mardi 9 novembre 2021

LA DERNIERE GESTE Premier chant de Morgan of Glencoe (Phooka)

 

#1
Dans l'ombre de Paris



Éditions ActuSF
Collections Naos
456 pages
17,90 euros








☇ L'avis éclair de Phooka sur le premier chant de La dernière geste de Morgan of Glencoe ☇



Comment rendre justice à un tel roman.
Sérieusement, je ne sais pas.
Rien de ce que je pourrais écrire ne sera à la hauteur.
Lisez-le.



L'AVIS DE PHOOKA:







Enfin je découvre La dernière geste ... comme d'habitude après tout le monde ! Alors je ne vais pas m'étendre sur le récit en lui-même puisque beaucoup l'ont déjà fait et Dup en particulier. J'avais tellement entendu encenser ce roman que j'avais très peur de le découvrir. Peur d'être déçue et qu'il ne soit pas à la hauteur de mes attentes ... Disons le tout de suite: ça faisait bien longtemps que je ne m'étais pas faite embarquer par un roman de fantasy de cette façon. Scotchée dès les premières phrases. C'est rare !

Comment vous en parler ? Depuis deux jours je me pose la question sans trouver de réponse. Je sèche comme rarement ça m'est arrivé. Ça me rend dingue. Je ne suis pas capable de trouver les mots pour exprimer le plaisir que j'ai eu pendant ma lecture. Donc je vais être brève, concise, écrire une chronique nulle pour un roman exceptionnel. Encore une grande réussite ... Bref, pour un peu je ne vous en parlerai pas et si je pouvais j'arrêterais ma chronique là.

J'ai tout de suite adoré le personnage principal. Yuri. Cette princesse élevée dans la plus stricte rigueur japonaise, ne montrant jamais la moindre émotion et pourtant bouillonnante à l'intérieur. Ce personnage est fabuleux, vraiment. Elle est détestable, mais on ne peut pas lui en vouloir. Toute son éducation l'a formée à se comporter de cette façon. Tout le poids des traditions et de la société. Elle est japonaise, elle est princesse et elle est une femme. Un tel poids sur ses épaules. Et pourtant une petite étincelle brille au fond d'elle. Etincelle qu'elle éteint avec vigueur dès qu'elle se montre, mais étincelle qui va grandir dès que l'occasion va se présenter. Quelle héroïne incroyable, qui prend son ampleur au fil des pages et qui reflète si bien le carcan imposé par une société, pas forcément que japonaise d'ailleurs ...

Alors oui je pourrais tout aussi bien vous parler de Sir Edward Longway, de Bran, de Taliesin, de Ren, du Capitaine Trente-Chênes et de tous les autres. Tous ces personnages fabuleux, chaleureux, portant tous sur leurs épaules la richesse de ce qu'ils sont et de ce qu'ils représentent. Je ne parlerai pas non plus du contexte historique, de Louis XX et de son fils le prince Louis-Philippe, de Kenzô, des Rats et des Fourmis, de la musique, des chants. Je ne parlerai pas non plus de la tragédie qu'on voit poindre très vite et qui est inéluctable, on le sait depuis le début. Je ne saurais le faire suffisamment bien pour rendre hommage au roman, à l'écriture si poétique et ensorcelante de Morgan of Glencoe


Dans l'ombre de Paris, n'est pas un roman dont on parle, c'est un roman qu'on lit, qui vous transporte, qui vous émeut, qui vous bouleverse, qui vous fait passer des nuits bien courtes. Un roman que vous ne pouvez pas oublier. Non je ne vous en parlerai pas, ce serait un bien piètre hommage. Lisez-le, tout simplement.




2 commentaires:

  1. Maintenant toi aussi tu comprends pourquoi on a du mal à trouver nos mots sur un tel chef d'œuvre ! (J'espère que tu as foncé sur la suite ;) )

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    1. NOn, je n'ai pas foncé sur la suite parce que j'ai plein d'autres lectures qui m'attendent. Mais dès que je peux je le fais c'est sûr ;)

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