs du très très dark.


L'AVIS DE DUP



Sav R. Miller s'inspire du mythe de Hadès et Perséphone qu'elle transpose dans notre époque contemporaine, qui plus est, dans le monde de la mafia. Nous avons donc ici Kallum et Elena que l'autrice plonge dans une dark romance.

Elena est la fille aînée d'une importante famille mafieuse de Boston. Elle doit épouser son fiancé choisi par son père, Mateo, un magnat des médias, afin d'asseoir l'empire Ricci et conforter la fortune familiale. Mais le jour J, Kallum, le bras droit de son père intervient, tue Mateo et grâce à un bon chantage des familles et un flingue sur la tempe du curé, épouse Elena et s'enfuit avec elle. 

Kallum a été recueilli par la famille Ricci à l'âge de 16 ans alors qu'il venait de perdre sa mère. S'il a fait ses études de médecine, il a quand même été poussé vers les magouilles mafieuses et tracté contre son gré dans le lit de Mme Ricci. Son doux surnom : Docteur la mort. Elena, qui n'a pas eu son mot à dire de toute façon, est ravie en son for intérieur. Elle a toujours été attirée par l'amant de sa mère.

Commence alors un apprentissage de la vie à deux avec une base pour le moins inhabituelle. Ils ne se connaissent pas, ou si peu. La relation entre les protagonistes est tendue malgré une forte attirance de part et d'autre. Elle va cependant se dégeler très vite et les scènes de smut s'enchaîner plus que de raison. Cela ne me dérange pas habituellement, mais lorsqu'il y en a trop, cela en devient lassant ! L'intrigue du chantage et du danger que court le couple devient secondaire et tout tourne autour de cette relation. 

Kallum fait un parfait Hadès, il a grandi dans la perte, la violence et les ténèbres. Il a perdu sa mère jeune, n'avait plus de famille et s'est retrouvé dans la mafia faute d'autre choix. Son penchant pour la violence s'est développé lorsqu'il a été contraint d'exécuter des meurtres, puis a été affiné, limite perfectionné, par ses études médicales. Elena est pour lui une lueur d'espoir dans son monde de ténèbres.

Elena quant à elle, est attirée par ces ténèbres. Princesse de la mafia réprimée sexuellement, elle va trouver sa liberté dans la sexualité sombre de son mari. Elle sera toujours consentante. Si avec sa fragilité apparente elle rappelle Perséphone, son manque de personnalité et d'ambition l'en éloigne. Autre point qui me chiffonne, c'est le manque de crédibilité que son attitude donne. Elle a 18 ans, est "quasi" vierge (Kallum étant passé par là à sa demande lorsqu'on lui a imposé son fiancé Mateo) et de suite elle accepte toutes les pratiques plus que tordues de Kal... mouais.

Promesses & Grenades est une revisite du mythe de Hadès et Perséphone dans un contexte actuel et mafieux servi par une plume fluide et crue (et non sensuelle comme j'ai pu le lire ça et là). Sav R. Miller nous sert une dark romance hot et tellement épicée qu'elle en est amère. Pas ma cam ça !


* SP papier *


lundi 18 mai 2026

L'HÉRITAGE DE LA FUREUR de Tricia Levenseller

 


PAL Éditions
416 pages
8 euros




L'avis express de Dup sur L'héritage de la fureur de Tricia Levenseller


Une romantasy atypique et drôle.


L'AVIS DE DUP



L'héritage de la fureur est un roman assez singulier, mais on en est informé dès le début par une note d'intention de Tricia Levenseller avant le premier chapitre. Elle a volontairement créé ce royaume, Amarra, où les femmes sont au sommet de la position sociale grâce au don de leur déesse qui leur confère une force surhumaine, pas question qu'elles puissent être dominées. Et les hommes sont là pour être vus, non entendus. Clairement la place de l'homme dans cette société est dans la chambre 😁

On suit Olerra, générale en chef de l'armée d'Amarra, en lice pour la succession au trône, comme sa cousine. Mais cette dernière, courtisane oisive, possède l'appui de nombreuses nobles alors qu'Olerra n'a ni le temps, ni les capacités de briller à la cour. Alors, pour arriver à ses fins, Olerra décide d'aller se trouver un mari noble... en le kidnappant chez ses voisins et ennemis, en Brutus. C'est lui qui lui accordera l'attention des nobles.

Le roi de Brutus, qu'elle a ridiculisé à la dernière bataille à la frontière, possède quatre fils. Elle choisi le second, Andrastus, dans l'ordre de succession, les deux autres étant trop jeunes, et ne désirant pas prendre Sanos, l'héritier du trône au risque de déclencher une guerre. D'autre part, Andrastus est réputé docile et poête. Par un concours de circonstances assez hilarant, c'est Sanos qu'elle va enlever, le guerrier de la fratrie. Et il va bien sûr se garder de le lui révéler. C'est sa seule possibilité de fuite, qu'on le sous estime.

Débute alors une romance très spéciale entre ces deux là. Entre l'aversion de Sanos pour le rôle qu'on lui impose, épilation, jupette, maquillage, bijoux en tous genre (jusqu'aux pinces à tétons 😂), mais l'attirance de plus en plus nette qu'il éprouve. Et Olerra qui se sent très attirée (alors que clairement ce kidnapping n'était qu'à but politique), mais la peur d'être dominée, ridiculisée fait que Sanos va passer le plus clair de son temps menotté, entravé... il y aura des scènes parfois hilarantes, parfois muy caliente !

Bien qu'Amarra soit un royaume plus progressiste sur les questions de sexualité et d'identité de genre que ses voisins, il n'est pas exempt de cruauté, d'exploitation ni d'esclavage. L'attitude de sa cousine en est un parfait exemple, elle est abominable avec son harem. Mais le but d'Olerra une fois sur le trône est d'abolir ces pratiques barbares.

J'étais fort curieuse de découvrir ce que Tricia Levenseller allait faire de son postulat de départ. Alors forcément le trait est plutôt lourd, mais si on accepte la donne c'est assez délicieux, notamment les rapports domination/soumission inversés. 

La romance avancera lentement et restera jusqu'au bout très spéciale. Olerra, amarrienne jusqu'aux bouts des ongles, est sexuellement libre, ouverte, directive, bien que pucelle. Sanos est pudique et profondément déstabilisé par son approche. Or Olerra s'est juré de ne jamais devoir le forcer, elle attend, il attend... Les connaissances anatomiques et physiologiques d'Olerra sont à la pointe, Sanos ne connait que les relations furtives des maisons closes. Le décalage est énorme et la romance en pâtit. Elle m'a fait plus souvent rire que vibrer.

Cependant mon bémol sur ce roman sera l'absence d'un worldbuilding qui m'empêche d'en faire un coup de coeur. Autre remarque qui me laisse désemparée, cet Héritage de la fureur est annoncé comme le tome 1 d'une série De rage et de fureur. Or franchement la fin ressemblait vraiment à un point final de l'histoire d'Olerra et Sanos. Un autre couple alors ? Il n'est clairement pas annoncé dans ce premier tome. Ma foi, on verra... ou pas.

* SP papier *


mardi 12 mai 2026

UNE CAPTIVE SANS ENTRAVE d'Ingrid Seymour

La guérisseuse de Royaume
Tome 2 


Éditions PAL
Parution 07 mai 2026
Tome 2/3
8.40 euros










☇ L'avis éclair de Phooka sur Une Captive Sans Entrave  ☇



Un deuxième tome plus dense et mieux construit que le premier et qui se lit avec plaisir.



L'AVIS DE PHOOKA:





    Dani a sauvé la vie de Kalyll, mais ce faisant elle a été obligée d'insérer un peu de magie noire dans le cœur du prince. Bien sûr, il ne se transforme plus en bête la nuit, mais qui sait ce qu'il va devenir. Le prince l'a laissée rentrer chez elle comme convenu. Elle est retournée chez les humains, malgré leurs sentiments réciproques, le devoir du prince lui imposant d'épouser une princesse Fae pour des histoires d'alliance et de guerre à éviter. Oui mais voilà, à peine rentrée chez elle, Wölfe, la partie noire du prince est venu la kidnapper et la ramener au pays Fae. Il la maintient prisonnière dans une chambre dans la plus haute tour de son château. Le jour Kalyll est bien le Kalyll, prince et soumis à ses devoirs avant tout, tandis que la nuit il devient Wölfe le prince soumis à ses désirs. Et si Wölfe se souvient de tout, il s'arrange pour que Kalyll ne sache rien des agissements de Wölfe. Et en particulier, Kalyll ne sait pas que Dani est retenue prisonnière dans son propre château.


    Comme je l'avais dit à la fin de ma chronique du premier tome de cette trilogie, même si ma lecture n'avait pas été un coup de cœur et loin s'en faut, je savais que je ne résisterai pas à lire la suite. C'est donc chose faite ! Ma curiosité a été la plus forte. J'ai eu peur, je le reconnais. Les premiers chapitres de ce second tome étaient ... mauvais. Autant le dire tout net. Dans la droite lignée du premier tome. Et puis d'un seul coup, la qualité s'est améliorée (ou alors mes neurones se sont suicidés ? 😁). Non sérieusement, j'en suis à me demander si les premiers chapitres n'auraient pas été rédigés directement après la fin du premier tome par Ingrid Seymour. Chapitres qu'elle aurait ensuite repris pour se relancer dans le tome deux. Ce serait très logique. Toujours est-il que j'ai paniqué un peu en lisant les deux ou trois premiers chapitres, pensant vraiment jeter l'éponge et abandonner. Puis la suite s'est parfaitement mise en place et ma lecture a été fluide et agréable. Attention, je ne dis pas que c'est de la grande littérature, mais les personnages se sont affinés, l'univers a été un peu élargi et enfin construit et l'ensemble a été peaufiné. On est passé d'une écriture maladroite à quelque chose de bien plus maîtrisé. 

    On retrouve chaque personnages du premier tome évidemment. Dani et Kalyll bien sûr, mais aussi tous les amis de Kalyll, y compris Silver qui croupit en prison. Mais à tout ceux-ci s'ajoutent le roi et la reine et surtout une bien mystérieuse sorcière dont le rôle va être des plus importants. Le personnage de Krin, assez détestable dans le premier tome, s'étoffe et prend même une ampleur et une importance insoupçonnée ce qui n'est pas pour me déplaire. Et le twist concernant Kalyll, bien que grossier apporte un vent nouveau sur le personnage et ce qu'il traverse.

    Bref, Une captive sans entrave a été une lecture bien plus agréable que le précédent opus. Nul doute maintenant que je me plongerai dans la suite pour finir cette trilogie. Comme déjà dit lors de ma précédente chronique: si vous cherchez une lecture légère et sans prise de tête, vous pouvez vous lancer. N'en attendez rien de spécial mais vous passerez un agréable moment.


*Service de presse*




lundi 6 avril 2026

ALMOND BAY Tome 1 de Meghan Quinn

 

ALMOND BAY

Tome 1

TOUTE LA HAINE QUE J'AI POUR LUI



PAL Éditions
pages
9,10 euros




L'avis express de Dup sur Toute la haine que j'ai pour lui.

Une romance sympathique, au scénario bien tordu.
C'est un compliment, si, si !


L'AVIS DE DUP 



Hattie 19 ans, vient de rater ses partiels et décide de venir se remonter le moral dans les bras de son petit ami Matt, à Almond Bay, sa petite ville natale. Mais à peine arrivée Matt rompt leur liaison sous prétexte qu'elle est devenue ennuyeuse depuis le décès de sa sœur quelques mois plus tôt. Ouais, un bel empaffé !

Au lieu de se morfondre, Hattie décide de se venger. Elle lui subtilise tout ce qu'il a volé à son boss, un guitariste et chanteur en vogue, Hayes Farrow, lui aussi natif d'Almond Bay. Elle se rend chez lui pour lui restituer le tout en espérant que Matt se fasse virer. 

Ce qu'elle ne sait pas, c'est que Hayes est au courant et a déjà viré Matt... Et rien ne se passe comme prévu ! Hayes a une vidéo où on voit clairement qu'Hattie a joué un rôle dans un des vols, le plus important, celui de son dernier prix de la musique, un Gramy. Et c'est l'ultimatum, soit elle bosse pour lui, soit il la dénonce à la police. 

Commence alors pour Hattie une cohabitation forcée, chargée à la fois de haine et d'attirance. Cohabitation qui plus est interdite car Hayes est depuis une dizaine d'années l'ennemi juré de Ryland, son frère aîné. Or sa fratrie, c'est tout ce qui lui reste à Hattie... Elle jongle avec les mensonges à son frère et sa soeur Aubree, elle jongle avec les apparences et les qu'en dira t'on inévitables dans une petite ville où tout le monde se connaît, elle jongle avec son attirance et la haine qu'elle devrait ressentir pour le chanteur.

Hattie est jeune et naïve, mais sa personnalité est vive, pétillante. Elle saura s'adapter, s'infiltrer dans les défenses de Hayes. Elle reste cependant à fleur de peau, n'ayant pas réussi à faire le deuil de sa soeur aînée Cassidy qui l'a élevée. 

Quant à Hayes, c'est LE personnage de romance que je déteste le plus. Celui qui souffle sans arrêt le chaud et le froid. Alors quand il est en mode "chaud" c'est, wow, on comprend qu'il soit compositeur de chansons qui ont du succès, mais en mode froid il est à baffer. Ok, Meghan Quinn lui offre un paquet d'excuses mais merde, il y a manière et manière de se comporter ! 

Bref, Toute la haine que j'ai pour lui est une romance sympa et très spicy mais compliquée, qui fera voler votre coeur tout en haut, puis tout en bas (préparer les mouchoirs). Pour ceux qui aime les montagnes russes donc... À noter une belle différence d'âge entre nos deux personnages principaux, Hayes ayant plus de 30 ans, 32 je crois. Perso cela ne me choque pas mais je sais que ça dérange certain. Le plus de ce roman est sans conteste les relations familiales de la famille de Hattie, l'amour qui lie cette fratrie dans la tourmente du deuil. Allez, je l'avoue, Meghan Quinn a réussi à me faire pleurer.


jeudi 2 avril 2026

DOUBLE PUCKED de Lauren Blakely [audio]

 


Lizzie
Lu par Selena Vale, Adam Fleuret et Paul Moretti
Durée 10 heures 30 minutes




L'avis express de Dup sur Double pucked.

Une romance spicy dispensable dont le niveau est bien relevé par la réalisation audio.
Cela ne fait pas tout malheureusement...


L'AVIS DE DUP




Ah, la romance et les hockeyeurs...on ne s'en lasse pas ? Si, un peu en fait. Après le sulfureux Pucking around que j'avais trouvé bien sympa, je me suis dit pourquoi pas ? Mais ce devait être la fois de trop car l'engouement était passé. Lauren Blakely n'est pas Emily Rath et on sent bien la différence.  Cette fois-ci le scénario était vraiment léger.  Juste une intro permettant d'installer les conditions pour des scènes de smut en veux-tu, en voilà. Et ça, ça pèche un peu.

Trina est une jeune bibliothécaire en couple avec un fan de hockey, qui vient de découvrir que celui-ci la trompait. La découverte est pour le moins hilarante, enfin pour le lecteur ou l'auditeur, pas pour Trina bien sûr. Mais je vous laisserai le découvrir... 

Elle rassemble ses affaires pour quitter cet ex nid douillet, et choure en passant le billet VIP qu'elle lui avait offert pour un match de hockey puis passer une soirée aux côtés de ses idoles. Trina se contrefiche de ce sport et encore plus de cette stupide idolâtrie, mais merde, hors de questions de lui laisser ce cadeau qu'elle a eu du mal à obtenir.

Elle reprend le cours de sa vie, fumasse mais en même temps soulagée. Plus grand chose n'était palpitant à vrai dire. Et puis, petit à petit, une idée de vengeance germe... Elle sait qu'il sera devant sa télé lors du match, alors elle va y aller et lui dire ce qu'elle pense par banderole interposée... ça aussi c'est drôle, prévisible mais bien sympa. Naturellement, elle se fait remarquer dans les tribunes, par les spectateurs... mais aussi les joueurs !

Ryker et Chase sont deux stars rivales sur la glace, mais meilleurs amis dans la vie. Et ils ont tous les deux repéré cette nana canon qui braillait dans les tribunes en insultant son mec. Mais bon, pour soutenir leur image auprès des fans, ils se sont engagés à devoir passer la soirée avec l'un d'eux, un certain Jeoffrey. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'au point de rendez-vous, c'est Trina qui les attend.

Bien sûr ils vont tout faire pour l'aider dans sa vengeance...et vous imaginez bien la suite. Dessus, dessous, à l'envers, bref... les coups de chaud du début se sont vite transformés en yeux levés au ciel. Pourtant je peux vous dire que les narrateurs y ont mis du leur !!! Selena Vale incarnait parfaitement une Trina timide et coincée au début, mais curieuse et volontaire. Celui qui joue Chase incarne très bien le joueur posé, sur de son talent mais qui ne la ramène pas et l'autre narrateur mâle (on ne sait qui joue qui de Adam Fleuret et Paul Moretti, c'est ballot) joue à la perfection le grumpy de service qu'est Riker. J'ai adoré son interprétation. 

Tout cela pour dire que si j'avais lu ce Double pucked, il me serait tombé des mains avant la moitié, c'est sûr. Mais la réalisation audio relève le défi et nous fait passer tout de même un bon moment. Un immense respect à Lizzie donc ! Finalement, pour en revenir à mon introduction, ce n'est ni la romance spicy, ni les hockeyeurs qui me gavent, c'est le manque d'histoire, d'intrigue, d'enjeu. 


mardi 24 mars 2026

LA PROMISE DU ROI DE L'OMBRE de Sylvia Mercedes

La promise du roi de l'ombre
Tome 1


Éditions PAL
Parution 26 février 2026
432 pages
8.60 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur La promise du roi de l'ombre  ☇


Une romantasy originale dotée de personnages très attachants.
Une belle découverte.



L'AVIS DE PHOOKA:



    Le royaume des humains est sans cesse attaqué par les Elfes. Pour se trouver des alliés, le roi décide d'organiser un mariage arrangé avec l'une de ses filles. Cette fois ce sera la princesse Ilsevel qui sera mise en jeu pour établir une alliance avec les Trolls. Ilsevel n'est pas l'aînée, mais la dernière tentative du roi pour marier son aînée Faraine s'est soldée par un échec cuisant, cette dernière ayant vomi sur son prétendant ... Depuis elle est confinée dans un monastère loin de la demeure royale. Arrive la rencontre entre Vor, le roi de l'ombre et Ilsevel. Or celle-ci ne veut rien entendre et s'enferme dans sa chambre. Le roi envoie chercher sa fille Faraine au monastère pour que l'aînée puisse convaincre sa cadette sur laquelle elle a toujours eu une bonne influence. Or en chemin, le convoi qui devait ramener Faraine au palais est attaqué par les Elfes. Et c'est par la providence qu'elle est sauvée. Enfin la providence ... c'est surtout Vor et ses hommes Trolls (ou plutôt troldiens) qui sauvent la princesse. Et là c'est une sorte de coup de foudre entre Vor et Faraine. Sauf que Vor doit épouser Ilsevel et qu'il ne peut pas en aller autrement pour des tonnes de raisons que je ne vais pas m'attarder à expliquer ici (z'avez qu'à lire non mais !) mais la raison principale étant que Vor doit sauver son peuple à tout prix.

    En quelques lignes voici le début de ce roman, juste le début. Mais voilà un évènement inattendu va rapprocher Vor et Faraine ... en quelque sorte. Mais en quelque sorte seulement. Parce que le twist trouvé par Sylvia Mercedes, bien que "capillotracté" est vraiment original. Original parce qu'inattendu mais surtout original parce qu'il place Faraine dans une situation qu'on ne souhaite à personne ... Et bon sang ce que j'ai été mal à l'aise. Vraiment. Au point que j'ai hésité à poursuivre ma lecture. Je trouvais la situation trop "malaisante" (je déteste ce mot pourtant mais il exprime vraiment bien mon ressenti). Et je comprends tellement la fureur de Vor ... Bref ce qui commençait comme une jolie romance entre ces deux-là va finir en catastrophe. Nous ne sommes pas sur un enemy-to-lover mais sur un lover-to-enemy ... et je déteste ça. Mon cœur d'artichaud a hurlé son désespoir !! 😭

    Cependant the show must go on et je me suis forcée à continuer ma lecture. Bien m'en a pris car le récit est devenu vraiment passionnant et surprenant. Intrigues politiques, machinations et trahisons sont au menu et croyez-moi c'est un bien joli menu.

    Faraine est une héroïne originale et attachante. Elle a un don (une magie) qu'elle maîtrise difficilement et qui la rend asociale. Elle n'avait jamais été attirée par personne jusqu'au moment où elle rencontre Vor. Alors elle est perdue face à ces sentiments qu'elle ne connait ni ne comprend. Mais quand la catastrophe orchestrée par son père lui tombe dessus, elle n'a plus le choix et elle sait pertinemment qu'elle court à sa propre perte. Horrible ...

    Vor est un jeune roi sûr de lui. Il a pourtant bien du mérite compte tenu de la malédiction qui pèse sur son peuple. Il est fiable et fier. En aucun cas il ne reviendrait sur une parole donnée. Et ses valeurs vont être mises à rude épreuve ...

    Des personnages secondaires tout aussi singuliers gravitent autour des deux héros. Sul, le frère de Vor qui semble si loyal mais pour lequel le doute persiste en permanence. Lydia, la sœur cachée de Faraine qui se révèle d'un courage et d'une puissance hors norme. Clairement, elle n'est pas une femme comme les autres. Mais pour avoir les réponses aux questions que l'on se pose, il va falloir attendre la suite ...

Bref, une romantasy atypique que j'ai réellement failli abandonner et ça aurait vraiment été dommage et il me tarde maintenant d'en découvrir la suite.


*Service de Presse*


mardi 17 mars 2026

UN PRINCE SANS COEUR de Ingrid Seymour

 La guérisseuse de royaumes
#1


Éditions PAL
12 février 2026
332 pages
 8.30 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Un prince sans cœur  ☇



Une chouette romantasy qui démarre fort mais qui s'essouffle un peu.
Dommage.



L'AVIS DE PHOOKA:






    Une romantasy inspirée de la belle et la bête, c'est pour moi ça ! Direct, je fonce. Je fais donc connaissance avec Daniela, alias Dani pour les amis (ce qu'elle n'a pas vraiment dans cet opus ...). Daniela est une humaine, elle vit dans un monde moderne équivalent au notre à ceci près que la magie existe et que certains humains ont un don. Celui de Daniela c'est la guérison. Elle est donc guérisseuse, métier qu'elle exerce avec beaucoup de talent, mêlant magie et herbes. Oui mais ça c'était avant. Avant qu'une bande de Faes ne la kidnappe pour l'entraîner dans un périple au bout du monde. Et Dani n'apprécie pas du tout d'être kidnappée. Normal me direz vous, mais ce qui l'exaspère le plus c'est qu'elle a des patients à soigner dont une petite fille qui risque de mourir sans elle. Et tout ça pour quoi ? Personne ne lui explique, c'est un comble non ? Parmi les Faes qui l'ont enlevée se trouve le prince Kalyll, beau et ténébreux etc etc.. Sauf que le beau prince est de bonne humeur le matin, puis commence à se tendre vers midi pour carrément devenir très désagréable voire même violent et disparaître toutes les nuits ... Il vaut mieux ne pas le titiller. Le groupe de Faes est composé d'amis d'enfance du prince et leur périple a un but et un seul: lever la malédiction qui pèse sur le beau Kalyll.

    Bon soyons honnête, le roman se lit bien mais ne casse pas trois pattes à un canard. C'est fluide et facile... sans doute un peu trop facile. Dani tire bien son épingle du jeu, son personnage est convaincant et attachant. Ses qualités de guérisseuse ne posent aucun doute et elle est fort utile durant le long périple qui les attend. Kalyll lui, est un peu plus difficile à cerner. Évidement sa malédiction qui le fait se transformer en bête la nuit, n'arrange pas son caractère et on le comprend. Cependant, même dans ses "bons moments", il a un caractère assez insaisissable. Et puis il y a tous les autres Faes, Krin, Silver etc... dont le comportement est assez inexplicable, surtout vis à vis de Dani. Et même si Ingrid Seymour donne une explication à tout ça en fin de ce premier tome, je reste un peu dubitative ... Il en est de même avec le worldbuilding à peine esquissé. C'est d'ailleurs le gros point faible du roman. Oui c'est une reprise de La belle et la bête, mais rien n'empêche d'étoffer un peu l'univers et de donner un peu plus de consistance aux personnages. Quant au rebondissement final, je veux bien qu'il faille surprendre le lecteur mais il faut quand même que ce soit crédible.

    Avec tout ça vous allez vous dire que j'ai détesté le roman. Et bien pas du tout ! Alors soyons clairs, ce n'est pas le roman du siècle et loin de là. Tout au long de ma lecture j'ai ronchonné sur la "maigritude" de la construction de l'univers et des personnages ... tout en dévorant ma lecture à toute allure. Parce que oui malgré tout, la lecture est fluide, aisée et agréable. Dommage que cette nième réinterprétation du conte n'ait pas été plus poussée. Là, on est juste sur une petite historiette qui se lit vite ... et qui s'oublie tout aussi vite. (Et y'a quasiment pas de smut mais où va t'on ? 😒)

    Lirai-je la suite de cette trilogie? Peut-être, peut-être pas ? Réponse de Normande bien sûr. Je suis curieuse mais je suis aussi inquiète si on reste sur la même ligne narrative. On verra donc ...

En attendant, si vous cherchez une petite lecture (très) légère, ce roman peut faire l'affaire. Mais n'en attendez pas trop ou vous seriez très déçus.

*Service de Presse*
mardi 10 mars 2026

À TOI, FÉROCEMENT de Jamie A. Hunter

 

Les Rois Faes d'Eden

Tome 1


Éditions PAL
Parution 29/01/2026
8 euros
320 pages










☇ L'avis éclair de Phooka sur À toi, férocement  ☇



Les deux premiers tiers du roman sont brillants et drôles sans jamais se prendre au sérieux.
Dommage que le dernier tiers ne soit pas à la hauteur sinon j'en aurais fait un coup de cœur !




L'AVIS DE PHOOKA:



Le roman commence par un avertissement de Jamie A. Hunter qui donne tout à fait le ton (voir ci-dessous). 




    Vous êtes donc prévenus quand vous commencez votre lecture, pas de mauvaise surprise, vous n'avez pas un chef d'œuvre littéraire entre les mains. Mais chef d'œuvre ou pas, cela n'empêche pas de passer un bon moment de lecture.

    Le monde de Jamie A. Hunter est constitué de quatre royaumes Faes qui entourent celui des humains. Les Faes souverains ont des âmes soeurs qui peuvent être des Faes non-souverain(e)s. Le lien entre deux âmes soeurs se crée à treize ans et les deux Faes le ressentent immédiatement. C'est ce qui se passe pour Rennick, prince héritier du royaume des Montagnes. Il connait le prénom de sa destinée: Amelia. Et après des recherches, il se trouve qu'Amelia est humaine. Et étant humaine, elle n'a pas ressenti ce fameux lien. Elle vit dans un orphelinat depuis tout bébé. Jamais dans l'histoire des Faes, un futur souverain n'a été lié à une humaine. Les humains sont fragiles et compte tenu des tensions entre les royaumes, il est préférable de garder secrète cette révélation ...

    Mais Rennick veut entrer en contact avec son âme sœur et il trouve le moyen de lui faire parvenir des lettres. Ne pouvant se voir avant leurs 25 ans, ce sera leur seul échange au fil des années. Et encore c'est à sens unique puisqu'Amelia n'a aucune possibilité de répondre. 

    C'est absolument délicieux et choupinou. Parce que les premières lettres sont écrites à  treize ans, qu'elles sont manuscrites (dans le roman aussi), avec des ratures et un style très enfantin. Style qui va évoluer au fil des années quand le prince va grandir et mûrir. Et c'est carrément une trouvaille géniale. La pauvre Amelia pense  évidemment à un canular puis petit à petit tombe amoureuse de celui qui lui écrit. Un peu moins de celui qui lui envoie des cadeaux d'ailleurs (les cadeaux étant envoyés par le prince sur des idées de sa meilleure amie jalouse ...). Le "À toi, férocement" est en fait la formule de politesse en fin de lettre au fur et à mesure que les sentiments du prince grandissent.

    Les personnages sont étonnants. Le prince, évidemment un Fae magnifique, grand fort et musclé a passé toute sa jeunesse à guerroyer pour rendre le monde plus sûr pour sa promise. Pour elle, il n'a aucune limite. D'ordinaire plutôt affable, il est prêt à torturer et à tuer pour une simple remarque à propos d'Amelia. Et croyez-moi il ne va pas se priver. Au delà de ça, ce qui le rend à part c'est qu'il s'est préservé pour son âme soeur mais qu'il a beaucoup regardé pour "apprendre". Il n'empêche que par "manque d'entraînement" ça ne se passera pas tout à fait comme prévu lors de leur premier rapprochement ...

    Amelia quant à elle, est une humaine entraînée dans un monde qu'elle ne connait pas par un Fae qu'elle n'a jamais vu et qu'elle ne connait qu'à travers ses lettres enflammées et ses cadeaux ...douteux.

    La relation entre les deux est chaude bouillante mais aussi touchante et surtout très drôle. Les réactions exagérées du prince quand il s'agit de sa promise sont délicieuses ... mais parfois effrayantes. Vraiment, les deux premiers tiers du roman sont une belle réussite et le roman se dévore à toute allure. C'est brillant et drôle, c'est un pur plaisir et c'est parfait en tant que tel ! Mais quand l'histoire se complexifie un peu alors on atteint les limites de l'autrice en terme de worldbuilding (et oui on est prévenu mais quand même) et le dernier tiers est franchement bancal et vraiment maladroit. C'est vraiment dommage parce que sinon ça aurait été un coup de cœur dans le genre lecture légère à la façon d'un Rosa Lucas.

    Mais que ce dernier tiers ne vous empêche pas de découvrir ce roman. Il fait d'ailleurs partie d'une série, les rois Faes d'Eden et je suppose qu'on aura un tome par roi Fae et je poursuivrai très probablement ma lecture. De la lecture détente réussie. Si vous cherchez de quoi vous changer les idées agréablement, n'hésitez pas.


*Service de Presse*

jeudi 18 décembre 2025

IL ÉTAIT UNE FOIS UN COEUR BRISÉ tome 3 de Stephanie Garber


Tome 03
Un baiser d'amour maudit


Éditions PAL (poche)
7.80 euros
Parution: 04/12/2025
352 pages


☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 3 de Il était une fois un cœur brisé  ☇


C'est mon cœur à moi qui est brisé maintenant que j'ai fini cette trilogie.
Je ne veux pas quitter Jacks et Evangeline !
💔💔💔


L'AVIS DE PHOOKA:


💔💔💔


    Hann cette série !! je sens que je vais être dithyrambique ... J'adore, j'adore, j'adore. Pendant toute ma lecture, je pars dans un autre monde. Un monde noir et lumineux tout à la fois. Pendant toute la journée, je me languissais de mon bouquin et le soir quand je pouvais enfin m'y plonger c'était un pur moment de bonheur, malgré la noirceur de ce qui s'y passe. Je suis admirative de Stephanie Garber. Son univers est totalement innovant et unique. C'est magique, perturbant et totalement dépaysant.


    Mais revenons à nos moutons, ou plutôt en l'occurrence, à notre petit renard. Evangeline est morte puis ressuscitée dans le tome précédent. Mais depuis elle a perdu la mémoire. On lui dit qu'elle est mariée au beau prince Apollon. Un conte de fée s'ouvre devant elle. Un beau prince comme mari, un royaume où tout le monde l'adore et où tout le monde est aux petits soins pour elle. Mais au fond d'elle, elle sent que quelque chose cloche. Mais quoi ? Impossible de se souvenir. Et puis, pourquoi dans ce monde féérique, certains cherchent à la tuer ? Et qui est ce jeune et très beau garde qui la sauve à chaque fois. Ce garde, qui se fait appeler Archer et qui fait battre son cœur un peu plus vite ...

    Voici le dernier volet de la romance entre Jacks et Evangeline. Une romance qui n'est pas de tout repos, loin de là. Jacks est persuadé qu'il faut qu'Evangeline trouve l'amour ailleurs parce que leur amour à eux est condamné par avance à cause de la malédiction. Alors il va faire du Jacks, c'est-à-dire être tout à la fois protecteur et assaillant. Evangeline elle, vit un moment très difficile. Elle est traitée comme une princesse de conte de fée, mais son coeur lui dit que la vérité est ailleurs. Mais malgré ses efforts elle n'arrive pas à se souvenir et elle s'en veut. Elle s'en veut de ne pas se souvenir oui, mais elle s'en veut aussi de ne pas être une princesse à la hauteur du beau prince Apollon qui est tellement amoureux d'elle. Si elle savait ...

    Je n'en dirai pas beaucoup plus. Après tout c'est un tome 3. Mais sachez que cette trilogie arrive pour moi dans mon top des romantasy/fantasy inclassables. J'ai vraiment tout adoré. L'univers de Stephanie Garber, si particulier, si étrange et si original. Ses personnages totalement atypiques avec Jacks en tête bien évidemment. Jacks la Fatalité qui ne sait faire que le mal alors qu'il cherche l'amour absolu et dont le baiser tue. Mais ils ne sont pas les seuls, Lala "La mariée trahie", elle aussi une Fatalité maudite, Apollon le prince retord et imbu de lui même et beaucoup d'autres. Tout, dans le texte de Stephanie Garber est pesé, mesuré et parfaitement adapté à l'ambiance: des nombreux morts (souvent de morts atroces) au baiser final. C'est énorme, unique, fabuleux (au sens premier du terme) et j'attends avec impatience que cette série sorte en audio pour la reprendre depuis le début.

    Bref, en résumé. UN ÉNOOOORME COUP DE COEUR. 
💔💔💔

mardi 28 octobre 2025

LES CHRONIQUES DE CASTELLANE tome 1 de Cassandra Clare (Phooka)

 
#1
Le Pare-Lame

Éditions PAL
Parution 16/10/2025
702 pages
9.10 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 des chroniques de Castellane  ☇



De la très bonne fantasy servie par des personnages incroyablement attachants.
J'en redemande !


L'AVIS DE PHOOKA:



    Allez, je commence par un Mea Culpa. Ce premier tome de Castellane a été publié par De Saxus (et maintenant en poche par les éditions PAL), et par conséquent dans ma tête j'ai fait le lien De Saxus = Romantasy. Et bien pas du tout ! Ces chroniques de Castellane sont de la pure fantasy et de la très très bonne en plus !

    Nous faisons donc le connaissance de Kel, un môme de dix ans, vivant dans un orphelinat. Là, un capitaine de la garde royale vient un jour le chercher pour l'emmener au palais et lui faire rencontrer Conor un môme du même âge. Conor Aurélien, ou plutôt le prince Conor sera le futur roi de Castellane, une cité état du Dannelore. Or il est de coutume au royaume de Castellane que le prince héritier ait une sorte de doublure/garde du corps, autrement dit un Pare-lame. Ce nom a lui seul explique son rôle. Kel doit prendre la lame destinée au prince, il doit donner sa vie pour lui. Mais ce rôle va bien plus loin que simple garde du corps. Kel a été choisi à cause de sa ressemblance avec Conor et quand la situation est trop risquée, il prend sa place.

    Dix années sont passées. Conor et Kel sont comme les deux doigts de la main. Kel est toujours le pare-lame et il voue sa vie entière à Conor. Quant à Conor, devenu un jeune homme lui aussi, il est un prince torturé, parfois pervers mais le plus souvent perdu même s'il le cache bien et il a une confiance absolue envers Kel.

    De son côté Lin, vit une vie totalement différente. Elle est une Ashkar, autrement dit une  pestiférée ou presque. Les Ashkar sont les descendants d'une grande nation possédant la magie. Ou plutôt qui possédait la magie. Avant. Avant qu'elle ne disparaisse quasi complètement. Les Ashkar ont encore un tout petit peu de magie en eux, mais si peu ... Et pourtant c'est ce "si peu de magie" qui fait d'eux des parias. Parqués dans une mini cité à l'intérieur de la cité, le Sault. Avec des règles strictes: ils ne peuvent sortir de leur cité que pendant la journée et portent toujours des vêtements gris ou bleus unis. Malgré tout Lin ne se plaint pas. Dans la plupart des autres cités les Ashkar sont purement et simplement éliminés. Lin est une doctoresse. Et une bonne. Elle a dû se battre pour ça. Parce que les femmes n'ont pas le droit de faire ce genre d'études. Mais Lin a un but qui la pousse à surmonter tous les obstacles: sauver sa meilleure amie Mariam que la maladie ronge depuis toujours. Lin est une femme intelligente et pleine de ressources, prête à tout pour atteindre le but qu'elle s'est fixé.

    Deux mondes en parallèles, qui ne se rejoignent jamais et qui n'ont rien à faire l'un avec l'autre. Sauf que ... Sauf que bien évidemment il va se passer plein de choses qui vont faire que les destins de Kel, Lin, Conor et bien d'autres vont se télescoper pour notre plus grand plaisir.

    Et c'est un pur délice.

    Je n'ai parlé ici que des personnages principaux, mais il y en a tellement d'autres. Le grand-père de Lin, Mayesh, conseiller auprès du roi, Merren le jeune empoisonneur au charme redoutable, le roi chiffonnier qui règne sur les bas-fonds de la ville et bien d'autres encore. Tous, je dis bien tous, sont fascinants. Et les intrigues se croisent et s'entrecroisent entre tous ces protagonistes. Ces intrigues sont multiples et pourraient se cantonner à "ce qu'il se passe au palais" et "ce qu'il se passe ailleurs". Sauf que les ramifications vont petit à petit amener "ceux du palais" à interférer avec "ceux de la cité" et que plus le récit avance et plus ces ramifications s'entremêlent et se complexifient. C'est savoureux à souhait, passionnant et fascinant.

    La romance dans cette histoire ? Que dalle. Ou presque. Quelques fils ténus, à peine explorés. Clairement nous ne sommes pas du tout dans de la romantasy, mais bel et bien dans de la fantasy adulte pure et dure ...et tellement réussie.

    Bref, il me tarde de découvrir le tome 2. J'ai adoré ce premier opus. De la très bonne fantasy à mettre entre toutes les mains. Coup de cœur !