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lundi 25 mai 2026

L'APPEL DES VAISSEAUX D'OS de R.J. Barker

 


Éditions LEHA
475 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur L'appel des vaisseaux d'os de R.J. Barker


Une saga maritime qui prend de l'ampleur et de l'intensité.
Énorme coup de cœur !


L'AVIS DE DUP



Lorsque nous retrouvons Joron Bitord, toujours second (garde-pont) de Meas la Chanceuse (l'épouse de bord), à peu près un an s'est écoulé depuis la fin des événements du premier tome. Ils sont toujours des parias, toujours animés d'une volonté de faire cesser la guerre séculaire existant entre les Cent Îles et les Îles Décharnées.

Ils viennent de tomber sur un mystère en arraisonnant un vaisseau qui s'est mis à fuir à leur approche. Celui-ci a la cale remplie de cadavres et d'humains en passent de l'être, entassés comme du bétail. Un trafic d'esclaves ? Pourquoi la mère de Meas, la dirigeante impitoyable des Cent Îles s'abaisserait à une pratique qu'elle abhorre ?

En naviguant de port en port, en essuyant des tempêtes boréales épouvantables, en faisant face à une mutinerie, ils continuent de chercher des renseignements pour résoudre cette énigme tout en ramenant vers leur point de ralliement, Havre Sûr, les survivants bien mal en point qu'ils ont secourus. 

Les surprises, les déceptions, les embuscades sont au rendez-vous bien évidemment, et la vie à bord de L'Enfant de la marée toujours aussi intense. On continue de suivre avec passion l'évolution de Joron et constater le chemin qu'il a parcouru depuis le début de cette saga est vraiment incroyable. Entre l'épave alcoolique et le garde-pont d'aujourd'hui, c'est impressionnant, passionnant. Joron devra faire face à bien des déboires, des agressions, des blessures aussi bien physiques que de l'âme. Son respect et son admiration pour Meas est justifiée, la confiance qu'elle lui porte en retour également. 

La relation entre Joron et le gullaime, cet étrange volatile plein de pouvoirs, s'intensifie également. Ensemble ils vont accomplir des prouesses fantastiques, dans tous les sens du terme. Leur lien de chant réalisera de véritables miracles que je tairai bien évidemment. On en a déjà eu un aperçu au tome 1, cela se confirme et s'intensifie ici. La trilogie de L'Enfant de la marée est une véritable épopée maritime fantastique dont le rythme s'intensifie nettement.

On finit par connaitre une flopée de personnages secondaires, les apprécier et la perte de certains est dure à encaisser. On change d'avis sur d'autres, qui de haïssables deviennent un pilier incontournable... surprenant, incroyable. On espère un rapprochement, et au moment où celui-ci est enfin possible, Barker se charge d'en éliminer un de l'équation, rhaaaa 😡. Je reste volontairement vague pour ne rien spoiler, mais ceux qui ont lu cet Appel des vaisseaux d'os comprendront tout ce paragraphe de ma chronique et sauront mettre un nom sur chacun.

La plume de R.J. Barker est toujours aussi immersive, visuelle, spectaculaire dans ses descriptions maritimes. Barker est capable de nous faire flipper lors d'une tempête, de nous coller le mal de mer rien qu'en lisant, jamais vu lu ça !!! Il nous laisse sur un cliffhanger (à son corps défendant nous dit-il dans les remerciements... mouarf !) qui nous propulse directement sur les starting-blocks dans l'attente du dernier tome. Hermine et Erwan, au boulot, et que ça saute !  "Connerie" dirait Orris, le corbeau de L'Enfant de la marée. 😉

Par l'Oeil de Skearith, énorme coup de cœur !


* SP papier *


vendredi 10 avril 2026

LE TEMPS DE LA TERREUR Tome 1 de John Gwynne

 Tome 1
De sang et d'os


Éditions LEHA
Parution 19 mars 2026
416 pages
25 euros










☇ L'avis éclair de Phooka sur Le temps de la Terreur  ☇


Gros gros coup de cœur.
Nouvelle génération de héros, nouvelles batailles ...
Nouvelles larmes !



L'AVIS DE PHOOKA:



    Rholala, je ne sais pas comment écrire cette chronique ! Déjà pour une fois je pourrais lui donner un titre: Du sang et des Larmes.

Le sang c'est John Gwynne qui en répand partout. Les larmes, ce sont les miennes. Des larmes de nostalgie et d'émotion. Des larmes de tristesse parce que bien évidemment "l'affreux John" a encore frappé ...

    Une centaine d'années se sont écoulées depuis les évènements de la série du livre des Terres Bannies (voir tous les liens en fin de chronique). Les Ben-Elims se sont installés à Drassil où ils ont édifié leur place forte. Ils ont une armée constituée d'humains les Ailes-Blanches, et ils se sont aussi entourés de géants. Mais à l'Ouest, à Dun Seren, un autre groupe a lui aussi constitué son armée: Les Étoiles-vives et là aussi il y a des géants dont Sig que l'on a déjà croisé il y a bien longtemps. Sig c'est la mémoire du roman. Elle a connu Corban, Cywen, Veradis et tous les autres ... La nostalgie la ronge souvent, mais elle est très occupée à traquer les Kadoshims survivants.

    Nous allons donc faire connaissance avec trois principaux groupes de héros. À Drassil avec les Ben-Elims, on commence par Riv une jeune guerrière encore apprentie mais excellente combattante. Son but c'est de rejoindre les Ailes-Blanches, mais Riv a un caractère emporté et elle peine à réfréner ses colères ce qui la fait réagir à outrance et ce n'est pas bon pour une guerrière. Autour d'elle gravitent de nombreux autres personnages. Un géant nommé Alcyon bien connu des lecteurs ou encore Balur le Borgne. Mais il y a aussi beaucoup de jeunes dont Bleda, un tout jeune homme de la tribu des cavaliers Siraks, enlevé par les Ben-Elims alors qu'il était enfant pour "imposer la paix". Parce que oui les Ben-Elims ont souvent une façon bien à eux de faire régner la paix et la prospérité ...

    Dun Seren, autre lieu autre ambiance. Sig est souvent sur les route à traquer les Kadoshims et dans son sillage on trouve Cullen, un arrière petit fils de Corban et Coralen. On découvre aussi que la haute capitaine du lieu, Byrne, est une descendante de Cywen et Veradis.  Autant dire que l'émotion est forte quand on les découvre. Et puis il y a Keld, un chasseur. Lui n'a pas de lien direct ... sauf qu'il est traqueur et qu'il a avec lui d'étranges chiens-lupens ...

    Loin dans la Désolation, cette fois nous rencontrons Drem et son père Olin. Deux trappeurs qui vivent loin de la civilisation. Ils chassent la plupart de l'année et vivent de la vente des peaux des animaux. Quand ils reviennent passer l'hiver dans leur village, d'étranges choses se passent. Beaucoup d'étrangers sont arrivés pendant leur six mois d'absence et quelque chose se trame ...

    Nous allons donc suivre ces trois groupes en parallèle. Le procédé est le même que pour Le livre des Terres Bannies, une alternance de chapitres à chaque fois consacrés à un protagoniste différent. Un vrai piège à lecteur. Parce que tous les personnages sont passionnants. Absolument tous et c'est incroyable à quelle vitesse on se retrouve piégé à vouloir savoir ce qui va leur arriver. Sans compter bien sûr qu'on se doute que certains vont se croiser. Un vrai piège je vous dis.

    Pour ceux qui ont lu la précédente série, il y a de gros moments d'émotions (la statue de Corban et Foudre à l'entrée de Dun Seren m'a tiré quelques larmes évidemment), mais ne croyez pas que John Gwynne va vous laisser vous vautrer dans la nostalgie. Non. Loin de là. L'action, les combats reprennent de plus belle. Les Kadoshims ne sont peut-être pas aussi affaiblis que l'on pensait, surtout que même en interne la confiance n'est pas de mise et les trahisons fleurissent. Les Ben-Elims, comme on s'en doutait un peu déjà, ne sont pas des anges malgré leurs belles ailes blanches ... Une fois encore les épées et les haches vont reprendre du service et les combats sont dantesques. On frémit pour les héros, on essaie d'éviter les coups, on espère que tous les personnages auxquels nous nous sommes déjà attachés vont s'en tirer ... Mais voilà, c'est John Gwyne et ce n'est pas son genre de préserver votre petit cœur, vous êtes prévenus !

    Petit aparté pour ceux qui découvriraient l'univers par ce premier tome. Je ne pense pas que cela pose de problèmes de compréhension. Par contre, ce qui me semble certain c'est qu'à peine reposé ce volume, vous allez vous ruer sur la série d'origine. Obligé !

    Bref, j'avais un peu peur en commençant cette nouvelle série. Est ce qu'elle serait aussi bien que celle du livre des Terres Bannies. Allais je me laisser emporter de la même façon ? La magie John Gwynne allait elle opérer ?

La réponse et oui, Oui, OUI.

Énorme coup de cœur, c'est tout ce que j'ai à dire. ÉNORME !


Et puis à la toute fin il y a un petit chapitre bonus qui se passe bien avant et qui met en scène Corban et bien d'autres ... Je vous conseille peut-être même de commencer votre lecture par ce bonus. Nostalgie encore une fois ...


John Gwynne Le livre des Terres Bannies sur Bookenstock: 

Phooka:



lundi 22 septembre 2025

LES VAISSEAUX D'OS de RJ Barker


LA TRILOGIE DE L'ENFANT DE LA MARÉE

# 1 : LES VAISSEAUX D'OS



Éditions Leha
445 pages
25 euros
Traduit par Hermine Hémon et Erwan Devos




L'avis express de Dup sur Les vaisseaux d'os de RJ Barker

Un immense plaisir de lecture.
Un immense coup de cœur.

L'AVIS DE DUP

 

L'Enfant de la marée est le nom d'un vaisseau noir dont le capitaine, ici appelé épouse de bord, est Joron Bitord. Joron est fils de marin et ne sait même pas comment il a obtenu ce grade. De toute façon, il n'en a rien à faire, il ne voit que le fait que c'est un vaisseau noir, un vaisseau de criminels condamnés, comme lui. Et il boit pour oublier. Alors quand une femme nommée Meas la Chanceuse vient lui réclamer son calot et donc son grade et son vaisseau, il se laisse faire et devient second ou garde-pont.

Meas qui, elle, est compétente, va reprendre en main et Joron et l'équipage de bons à rien, auquel elle va adjoindre quelques membres de son ancien commandement. À tous ces membres humains, il faut rajouter un gullaime. C'est une créature de la taille d'un humain qui a tout du volatile, bec, ailes, pattes munies de serres, mais doté d'un minimum de parole, en tout cas, suffisamment pour se faire comprendre. Et un gullaime possède un don capable de manier les vents, fort utile donc sur un navire... lorsqu'on sait le contrôler. Une sorte d'oiseau-mage en somme.

L'enfant de la marée est donc apprêté pour une quête, une mission secrète et désespérée : protéger le dernier dragon des mers, un keyshan, au cours de sa migration afin que personne ne le chasse, ne le tue. Car dans cet univers développé par RJ Barker, un monde d'îles et d'océans, tout repose sur les os de dragons qui est le seul matériau de construction des navires. Ils ont tellement été chassés qu'ils avaient disparu. Plus de dragons, plus d'os, plus de bateaux, plus de guerres entre les Cent Îles et les Îles des Décharnés... Une belle mission donc !

La galerie de personnages est fabuleuse. L'auteur prend le temps de nous faire connaître presque tout l'équipage, dans lequel il faudra compter des jeunes, des vieux, autant de femmes que d'hommes, tous durs à cuir. Des fidèles, des traîtres, des espions, des guerriers...  Meas, si forte : forte en commandement, forte en tactique et forte en gueule. Et pourtant, on va en découvrir des failles sous sa carapace ! Quant à Joron... ce sera l'éclosion au fil des pages. Il faut dire qu'il part de loin. Si jeune, une épave alcoolique et un sacré trouillard. Meas va réussir à lui redonner foi en lui et c'est très touchant de le voir s'émerveiller de réussir à simplement donner un ordre et que celui-ci soit suivi d'effet.

J'ai tout aimé dans cette lecture. L'univers et sa mythologie, le contexte social, les personnages, la quête, les batailles navales, tout. Étant fan de fantasy maritime, ce roman ne pouvait que me plaire et ce fut le cas car c'est un gros coup de cœur et il me tarde vraiment de lire la suite de cette trilogie. Je n'y connais pourtant rien, je suis incapable de faire la différence entre les différents noms de voiles et tout le langage approprié hein. Malgré tout, Les vaisseaux d'os de RJ Barker était tellement immersif que je me sentais grande capitaine !!! Probablement aussi grâce à la traduction impeccable de notre copine Hermine Hémon

*lecture personnelle*


mardi 21 janvier 2025

FUREUR de John Gwynne

Le livre des Terres Bannies
Tome 4 


Éditions LEHA
Parution 05-12-2024
26 euros






☇ L'avis éclair de Phooka sur Fureur de John Gwynne  ☇


Un quatrième tome qui clôt en beauté la série.
Non pas en beauté, le mot est très mal choisi.
En horribilité?
J'ai tellement angoissé pendant ma lecture.
J'étais tétanisée parfois, n'osant pas aller plus loin.
J'ai pleuré.
Je vous déteste monsieur Gwynne, mais c'était tellement bien ...



L'AVIS DE PHOOKA:


Message for John Gwynne:

In case you were wondering about reader's feelings:
I felt so anxious while I was reading.
At times I was petrified, not daring to go any further. I had to stop. Often. Reading only one chapter at a time.
And I cried. A lot.
I hated you, Mr Gwynne, you have no idea.
But it was so good... One of the best serie I ever read.
Thank you so much ❤


**Attention risque de spoiler, c'est un tome 4 !**


    Quatrième et dernier tome du Livre des Terres Bannies de John Gwynne. Autant vous dire que j'y allais à reculons. Non pas que je n'aime pas, bien au contraire. C'est même tout l'inverse ! J'ai toujours du mal à finir une série parce que je déteste quitter les héros. Mais quand en plus cette série est un énorme coup de cœur et que les héros sont devenus quasiment réels dans ma tête et surtout dans mon cœur, alors là ça devient un supplice. Surtout qu'ayant eu l'occasion de rencontrer John Gwynne aux Imaginales l'année dernière et de discuter un peu avec lui, je savais que sous son air bonhomme et terriblement sympathique, se cachait un auteur un peu sadique qui se réjouit de faire réagir ses lecteurs (on y revient sur la mort de Kastell ?). Bref, je savais que ce dernier tome allait envoyer du lourd et que personne ne serait épargné ... Et ce fût effectivement le cas.

    Corban vient d'apprendre qu'il n'est pas l'Étoile vive. Lui aussi a été mené en bateau par les dieux ou plutôt par leurs représentants. En un sens, il est comme Nathair, trompé et utilisé par ceux qui mènent réellement le jeu, les Ben-Elims. Meical l'a trahi. Comme si cela ne suffisait pas, Drassil est tombé aux mains de Calidus, Lycos et Uthas et comme Calidus veut mettre la main sur Corban qui s'est échappé, il va tuer les prisonniers un par un pour le faire revenir. Sauf que Corban est loin de Drassil, aux mains des Jotuns. Pendant ce temps, le défense s'organise comme elle peut. Veradis qui a enfin vu le jour (lui c'est vraiment un cœur pur et il lui aura fallu du temps pour réaliser qu'il servait la mauvaise personne!), Alcyon, Edana, Camlin, Gar, Vonn, Coralen, Cywen, Fidèle, Maquin ... tous vont converger vers la cité des géants pour essayer de faire barrage aux ambitions démesurées et démentes de Calidus. Petit à petit ils vont se rassembler en prenant des chemins bien différents mais qui auront tous leurs raisons d'être ...

    Tout le roman converge vers la bataille finale, semant tout au long des indices sur ce qui va s'y passer. La tension augmente au fil des pages et ne retombe quasiment jamais. John Gwynne joue avec les nerfs des lecteurs, les maintenant sous tension. Il n'y a pas d'autre issue. On sait qu'il va y avoir une énorme bataille, on sait que beaucoup vont mourir et on sait que parmi ces derniers il va y avoir des personnages qu'on aime. Forcément. Et c'est donc pour ça que j'ai mis autant de temps à lire ce Fureur. Non pas que je n'aimais pas, loin de là, tout au contraire même. Mais c'était tellement intense parfois que je ne pouvais pas lire plus d'un chapitre ou deux au grand maximum. Je me disais que précipiter ma lecture, c'était précipiter la mort d'êtres chers ... C'est dingue d'en arriver là non ? Mais arrive la bataille finale et là, il est impossible de s'arrêter et j'ai lu le dernier quart du roman d'une traite jusqu'au milieu de la nuit. Le lendemain j'étais hébétée, incapable d'entamer un nouveau roman. Il fallait que "je me repose" et que je fasse mon deuil ...

Il y a un moment que j'ai adoré: le face à face entre Hallion et Conall.
Il y a un moment que j'ai détesté: les conséquences de cette rencontre.

Je pensais que je détestais Calidus, Lycos et Uthas, mais j'ai réalisé que je haïssais encore plus Rafe. Ouais Lycos aussi c'est vrai ...

    Bref, je n'en dirais rien de plus, sauf que ce roman vous prend par les tripes. Ce tome final est vraiment axé batailles et règlements de comptes, et il y en a tellement que parfois on voudrait souffler, retrouver les humains derrière les guerriers. Mais les circonstances ne le permettent pas. Ce serait peut être le seul (tout petit) reproche que je ferai à cette lecture. Il y a tellement d'action et de victimes que parfois certains trépas nous échappent et les guerriers perdent en humanité, mais finalement n'est ce pas le cas de tout guerrier? Et je me dis que maintenant que "je sais", que l'angoisse de ce qui va arriver s'est éloignée, je devrais sans doute relire le roman pour y retrouver des détails qui m'ont forcément échappés. Un jour peut-être.

    En attendant, je ne suis toujours pas complètement remise de ma lecture. Je m'en rends compte en écrivant ces mots. Le livre des Terres Bannies est une série vraiment hors du commun. De la Fantasy pure et dure, qui n'épargne ni les héros ni les lecteurs. Si vous ne l'avez pas encore découverte, foncez et accrochez vous, vous êtes partis pour quatre tomes qui vont vous bousculer comme jamais. Énorme coup de cœur. 






John Gwynne sur Bookenstock:


lundi 2 décembre 2024

LE LIVRE DES TERRES BANNIES Tome 3 de John Gwynne [audio]

 


 Éditions LIZZIE

RUINE
Durée : 30 h et 55 min





L'avis express de Dup sur Ruine de John Gwynne

Une claque énorme, encore une fois !
De la fantasy qui prend aux tripes.
Monstrueux coup de cœur.


L'AVIS DE DUP



Oui je sais, j'ai acheté le livre... mais je n'ai pas pu m'empêcher de craquer un crédit pour poursuivre l'aventure narrée par John Gwynne aux côtés de Gary Fossier-Renna que j'ai tant apprécié en écoutant Malice afin de me remettre à jour avant d'attaquer Bravoure. Et oui, c'était avant que ce dernier ne paraisse en audio.

Ceci dit, l'avantage de l'audio, c'est que je ne suis pas obligée d'attendre les grandes vacances pour trouver un moment pour le lire ! Les audios, je les écoute quand je ne peux pas lire, du coup ils n'empiètent pas sur mon temps imparti aux SP 😁. Les oreillettes fichées dans les oreilles, j'écoute pendant toutes les tâches ménagères, pendant mes promenades ou autres occupations dignes d'une retraitée !

Cette fois ci, je vais démarrer ma chronique par la fin... Mais c'est quoi cette fin abominable Monsieur Gwynne ?!?! C'est totalement interdit de faire des coups pareils ! Je suis sûre qu'il existe une charte, une loi, que sais-je, pour empêcher de malmener les personnages et ce faisant les lecteurs !!! Dieu que j'ai pleuré, non pas en sanglots bruyants, non, juste des flots de larmes chaudes qui dégoulinaient sans que je puisse les arrêter. Heureusement que la suite n'est pas encore parue car je sais que je ne l'aurai pas achetée, de rage !

Malgré un titre aussi défaitiste pour l'intrigue développée, c'est en fait tout l'inverse qui se passe ici. Elle avance bougrement cette dernière. Du côté des gentils, alors que jusqu'ici ils passaient leur temps à subir ou à fuir, ça y est, ils réagissent, prennent des décisions, et cela donne un récit plein d'action, de suspense, de stress. Des déconvenues, enfin !, du côté des méchants. De sacrés revers même, et c'est jouissif. Calidus ne manie pas aussi bien son monde qu'il le voudrait. Nathaïr renâcle...

Quant à l'évolution des personnages, elle est tout bonnement incroyable. Les principaux bien sûr, mais là, je dirai presque que c'est normal. Mais cette multitude de secondaires, si importants eux-aussi, c'est grandiose. Arriver à faire se serrer ma gorge pour un méchant, Ulfilas, c'est fait. Hisser au rang de principal un simple bouclier, Maquin, c'est fait. Brandir la plus grande des désillusions avec Meical, c'est fait. Réussir à faire frémir quelques romances en devenir, Corban et Coralen, Cywen et Veradis (horreur, malheur, ça tourne à la romantasy 😁)(private joke 😁😁😁)... c'est fait, ou ça ne saurait tarder.

Bref, tout est bien dans Ruine. TOUT. Et cette fin, mon dieu, cette fin ! Malgré tout ce que j'en ai dit au début de cette chronique, je piaffe pour lire écouter la suite. Gary Fossier-Renna est vraiment excellent dans ce rôle de narrateur polyvalent, il s'adapte parfaitement à la narration chorale de John Gwynne comme si le texte avait été créé pour lui. Je salue bien bas le choix de Lizzie ! Monstrueux coup de cœur encore une fois !





John Gwynne sur Bookenstock :


lundi 9 septembre 2024

LE LIVRE DES TERRES BANNIES T2 de John Gwynne

 

BRAVOURE



Éditions LEHA
672 pages
26 euros




L'avis express de Dup sur Bravoure de John Gwynne

Énorme coup de coeur encore !
Lisez John Gwynne, c'est un ordre.


L'AVIS DE DUP



Aparté :

Oui, je l'ai lu cet été. Mais il faut que je vous avoue que j'ai triché, car avant d'attaquer ce tome 2, j'ai d'abord écouté l'audio du tome 1. Ben oui, vu le nombre de personnages avec lesquels on était confronté, j'avais peur de rater une allusion, de ne pas comprendre une situation. Du coup, je ne peux pas dire si c'est nécessaire ou pas, en revanche je peux dire que cette écoute a été géniale. Même en l'ayant déjà lu. Lizzie a offert à cette série de John Gwynne un narrateur exceptionnel en la personne de Gary Fossier-Renna et les 25 heures d'écoute passent toutes seules, un vrai bonheur. Et j'ai enchaîné direct avec le pavé du T2.

Fin de l'aparté !


Lettre ouverte à monsieur Gwynne.

Or donc, nous avons toujours autant de personnages importants, chacun entouré d'une grosse poignée de personnages pas si secondaires que ça. Ils évoluent chacun dans un coin de cet univers, ils migrent, se croisent, se séparent, se recroisent avec d'autres... bref, c'est ahurissant. J'aurai adoré posséder une grande carte à étaler, des pions à déplacer comme dans un immense jeu de plateau.

J'ai vibré, chevauché, bataillé avec eux. J'ai stressé, aimé, couru, tué et je suis exténuée. Ce n'est plus de mon âge les émotions fortes comme cela monsieur Gwynne !

La Guerre des dieux se met en place, tous les indices présents dans la prophétie le montrent. Une guerre entre le dieu charitable avec sa création, Elyon, et le dieu du mal, le jaloux, Asroth. Ces dieux auraient un avatar sur Terre. Corban serait celui d'Elyon, mais on a beau le lui rabâcher, il n'y croit pas du tout. À l'inverse, Nathair lui est persuadé qu'il est le serviteur d'Elyon. Il est entouré de gens qui font tout pour qu'il y croit. 

Corban, non seulement il n'y croit pas, mais en plus il n'en a rien à faire. Ce qui compte pour lui, c'est de rassembler autour de lui les gens qu'il aime, qu'il estime. Et c'est donc tout naturellement qu'ils vont se rapprocher géographiquement, Corban cherchant à libérer sa soeur Cywen enlevée par Nathair et toute son armée. Le titre Bravoure peut vraiment s'appliquer à ce petit bout de femme qui reste fière et tient tête à toute une armée. Cywen, si redoutable avec ses couteaux.

Mais Bravoure, ce n'est pas que Corban et Nathair. C'est aussi le destin de Veradis, première épée de Nathair, qui ne réalise pas que... mon dieu, c'est tragique. John Gwynne vous êtes sans coeur. Comment peut-on ainsi rouler dans la farine des personnages aussi charismatiques, aussi droits dans leurs bottes ! 

Bravoure s'applique également à Camlin, ce bandit des bois, ce coupe-jarret, dont la route va croiser plus d'une fois Corban, et qui finalement va abandonner sa bande de hors-la-loi et suivre la princesse Edana devenue reine dans sa fuite. Il va mettre son habileté à l'arc et son courage au service de la bande de Corban.

Mais c'est sans conteste Maquin qui symbolise le plus le titre de ce roman ! Comment peut-on autant malmener un personnage comme vous l'avez fait avec Maquin monsieur Gwynne ! J'ai vraiment souffert avec lui, sué sang et eaux, serré les dents, encaissé encore et encore, et bien souvent je ne me relevais pas alors que lui si. Vous êtes machiavélique monsieur Gwynne. Quel destin vous lui avez réservé !!! J'en tremble encore et j'ai vraiment peur de la suite.

Des personnages sympas sont morts alors que certaines pourritures poursuivent, triomphent... Rhaaa, cette saloperie de Jael, ce fourbe de Rafe. Et ce serpent de Evnis... Bref, oui, j'ai peur de la suite, mais j'ai vraiment hâte de la découvrir pour voir ce que le sort va réserver à ces vermines. Et j'espère bien que vous vous lâcherez sur eux, pas de quartiers hein !

Mon dieu comme j'ai aimé cette suite. C'est incroyable d'aimer autant de personnages dans un même roman. Voilà, j'en suis au tome 2 dans chacune de vos séries : Le livre des Terres Bannies ET La Confrérie du sang. Et je suis bien incapable de dire laquelle je préfère ! Elles sont si dissemblables et pourtant elles portent toutes deux indéniablement votre griffe et je crois bien que c'est justement cela que j'aime.

Vous êtes le meilleur. Continuez de nous ravir, je vous en conjure.



John Gwynne sur Bookenstock :



☺ = chronique de Phooka
☻ = chronique de Dup

lundi 1 juillet 2024

LA FAIM DES DIEUX de John Gwynne

 

LA CONFRÉRIE DU SANG

Tome 2

LA FAIM DES DIEUX


Éditions LEHA
600 pages
26 euros




L'avis express de Dup sur La faim des dieux de John Gwynne


Un monstrueux coup de coeur pour cette suite ahurissante de maîtrise.
Respect Mister Gwynne !

L'AVIS DE DUP



Attention, risque de spoil sur le T1

Mon dieu, quel plaisir intense de lecture ! Tout d'abord retrouver Orka, Varg et Elvar, ces personnages auxquels je m'étais grandement attachée. Découvrir que John Gwynne incluait désormais dans la boucle de nouveaux personnages, déjà croisés mais secondaires alors. Des gentils comme des mauvais, dans chaque bande, afin d'avoir tous les points de vue. Comme j'ai aimé détester Guðvarr, tout en admirant sa capacité à rebondir pour éviter les dangereuses casseroles armées jusqu'aux dents qu'il traîne au c**. Comme j'ai aimé avoir le derrière entre deux chaises avec Biorr. Bref je les ai TOUS aimé.

Le chemin d'Orka, qui poursuit toujours le même but, retrouver son fils qui lui a été enlevé mais aussi venger la mort de son mari, va croiser la Confrérie du Sang toujours dirigée par Glornir. On va découvrir alors un aspect du passé d'Orka qu'on ne soupçonnait pas. Intenses émotions. Quant à la Confrérie, elle allait dans l'autre sens, pourchassant un groupe de guerriers qui a enlevé Vol, la sorcière seidr et femme de Glornir. 

Varg est toujours avec eux, il savoure sa liberté et découvre les vertus de l'amitié aussi bien durant les pauses qu'au sein du barrage de boucliers. Il a toujours pour but de venger sa soeur, mais aussi le meurtre de son nouvel et premier ami. Orka et la Confrérie du Sang vont se séparer à nouveau, chacun poursuivant leurs kidnappeurs, mais Orka embarquant quelques membres de la Confrérie avec elle.

Quant à Elvar, toujours avec les Chiens de Guerre, elle va devoir se remettre rapidement du coup de théâtre concocté par John Gwynne à la fin du premier opus, que je pourrai même appeler coup de massue. Après la traîtrise de Biorr et son départ avec les Engraisse-Corbeaux, elle garde sa vengeance sous le coude et poursuit son premier but dont elle est liée par serment, et devinez quoi... retrouver le mari de Upsa, sorcière seidr et soeur de Vol qui a été enlevé et asservi par son père, le Jarl de Snakavik. Oui, c'est comme qui dirait un sport national en Vigrið de kidnapper des gens !!! 

Règlements de comptes en perspective... Entre ceux qui avancent, ceux qui fuient, ceux qui hésitent, on suit le chemin et les pensées de chacun. On sillonne dans tous les sens ce continent. On va même partir en mer avec la Confrérie du sang et rejoindre l'autre continent, toujours équipé pour les grands froids et on va suer sous le soleil d'Iskidan.

Et partout il y aura des batailles d'envergure, à la hache, au scramasaxe, à l'épée, mais aussi à coups de sorts magiques faramineux, magie galdur et magie seidr s'affrontant. De ces sorts obscurs vont renaître d'anciens dieux, comme spoilé par les couv sublimes... Les dieux jouent à nouveau dans la partie, certains libres, certains asservis. Et ils sont en colère de voir que les hommes maltraitent leurs descendants possédant un brin de leurs pouvoirs... Et horreur, j'ai vu la couv du tome 3 parue en VO ! 😱😱😱 Ça va être catastrophique comme résultat !!! Allez donc voir la photo de Vigrið que j'avais mise dans ma chronique du tome 1 et vous comprendrez ma terreur.

Partout va naître la joie du vainqueur, le bonheur des retrouvailles pour certains (pas tous vous vous en doutez bien), la tristesse des enterrements, la haine du vaincu, le besoin de vengeance. John Gwynne a tricoté son intrigue de main de maître, déposant une pelote à chaque coin de son univers, donnant l'impression d'y laisser un tas de nœuds, chaque personnage en partant tirant un fil. Et puis arrivent les 100 dernières pages... avec une vitesse incroyable à cause de chapitres hyper courts, le lecteur en apnée, l'auteur va tirer sur toutes ses ficelles et réunir le tout sans un seul nœud en un écheveau tout bonnement époustouflant. On jubile, on frémit, on pleure.

C'est ahurissant de maîtrise, je suis fan absolue.
Monstrueux coup de coeur. 
À lire absolument !!!


John Gwynne sur Bookenstock :

mercredi 24 janvier 2024

LEHA se décline en poche: voici la collection MAJIK









Vous le savez si vous suivez ce blog, nous sommes fans des éditions LEHA qui nous enchantent par leurs publications depuis quelques années.

Récemment, je papotais avec un fan de fantasy dans une librairie et je lui conseillais la série des Terres bannies de John Gwynne. Le jeune homme tiquait part rapport au prix, ce que je conçois aisément.
J'espère le recroiser prochainement pour pouvoir lui annoncer la bonne nouvelle: LEHA SORT UNE COLLECTION DE POCHE !! Aucun doute que ce jeune homme se jettera dessus ! Il n'attendait que ça et je suis sûre que beaucoup d'autres sont dans la même situation alors c'est vraiment une nouvelle qui me réjouit !!

Voici donc les premières sorties annoncées pour le 14 mars 2024 :

  • - Three Dark Crowns, tome 1 - Kendare Blake
  • - Malice, Le Livre des Terres Bannies, tome 1 - John Gwynne
  • - La Promesse du Sang, La Trilogie des Poudremages, tome 1 - Brian McClellan
  • - Inkarmations, Pierre Bordage
  • - Cathédrale, Hermine Lefebvre



Retrouvez quelques unes des chroniques des romans publiés chez LEHA ci dessous:

John Gwynne 


Kendare Blake 
Hermine Lefebvre 


*

Longue vie à LEHA et longue vie à MAJIK !!!
vendredi 5 janvier 2024

RUINE de John Gwynne

Le livre des Terres Bannies
#3



Editions LEHA
Parution Novembre 2023
744 pages
26 euros













☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 3 du livre des terres bannies  ☇


De la fantasy qui vous tord les tripes, vous broie le cœur, vous retourne le cerveau et dont vous ne ressortez pas indemne.
Énormissime coup de cœur !
 


L'AVIS DE PHOOKA:




Je vais commencer par digresser (je suis ici chez moi et je fais ce que je veux d'abord !) ...

Digresser déjà pour donner la raison pour laquelle, il m'a fallu du temps pour sortir la chronique. Ok les fêtes, tout ça, mais aussi le fait qu'en décembre j'avais de nombreux déplacements pro et perso et trimballer une brique de 1kg, ce n'est pas des plus facile ...

Illustration en image...

Digresser ensuite sur le lecteur de fantasy, de hard fantasy en particulier. Parce qu'en lisant ce roman j'ai réalisé à quel point il fallait être un peu masochiste. J'ai souffert, oui souffert. Non pas, parce que je m'ennuyais. Non, bien au contraire, mais parce que l'empathie éprouvée envers les personnages faisait que je ressentais chaque émotion comme si elle émanait d'un ami, d'un proche. Et croyez-moi si vous avez lu le roman vous savez alors ce dont je vous parle. Car les personnages ne sont pas épargnés et ils souffrent ... et par conséquent ... moi aussi !!!

Tout ce qui précède pour vous dire qu'une fois revenue pour de bon à la maison, je me suis plongée dans ce Ruine, que je l'ai dévoré en apnée et que ma chronique ne sera pas un long résumé commenté du roman, mais plutôt un ressenti, un vrai cri du cœur ...

Fin de ma digression ...

Au début de ce troisième tome, la reine Rhin a pris le contrôle des Terres de l'Ouest, quant à Nathair, il a réussi à mettre la main sur le chaudron au terme d'une bataille d'une violence inouïe. Corban et ses soutiens sont en fuite, mais de petites poches de résistance s'organisent. Les protagonistes sont bien trop nombreux pour que je vous en parle en détail. Rien que le Dramatis personnae , bien utile en début de roman, fait 5 pages ... Mais nombreux personnages ne veut pas dire qu'ils sont insignifiants, bien au contraire. Chaque chapitre est consacré à l'un d'eux et contrairement à certains romans choraux dans lesquels on aime certains chapitres plus que d'autres, ici ce n'est nullement le cas. Parce que chaque intervenant à sa voix, sa couleur, son caractère et son impact propre sur l'évolution du récit. Alors c'est toujours un plaisir de les retrouver.

C'est un immense jeu du chat et de la souris que ce Ruine. Chaque petit groupe de combattants va se déplacer sur la carte, certains fuient, d'autres poursuivent, d'autres cherchent un refuge ou un artefact. La tension est extrême car le lecteur sait que certains groupes sont proches géographiquement et qu'il suffirait peut être de franchir une forêt ou un marais pour se retrouver face à face. C'est incroyablement stressant parce que parfois des groupes ennemis sont quasiment à portée de bataille, mais il en est de même de groupes "amis" qui pourraient être à deux doigts de se rejoindre ... J'adorerai avoir une animation vidéo de la carte avec les déplacements de chacun des protagonistes.

Ce jeu du chat et de la souris se retrouve aussi dans la construction de certains des héros. Comme déjà dit dans les chroniques des tomes précédents, le postulat de base du récit est un très classique combat du bien contre le mal. Sauf que dans ce cas, chacun des côtés est persuadé de défendre le bien ... Nathair a enfin compris à la fin du tome précédent qu'il n'était pas l'élu d'Elyon mais bel et bien celui d'Asroth. Il n'est pas l'Étoile vive mais le Soleil noir ... Lui qui pensait agir pour le bien, va t'il accepter son rôle ? Et surtout qu'en est il de ses alliés ? De Veradis, son bras droit et ami dévoué, cet homme au cœur si pur ? Du côté de Corban, les forces sont faibles, il doit rallier le maximum de troupes alors qu'il est un jeune homme tout juste sorti de l'enfance ... Une tâche monstrueuse, mais il doit sauver le monde non ? Du moins c'est ce qu'on lui a dit ...


Mais tout ce qui précède ne parlera pas à ceux qui n'ont pas déjà commencé la série. À ceux là je veux juste dire ceci: vous n'imaginez pas à quel point j'ai souffert pendant ma lecture. Souffert quand Maquin est retombé au mains de Lycos, souffert quand Veradis a compris, souffert quand un "méchant" dont je ne veux pas dire le nom pour ne pas spoiler, est mort de la main d'un gentil dont il avait pourtant tué le père d'une façon si atroce que j'avais dû reposer le roman. Ce "méchant" a commis des exactions terribles et tout au long, il s'en voulait, ce n'était pas "lui" et quand il est mort j'étais triste parce que dans cette série, tous ont leurs raisons, leurs excuses et on ne peut détester personne. La mort de n'importe lequel des protagonistes vous touche, "gentil" ou "méchant" peu importe. Tous ont leurs raisons d'agir.

C'est affreux, parfois j'étais tellement stressée, tellement émue et c'était tellement fort que je reposais le roman, incapable de continuer. Trop d'émotions. Et puis quelques minutes plus tard, n'y tenant plus il me fallait m'y replonger. Je savais que j'allais mal le vivre mais tant pis, il FALLAIT que je sache. Masochisme de lecteur ... Le ressenti de lecture de ce roman est tellement incroyable, que je suis incapable de trouver les mots pour vous en parler. Ça fait mal, tellement mal de découvrir le destin de tous ces héros ... et c'est tellement bien !!! J'en suis ressortie lessivée, éreintée, éprouvée, dévastée, mais tellement heureuse. Des romans comme ça ne vous tombent pas dans les mains tous les jours. John Gwynne est un monstre. Rien que d'y repenser j'ai les tripes qui se serrent encore une fois. Il me tarde tant d'en découvrir la suite ...

Le livre des terres bannies, c'est une série qui ne vous laissera pas indemne. De la fantasy épique poignante, dramatique et bouleversante comme vous n'en avez jamais lue. Croyez-moi, vous allez souffrir pour votre plus grand plaisir.


La chronique sur le blog de l'Ours Inculte qui m'a fait découvrir cette série ! ❤


Si vous avez raté le début: