jeudi 9 juillet 2020

LES CHATS DES NEIGES NE SONT PLUS BLANCS EN HIVER de Noémie Wiorek




Éditions L'Homme Sans Nom
408 pages
21,90 €






L'avis express de Dup sur Les chats des neiges ne sont plus blancs en hiver de Noémie Wiorek


Un premier roman qui n'a pas su me convaincre totalement malgré quelques qualités indéniables.


L'AVIS DE DUP




Le royaume de Morz, aujourd'hui dirigé par le jeune prince Jaroslav, n'est plus ce qu'il était. Cela fait des siècles qu'il n'est plus tombé un seul flocon sur Morz. Jaroslav et ses prêtres prient la Lumière apportée par Eldan, celle là même qui a chassé la neige. Mais ces étendues boueuses et informes ne sont pas du goût de tout le monde. Des sorcières et de leurs animaux totem d'une part, et de Noir d'autre part. Noir, c'est une entité ténébreuse toujours cachée sous son casque et sa cape, qui a rallié sous sa coupe une horde de créatures horrifiques dirigée par son Second.  

Le récit de Noémie Wiorek va alterner les points de vue entre les nombreux personnages de chaque clan dans cette lutte. Le parallèle entre le Bien et le Mal saute aux yeux, et pourtant on a très vite du mal à distinguer qui est du bon côté tant chaque personnage charrie de parts de noirceur. C'est une lutte sans merci qui va se jouer, les uns se cachant dans des grottes humides, les autres derrière leurs remparts.

Dark Fantasy s'il en est, on a bien du mal à prendre le parti d'un seul des personnages, ni même de clan. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils sont tous détestables, mais j'avoue que je ne me suis attachée à aucun. Néanmoins, un personnage sort nettement du lot, ne serait-ce que parce qu'on la suit beaucoup plus, c'est Agnieszka, alias Ania, alias la Blanche. Redoutable guerrière, taiseuse, mais le mode de narration nous permet d'accéder à ses pensées qui nous la montre fidèle sans qu'elle sache pourquoi... J'aurai presque pu m'y attacher, mais le passé et les raisons de son changement ont agit comme un véritable flop pour moi.

La plume de Noémie Wiorek reste belle dans cette ambiance de noirceur. Certaines descriptions sont même très poétiques, et pourtant je n'ai pu refouler un sentiment de lassitude à la lecture. Des longueurs et des scènes d'action parfois bien confuses. Une fin néanmoins plus savoureuse avec quelques retournements de situations inattendus. 

Je suis passée à côté de ce roman au titre accrocheur et intriguant dont l'explication ne surviendra qu'à la toute fin. Un premier roman qui pour moi reste confus mais qui dévoile une belle plume "à surveiller". Et je ne peux quitter cette chronique sans un hommage aux éditions HSN pour le bel écrin offert. Une superbe illustration (bon, la chevelure aurait dû être blanche hein !) et une mise en page originale.





mercredi 8 juillet 2020

En juillet, une bien belle anthologie chez Actusf [sorties]



ANTHOLOGIE


IMAGINER LES POSSIBLES DU CHANGEMENT CLIMATIQUE



NOS FUTURS

23 auteurs !!!
Je ne vais citer que ceux connus sur Bookenstock !

Pierre Bordage
Estelle Faye
Chloé Chevalier
Raphaël Granier de Cassagnac
Sylvie Lainé
Jeanne-A. Desbats




Rien que pour ces six là, il me le faut !!!
mardi 7 juillet 2020

HARRISON HARRISON de Daryl Gregory



Editions Le Belial
345 pages
19.90 euros




☇ L'avis éclair de Phooka sur Harrison Harrison de Daryl Gregory ☇



Un récit initiatique sur fond lovecraftien.
Ça tient la route et c'est même franchement sympa.



L'AVIS DE PHOOKA:





Pourquoi ai-je décidé de lire Harrisson Harrison ? En vrai ? Je ne sais pas. Des rumeurs sur les réseaux sociaux ? L'impression d'avoir entendu déjà parler de l'auteur ? Le résumé très alléchant ? Un peu de tout ça. J'ai eu un doute au moment de le commencer en me demandant finalement ce que je faisais avec ce roman et ce doute s'est levé dès les premières pages, happée par le récit.

Harrison Harrison, Harrison² donc, est un jeune garçon. On le découvre au moment où il arrive dans la "charmante" bourgade de Dunnsmouth, Massachusetts. J'ai bien mis des guillemets à charmante, parce que cette petite ville en bord de mer peut sans aucun doute s'enorgueillir de beaucoup d'adjectifs ... mais pas celui-ci. Sombre, étrange, laide, arriérée tous ces qualificatifs lui conviennent bien par contre. Pas de réseaux, le téléphone ne passe pas. Le brouillard est constant, la maison que sa mère a louée pour le séjour est hideuse, mais le pompon c'est le lycée ... Une énorme bâtisse tel un bloc de pierre noire, massif et humide. Et que dire des étudiants, tous habillés de la même façon, totalement silencieux et agissant de concert. Quant au contenu des cours ...

Harrison commence à regretter d'avoir absolument voulu accompagner sa mère, une scientifique, qui étudie les créatures maritimes. Elle a prévu de passer 2 mois à Dunnsmouth et au bout d'une seule journée, il n'en peut plus et serait presque prêt à retourner chez son grand-père dans l'Oregon. C'est alors que sa mère disparaît en mer. Les recherches ne permettent pas de la retrouver, mais Harrison ne veut pas accepter sa disparition. Il faut dire que son père a disparu dans les mêmes circonstances quand il était encore bébé et c'est lors de ce naufrage, qu'Harrison a perdu sa jambe. Depuis il cauchemarde: des histoires de monstres et de tentacules ... Et maintenant le cauchemar devient réalité ...

Alors évidemment, même ceux qui ne connaissent pas Lovecraft auront fait le lien. Dunnsmouth/Innsmouth, le parallèle est facile à trouver. Il en est de même pour l'ambiance,  l'atmosphère, les bébêtes pas sympas dans la mer ... Mais il ne s'agit pas d'un plagiat ou d'une  énième "resucée" de Lovecraft, non. Daryl Gregory utilise ce cadre pour raconter une histoire, presque un récit initiatique. Parce que sa mère a disparu, Harrison va devoir faire face. Seul. Face à ses souvenirs, face aux autres, face à ses sentiments filiaux. Tout en menant son enquête, il va grandir et apprendre. Alors oui, tout est sombre, noir, plein de monstres et d'humains vraiment étranges, mais le roman va au-delà de ça et nous brosse le tableau d'un adolescent qui apprend à vivre avec son entourage.

Si le récit est horrifique, le ton ne l'est pas, en grande partie grâce à Lub, cet habitant des mers, qui ajoute une note de chaleur et d'humour par sa vision des humains et son imprévisibilité. L'écriture est légère et agréable et les pages tournent réellement toutes seules. Rajoutons à cela que le livre en tant qu'objet est très beau et très agréable à manier, une belle qualité qui rend la lecture encore plus envoûtante.

Harrison, Harrison est une très agréable lecture pour ados et adultes, un moment de plaisir et de détente. Il s'en faut de peu que ce ne soit un coup de cœur. Presque seulement, sans que je sache pourquoi d'ailleurs. En tout cas, n'hésitez pas à vous plonger dans l'océan, non dans ce roman ce sera moins dangereux! 





tous les livres sur Babelio.com
dimanche 5 juillet 2020

Semaine 27/2020 sur Bookenstock [bilan]



Bon cette fois, c'est un vrai bilan. Les Vénérables sont retournées chacune dans leurs montagnes et j'ai repris du service un peu plus sérieusement !


Les chroniques. Deux seulement, lundi et vendredi, elles en foutent pas une mes vénérables en ce moment...




  • Fin de l'exploration des tomes 2 du BlogTour de Phooka qui se régale toujours avec Verity Long de Angie Fox









  • Jeudi, une annonce de taille : Mes vénérables se mettent en mode "vacances" , avec un dessin de Dup allègrement pompé sur ma bannière, donc sur le travail de Chutmamanlit !









Sur ce, bonne semaine à tous

À la prochaine... ou pas.

La bise

Bookenstock




samedi 4 juillet 2020

Défi dessin # 9




Thème de la semaine : L'oeil



J'avais d'abord envie de faire un dessin style "planche anatomique", mais tout ce que je trouvais était trop classique, trop propret, trop lisse. J'avais envie d'un truc crade, genre les écorchés de Gunther von Hagens, le célèbre Docteur la mort. Mais pareil, impossible de trouver un gros plan sur un œil, et puis pas assez expressif...
En fait, je n'avais pas envie de faire un œil classique. Parce que je sais que je n'arrive jamais à retranscrire une expression dans un regard, et du coup, même un bel œil, c'est moche quand c'est vide.


Voilà ce que j'aimerai savoir faire : au pinceau, Magali Villeneuve ♥♥♥



Du coup, j'ai fait un œil... de dragon 😄



version pierre


ou émeraude 😄


vendredi 3 juillet 2020

VERITY LONG tome 2 de Angie Fox

Verity Long #2

Un Squelette dans le Placard


Editions Alter Real
5.99 en version électronique
(309 en version papier)



☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Verity Long ☇



Toujours un plaisir de retrouver Verity et Frankie.
Un vrai duo de choc.


L'AVIS DE PHOOKA:







Voilà donc le dernier roman de ma série "les tomes 2 du BlogTour", et je sais déjà que sa suite fera partie de ma future série des "tomes 3 du BlogTour" :)

Le premier opus de Verity Long nous avait permis de faire la connaissance de Verity. Une jeune femme intelligente, pleine de ressources et complètement fauchée suite à son refus de se marier avec le plus beau parti de la ville. Dans le Sud, et en particulier à Sugarland, ce genre de situation ne pardonne pas, surtout quand la belle-mère est une Wydell. Vu la puissance de cette famille, il ne lui a pas fallu beaucoup d'efforts pour que Verity se retrouve sans emploi et obligée de vendre tous ses bien pour dédommager la famille des frais du mariage raté. Enfin, tous ses biens, ce n'est pas tout à fait exact puisque Verity a réussi à garder la maison de sa grand-mère. Vide d'accord, mais au moins elle permet à Verity d'avoir un toit, même si elle mange des nouilles chinoises déshydratées à tous les repas.

Verity vit dans sa grande maison avec Lucy, sa mouffette et ... Frankie le fantôme, un gangster des années 20. Frankie veut toujours retrouver sa liberté, mais pour ça, Verity doit récupérer ses cendres qu'elle a jeté par hasard au pied de ses rosiers. Ce n'est pas gagné. En attendant, ils cohabitent et Frankie va devoir , une nouvelle fois aider Verity. En effet, Darla a été assassinée dans la bibliothèque pendant qu'elle préparait le festival annuel historique de Sugarland. Personne ne comprend pourquoi et Verity, avec l'aide de Frankie, va aller discrètement interroger les fantômes qui hantent cette ancienne bâtisse. Son don pour voir les fantômes va lui être précieux, une fois de plus. De cette façon, Verity va en apprendre de belles. Non seulement sur le meurtrier, mais aussi-et surtout-sur Sugarland et son passé "prestigieux". Pas sûr que les habitants lui vouent une reconnaissance éternelle, mais Verity ne peut pas cacher la vérité ...

Et puis cette chronique ne serait pas complète si je ne vous parlais pas d'Ellis. Ellis Wydell, l'autre fils, le frère de l'ex-futur époux de Verity, le beau sheriff ... Ces deux-là se cherchent toujours, mais leur histoire est en filigrane très fin dans le récit. En effet, le récit se concentre vraiment sur l'enquête, le mystère et le suspense est total. On n'est pas du tout dans de la romance, ni même de la romance paranormale. Verity Long est de l'urban fantasy avec une héroïne au caractère bien trempé, sans être caricaturale. Elle n'a pas de supers pouvoirs, sa voiture est une poubelle, son porte-monnaie est toujours vide, mais elle se débrouille. Ce qui est sûr c'est que sa loyauté est sans faille et sa recherche de la vérité toujours au premier plan quelques soient les conséquences.

Verity Long est une chouette série, le ton est léger, l'humour est présent, cependant le mystère est total et le suspense toujours là. De l'action et des rebondissements rajoutent du piment. Bref, le roman se lit avec beaucoup de plaisir. Tous les ingrédients sont là pour faire de cette lecture un bon moment de détente, n'hésitez pas!








jeudi 2 juillet 2020

VACANCES !



Comme chaque année en juillet/août les Vénérables s'octroient de la détente.
Moins de chroniques ... ou pas 
Moins d'articles ... ou pas
On est toujours là ... ou pas
Enfin bref, plus de flexibilité
Passez tous un bel été malgré les contraintes
des bises





Et pour illustrer, un superbe dessin de Dup, toujours aussi douée !!! 💓

mercredi 1 juillet 2020
mardi 30 juin 2020

#OPAllStars



Vous souvenez-vous de e-Dantès ?

Pendant le confinement, ils nous avaient proposé chaque jour une sélection de livres numériques gratuits.



Ils reviennent sur le devant de la scène dès aujourd'hui !

Du 29 juin au 3 juillet

c'est l'OP AllStars



e-Dantès regroupe 27 Éditeurs et mettent ainsi en avant plus de 500 auteurs.
Au total plus de 800 livres numériques tous au prix de 1,99 euros, pour certains cela représente 80% du prix de base !


Même principe, vous allez là :  https://op2020.opallstars.com/
Vous inscrivez votre adresse mail, et c'est parti pour un aperçu tous les jours des choix du lendemain. Plein, plein, plein de epub, pas gratuits mais presque




lundi 29 juin 2020

LES SECRETS DU PREMIER COFFRE de Fabien Cerutti





Éditions Mnémos
350 pages
23 euros






L'avis express de Dup sur Les secrets du premier coffre de Fabien Cerutti


Parfait pour découvrir l'univers du Bâtard de Kosigan !
Parfait pour l'approfondir pour les connaisseurs !



L'AVIS DE DUP




Voilà plusieurs jours que j'ai fini ma lecture et que je tourne et retourne la façon d'en parler ici. J'aurai aimé en parler comme d'un roman, mais non, définitivement, ce n'est pas possible. C'est bien un recueil de différentes histoires et je vais devoir prendre le parti de parler de chacune d'elles. Tant pis, ma chronique va faire 3 km de long ! Quelques mots quand même sur le titre Les secrets du premier coffre, plein de promesses, car qui dit premier, dit suivant. Et lorsque, comme moi, on a adoré ce qu'on a découvert dans ce premier, on se frotte les mains en attendant la suite ! 

Et puis, contrairement à d'habitude, je n'ai pas eu ce sentiment de lassitude, ni même d'énervement, qui me prend à la lecture d'un recueil de nouvelles. Peut-être parce que celles-ci sont longues ou peut-être tout simplement parce qu'il s'agit de Fabien Cerutti... Chacune de ces histoires est précédée d'une analyse faite par Elisabeth Hardy, un personnage rencontré dès le premier tome de la saga. Il s'agit de l'ex compagne de Kergaël de Kosigan, le descendant de notre Bâtard préféré.

  • Légende du premier monde.

Récit qui n'est autre que "Le dit de Mendorallen Ilbarimen." ♥♥♥
Mendorallen est un personnage qui apparaît dans le 4ème tome de la saga, Le testament d'involution et que j'ai adoré, celui là même qui orne la couverture du T4 . Il nous parle de son grand-père et donc d'un monde bien antérieur au bâtard, vu que Mendorallen est âgé de quelques siècles lorsque nous le rencontrons. Un monde aux descriptions somptueuses en parfaite phase avec son nom qui fait rêver : Atalan'théis ! Un grand-père avec des caractéristiques particulières : une affinité singulière avec le monde végétal qui va lui permettre de collaborer avec un Grand Maître des créatures. Ensemble ils vont créer l’ancêtre des elfes, une Iëlfelanane dont le nom signifie "des feuilles sous le vent". Il est poète mine de rien notre Cerutti 😁. Poète, mais perfide, car il ne lâche rien sur le mystère du Noir-sang, si ce n'est des approches pleines de subjonctifs !!!

  • Ineffabilis amor.

Le plus charnu des récits du premier coffre, alors même qu'on n'y rencontre aucun des personnages de la saga. En revanche il nous fait découvrir les raisons qui ont amené le pape Innocent III à lancer l'Inquisition noire qui y est abordée assez souvent : l'extermination des races non humaines.
On est en 1180, Lotario Dei Conti n'est alors qu'un jeune novice dans un monastère lorsqu'il tombe sous le charme d'une satyre au premier regard. Il va la tirer d'un mauvais pas, puis jeune naïf, espérer l'attirer elle et toute sa communauté de faunes au sein de l'église catholique. Les augures ayant annoncé que ce jeune Lotario influencerait l'avenir des peuples non-humains, les faunes ont encouragé son penchant pour Rize-Line. Un texte dur mais poignant, avec une conclusion toute en finesse, du Cerutti pur jus !

  • Le crépuscule et l'aube.

Cette nouvelle est sans aucun doute ma préférée car c'est grâce à elle que j'ai découvert la plume de l'auteur au cours d'Imaginales et décidé de démarrer cette saga qui en était déjà au second tome. Cette partie de "rêve en l'air" restera à jamais marquée dans ma mémoire pour son côté poétique et sensuel, pour l'imagination même de ces rapports fécondants elfiques ! J'ai eu un plaisir monstre à la relire, oui, moi, une nouvelle !
Une citation que j'avais déjà notée dans mon anthologie, je vous la livre donc aujourd'hui !
La destinée se révèle souvent capricieuse. Plus elle aide un homme à s'approcher des nues, plus il y a de chances qu'elle finisse par le pousser dans le dos arrivé au sommet. 

  • Fille-de-joute.

Cette nouvelle ci, je l'ai adorée. Forcément, puisqu'on y retrouve enfin le Bâtard. Il s'est fait désirer le bougre ! Encore tout jeune, il ne revendique pas encore son titre de Bâtard de Kosigan et se fait appeler Cordwain. C'est Kerth, un membre de sa compagnie qui sera le narrateur et nous contera comment et pourquoi notre lascar va embrasser la fonction de mercenaire, mettant à profit son bagout et sa roublerie naturelle. Le langage de Kerth est pour le moins fleuri et cette nouvelle est délicieuse. Encore une fois on y retrouve la règle d'or du Bâtard, faire d'une pierre trois, voire quatre coups !
C'est sans doute la nouvelle qui se rapproche le plus de l'ambiance de la saga originelle, du moins pour sa partie moyenâgeuse. 


  • Le livre des merveilles du monde

Fabien Cerutti nous fait voyager quelques années sur la route de la soie et ses dangers, en compagnie de Jehan de Mandeville. Sur la demande du Bâtard, il doit porter en Asie un message de son amie la comtesse Cathern an Aëlenwil aux dernières survivantes des elfes d'orient. Un récit alternant une narration classique et des extraits du journal tenu par le chevalier-explorateur. J'aime beaucoup ce mélange de style qui nous plonge au plus près de l'action, et de l'action il va y en avoir. Mais le plus remarquable sera la chute de cette nouvelle qui nous offre un mélange des genres on ne peut plus surprenant ! 

  • Les jeux de la cour et du hasard. 

Une nouvelle qui nous dévoile un autre talent de Fabien Cerutti : l'écriture d'une pièce de théâtre, une vraie marivaudade (oui je sais, ça n'existe pas)(et pourtant vous voyez tous ce que je veux dire)(pis d'abord je peux dire ce que je veux ici, je suis chez moi) ! Une pièce en trois actes, pleine de rythme et de rebondissements. Notre Bâtard est auprès du roi d'Angleterre et va manœuvrer telle une anguille au sein de la cour pour ménager la chèvre, le chou et le ver qui s'y loge. D'une pierre trois coups je disais ! On retrouve également Edric son écuyer et l'énigmatique et talentueuse Dùn que j'aime beaucoup. Un réel plaisir de lecture. 


Ben voilà, c'est l'heure de la conclusion, et que rajouter de plus sinon que j'ai adoré TOUTES ces nouvelles, moi qui n'aime pas ce format littéraire... 
Vous connaissez la saga : forcément vous allez aimer ce recueil ! 
Vous ne la connaissez pas : forcément vous allez aimer ce recueil ! Et je peux même vous dire que vous êtes le plus heureux des personnages car alors il vous reste encore à découvrir quatre merveilleux tomes de la même trempe que ces six textes fabuleux.

Je ne peux quitter cette chronique sans parler de l'objet lui-même qui est juste magnifique. Les Éditions Mnémos lui ont offert un écrin digne du contenu : superbe !


Fabien Cerutti sur Bookenstock 



 


dimanche 28 juin 2020

FAUX BILAN








Pour cause de réunion au sommet, cette fin de semaine aura été en mode relâche ! Point de défi dessin, point de bilan. 
Bon en fait, de réunion au sommet, ce fut juste trois jours de retrouvailles entre les vénérables. Ben oui, pour cause de Covid, aucune excuse de salons littéraires, de dédicaces en librairie, rien ! La citadine grenobloise est venue se mettre au vert et au frais dans les sapins jurassiens... et manger du vrai fromage 😎

Papoter, boire, manger... pas le temps de s'occuper du blog ! Un avant-goût des vacances en somme 😁
Et d'ailleurs, à ce propos... à ben non, ce n'est pas l'objet de ce billet ! 😇


Note de Phooka: en fait c'était une réunion de travail bloguesque intense 😂😂
vendredi 26 juin 2020

La Marche du Levant de Léafar Izen [sortie]



Parce que rien que la couverture est à tomber, il fallait qu'on en parle. regardez cette merveille signée Hervé Leblan !



Ca se passe chez Albin Michel Imaginaire
Sortie annoncée pour septembre 2020

Vous trouverez pleins d'infos ici





Trois cents ans.

C’est le temps que met la Terre pour tourner sur elle-même. Dans le ciel du Long Jour, le soleil se traîne et accable continents et océans, plongés tantôt dans une nuit de glace, tantôt dans un jour de feu. Tous contraints à un nomadisme lent, les peuples du Levant épousent l’aurore, les hordes du Couchant s’accrochent au crépuscule.

Récemment promue au rang de maître, l’assassine émérite Célérya est envoyée en mission secrète à l’est. Là, sans le vouloir, elle participe à l’accomplissement d’une ancienne prophétie à laquelle elle n’a jamais cru.

Un domino vient de tomber ; les autres suivront-ils ?




jeudi 25 juin 2020

AUTRE MONDE # 1 de Maxime Chattam



1 # L'ALLIANCE DES TROIS




Série : Autre Monde, Volume 1
Durée : 10 h et 23 min





L'avis express de Dup sur L'alliance des trois de Maxime Chattam


Un premier tome très jeunesse (trop ?) et quelques facilités, on retrouve cependant la patte de l'auteur sur la seconde moitié. Une belle imagination cependant à souligner. 




L'AVIS DE DUP



Vous le savez, je suis une grande fan des thrillers de Maxime Chattam. J'ai lu et apprécié TOUS ses romans adultes, sauf un, Le coma des mortels, que j'ai abandonné en cours de route. Mais je ne m'étais encore jamais penchée sur sa "production" jeunesse. Ce grand écart me semblait incongru, presque contre nature, car outre le changement de lectorat, c'est également un changement de genre.

Alors qu'en est-il de ce premier volet d'une longue série de sept tomes ? Et bien déjà c'est clairement pour la jeunesse, les ados, l'âge des personnages principaux est de 15-16 ans. Et durant toute la première partie de ce roman, j'ai bien cru que ce serait uniquement pour eux... 

On assiste à une véritable apocalypse sur New-York où se trouvent Matt et Tobias. Une sorte de tempête de neige s'abat, parcourue d'éclairs qui pénètrent partout et volatilisent tous les humains au-dessus de 17 ans. Nos deux ados décident alors de quitter Manhattan et mettre cap au sud. Le décor post-apo est un peu difficile à avaler, malgré les quelques explications écolos fournies. En quelques jours, tout n'est plus que jungle luxuriante, quant aux animaux, les mutations sont euh... spectaculaires. Avec le recul je me dis que cette entrée en matière est allée bien trop vite et perd en crédibilité. C'est infantiliser son scénario en quelque sorte.

Heureusement, la seconde partie de cet opus, après une ellipse temporaire de 5 mois, est plus rythmée, plus explicative aussi. Ils sont sur l'Île Carmichael où s'étaient déjà regroupés de nombreux enfants. Commence la vie en communauté, enfin la survie, dans ce monde sans adulte. Des mystères planent et le récit se teinte légèrement de thriller (chasser le naturel...). Ambre va rejoindre Matt et Tobias pour résoudre ces énigmes, ils formeront alors l'Alliance des trois. Le tout reste cependant très gentillet. 

J'ai bien aimé le principe des altérations, de leurs découvertes et du traitement qui en est fait par l'auteur. Et surtout l'impact que ces altérations ont sur chacun de ces enfants. Sur Matt notamment qui se transforme en véritable guerrier avec son épée. 

Cependant, l'écriture de Maxime Chattam toujours aussi agréable porte bien ce récit pour ado. Son imagination est fertile et cet Autre Monde prend bien des facettes surprenantes et qui valent le détour. Le côté jeunesse cependant me semble trop accentué, forcé. Les personnages un poil caricaturaux. Mais ce n'est qu'un premier tome et je compte lire écouter le suivant avant de me faire une idée définitive.

Côté audio, ce récit est porté par deux narrateurs. Un homme, Hervé Lavigne, qui fait presque tout et une femme, Véronique Groux de Miéri, qui ne fait que les interventions d'Ambre dans les dialogues. Les deux se mêlent parfaitement, sans accroc et c'est déjà pas mal. Parce que Hervé Lavigne, côté dialogue je n'ai pas trop aimé : Matt est affublé d'un léger accent parisien, ok, pourquoi pas. Mais Tobias, c'est une horreur. On entend un gros benêt attardé, ce qui ne correspond pas du tout au personnage. Ceci dit, côté lecture de texte, il est parfait, rien à redire. Les intonations, les accélérations de rythme, le suspense, tout ça est très bien retranscrit.


mardi 23 juin 2020

Sortie de 'Protège-la' de Olivier Gay [sortie]


Rhoooolala, comme elles sont contentes les vénérables !!

Un nouveau roman d'Olivier Gay est annoncé chez Gallimard Jeunesse pour le 17 septembre 2020 !!!




15 euros
384 pages!

Le pitch:

De la banlieue à la grande bourgeoisie parisienne : la confrontation électrique de deux mondes. Après avoir reçu des menaces de mort, un milliardaire fait appel à un adolescent bagarreur et rebelle pour protéger sa fille Camille à son insue. Quentin, qui a quitté l’école à seize ans et n’a jamais brillé dans les études, se glisse sous une fausse identité en 1e S d’un lycée ultra-sélect parisien. Un job en or, a priori… mais Camille n’est pas la fille sage qu’on lui a décrite. Une comédie policière romantique et endiablée !


On est bien sûr au taquet, il nous tarde de découvrir le roman !

TERRES OBSCURES: Chroniques du jour pâle de Sylvie Kaufhold




Editions du 38
6.99 euros en version numérique





☇ L'avis éclair de Phooka sur Terres obscures de Sylvie Kaufhold ☇


Une fois de plus Sylvie Kaufhold nous conte une bien belle histoire mêlant humains et Nature.


L'AVIS DE PHOOKA:





Dans un monde où la lumière décline, les humains rassemblés en tribus essaient de survivre comme ils peuvent. Parmi eux, les Nilaks sont restés forts et puissants grâce à la magie d'une pierre qui leur apporte lumière et chaleur. A contrario, les Aputis eux, se sont habitués à la quasi obscurité et tentent de s'en sortir comme ils le peuvent. Cependant, petit à petit les membres de ce clan déclinent et finissent par tomber dans un sommeil sans fin. Pour y remédier, un seul moyen: voler la pierre magique des Nilaks.

Le roman commence directement par l'intrusion des Aputis chez les Nilaks pour voler la pierre. Pas le temps de souffler, le lecteur est tout de suite plongé dans l'action et dans la lumière faiblissante du monde créé par Sylvie Kaufhold. Le vol est un succès et les Nilaks se retrouvent à leur tour plongés dans l’obscurité et le froid. S'ils veulent survivre il leur faut une pierre. Une pierre=deux possibilités. Soient il poursuivent leurs voleurs, attaquent la tribu et récupèrent leur pierre, ou sinon ils vont devoir affronter la montage et tous ses pièges pour en ramener une nouvelle. Le peuple Nilak est divisé. Mais si les Aputis ont réussi à commettre leur larcin, il ont dû abandonner deux des leurs, deux jeunes femmes Maya et Chenoa, blessées pendant l'infiltration. Celles-ci sont faites prisonnières par les Nilaks.

Les Nilaks et les Aputis, deux peuples diamétralement opposés et qui pourtant doivent faire face au même fléau. Les Nilaks sont grands et forts, leur tribu est nombreuse, bien nourrie et bien protégée grâce à l'influence de la pierre. Quant aux Aputis, ce sont plus des coureurs des bois, proches de la nature, ils essaient de composer avec elle plutôt que de la dominer. S'ils sont plus faibles que les Nilaks, ils ont cependant des atouts dans leurs manches.

Alors une coalition va se former entre Nilaks et Aputis et chacun va apporter sa contribution selon ses capacités. Et pourtant certains préféreraient la guerre et vont tout faire pour aller en ce sens. Choc de civilisations, les dangers auxquels doivent faire face les protagonistes du récit vont leur apprendre à se connaître, à s'aider, à s'aimer ou tout au contraire à rester campés sur leurs positions. Une fois de plus Sylvie Kaufhold nous conte un très joli récit sur l'homme et la nature. L'histoire est prenante et pleine de suspense, les personnages sont touchants ou détestables, mais ils ne laissent pas indifférents. Les pages se tournent toutes seules. Bref c'est une lecture bien agréable dans laquelle on reconnaît la patte "Kaufholdienne" proche de la nature et profondément humaine. 

Les lecteurs de Sylvie Kaufhold retrouveront un monde dans lequel l'humain a du mal à survivre, mais surtout dans lequel la nature est omniprésente à la façon de Sol. Les personnages sont attachants et pleins de ressources. C'est une bien agréable lecture à mettre entre toutes les mains.


Du même auteur:

lundi 22 juin 2020

LES DERNIERS DES BRANLEURS de Vincent Mondiot





Acte Sud Junior
464 pages
16 euros






L'avis express de Dup sur Les derniers des branleurs de Vincent Mondiot



À mettre dans toutes les mains, dès 15 ans !
Touchant, poignant, drôle. Un réel plaisir de lecture.



L'AVIS DE DUP





Banlieue parisienne, une manif qui finit en castagne avec les forces de l'ordre, trois ados derrière les vitres d'un MacDo. Minh Tuan et Gaspard regardent distraitement, Chloé filme avec son portable et balance la vidéo dans la foulée sur Instagram. Les hashtags fusent. Ils ne savent même pas l'objet de la manif... Scène de vie ordinaire, quotidienne.

Ils ont le Bac dans quatre mois, mais ils en ont strictement rien à secouer. S'ils vont en cours c'est pour passer le temps, pour finir leur nuit parfois, pour se retrouver aussi, avant de sécher les cours, puis aller zoner, fumer des clopes, du shit ou boire des concoctions de leur fabrication où se mélangent boisson sucrée, alcool et ampoule de Phénergan. Ils planent, ils sont bien ensemble. L'avenir pour eux se résume à aujourd'hui, voire demain, mais pas plus loin. Et ils le conçoivent à l'identique de la veille. 

Ils l'aiment bien finalement ce bahut, parce que le weekend qu'est-ce qu'ils s'emmerdent s'il n'y a pas une fête d'organisée où ils pourront aller foutre la merde (je précise que mes jurons sont bien légers à côté de ceux de Vincent Mondiot qu'on peut lire dans ces pages. La façon de s'exprimer de trio, particulièrement Chloé, est bien fleurie et n'en parait que plus authentique) ... s'amuser quoi ! À leur façon, car inévitablement ils finiront bourrés, ou déchirés, voire les deux en même temps. Parfait pour un dimanche comateux qui passera sans qu'ils s'en aperçoivent.

Arrive alors dans leur classe une réfugiée congolaise, Tina. Discrète, réservée et surtout bûcheuse. Et contre toute attente, l'alchimie va prendre et Tina sera intégrée petit à petit dans le trio. Elle va les tirer vers le haut, tandis qu'ils vont tenter d'enrichir son vocabulaire en insultes, leur seule façon de s'exprimer. À la clé, le Bac... L'auront-ils ces derniers branleurs ? Et bien je vous laisse le découvrir en vous procurant cette belle brique qui se lit avec beaucoup de plaisir.

Ces écorchés vifs deviennent de plus en plus attachants. Vincent Mondiot réussit très bien à nous les faire aimer, à les comprendre, avec son écriture et un vocabulaire réellement adapté (euphémisme... il m'en aurait presque appris, wesh ! =D). Leur je-m'en-foutisme cache bien des failles, et surtout des peurs abyssales en l'avenir. Je ne suis pas prête d'oublier ces ados qui m'ont procuré tant d'émotions intenses.

Mais ce que j'ai le plus aimé dans ce roman, ce sont toutes les annotations dans la marge qui agrémentent le texte. Faites sur un ton neutre, limite encyclopédique, qui tranche tellement avec le texte. Et à chaque fois on y décèle un humour délicieux. 



Franchement j'ai adoré, et je ne dis pas ça parce l'auteur y glorifie dans une de ses annotations le morbier, fromage de ma région hein !!!  Je ne peux que vous encourager à le lire, ce roman est un véritable bijou à mettre dans toutes mains à partir de 15 ans !



dimanche 21 juin 2020

Semaine 25/2020 sur Bookenstock [bilan]



Semaine très spéciale puisqu'elle a commencé lundi par l'anniversaire de notre Vénérable Dup et s'est poursuivie mardi par les remerciements de la dite Dup quand elle a enfin réussi à sêcher ses larmes. Plein de monde a participé et franchement c'était fabuleux!!







Puis deux chroniques pour conclure cette semaine intense en émotions:








  • Tandis que vendredi Phooka nous a entraîné dans un univers bien étrange avec Le livre de M






  • On vous a aussi parlé sorties avec celles de Folio SF pour mai/juin et juillet. Pas mal de décalages évidemment.






  • Samedi comme tous les samedis depuis quelques semaines déjà c'est le jour du défi dessin








Bon dimanche à tous !

La bise

Bookenstock

samedi 20 juin 2020

DÉFI DESSIN # 8



Thème de la semaine : Dans la forêt.



La semaine ayant débuté avec beaucoup d'émotions (encore merci à vous tous 😍), je ne me suis penchée sur ce défi dessin que mercredi.

Pour commencer, j'ai décidé de m'enfoncer dans les profondeurs d'une forêt tropicale... 
Il y a d'ailleurs débat sur la colorisation ou non des oiseaux. Les filles pensent que oui, Phooka et moi-même non. Deux partout ! Et vous, qu'en pensez vous ?





Puis j'ai voulu revenir sur du plus classique, du minimalisme sur des animaux de forêts bien de chez nous. J'ai hélas étalé, foiré donc mon écureuil, qui visiblement n'était pas encore sec après 3 h de peinture, en gommant le renard avant de le peindre. Bouhouhou 😢