HELLS BELLES Tome 1
☇ L'avis éclair de Phooka sur For Whom the Belle Tolls ☇
*Service de Presse*
*Service de Presse*
Convaincue par l'écoute de Blackthorn quant à l'imagination de J.T. Geissinger, je n'ai pu résister à la proposition sur NetGalley d'écouter Le prisonnier. D'autant que c'était encore Margaux Rinaldi la narratrice et elle m'avait beaucoup plu. Et puis ce résumé qui laissait présager d'une relation épistolaire m'enthousiasmait grandement.
Mais en fait de relation épistolaire, ce bref échange de lettres que l'on retrouve dans le résumé n'est là que pour lancer le récit, car on n'y revient quasiment plus, ou si peu. Je ne sais si vous avez pris le temps de regarder la couverture du livre, mais on y trouve en gros caractère "La dark romance N°1 au monde"... rien que ça. Heureusement que cela n'a pas été repris par la couv de l'audio car je serai pas là à vous en parler !
Ce que j'ai découvert avec Le prisonnier est assurément bien plus que ça. C'est avant tout un roman d'ambiance froide, un peu glauque avec cette vieille maison lugubre dans laquelle Kayla habite seule depuis la mort de son mari. Mais il y a un côté thriller à suspense aussi, le tout mâtiné de surnaturel comme dans Blackthorn et ça j'adore. Il y a une romance, oui, un peu chaude, un peu spicy, mais la qualifier de dark... quelques fessées et un peu de jeu de domination-soumission sont loin d'en faire une dark, qui plus est numéro 1 ! 😂
Kayla a bien des soucis avec sa maison, d'étranges phénomènes électriques, la télé qui s'allume ou s'éteint toute seule. Elle fait venir un technicien, bien sympathique mais un brin planant, qui la rassure et lui dit que tout est en ordre. Dès le lendemain cela reprend avec des portes de placard qui s'ouvrent toutes seules et les lumières clignotent toujours. Mais en plus il y a des fuites dans la toiture.
Kayla fait venir un couvreur, et c'est la rencontre avec Aidan... grand, costaud, tatoué, bref le brun ténébreux quoi ! L'alchimie est immédiate, mais Kayla se retient, son mari n'est décédé que depuis peu bon sang. Quand la maison continue à lui faire des blagues elle se réfugie chez Aidan.
Puis Kayla se résout à suivre les conseils de sa femme de ménage pour une séance de spiritisme, cette dernière étant convaincue qu'un fantôme hante la maison. La séance a lieu et c'est à ce moment là que le récit prend un tournant complètement inattendu. Encore une fois je me suis fait rouler dans la farine ! Oui, je sais, j'adore ça. Mais deux fois, par la même autrice et en si peu de temps, mon ego en prend un coup j'avoue.
La relation qui se crée entre Kayla et Aidan est agréable à suivre, les réparties fusent, on ne s'ennuie pas. Tout est consenti, coule de source et jamais posé là comme un cheveu sur la soupe. Aidan est un dominateur, soit, mais il est tellement amoureux de Kayla que pour moi cela n'a rien d'une dark. J'ai bien aimé cet aspect du roman, mais ce qui a été le plus captivant est bien l'intrigue de ce roman. Voir Kayla comprendre ce qui lui arrivait m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.
Une fin heureuse, comme il se doit avec toute romance, et en deux temps qui plus est, histoire de rajouter un peu d'humour et que le méchant de l'histoire ne s'en sorte pas trop bien. La plume de J.T. Geissinger est fluide et agréable. J'ai adoré ce roman et j'ai une autrice de plus à ajouter à mon interminable liste d'auteurs à suivre.
* SP audio NetGalley *
Et donc sélectionnés pour le GpP de 2027
Dieu que j'aime la romantasy de Jennifer L. Armentrout. Cette série qui s’emboîte, s'entremêle avec celle du Sang et de la cendre, et que fort heureusement les maisons d'éditions publient dans l'ordre préconisé par l'autrice. Ainsi on alterne entre les facéties de Poppy et Casteel d'un côté et celles de Sera et Nyktos de l'autre. Quel plaisir de lecture !
Nous retrouvons donc Sera, exactement où on l'avait laissée au tome précédent, Une lumière dans la flamme, déposée dans les bras de Kolis, le faux roi des dieux, par ce traître de Attes, l'Originel de l'Entente et de la Guerre. Et, oh mon dieu, elle n'a pas fini d'en baver, car elle sait que le sort de Nyktos, emprisonné, dépend entièrement de son attitude...
Kolis, ce faux roi, est vraiment quelqu'un de dérangé, il est complètement frappadingue même ! Il croit que Sera est Sotoria réincarnée, son grand amour qui a vécu il y a quelques siècles et qui est morte par sa faute. Il est avide de l'amour de Sotoria, mais surtout avide de Pouvoir, avec un grand P. Il veut dominer tous les Royaumes et règne par la terreur avant tout.
Quant à Sera, qui pensait devoir jouer la comédie, va réaliser petit à petit qu'elle abrite réellement une partie de l'âme de Sotoria. Et celle-ci est toujours autant terrorisée par Kolis. Les face-à-face seront compliqués et le jeu dangereux. Mais dans la balance il y a le sort de Nyktos, des Terres de l'Ombre et tous les Royaumes des mortels. De plus elle n'a pas que ça comme problème à gérer d'ailleurs notre Sera, car elle a visiblement entamé son élévation, or elle abrite toujours les braises de vie et cela risque bien de lui coûter la sienne.
L'univers de Jennifer L. Armentrout est de plus en plus foisonnant, les descriptions sont quasi cinématographiques et on découvre dans ce tome Dalos, la cité des dieux, les monts Carcères et Un peu de la Terre des Os. J'ai hâte de voir se superposer les deux univers. Elle a vaguement parlé à un moment des Skotos... ça vient donc.
J'aime toujours autant Sera, bon, Nyktos aussi, mais on ne le croisera guère dans cet opus, la part belle étant faite hélas au protagoniste Kolis. Ceci-dit comme personnage négatif, il est bien creusé lui aussi, certaines scènes sont même dérangeantes j'avoue ! Armentrout creuse son enfance pour étayer sa psyché et ça m'a fait penser aux thrillers que je lis où le tueur en série disséquait des petits animaux vivants lorsqu'il était enfant... Mais il ne faut pas oublier la multitude de personnages secondaires très importants que l'on suit depuis le début. Veses, Kyn, Callum pour les méchants, Bele, Rhain, Nekta, Reaver, Jadis et tant d'autres pour les gentils.
Encore une fois les Parques se sont amusés à jouer avec la destinée de tout ce petit monde et j'ai adoré ma lecture. À chaque fois que je finis un tome d'une de ces deux séries, Le sang et la cendre et La chair et le feu, j'ai le sentiment que j'aurai autant de plaisir à les relire une seconde fois tant j'aime l'univers et ses personnages. Où les écouter d'ailleurs, Phooka ne tarit pas d'éloge sur la version audio ! Voilà, j'ai fini ce T3, je suis donc prête pour attaquer le T6 du Sang et de la cendre. J'ai hâte de retrouver Poppy, Castell et... Kieran, ne l'oublions surtout pas lui ! 😁
* SP papier *
Je crois bien que c'est la première fois que je n'ai pas un coup de coeur pour un roman d'Alex Ferder ! Mince alors... En fait je n'avais pas l'impression de lire du Ferder. Pas un seul éclat de rire, pas une seule fois la réflexion habituelle de "mais où va-t'elle chercher ça !".
Pourtant l'idée de départ me semblait prometteuse, et du coup, pas de chance pour vous, je ne vais pas vous la dévoiler. Mais très vite on plonge dans le schéma classique de la romance du boss et de son employée. Lue, relue, et archi-relue. Alex a même osé y coller la scène de la dite employée à quatre pattes sous son bureau, le string dépassant du pantalon... Sérieux, ce type de scène on la trouve dans une romance sur deux !
Mon problème là maintenant, c'est que je n'ai pas grand chose d'autre à dire. Flash du patron, incrédulité de la secrétaire, jalousie de la collègue. Rapprochement, crasse de la collègue, prise de distance. Chacun se morfond de son côté, jusqu'à ce qu'un élément extérieur à la "dynamique intrinsèque boulot" intervienne et c'est la réconciliation. Des scènes spicy de ci, de là... bref, le classique.
Côté personnage, les principaux, Emy et Soan sont... et bien classiques. Aucun des deux n'a le coup de patte, le grain de folie ou la verve des perso d'Alex. Je suis tellement déçue. Ce coup de patte on le retrouve juste dans l'intervention de la petite soeur de Soan... quelques pages d'un chapitre...snif.
Non vraiment, Alex j'attends ton prochain avec impatience pour effacer de ma mémoire ce truc fade qui ne te ressemble pas. J'oublie vite vite vite cette Boulette de ta part. Oui ma chronique est dure, mais c'est uniquement parce que je sais que tu peux faire tellement mieux. J'ai toujours tout kiffé de tes écrits jusque là bon sang !!!
Tome 2
J'avais déjà beaucoup aimé Le trône de jasmin, premier opus de cette série, Les royaumes ardents. Cette Épée de laurier-rose le surpasse aisément. Elle reprend tout ce que l'on a aimé précédemment, l'univers, les enjeux politiques, la magie surprenante déjà évoquée et cette relation naissante entre Priya et Malini pour le consolider et le développer encore.
Malini a été proclamée Impératrice du Paridjat par ses fidèles depuis qu'elle a quitté la patrie de Priya, l'Hiranaprastha, après des adieux emprunts d'émotions contenues des deux jeunes femmes à la toute fin du premier tome. Elle va chevaucher à dos de cheval ou d'éléphants à travers différents royaumes pour acquérir la loyauté de chaque dirigeant et gonfler son armée pour enfin renverser l'empereur Chandra, son fanatique de frère. Le récit se fera épique et plein de batailles, de guerres et beaucoup de morts.
Quant à Priya, elle se recentre et s'investit dans la lutte contre la pourriture qui s'étend inexorablement. Avec Bhumika, elles ont fort à faire, étant les deux seules aînées restantes du temple.
Les intrigues politiques ne suffisant pas toujours pour consolider sa coalition, Malini va finir par faire appel à Priya. Celle-ci va prendre les chemins, juste accompagnée de la fidèle Sima, laissant Bhumika gérer seule leur pays. Et les ennuis vont commencer. Entre la difficile acceptation des différentes factions de l'armée de Malini sur la présence d'une "sorcière" en leur sein et le retour des Yakshas, ces dieux des eaux qui ont cédé un peu de leurs pouvoirs aux aînées, en Hiranaprastha. Je n'en dirai pas plus de peur de spoiler.
La multitude de points de vue permet de renforcer l'importance des nombreux personnages secondaires qui sont de plus en plus creusés pour certains, tandis que d'autres, nouveaux, font leur apparition brièvement sans que jamais Tasha Suri nous perde. La part belle reste bien sûr à Priya et Malini que nous connaissons intimement. La profondeur de leur relation est fortement soulignée par la pudeur de la plume de l'autrice. Cela n'en est pas moins touchant, vibrant et fortement émouvant.
L'univers chatoyant de cette fantasy indienne se développe avec le trajet de l'armée de Malini. On découvre de nombreuses contrées, toutes différentes. Chacune a sa géographie particulière, ses croyances et sa religion et réunir le tout solidement est une tâche ardue à laquelle l'intelligence de la nouvelle impératrice se plie volontiers.
Ce n'est que lorsqu'elle devra se confronter à des partisans farouches de Chandra que les pouvoirs spectaculaires de Priya lui viendront en aide. Mais il y a un prix à payer pour cela, il est effroyable et nous laisse sur un affreux cliffhanger que je n'avais pas vu venir ! Je ne comprends toujours pas pourquoi cette série a été qualifiée de romantasy alors qu'on est franchement dans de la bonne grosse fantasy épique d'inspiration indienne et c'est un délice. Coup de cœur bien évidemment.
Note à moi-même : relire les derniers chapitres avant d'entamer la lecture du dernier opus !
* SP papier *