vendredi 7 mai 2021

AU-DELÀ DE LA PORTE tome 1 de Laura Collins

 


AU-DELÀ DE LA PORTE

 #1
ELYA




Editions MxM Bookmark
Collection Infinity/ Onirique
Parution: 04/2019
20 euros (5,90 euros en numérique)
304 pages



Les informations sur le site de l'éditeur




☇ L'avis éclair de Phooka sur Elya de Laura Collins ☇



Une nouvelle porte franchie en compagnie de Laura Collins.
Si je persiste à préférer les romance paranormale dans un monde de Fantasy, Elya a su me convaincre de faire un bout de chemin avec la SF.




L'AVIS DE PHOOKA:





Au-delà de la porte ... décidemment Laura Collins adore les portes!  Cette fois elle nous envoie dans un monde dystopique. Un prologue nous met rapidement dans le contexte. En quelques pages le récit est ancré sur cette terre d'où la technologie a disparu suite à une éruption solaire. Les humains survivent comme ils peuvent et la civilisation telle que nous la connaissons a disparu. Certains se cloitrent jalousement dans des mégapoles dans lesquelles des bribes de technologie ont résisté, tandis que d'autres vivent dans des villages sur un mode très rural.

Elya fait partie de ces derniers. Elle vit avec ses grands parents dans un village. Ou du moins elle "vivait" avec ses grands-parents puisqu'elle a décidé de fuir avec son petit frère pour épargner ses grands-parents qui se saignaient à blanc pour essayer de les nourrir. Ils sont tout un groupe à avoir cru en un monde meilleur, mais ils ont déchanté en s'approchant de cette grande ville. Elle avait pourtant mauvaise réputation et ils le savaient tous. Depuis ils sont tous entassés dans une grande fosse, affamés, affaiblis. Une fois par jour, un homme vient accompagné de ses sbires, prendre un des prisonniers au hasard pour le torturer et le faire avouer. Parce que leur geôliers sont persuadés que ce n'est pas un hasard si le petit groupe s'est dirigé vers la ville et qu'un traitre se cache parmi eux. Ils sont torturés chacun leur tour sans résultat et alors que l'homme en noir vient choisir sa nouvelle victime, Elya s'interpose malgré tous les risques. C'est ainsi qu'elle va rencontrer Julian.

Julian c'est l'homme en noir. Il fait son boulot, ni plus ni moins. On lui a donné l'ordre de trouver le traitre et il cherche. Peu importe si cela lui plait ou pas. Mais quand arrive à nouveau le tour d'Elya, sa carapace se fendille. Parce que Julian est lui aussi une victime, mais il ne peut pas se permettre de protéger Elya. Le risque est trop grand.

Petit à petit ces deux-là vont appendre à se faire confiance et ensemble ils vont œuvrer pour trouver le traitre. Parce que oui, il y en a un, mais les soupçons d'Elya et de Julian ne se portent peut-être pas sur la ou les bonnes personnes.

Sur fond de dystopie, doublé d'une enquête, une romance va naître entre Julian et Elya. Rassurez vous, bien que Julian soit le geôlier d'Elya, on est très loin d'une Dark romance. Tout est dans le détail et leur attirance mutuelle est comme feutrée.

Elya est une battante, elle a un sacré caractère et elle est prête à tout pour sauver ceux qu'elle aime. D'abord son petit frère, mais aussi le groupe qui l'a accompagnée jusqu'à cette ville maudite et puis enfin Julian. Elle est crédible et on ressent très vite une forte empathie pour elle. Dans le cas de Julian, c'est un peu différent. C'est évident que son rôle de garde chiourme au début du roman dessert l'image qu'on peut avoir de lui. Mais en fait, ce qui m'a le plus perturbée personnellement c'est que justement son côté tortionnaire, dur et sans pitié n'était pas totalement plausible. Par contre, quand il commence à se rapprocher d'Elya, je l'ai trouvé bien plus intéressant dans son rôle mixte bad guy/good guy.

Quant au récit lui-même, cette dystopie, j'ai eu un peu de mal au début à y croire et puis petit à petit la magie opère et on s'y plonge vraiment. À ma décharge, j'ai toujours du mal avec la romance quand elle se situe dans un monde de SF. Sans doute parce que j'attends de la SF qu'elle soit plus développée, ce qui ne peut pas être le cas pour une romance. Dans le cas de ce roman, je reconnais avoir eu un peu de mal à m'en imprégner et puis quand Elya et Julian se sont enfin un peu ouverts l'un envers l'autre, tout est devenu plus fluide. Leur histoire coule de source et l'enquête devient passionnante. La deuxième moitié du roman se lit quasiment d'une traite. J'ai vraiment accroché.

En résumé, si vous êtes comme moi un peu dérouté par le monde créé par Laura Collins, persévérez parce qu'il en vaut la peine. Et même si je lui préfère Éternité maudite, cette nouvelle porte franchie apporte son lot de surprises et de plaisirs.

jeudi 6 mai 2021

CE QUE VEULENT LES ÂMES tome 1, de Laura Collins

 

# 1 - INITIATION



Éditions Bookmark
Collection Infinity
480 pages
20 euros





L'avis express de Dup sur Initiation de Laura Collins

Des âmes égarées, pleines de questionnements ou de désirs de vengeance. 
Des humains qui deviennent réceptacles. Il faut apprendre à gérer.
Et en prime une très belle histoire d'amour, bien plus qu'une romance.




L'AVIS DE DUP



Décidées à élargir la biblio de Laura Collins en vue de son futur mois2, il a ensuite fallu procéder à un plouf-plouf avec Phooka entre ses deux autres séries : "Ce que veulent les âmes" et "Au-delà de la porte". Connaissant mon peu d'affinité pour le côté SF, Phooka m'a donc laissée aux mains de Sarah et Nathan. Et je dois avouer que je lui en suis reconnaissante car j'ai beaucoup aimé ma lecture.

Sarah se réveille à l'hôpital où elle a été amenée, après avoir perdu connaissance en pleine rue, après une "crise". Mais voilà, comment décrire ce déferlement de violentes sensations, d'impressions, et même de hurlements qui lui ont envahi l'esprit sans paraître folle à lier ? Alors elle louvoie, omet, ment sous le feu des questions du chef de service de neurologie et des internes l'accompagnant, afin d'obtenir l'autorisation de sortir.

Quelques jours plus tard frappe à sa porte Nathan, un des internes, qui lui fait comprendre qu'il a bien décelé ses mensonges, et, avec beaucoup de pincettes lui explique ce qui lui arrive. Soulagée de mettre une explication à son cas et de savoir qu'elle n'est pas la seule à subir, Sarah n'en reste pas moins déboussolée. La compréhension de Nathan, sa sollicitude et sa gentillesse vont avoir fort à faire pour faire baisser les barrières de Sarah qui a beaucoup de mal à accorder sa confiance. Mais il est patient Nathan... bien plus que la lectrice que je suis ! 😁

Plus qu'une romance, c'est une très belle histoire d'amour qui va naître entre nos deux personnages et les mots justes et posés de Laura Collins vont la transcender. Mais si ce n'était qu'une romance, ce roman n'aurait pas tellement sa place dans notre répertoire n'est-ce-pas ? C'est là qu'intervient le côté fantastique de cette histoire, l'explication de Nathan : elle a recueilli une âme errante, une âme torturée qui n'arrive pas à lâcher prise pour s'évaporer, quitter le monde des vivants.

Et le titre de cet opus est explicite, c'est bel et bien une initiation que va devoir affronter Sarah, pour apprendre à se protéger, à gérer puis enfin à délivrer ces âmes errantes. Accueillie au sein d'un groupe restreint mais soudé, chapeauté par François, un charismatique mentor, Sarah va faire ses premiers pas dans l'univers des chasseurs d'âmes. Un parcours qui ne sera pas de tous repos !

Ce que j'ai le plus aimé dans ce roman, ce sont les descriptions de l'autrice concernant le développement progressif de l'empathie de Sarah, toutes ces sensations nouvelles qu'elle se met à ressentir depuis que son "don" est apparu. C'est passionnant d'en découvrir les avantages et les inconvénients. Et puis, cerise sur le gâteau, Laura Collins nous offre une visite guidée de Paris des plus sympathiques !

J'ai adoré Nathan, bien plus que Sarah d'ailleurs, que j'ai trouvé très dure par moment, notamment avec sa meilleure amie. Ils sont tous deux très bien travaillés (même Sarah qui m'a escagassée, je dois reconnaître que le côté psychologique du personnage tient bien la route, justement dans ses réticences) et les personnages secondaires ne sont pas en reste. Mention spéciale pour l'extravagante mais néanmoins profonde Sophie. Malgré l'étrangeté et la difficulté de leur tâche, on se sent tellement bien auprès de ce groupe de chasseurs qu'on aimerait en faire partie.

Même si Initiation est le premier tome d'une trilogie, celui-ci peut se lire comme un one-shot. Aucune question ne reste en suspend et l'absence de cliffhanger ne m'empêchera pas de lire rapidement la suite de cette série. J'ai trouvé cette lecture très très plaisante malgré un rythme lent auquel je ne m'attendais pas après le trépidant et mouvementé Sang de la discorde


NB : S'il vous tente, ce roman est proposé dans le partenariat en cours pour le futur Mois de Laura Collins en juin !





mercredi 5 mai 2021

Troisième volet de l'ITV de SYLVIE KAUFHOLD

  

Pour relire les premières pages d'ITV 

c'est ICI et




C'est avec un très grand plaisir que nous accueillons ce mois-ci, Sylvie Kaufhold. Peut-être ne connaissez-vous pas cette autrice de talent. Voilà une bonne occasion de remédier à cette lacune ! Laissons lui alors la parole avant que nous ne veniez poser vos questions:

 

Je rêvais de faire un mois2 sur Bookenstock et voilà, j’y suis ! Ma première réaction a été de sauter de joie et d’envoyer un grand merci à Dup et Phooka pour cette invitation. Et puis… et puis j’ai commencé à frémir : je vous passe les « personne ne va s’inscrire » (mon syndrome de l’imposteur se réveille toujours au milieu de la nuit) et les «Paul Beorn ? Je passe après Paul Beorn ?» (souvenir angoissé d’oraux de français juste après le meilleur orateur de la classe) en lisant son intro parfaite. Bref, j’ai respiré un grand coup et là j’en suis à : « Allez, tant pis, je saute ! ».

Pour tout vous dire, je vous écris de mon lit. Mon bureau (si, si, j’en ai un) est une table alibi qui ne me sert qu’à empiler jusqu’à écroulement toutes sortes de livres, de papiers, d’objets divers et variés. La pièce étant ouverte à tous vents dans un appartement qui fut longtemps plein d’adolescents bruyants et qui héberge encore (covid oblige) un jeune adulte étudiant, je fuis dans le silence de ma chambre (si petite qu’il n’y rentre que le lit, immense lui) et le confort de ma couette pour écrire. Et j’écris essentiellement le soir et le week-end, quand mon cerveau essoré par l’intensité de mes élèves commence à se régénérer. Car dans la journée, pendant que mes collègues enseignent des matières sérieuses comme l’allemand ou les maths, j’enfile mon costume de Marie Poppins, je fais des bateaux en pâte à modeler, des fleurs en papier, des cours sur les artistes que j’aime, des gâteaux et des crêpes, je chante (faux, très faux) en français, je fais du feu avec des silex et de la marcassite, je mélange au petit bonheur des liquides colorés qui finissent toujours par mousser… bref, j’enseigne le français langue étrangère, les arts plastiques (ceux et celles qui me suivent sur fb connaissent mes publications colorées) et une matière fourre-tout regroupant histoire-géo-biologie-chimie… en primaire, et ce en Allemagne, pays où je vis depuis plus de vingt ans.

Le soir donc, je range mon parapluie et mon sourire bienveillant pour sortir mon arme favorite (une lame de préférence), aiguiser mes pouvoirs magiques (j’ai un faible avoué pour la télépathie), siffler mes félins, sauter sur mon cheval ou hisser la grand-voile et partir à l’aventure… 

Voilà, c’est tout pour moi, pour cette première fois. Vous avez bien sûr le droit de poser toutes sortes de questions, des plus sérieuses aux plus loufoques. J’y répondrai sous ma couette. 


Maintenant c'est à vous. Nous attendons vos questions et remarques.

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Laura Collins :

Coucou homologue de plume et de tableau vert, je me demandais si, comme moi, tu avais des bêta lecteurs( lectrices ) ou si tu te fais assez confiance pour rebosser tes textes seule, une fois ton premier jet terminé. Une autre question me vient, si tu devais choisir entre écriture et enseignement, que ce soit vital, que tu n'aies plus le choix ( imagine la dictature qui te l'impose) , que choisirais-tu?


Je ne me fais pas confiance ! Une fois un texte achevé, il est difficile de prendre seule la distance nécessaire. Et puis en tant qu’autrice, tu as plein d’infos dans la tête que ton lecteur ne possède pas et pour bien évaluer, il faut un œil extérieur. J’ai de temps en temps des copines (Sophie Moulay par exemple, avec tout le savoir-faire d’une super-grenouille) qui relisent mais la personne à laquelle je fais le plus confiance (en dehors de ma sœur, prof de français et grande lectrice de fantasy) c’est mon éditrice, Anita Berchenko. Jusqu’à présent elle relisait mes manuscrits après le premier jet et elle a vraiment le don de mettre le doigt sur les trucs à améliorer, mais (et je conçois que c’est exceptionnel) depuis le début de Royaumes ennemis, nous sommes dans un dialogue permanent. Ça s’est fait comme ça, ce n’était pas prémédité, mais j’adore. Je lui envoie les chapitres au fil de l’écriture et elle les lit au fur et à mesure que le texte avance, m’envoyant ses commentaires immédiatement. Nous sommes toutes les deux dans l’histoire et c’est une expérience assez unique et fusionnelle.

Si j’avais le choix, je ne ferais qu’écrire. Sans hésitation. Mais à l’heure actuelle, impossible de payer le loyer avec mes droits d’autrice 😉



 Fantasy à la carte 

Bonjour Sylvie, tu as bien fait de continuer à écrire. J'ai beaucoup aimé Terres Obscures et ce premier volet de Royaumes Ennemis. Comment choisis-tu les noms de tes personnages ? Est-ce que tu les trouves facilement, d'ailleurs ?


Merci, ravie que tu aimes ! Les noms c’est toujours compliqué. Dans Allia j’ai utilisé des noms de vents (Hegoa et Meltem). Dans Terres Obscures j’ai détourné des prénoms d’inspiration indienne (d’Amérique). Pour Royaumes, il y a tellement de personnages que je suis tout le temps en train d’inventer des prénoms. Souvent je trouve un système, les prénoms d’une même tribu fonctionnant sur le même modèle comme dans TO ou les filles de Zeĭ dans RE dont le prénom est dérivé du nom de leur mère. Il n’y a pas vraiment de règle. Parfois je cherche des mots arabes, inuits, chinois ou autre qui veulent dire quelque chose en français et je les trafique pour en faire des prénoms. C’est quelque chose que j’aime bien faire mais ce n’est pas toujours facile.


Alexielle :

Re-bonjour,

Wahou ! Quelle rapidité dans les questions et dans les réponses ^^

Je reviens avec une nouvelle question suite à la dernière réponse que vous m'avez faite ^^ : effectivement, les femmes semblent bien représentées dans vos livres et ont un rôle fort (peut-être un peu moins dans Sol où le héros est un personnage masculin, Inok en l'occurrence, comme vous semblez le dire mais Liane, Alma, Fleur ne sont pas en reste et j'avoue j'ai une grande affection pour Ylva - je vous ai d'ailleurs maudite ^^ pendant ma lecture, même si je m'y attendais) : justement, lequel de vos personnages féminins préférez-vous dans toute votre œuvre, même si je sais qu'il est toujours difficile de choisir ? Et en quoi vous ressemble-t-elle le plus ? Ou en quoi souhaiteriez vous lui ressembler ?


J’aime bien Liane mais je pense que mon personnage préféré est Iridiane dans Royaumes Ennemis. C’est vraiment la grande classe, intelligente, belle, excellente au couteau et acrobate, cheffe de guerre… elle a franchement de quoi plaire et puis elle est droite dans ses bottes, fidèle, elle a des principes. C’en est presque trop ! Je ne crois pas lui ressembler beaucoup. Mais quitte à être une héroïne de fantasy, je n’aurais rien contre quelques-unes de ses qualités. Les autres personnages féminins sont beaucoup plus nuancés. Même la féroce Zeĭlin a des côtés positifs, on les découvre plutôt dans le tome 2.

Dans le tome 2 et aussi dans le tome 3 que je suis en train d’écrire (Les Héritiers) il y a de nouveaux personnages féminins et je les aime beaucoup.


Cependant, celle qui me ressemble le plus, par son caractère pragmatique, c’est sans doute Allia. Je suppose qu’on met beaucoup de soi dans le premier personnage qu’on crée.



Fantasy à la carte :

Bonjour Sylvie, dans Royaumes Ennemis, on voyage pas mal alors comment procèdes-tu pour inventer ces territoires imaginaires ? Et tu te fais une carte sur un brouillon ?


Oui, Royaumes ennemis c’est un peu du format Game of thrones pour ce qui est des territoires 😉 Dans ma tête tout est très clair, je définis les distances en temps, combien de jours à cheval de Tsetlaeg aux Montagnes ou vers le fleuve, combien de jours de bateau entre Méri et les archipels de l’ouest ou les terres du sud (dans le tome 2, très maritime), etc… et je griffonne, oui, sans talent aucun, pour visualiser mes territoires. Et puis ensuite je vais des recherches sur les plantes et les paysages de certaines régions du monde qui correspondent (la taïga, les steppes). Les terres du sud sont comme l’Afrique du nord dans ma tête, avec des déserts, des oasis. Les iles sont plus ambiance caraïbes… Un territoire = un peuple, une histoire, des personnages forts, un enjeu géostratégique, une intrigue, et parfois une magie.







Partenariat associé au Mois de LAURA COLLINS

 


Attention : Partenariat exclusivement numérique !



Les Éditions Alter Real et Bookmark
s'associent à Bookenstock 
pour vous proposer :


Éternité maudite tome 1 et tome 2


BOOK D'ARGENT DU GpP 2021 !







Le sang de la discorde





Ce que veulent les âmes
# Initiation

(Dup vous en parlera prochainement )



Au-delà de la porte
# Elya


(Phooka vous en parlera prochainement)



  • Pour postuler à ce partenariat, il suffit d'un mail, si vous êtes ok avec les règles.



LE MAIL :

adresse : lemoisde[at]gmail[point]com

intitulé : partenariat le mois de Laura Collins

avec :

  •  l'adresse de votre blog
  •  votre pseudo, si vous en avez un sur livraddict/facebook/bit-lit.com/ etc..
  •  nous précisez votre choix . Vous pouvez postuler pour 2 livres si vous êtes capables de les chroniquer avant la date limite, fin juin donc.


Les résultats du partenariat seront annoncés dans un billet dans les jours qui suivent. Nous ne prévenons pas les bénéficiaires par e-mail.




LES RÈGLES :

* Nous envoyer un mail pour annoncer que vous avez bien reçu le livre.

* Lire et chroniquer ce(s) roman(s) au plus tard le 25 juin 2021, avec les liens vers Bookenstock dans votre chronique, et nous envoyer votre lien également.

* Annoncer le Mois de Laura Collins sur votre blog au début du mois de juin.

* Venir participer au Mois de Laura en posant plusieurs questions (ou commentaires) pendant son "Mois de ...".


Le partenariat restera ouvert plusieurs jours. Notre choix se basera sur des critères totalement subjectifs tels le "plouf plouf" ou le "choipeau" voire même le "ça sera toi qui ...", mais aussi sur des critères objectifs (bonne participation aux "Mois de" précédents, lecture en numérique etc ...)




Le mois de juin sera le Mois de ...

 

Laura Collins


Alors vous ne connaissez peut-être pas cette autrice. Pourtant si vous suivez le blog, vous avez forcément vu passer quelques chroniques sur ses romans. Laura est une autrice spécialisée en urban fantasy et en romance. Sur Bookenstock, nous nous sommes intéressées de plus en plus à l'UF, un domaine où il y a de nombreux auteurs/autrices francophones de talent. C'est donc devenu une évidence que nous devions apprendre à les connaître un peu mieux et peut-être aussi combattre certains clichés que l'UF peut avoir auprès des lecteurs. Quoi de mieux qu'un Mois de pour ça ? En espérant que Laura soit la première d'une longue série! Si nous l'avons invitée sur Bookenstock, c'est parce que ses romans ont su nous séduire et méritent d'être plus largement connus !




Laura Collins sur Bookenstock:


Série Éternité maudite




Série Le sang de la discorde



Attention partenariat en approche ! ;)
mardi 4 mai 2021

VIC SWANSON tome 1 de Alex Ferder

 

#1
À double sens 


Editions Alter Real
Parution: 30/04/2021
428 pages
22 euros en papier
5.99 euros en numérique



Les informations sur le site de l'éditeur





☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Vic Swanson  ☇



Quelle claque ce premier tome !
Je pensais avoir déjà lu et relu ce genre de récit.
Je me trompais ...
Et je l'ai pris en plein dans la tronche ...




L'AVIS DE PHOOKA:




Donc Dup ma très chère co-blogueuse ayant une PAL de dingue parce qu'elle n'est pas raisonnable, m'a demandé de prendre le Vic Swanson. Comme je suis une très bonne collègue de blog, j'ai accepté. Rhooo c'est bête Dup, tu as raté un truc de ouf .... 😈

Donc nous faisons connaissance avec Vic, une Sensorielle. C'est quoi un(e) Sensoriel(le), me direz-vous ? En fait ce sont des gens qui ont un de leur sens tout particulièrement développé, voire même poussé à l'extrême. Bien entrainé, ces personnes peuvent retrouver toutes sortes d'indices grâce à ce sens.  Ce qu'il faut comprendre c'est donc que ces enquêteurs pas comme les autres, reniflent, goutent/lèchent, observent, écoutent et touchent tout ce qu'il y a sur une scène de crime (je vous épargne les détails ...). Vic fait partie d'une équipe de cinq Sensoriels, un par sens, qui enquête sur des meurtres. Elle est une Sensorielle du toucher ... enfin c'est ce qu'elle fait croire car en réalité, elle est une sorte d'anomalie de la nature car elle est une Sensorielle complète. Elle est obligée de dresser des boucliers en permanence pour se protéger de toutes les sensations qui fusent autour d'elle et personne ne connait son secret.

Une métamorphe est sauvagement assassinée et l'équipe est envoyée sur le terrain. En fait, c'est le chef de la meute, Semaj qui a demandé à cette équipe d'enquêter. Ils sont les meilleurs et de loin. Semaj, lui est l'un des plus puissant métamorphe et il le sait. C'est un tigre et il est de notoriété publique qu'il est le plus puissant des tigres. Depuis qu'il a croisé Vic dans d'autres occasions, il la veut. Aussi simple que ça. Enfin simple, peut être pas tant que ça finalement. Semaj a beau être fort, intelligent et beau comme un dieu, Vic n'est pas facile à manipuler. Pourtant, comme tous les Sensoriels, le sexe fait partie de sa vie et plutôt deux fois qu'une, mais elle sent bien qu'avec Semaj c'est "autre chose" et elle ne veut pas prendre le risque de s'attacher. Et comme elle a un fichu caractère, elle remet en place le chef de meute avec perte et fracas.

On va commencer par balayer un doute. Oui j'ai eu un doute au début. Vic a la langue bien pendue, Semaj est chaud comme la braise et les joutes verbales entre les deux vont bon train. C'est un festival et un régal pour le lecteur. Mais j'ai eu peur lorsqu'elle a commencé à le titiller en l'appelant Tigrou. Le "Minou, minou" de Kate Daniels saute forcément au visage du lecteur. Mais le parallèle s'arrête là. Semaj n'est pas Curran et Vic n'est pas Kate. Point.

Beaucoup de points m'ont plu dans ce roman. Ces Sensoriels d'abord, au comportement si étrange qu'ils sont mal considérés en dehors de leur cercle. Il faut dire que de voir par exemple Karl, le sensoriel gustatif, lécher tout ce qui passe à portée, ça refroidit ... Chacun a un caractère bien défini, en accord avec son talent. Leurs attitudes et leurs paroles sont vraiment un régal ... même si je n'aimerais pas en croiser en vrai !

Quant aux métamorphes, la palette est large, de la biche à la panthère en passant par le hibou ou ... le cochon. À nouveau, les personnages ont un caractère en accord avec leur animal totem et cette variété donne énormément de couleurs au récit.

Semaj est le chef de meute, tigre qui plus est. Évidemment il est waouhhh ... inutile de le dire. Sauf que, contrairement à beaucoup de romans avec un personnage masculin de ce type, il commet des erreurs. Petites ou grandes, elles auront des conséquences. En particulier sur Vic, que ce soient des conséquences physiques ou morales. Chaque petite erreur va se payer cash et Vic va en souffrir, mais pas qu'elle. La fin m'a traumatisée, disons le clairement. Semaj m'a fait verser des larmes, j'ai maudit Vic tout en comprenant sa décision. En fait, j'ai surtout maudit Alex Ferder. La suite a intérêt à sortir très vite ou sinon je ne réponds plus de rien ... Semaj est peut-être un puissant chef de meute, mais il est incroyablement touchant.

Et je ne peux pas ne pas parler de Vic n'est ce pas ? Cette jeune femme a un caractère bien trempé qui lui permet de cacher ses failles. En particulier, son amnésie totale de sa petite enfance... Et pendant ce premier tome, elle va en apprendre beaucoup sur son passé, sur elle-même et son entourage. Tellement de choses remises en cause, elle fait preuve d'un courage sans faille pour y faire face.

Toute l'histoire se déroule en parallèle de l'enquête passionnante menée pour retrouver le ou les assassins, le rythme est incroyablement soutenu et le suspense toujours présent. Et comme si tout ce qui précède ne suffisait pas, il faut aussi que le récit soit parsemé de personnages secondaires succulents et pas si secondaires d'ailleurs. J'espère qu'on retrouvera Myrddhin et tous les autres dans la suite.

Bref, est-ce un coup de cœur ? La question ne se pose même pas. Vu comment je me suis sentie à la fin du roman, avec mon petit cœur tout dévasté, les larmes aux yeux à maudire l'autrice et que dès que j'y repense les larmes me viennent aux yeux, je pense que la réponse est une évidence. Bon sang ce que j'ai aimé !


Bon et puis c'est qui le "James" qui a servi de modèle pour "Semaj" ... au moins pour le nom ? ;)


lundi 3 mai 2021

LES SAISONS DE LA TEMPÊTE de Elle Cosimano

 


Éditions De Saxus
510 pages
18,90 euros





L'avis express de Dup sur Les saisons de la tempête de Elle Cosimano

Un roman young adult original, non exempt de défauts mais qu'on pardonne aisément. De beaux portraits d'ados responsables.


L'AVIS DE DUP



Lorsque le printemps arrive, on dit bien que l'hiver se meurt n'est-ce-pas, et ainsi va le cycle des saisons. C'est la loi du temps. Elle Cosimano créé un univers où chaque saison est un personnage réel, avec des particularités physiques et magiques qui lui sont conférées par Gaïa, la déesse de la Terre. Toutes les saisons ainsi créées devront se conformer aux règles du Temps, ce dernier incarné par Chronos.

Ainsi Gaïa et Chronos règnent sous terre, dans un lieu appelé Observatoire, où sont regroupés une kyrielle d'Hivers, un même nombre de Printemps, d'Étés et d'Automnes (Ben oui, il en faut un paquet pour recouvrir toute la surface de la terre !). Dans cet Observatoire, ils sont séparés, vivent entre saison similaire, s'entraînant à tuer la saison précédente ou à éviter de se faire tuer par la suivante, et ce les trois quarts du temps. Le dernier quart, ils le passent sur Terre et ne redescendent qu'une fois "mort".

Les règles établies par Chronos sont strictes, il y a même un classement suite à chaque passage sur Terre, avec des bonifications pour les meilleurs, et pour les derniers, pire qu'une sanction, c'est l'Annihilation pure et simple, pouf, un petit tas de poussière ! Enfin, deux petits tas en l'occurrence car chaque Saison est secondé par un Superviseur qu'ils se sont choisi.

Ces saisons sont tous des ados recrutés par Gaïa aux portes de leur mort réelle, qu'elle soit accidentelle, médicale ou même intentionnelle. Ainsi Jack est victime d'un violent accident de ski et deviendra un Hiver. Quant à Fleur, elle se mourrait d'une leucémie et Gaïa fait d'elle un Printemps.

Cela fait trente fins d'hiver que ces deux là se confrontent, mais plus ça va et moins Jack se défend et plus Fleur rechigne à le tuer. Ils aimeraient juste rester ensemble car des sentiments profonds naissent entre eux. Et si ? Et c'est ce "et si ?" que va développer Elle Cosimano.

L'idée est originale et sympa, l'univers avec cet Observatoire souterrain et ses lignes telluriques un peu too much, mais bon, on pardonne aisément en sachant que ce roman s'adresse surtout à des young adults. Il y a quand même beaucoup de détails, de facilités prises par l'autrice qui escagassent un peu, comme des téléphones qui surgissent en pleine nature pour aider nos ados par exemple... Le récit va alterner entre les points de vue de Jack et Fleur, et cette alternance sera un bon moteur de lecture. Nous suivrons l'étape de la germination du plan dans l'esprit de Jack qui aboutira à l'évasion, puis la fuite, puis...eh nan, je ne vais pas tout vous révéler !

Le must de ce roman pour moi ce sont ses personnages. Car outre Fleur, Jack va entraîner à sa suite les deux autres saisons qui leurs correspondent, Julio pour l'été et Amber pour l'automne, ainsi que leurs superviseurs. Huit "éternels" ados en cavale, avec chacun leur personnalité, leur force et leur faiblesse, que l'on va apprendre à connaître, à aimer plus ou moins au début, puis réaliser plus loin que ce sera plus que moins... Huit portraits saisissants. Et j'ai mis des guillemets à éternels, car certains le seront plus que d'autres... J'ai bien aimé également les particularités physiques et magiques que l'auteur a imaginé pour chaque Saison ! 

Les saisons de la tempête est un roman young adult vraiment original que j'ai bien aimé sans que ce soit un coup de coeur. Cela ne m'étonnerait pas que les avis soient partagés sur cette lecture. Alors le mieux c'est de vous faire votre propre avis n'est-ce-pas ?


dimanche 2 mai 2021

Second volet de l'ITV de SYLVIE KAUFHOLD

  

Pour relire le première page c'est ICI




C'est avec un très grand plaisir que nous accueillons ce mois-ci, Sylvie Kaufhold. Peut-être ne connaissez-vous pas cette autrice de talent. Voilà une bonne occasion de remédier à cette lacune ! Laissons lui alors la parole avant que nous ne veniez poser vos questions:

 

Je rêvais de faire un mois2 sur Bookenstock et voilà, j’y suis ! Ma première réaction a été de sauter de joie et d’envoyer un grand merci à Dup et Phooka pour cette invitation. Et puis… et puis j’ai commencé à frémir : je vous passe les « personne ne va s’inscrire » (mon syndrome de l’imposteur se réveille toujours au milieu de la nuit) et les «Paul Beorn ? Je passe après Paul Beorn ?» (souvenir angoissé d’oraux de français juste après le meilleur orateur de la classe) en lisant son intro parfaite. Bref, j’ai respiré un grand coup et là j’en suis à : « Allez, tant pis, je saute ! ».

Pour tout vous dire, je vous écris de mon lit. Mon bureau (si, si, j’en ai un) est une table alibi qui ne me sert qu’à empiler jusqu’à écroulement toutes sortes de livres, de papiers, d’objets divers et variés. La pièce étant ouverte à tous vents dans un appartement qui fut longtemps plein d’adolescents bruyants et qui héberge encore (covid oblige) un jeune adulte étudiant, je fuis dans le silence de ma chambre (si petite qu’il n’y rentre que le lit, immense lui) et le confort de ma couette pour écrire. Et j’écris essentiellement le soir et le week-end, quand mon cerveau essoré par l’intensité de mes élèves commence à se régénérer. Car dans la journée, pendant que mes collègues enseignent des matières sérieuses comme l’allemand ou les maths, j’enfile mon costume de Marie Poppins, je fais des bateaux en pâte à modeler, des fleurs en papier, des cours sur les artistes que j’aime, des gâteaux et des crêpes, je chante (faux, très faux) en français, je fais du feu avec des silex et de la marcassite, je mélange au petit bonheur des liquides colorés qui finissent toujours par mousser… bref, j’enseigne le français langue étrangère, les arts plastiques (ceux et celles qui me suivent sur fb connaissent mes publications colorées) et une matière fourre-tout regroupant histoire-géo-biologie-chimie… en primaire, et ce en Allemagne, pays où je vis depuis plus de vingt ans.

Le soir donc, je range mon parapluie et mon sourire bienveillant pour sortir mon arme favorite (une lame de préférence), aiguiser mes pouvoirs magiques (j’ai un faible avoué pour la télépathie), siffler mes félins, sauter sur mon cheval ou hisser la grand-voile et partir à l’aventure… 

Voilà, c’est tout pour moi, pour cette première fois. Vous avez bien sûr le droit de poser toutes sortes de questions, des plus sérieuses aux plus loufoques. J’y répondrai sous ma couette. 


Maintenant c'est à vous. Nous attendons vos questions et remarques.

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Phooka :

Coucou Sylvie

je suis effarée de ton efficacité ! Quand je vois que tu attaques déjà le tome 3 de "Royaumes ennemis", à quelle vitesse tu réponds aux questions ici. Es-tu toujours comme ça ? =D Si oui, tu dois faire une quantité de choses incroyables en une journée!! :)
Racontes nous une journée type, semaine et weekend!


Sylvie Kaufhold

Je suis efficace parce mon appart est un taudis (et ça ne me dérange pas, je pique une crise rangement toutes les 3 semaines, ça suffit) et que, heureusement, mon mari en fait beaucoup (surtout depuis qu’il télétravaille, je n’ai pas fait une machine à laver depuis 6 mois !! C’est son domaine). Mais oui, j’avoue, je suis un peu hyperactive pour les trucs qui m’intéressent. Le week-end je prépare mes cours, je cuisine et sinon je suis dans mes textes. Le reste ne m’intéresse pas. Je ne suis pas sportive, je ne fais pas partie d’ateliers de macramés ou autres activités sociales. Je mets le nez dehors de temps à autre pour aller me promener le long de la rivière avec une copine ou faire une balade à vélo en famille.

Mes gamins sont grands (21 et 19 ans), ils viennent quand ils ont besoin d’un conseil ou d’un câlin (et oui, j’ai de la chance, j’ai des garçons qui racontent, câlinent, s’intéressent, encore maintenant) mais j’ai beaucoup plus de temps libre qu’avant.


En semaine, c’est école. Je suis instit en primaire et je suis à 100%, donc ça bosse ! Et honnêtement après une journée dans le bruit et les contacts, je suis sur les genoux. J’ai besoin de calme et de solitude. Donc ma famille comprend que je me retire rapidement dans mon monde, dans mes mondes. Du coup oui, le tome 2 sort en juin et j’ai écrit un tiers du tome 3, cette histoire ne me lâche pas.



Ramettes :

Bonjour du dimanche,

En débutant Royaume une question "simplette" m'est venue à l'esprit. Les personnages boivent du thé noir fort ... et toi quelle boisson accompagne ton écriture...
J'admire pouvoir passer de la vie quotidienne à celle d'auteure... moi j'ai du mal et ce n'est que pour lire et tenir mon blog.
Je suis fan des activités artistiques que tu réalises avec tes élèves. Est-ce que ta sensibilité artistique (ex. Couleurs et matières) joue un rôle dans ton univers de fiction ?
Bon dimanche.


Aucune question n’est simplette. Je suis plutôt infusion menthe marocaine (nanah) avec du miel, mais j’aime le thé noir sucré. Je sais les puristes vont hurler au crime de lèse thé, mais parfois j’y ajoute aussi une goutte de jus de citron… une vieille habitude venue de mon enfance. Les Allemands boivent beaucoup de « Tee » mais en vrai ce sont des infusions, toutes plantes confondues.

J’adore enseigner les arts plastiques en primaire. C’est la matière que je préfère de toutes celles que j’enseigne. Mais je ne pense pas que mes deux univers professionnels se croisent. Sauf pour ce qui est de griffonner des cartes avant de me mettre à écrire, mais sans talent, de sorte qu’elles n’apparaissent pas dans les versions éditées.


Alexielle

Bonjour Sylvie,

Ravie de participer à ce mois de... qui me permet de vous découvrir et de vous lire pour la toute première fois. J'ai fini Sol, les réfugiés du froid hier et j'ai beaucoup aimé. Vous parlez dans le volet 1 de cette interview du thème du changement climatique, qui semble apparemment récurrent dans vos livres. Avez-vous d'autres thèmes de prédilection ? De plus, je dis peut-être une bêtise, j'ai énormément de mal avec les classements ^^ (désolée) mais Sol est estampillé jeunesse c'est bien ça ? Et pourtant, je trouve que les thèmes abordés sont très actuels et sociaux aussi, notamment comme vous dites le partage des richesses qui fait défaut et résonne étrangement avec nos sociétés actuelles où certains ont tout, vivent dans leur quant-à-soi comme entre les murs de la cité, fermant les yeux sur la misère de ceux de l'extérieur, les faubourgs et ceux qui tentent de bousculer l'ordre établi sont bannis ou "disparaissent" (définitivement ^^)(je sors d'une journée de cours avec mes maternelles, oui, moi aussi je suis prof et j'avoue j'ai énormément de mal à "organiser mes idées" (l'impression de ne plus avoir de cerveau ^^, j'espère que vous ne m'en voudrez pas)) : comment avez-vous intégré cet aspect social dans votre intrigue ? Était-ce votre idée de départ ? Ou cet aspect est venu au cours de l'écriture ?


Oh je vous comprends, plus les élèves sont petits et plus s’en occuper demande une énergie de dingue !

Je suis ravie que vous aimiez Sol. Oui, il est estampillé ado/jeunes adultes et oui, il aborde des thèmes très actuels bien que transposés. Sol est, à mon avis, jeunesse par le ton et le style, mais le sujet abordé peut intéressé tous les publics. Mon but est de faire rêver tout en faisant réfléchir. L’écologie et le partage des ressources sont des motifs récurrents. La tolérance et l’acceptation de l’autre me tiennent aussi à cœur (souvent via les trames croisées qui permettent de relativiser : nous sommes toujours le méchant de l’autre). Et bien sûr les femmes, qui ont toujours un rôle majeur dans mes écrits – Sol est sans doute le moins féministe de mes romans, mais les femmes y sont nombreuses tout de même.

L’aspect social de Sol était au centre dès la première ligne. C’est un peu mon Germinal à moi 😉. Un milieu particulièrement injuste avec un prolétariat exploité jusqu’à la mort. Et une révolte qui se divise entre ceux qui partent pour trouver leur bonheur ailleurs et ceux qui restent pour lutter. Et puis Sol c’est un peu l’Europe, enfermée derrière ses murs, aveugle à la souffrance des réfugiés climatiques qui se pressent à ses portes. Alors évidemment avec de la magie et des aventures plus réjouissantes que les actualités réelles, mais c’est quand même notre propre égoïsme transposé dans un monde fantasy.


Regina Falange

Bonsoir.

Avez-vous aussi écrit des romans en Allemand ? En avez vous envie? Vos livres sont-ils traduis là-bas ? Les livres jeunesses bilingues ( qui mélangent les questions en français et réponses en anglais par exemple) commencent à fleurir. Étant vous même bilingue, autrice et même professeur, est que ça vous intéresserait un tel projet?


Je parle couramment allemand, mais je ne suis pas capable d’écrire en allemand, du moins pas avec une qualité littéraire. Un seul de mes livres, Allia, a été traduit l’an dernier, grâce à mon éditrice française qui sait ce que cela représente pour moi. Mais ce n’est pas moi qui l’ait traduit.

Il y a quelques années à 4 mains avec mon mari, journaliste presse-écrite, j’ai écrit une version bilingue de ma nouvelle Voleurs de lumière. Elle a été éditée mais n’est plus disponible aujourd’hui.

J’ai également traduit à 4 mains avec une amie allemande quatre romans policiers du français vers l’allemand.



Gilwen

Rebonjour,

Tu dis que Royaumes t'as demandé de vraies recherches sur les coutumes des steppes, les plantes, les stratégies militaires etc… Comment abordes tu toute cette phase de recherche : es-tu plutôt méthodique avec un plan d’attaque tout prêt, ou alors tu te laisses entraîner à surfer d’un ouvrage à un autre au fil des rencontres et grappille les informations à tout va ?Tu parles aussi de ces points communs à tes romans comme les trames qui s’entrecroisent, le fait de faire réfléchir autant que rêver … est-ce que c’est quelque chose qui te séduit aussi en tant que lectrice ? J'ai vu que tu avais été aussi éditrice (directrice de collection ?) : quels étaient les types de livres qui te parlaient, ce qui pouvait te donner envie d’intégrer un manuscrit à une collection ?


J’écris au fil de l’eau, je ne planifie pas grand-chose. Je sais à peu près où je veux aller mais j’avance pas à pas et je me fais souvent surprendre par le déroulement de mes histoires ! Je fais mes recherches au fur à mesure de mes besoins.

J’aime les histoires chorales, complexes. Je ne sais pas si on peut parler d’un type pour les romans que j’ai choisi d’éditer dans la collection du fou. Quand on commencer à lire un manuscrit, il y a une chimie qui se met en place, ou non. Il faut que l’histoire me happe, que les personnages m’entrainent et que les univers soient assez compliqués pour m’intéresser. Les Chroniques de la Mort Blanche de Nicolas Cluzeau a été un vrai coup de cœur, tout comme plus tard Sombre comme l’Aurore de Jean-Michel Lamy. Dans les deux cas il y a à la fois une grande aventure et une vraie réflexion sur l’humain, dans le cas de Sombre une parabole de notre monde, un peu comme pour Sol.


 Paul Beorn

Bonjour Sylvie ! (eh oui, à ton tour d'être attachée à la chaise !!)

Puisque tu exerces aussi une activité d'éditrice, penses-tu que cela t'a apporté ou appris quelque chose qui t'est aujourd'hui utile dans ton écriture ? ou les deux domaines dans ta tête toi sont-ils bien séparés ?


Bonjour Paul et merci de passer poser une question (Tu avais peur que je m’ennuie ? – Je te rassure pour l’instant le siège est confortable, je suis plutôt enfoncée dans un sofa avec des gros coussins que sanglée sur une chaise). Mes expériences d’éditrice sont derrière moi mais je ne pense pas que ça ait influencé de quelque manière que ce soit mon écriture. Ça m’a beaucoup apporté en termes de rencontres et en plaisir de lecture et de découverte, mais ca n’a rien changé à ma manière d’inventer les histoires. Ce sont deux domaines séparés dans ma tête 😉


Fantasy à la carte

Bonjour Sylvie, est-ce que tu as déjà connu le syndrome de la page blanche?


J’avoue, oui. Deux fois. 

Après Allia, je ne savais pas trop comment continuer. Je n’avais pas l’impression d’être une auteure, je pensais juste avoir écrit une histoire, juste une fois. Ma première expérience d’édition ne s’étant pas bien passée (géniale directrice de projet mais éditeurs pas réglo, à-valoir pas versé pendant des mois, bouquin publié sans que j’ai signé de contrat, mauvaise foi, bref la totale alors que c’était un éditeur ayant pignon sur rue). Du coup je n’avais pas trop envie de continuer là-dedans. Je n’avais pas encore réalisé qu’écrire allait devenir un besoin, un plaisir constant et surtout que c’était indépendant du fait d’être publiée ou non, bien ou mal. Je me suis remise à dessiner, j’ai exploré d’autres possibilités d’expression, mais finalement je suis revenue à l’écriture, j’ai commencé Sol et j’ai trouvé une éditrice avec laquelle je me sens bien.

Malgré ça, j’ai eu une seconde panne, de 2017 (après Sol) à 2019, je n’ai écrit que des nouvelles, retravaillé des textes existants (Voleurs est passé du format petite nouvelle jeunesse à novella adulte), commencé de nouveaux romans (plus SF) qui n’ont jamais abouti. Du coup j’ai profité de cette zone de panne d’imagination pour traduire et corriger des textes de copains. Et puis j’ai eu l’idée de Terres Obscures. Ce texte, que j’ai écrit très vite mais retravaillé ensuite assez profondément, m’a remis sur les rails, m’a réancré dans la fantasy (j’avais sous pseudo essayé la romance…) et depuis je n’ai plus arrêté. Et maintenant que je suis dans l’univers de Royaumes, j’écris tout le temps.


Phooka

Comment ta famille (époux, enfants) réagit à ta casquette d'autrice (désolée je ne peux plus écrire auteure ;)) ?
Ont ils lu tous tes romans? Qu'en pensent ils?
Et les enfants à l'école (même s'ils sont trop petits pour te lire je pense). Savent ils que tu 'écris des livres" ?


Mon mari a lu la version allemande d’Allia. C’est un grand lecteur mais pas de fiction, donc lire de la fantasy jeunesse, c’était un bel effort de sa part. Lui et mes enfants sont fiers de moi, ils acceptent facilement que j’ai besoin de temps pour moi, pour écrire. Tous les 3 ont aussi besoin de temps pour eux mais ce temps est consacré au sport. Mon ainé fait du volley en salle en ligue 2 à côté de ses études et le second joue aussi, il est champion d’Allemagne junior de beachvolley. Bref, notre vie de famille a toujours été réglée sur les entrainements 😉 La fantasy ce n’est pas du tout leur rayon et quand ils lisent (surtout des documentaires, des biographies, des essais mais pas de fiction…) ils lisent en allemand, pas en français. Donc non, ils sont fiers de moi mais ils ne me lisent pas.

 

Certains de mes élèves savent mais mes bouquins sont 1) dans une langue qui n’est pas la leur et 2) pas de leur âge. Ceci dit un de plus jolis compliments qu’on m’ait jamais fait vient d’une de mes CE2, Manja, qui m’a un jour déclaré : Quand je serai grande j’aurai deux métiers, comme toi, je serai prof et écrivain ! Ses parents lui avaient montré mes bouquins sur internet. Sylvie Kaufhold c’est vraiment mon nom, donc pour les gamins c’est marrant. Parfois je me dis que j’aurais du prendre un pseudo plus « fantasy » que Sylvie Kaufhold mais tant pis, c’est trop tard pour changer.



Snow :

Bonjour, me voilà enfin! J'ai enfin digéré Sol, les réfugiés du froid et je vais surement entamer Terres obscures très bientôt ! Et j'ai pris le temps de lire toute l'itw !
Il y a une question que j'aime bien poser aux auteurices, c'est pouvez-vous nous décrire une journée type de votre vie d'écrivain. Surtout que si j'ai bien compris vous avez un autre métier + d'autres casquettes mises de côté ;)

Une journée type ? Je ne sais pas si il y en a une. Disons que du lundi au jeudi, je n’arrive pratiquement pas à écrire, surtout en ce moment où la situation à l’école est dévorante du fait des règles covid, des groupes, etc… Le vendredi je finis mes cours à 14h et c’est l’après-midi que je commence en général à écrire. Je rentre, je grignote, je vérifie que personne n’a besoin de moi et si c’est le cas, je file sur mon lit avec mon portable. Je relis les derniers chapitres, corrige quelques trucs pour rentrer dans l’histoire. Puis je relis de façon détaillée le dernier chapitre de la trame que je reprends (comme j’écris en mode choral, je saute d’une histoire à l’autre. Dans Terres obscures il n’y a que 2 trames, mais dans Royaumes Ennemis je jongle avec 5 à 6 trames parallèles). Je prends des notes au crayon sur un petit carnet pour ne rien oublier (parfois j’allume au milieu de la nuit pour noter des idées). Et puis je commence à écrire, ou plutôt à taper. J’écris en règle générale un chapitre d’une traite, soit 1000 à 1400 mots. C’est peu, j’écris toujours des chapitres courts. Le lendemain, samedi, c’est comme tout le monde (#viedediva) les courses, la cuisine, etc… mais dès que je peux je me réenferme dans ma chambre, sur mon lit et je repars pour un chapitre 😉 Le dimanche je suis nettement moins efficace, parce que j’ai déjà mes élèves et mes cours en tête. Bref, heureusement il y a les vacances scolaires pour vraiment avancer !


 La suite de l'ITV par ICI

Semaine 17/2021 sur Bookenstock

 Très grosse semaine encore par ici. Les mémés n'ont pas chômé, même pas le 1er mai (j'espère qu'elles sont payées double hein! )


Des chroniques:









Les coups de coeur du Mois d'avril sont en ligne.


  • La fin du Mois de Paul Beorn, une fin déchirante parce que Paul et bien .... c'est Paul quoi !!







On attend vos questions c'est parti !!






That's all folks !

À la semaine prochaine.

La bise 😷

Bookenstock