mardi 31 mars 2026
IRON PRINCE tome 1 partie 2 de Bryce O'Connor et Luke Chmilenko [papier et audio]
lundi 30 mars 2026
KATABASIS de R.F. Kuang
L'avis express de Dup sur Katabasis de R.F. Kuang
L'AVIS DE DUP
Le titre de ce roman, Katabasis, signifie en grec une descente aux enfers. Et c'est exactement ce que nous va proposer R.F. Kuang, après un bref séjour à l'université de Cambridge.
Tout étudiant sait combien il est difficile de trouver ET d'être accepté par un bon directeur de thèse. Et c'est le cas d'Alice Law, qui le sait cruellement. Cela fait plusieurs années qu'elle travaille sous la férule du meilleur, Jacob Grimes, titulaire de la chaire de magie analytique de Cambridge. Or il vient d'être tué par un sortilège défectueux, peut-être même dû à une erreur commise par Alice au laboratoire la veille.
Recommencer à zéro, confier ses connaissances à un autre directeur de thèse, et en plus ne pas accéder aux débouchés promis par Grimes est tout bonnement inconcevable. Elle décide donc de tout mettre en oeuvre pour aller le rechercher en enfer et le ramener à la vie. Mais au moment où elle s'apprête enfin à tracer à la craie son pentagramme magique, elle est rejointe par Peter Murdoch, son rival, un autre étudiant brillant de Grimes. Et il insiste pour l'accompagner...
Le reste du récit, l'essentiel de l'intrigue en fait, sera le récit de leur périple à travers les huit cours de l'Enfer, qui suivent presque les célèbres cercles de l'enfer de Dante à un détail près. Nous avons bien l'Orgueil et le Désir en premier, mais l'Envie remplace l'Avarice, puis suivent la Colère, la Violence, la Cruauté, la Tyrannie et enfin la mystérieuse huitième cours.
Ce voyage servira à conter l'histoire d'Alice principalement, puis celle de Peter et brièvement celle de Grimes le tout sur fond d'une satyre mordante du monde universitaire. Si ce récit n'avait pas été prétexte à moults digressions sur des dilemmes logiques, éthiques se rapprochant plus d'une dissertation philosophique j'aurai pu le lire bien plus vite. Si l'autrice ne m'avait pas noyée dans toutes ces énigmes mathématiques de Machin, ces paradoxes d'Untel et ces discussions interminables sur les règles de la logique, j'aurai pu aimer ce roman. En l'occurrence, vous l'aurez compris, ce fut une lecture âpre et exigeante.
Néanmoins j'ai beaucoup apprécié l'image de l'Enfer selon Kuang qui est finalement l'image renversée de cette université de Cambridge. Par exemple, l'Orgueil prend la forme d'une immense bibliothèque où les Ombres sont là pour expier des fautes mineures telles que du plagiat, ou simplement de la frime. Le Désir prendra la forme du campus universitaire. Bien plus tard, Alice arrivée au coeur de l'Enfer, à la cité de Dis, découvrira que pour quitter ce lieu et accéder à la réincarnation il suffit de rédiger une thèse, la déposer et attendre son approbation... qui n'arrive jamais. Il n'empêche que toute la ville, son économie, son fonctionnement est basée sur et pour ces Ombres rédigeant leurs thèses.
Nos deux étudiants vivants et perdus au milieu de toutes ces Ombres seront confrontés à de nombreux dangers, histoire que ce ne soit pas une balade trop facile. Le Léthé par exemple qui menace d'avaler tous vos souvenirs, des monstres terrifiants et agressifs faits d'assemblage d'os et si j'ai bien compris, les pires de tous, les Kripkes. Des individus qui du temps de leur vivant ont transformé la magie en spectacle ! Inadmissible vous en conviendrez :))
Je n'étais visiblement pas le bon public visé pour ce roman Katabasis, moi qui cherche plutôt le divertissement que l'apprentissage dans mes lectures. Mais je ne doute pas qu'il trouvera son public, R.F. Kuang ayant son aréopage de fans. Autant vous faire votre avis personnel n'est-ce-pas !
* SP papier *
dimanche 29 mars 2026
L'EHPAD des Vénérables de Bookenstock, semaines 10-11-12-13 /2026
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vendredi 27 mars 2026
FOUR RUINED REALMS de MAI CORLAND
Five Broken Blades Tome 2
☇ L'avis éclair de Phooka sur Four Ruined Realms ☇
jeudi 26 mars 2026
NOIRES SONT LES ÂMES PERDUES de Oriane Dardres [audio]
L'avis express de Dup sur Noires sont les âmes perdues.
L'AVIS DE DUP
Adèle est ingénieuse et débrouillarde et met en place des plans de plus en plus fous, pour récupérer des sous, pour lui offrir le meilleur à manger. Bien évidemment, cela dérape et elle se retrouve dans les catacombes sous Paris à errer avec Gontran, un compagnon d'infortune. Ils découvrent un sarcophage qu'ils ouvrent et libèrent ainsi Isaac, un vampire. Gontran servira de repas à Isaac tandis qu'Adèle s'enfuit.
Mais Isaac la retrouvera la nuit suivante dans sa chambre. Tétanisée de peur au début, les rouages de son cerveau la sorte bien vite de sa transe. Et déjà elle imagine tirer profit de la présence d'Isaac et de l'emprise qu'elle a sur lui. En effet, le vampire semble la prendre pour la nécromancienne qui l'a transformé.
Adèle est un personnage très morally-grey qu'il faut accepter si l'on veut apprécier ce récit. Malgré tout elle est touchante par sa volonté d'aider à tout prix son frère. Ses pensées, ses actions, se reflètent dans le titre du roman qui prend alors tout son sens ! Simon lui ne peut que toucher le lecteur avec son traumatisme bien marqué. Mais la palme revient largement au personnage d'Isaac. D'abord parce que l'on est loin de l'image du vampire romantique et gothique classique puisque l'autrice en fait la victime. Ensuite parce que les descriptions de sa douleur, de sa souffrance permanente, broieraient les cœurs les plus endurcis. De fait Isaac est mort de froid en 1812 lors de la retraite de la Bérézina, avant d'être transformé. Et ce froid polaire le torture toujours.
Noires sont les âmes perdues est un roman à l'ambiance sombre où l'apparition du fantastique n'apporte pas comme d'habitude l'évasion, mais au contraire souligne la noirceur et le chaos ambiant. La plume d'Oriane Dardres est très visuelle et son récit nous immerge dès le premier chapitre. Le Paris d'après-guerre devient presque un personnage à part entière, avec sa fresque sociale réaliste. C'est le fantastique au service d'un récit contemporain et historique.
J'ai beaucoup apprécié ce récit et l'audio lui rend justice, même si j'ai toujours la même réserve vis à vis de la narratrice Adelaïde Poulard. Pour la narration et les voix de femmes elle est parfaite, en revanche son interprétation des voix masculines me fait grincer des dents. Cependant l'attrait du récit d'Oriane Dardres nous replonge immédiatement dans l'ambiance adéquate et le plaisir revient.









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