jeudi 9 juillet 2020

LES CHATS DES NEIGES NE SONT PLUS BLANCS EN HIVER de Noémie Wiorek




Éditions L'Homme Sans Nom
408 pages
21,90 €






L'avis express de Dup sur Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver de Noémie Wiorek


Un premier roman qui n'a pas su me convaincre totalement malgré quelques qualités indéniables.


L'AVIS DE DUP




Le royaume de Morz, aujourd'hui dirigé par le jeune prince Jaroslav, n'est plus ce qu'il était. Cela fait des siècles qu'il n'est plus tombé un seul flocon sur Morz. Jaroslav et ses prêtres prient la Lumière apportée par Eldan, celle là même qui a chassé la neige. Mais ces étendues boueuses et informes ne sont pas du goût de tout le monde. Des sorcières et de leurs animaux totem d'une part, et de Noir d'autre part. Noir, c'est une entité ténébreuse toujours cachée sous son casque et sa cape, qui a rallié sous sa coupe une horde de créatures horrifiques dirigée par son Second.  

Le récit de Noémie Wiorek va alterner les points de vue entre les nombreux personnages de chaque clan dans cette lutte. Le parallèle entre le Bien et le Mal saute aux yeux, et pourtant on a très vite du mal à distinguer qui est du bon côté tant chaque personnage charrie de parts de noirceur. C'est une lutte sans merci qui va se jouer, les uns se cachant dans des grottes humides, les autres derrière leurs remparts.

Dark Fantasy s'il en est, on a bien du mal à prendre le parti d'un seul des personnages, ni même de clan. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont tous détestables, mais j'avoue que je ne me suis attachée à aucun. Néanmoins, un personnage sort nettement du lot, ne serait-ce que parce qu'on la suit beaucoup plus, c'est Agnieszka, alias Ania, alias la Blanche. Redoutable guerrière, taiseuse, mais le mode de narration nous permet d'accéder à ses pensées qui nous la montre fidèle sans qu'elle sache pourquoi... J'aurai presque pu m'y attacher, mais le passé et les raisons de son changement ont agit comme un véritable flop pour moi.

La plume de Noémie Wiorek reste belle dans cette ambiance de noirceur. Certaines descriptions sont même très poétiques, et pourtant je n'ai pu refouler un sentiment de lassitude à la lecture. Des longueurs et des scènes d'action parfois bien confuses. Une fin néanmoins plus savoureuse avec quelques retournements de situations inattendus. 

Je suis passée à côté de ce roman au titre accrocheur et intriguant dont l'explication ne surviendra qu'à la toute fin. Un premier roman qui pour moi reste confus mais qui dévoile une belle plume "à surveiller". Et je ne peux quitter cette chronique sans un hommage aux éditions HSN pour le bel écrin offert. Une superbe illustration (bon, la chevelure aurait dû être blanche hein !) et une mise en page originale.





mercredi 8 juillet 2020

En juillet, une bien belle anthologie chez Actusf [sorties]



ANTHOLOGIE


IMAGINER LES POSSIBLES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE



NOS FUTURS

23 auteurs !!!
Je ne vais citer que ceux connus sur Bookenstock !

Pierre Bordage
Estelle Faye
Chloé Chevalier
Raphaël Granier de Cassagnac
Sylvie Lainé
Jeanne-A. Desbats




Rien que pour ces six là, il me le faut !!!
mardi 7 juillet 2020

HARRISON HARRISON de Daryl Gregory



Editions Le Belial
345 pages
19.90 euros




☇ L'avis éclair de Phooka sur Harrison Harrison de Daryl Gregory ☇



Un récit initiatique sur fond lovecraftien.
Ça tient la route et c'est même franchement sympa.



L'AVIS DE PHOOKA:





Pourquoi ai-je décidé de lire Harrisson Harrison ? En vrai ? Je ne sais pas. Des rumeurs sur les réseaux sociaux ? L'impression d'avoir entendu déjà parler de l'auteur ? Le résumé très alléchant ? Un peu de tout ça. J'ai eu un doute au moment de le commencer en me demandant finalement ce que je faisais avec ce roman et ce doute s'est levé dès les premières pages, happée par le récit.

Harrison Harrison, Harrison² donc, est un jeune garçon. On le découvre au moment où il arrive dans la "charmante" bourgade de Dunnsmouth, Massachusetts. J'ai bien mis des guillemets à charmante, parce que cette petite ville en bord de mer peut sans aucun doute s'enorgueillir de beaucoup d'adjectifs ... mais pas celui-ci. Sombre, étrange, laide, arriérée tous ces qualificatifs lui conviennent bien par contre. Pas de réseaux, le téléphone ne passe pas. Le brouillard est constant, la maison que sa mère a louée pour le séjour est hideuse, mais le pompon c'est le lycée ... Une énorme bâtisse tel un bloc de pierre noire, massif et humide. Et que dire des étudiants, tous habillés de la même façon, totalement silencieux et agissant de concert. Quant au contenu des cours ...

Harrison commence à regretter d'avoir absolument voulu accompagner sa mère, une scientifique, qui étudie les créatures maritimes. Elle a prévu de passer 2 mois à Dunnsmouth et au bout d'une seule journée, il n'en peut plus et serait presque prêt à retourner chez son grand-père dans l'Oregon. C'est alors que sa mère disparaît en mer. Les recherches ne permettent pas de la retrouver, mais Harrison ne veut pas accepter sa disparition. Il faut dire que son père a disparu dans les mêmes circonstances quand il était encore bébé et c'est lors de ce naufrage, qu'Harrison a perdu sa jambe. Depuis il cauchemarde: des histoires de monstres et de tentacules ... Et maintenant le cauchemar devient réalité ...

Alors évidemment, même ceux qui ne connaissent pas Lovecraft auront fait le lien. Dunnsmouth/Innsmouth, le parallèle est facile à trouver. Il en est de même pour l'ambiance,  l'atmosphère, les bébêtes pas sympas dans la mer ... Mais il ne s'agit pas d'un plagiat ou d'une  énième "resucée" de Lovecraft, non. Daryl Gregory utilise ce cadre pour raconter une histoire, presque un récit initiatique. Parce que sa mère a disparu, Harrison va devoir faire face. Seul. Face à ses souvenirs, face aux autres, face à ses sentiments filiaux. Tout en menant son enquête, il va grandir et apprendre. Alors oui, tout est sombre, noir, plein de monstres et d'humains vraiment étranges, mais le roman va au-delà de ça et nous brosse le tableau d'un adolescent qui apprend à vivre avec son entourage.

Si le récit est horrifique, le ton ne l'est pas, en grande partie grâce à Lub, cet habitant des mers, qui ajoute une note de chaleur et d'humour par sa vision des humains et son imprévisibilité. L'écriture est légère et agréable et les pages tournent réellement toutes seules. Rajoutons à cela que le livre en tant qu'objet est très beau et très agréable à manier, une belle qualité qui rend la lecture encore plus envoûtante.

Harrison, Harrison est une très agréable lecture pour ados et adultes, un moment de plaisir et de détente. Il s'en faut de peu que ce ne soit un coup de cœur. Presque seulement, sans que je sache pourquoi d'ailleurs. En tout cas, n'hésitez pas à vous plonger dans l'océan, non dans ce roman ce sera moins dangereux! 





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dimanche 5 juillet 2020

Semaine 27/2020 sur Bookenstock [bilan]



Bon cette fois, c'est un vrai bilan. Les Vénérables sont retournées chacune dans leurs montagnes et j'ai repris du service un peu plus sérieusement !


Les chroniques. Deux seulement, lundi et vendredi, elles en foutent pas une mes vénérables en ce moment...




  • Fin de l'exploration des tomes 2 du BlogTour de Phooka qui se régale toujours avec Verity Long de Angie Fox









  • Jeudi, une annonce de taille : Mes vénérables se mettent en mode "vacances" , avec un dessin de Dup allègrement pompé sur ma bannière, donc sur le travail de Chutmamanlit !









Sur ce, bonne semaine à tous

À la prochaine... ou pas.

La bise

Bookenstock




samedi 4 juillet 2020

Défi dessin # 9




Thème de la semaine : L'oeil



J'avais d'abord envie de faire un dessin style "planche anatomique", mais tout ce que je trouvais était trop classique, trop propret, trop lisse. J'avais envie d'un truc crade, genre les écorchés de Gunther von Hagens, le célèbre Docteur la mort. Mais pareil, impossible de trouver un gros plan sur un œil, et puis pas assez expressif...
En fait, je n'avais pas envie de faire un œil classique. Parce que je sais que je n'arrive jamais à retranscrire une expression dans un regard, et du coup, même un bel œil, c'est moche quand c'est vide.


Voilà ce que j'aimerai savoir faire : au pinceau, Magali Villeneuve ♥♥♥



Du coup, j'ai fait un œil... de dragon 😄



version pierre


ou émeraude 😄