dimanche 17 octobre 2010

APOCALYPSE BEBE de Virginie Despentes






Editions Grasset
Publié en 2010
342 pages
19 euros

Présentation de l'éditeur

Valentine Galtan, adolescente énigmatique et difficile, a disparu.La narratrice, Lucie, anti-héroïne trentenaire, détective privée sans conviction ni talent engagée par la grand-mère de Valentine pour surveiller ses faits et gestes, l’a perdue sur un quai de métro parisien. Comment la retrouver ? Que faire des édifiantes photos de Valentine qui la montrent si expérimentée avec les garçons ? Aurait-elle rejoint sa mère, qu’elle n’a jamais connue, à Barcelone ? Le mieux pour Lucie serait de faire équipe avec la Hyène, une « privée » aux méthodes radicales, une femme puissante, au corps souple, plein d’une violence qui s’exprime par saccades : moyennant finances, et aussi par amusement, La Hyène accepte le marché.Voici les collègues mal appariées, l’une lesbienne volcanique, l’autre hétéro à basse fréquence, qui traversent la France et l’Espagne jusqu’à Barcelone à la recherche d’une petite fugueuse, une gosse mal grandie, une fille de la bourgeoisie qui finira, on ne vous en dit pas plus, par rejoindre le camp des irréductibles.


L'avis de Phooka:

Voilà bien le genre de livre que je ne lis que rarement et que j'étais presque inquiète d'attaquer. Mais à ma grande surprise, je me suis retrouvée à dévorer les pages en ayant bien du mal à le reposer.
A travers une enquête de type polar (une adolescente à problème disparue mystérieusement), Virginie Despentes en profite pour nous dépeindre tout un ensemble de personnages, et la moindre des choses qu'on puisse dire c'est qu'elle n'est pas tendre !
Tout le monde y passe, depuis l'écrivain en déclin (quel tableau elle en fait, c'est carrément impressionnant) , à sa femme bourgeoise coincée en passant par la bonne-sœur dont on préférerait ignorer les motivations, ou par La Hyène à qui la vie n'a pas fait de cadeau mais à qui elle n'en fait pas non plus. Bref, on ne peut pas rester indifférent devant une telle image de notre société, puisque c'est bien de ça dont elle parle.

Un petit extrait pour vous en donner la saveur:

Les enfants sont les vecteurs autorisés de la sociopathie des parents. Les adultes geignent en faisant mine d'être dépassés par la vitalité "destroy" des petits, mais on voit bien qu'ils jouissent d'enfin pouvoir emmerder le monde en toute impunité, au travers de leur progéniture. Quelle haine du monde a bien pu les pousser à se dupliquer autant?

Ça donne le ton non? 
Tout est du même acabit. C'est un regard féroce mais souvent assez juste des travers de notre société actuelle. Mais malgré tout, je préfère rester un peu naïve et bête et ne pas voir le monde comme ça pour ma propre sauvegarde, même si cela consiste à faire l'autruche! En lisant le roman, je m'imaginais en face de Virginie Despentes et je me disais que je me sentirais mal à l'aise en me demandant comment elle décrirait ma vie et mes petits travers! :))
N'empêche, cette description au vitriol de nos habitudes et des différents personnages est franchement accrocheuse. Elle utilise notre côté voyeur pour nous plonger encore un peu plus dans le roman et c'est très réussi!
Sur le fond, l'enquête on s'en fiche un peu. Bien sûr on a envie de savoir où est Valentine et pourquoi et comment elle a disparu, mais ce n'est pas le but qui intrigue. Ce n'est pas l'arrivée, mais bel et bien la route qui y mène qui accroche le lecteur. Route parsemée de paysages et donc de gens, tous plus passionnants les uns que les autres...On les regarde comme on regarderait un tableau dans ses moindres détails, même les plus horribles...
Seul personnage à passer un peu au travers de tout ça, c'est la narratrice, détective privée de son état, femme effacée, sans intérêt, sans relief. Mais on comprend tout à la fin que ce road-book c'est son "déclencheur" et que grâce ou à cause de ça, elle va changer radicalement de vie.
Parce que la fin est elle aussi inattendue (voire même un peu exagérée sans doute) et pas tendre, mais pourtant elle va donner toute leur grandeur à certains personnages et au livre lui-même.
Malgré toute cette dureté apparente, on se rend compte que l'auteur aime ses personnages car le roman n'est pas dénué de tendresse. Qui aime bien châtie bien, en tout cas ce livre est un reflet de ce proverbe...
Je peux facilement imaginer qu'on n'aime pas ce roman. Moi j'ai beaucoup aimé ce tableau (noir) de notre société. Je ne lirai pas ce genre de livre tous les jours, mais j'y ai pris beaucoup de plaisir.
Une écriture puissante et très évocatrice qui ne peut pas laisser indifférent.

Livre lu en partenariat avec Price-Minister, dans le cadre du match
Houellebecq-Despentes. Merci beaucoup à Rémi de m'avoir permis de découvrir ce livre!









samedi 16 octobre 2010

Damnés : Résultats du concours


















Vous avez été plus de 90 à participer !
Un grand merci à vous !!!

Après tirage au sort sur les 76 bonnes réponses validées par un com sur le blog

Les gagnants sont:

Leslie , Jazz13 et Charlotte



Les bonnes réponses étaient:


1) Parce qu'elle fait partie des pensionnaires les plus dangereux 


(et non parce qu'elle fait partie du lycée Sword &Cross... c'est là que pas mal de monde s'est planté !)



2) Los Angeles



3) Cam et Daniel (... euh, on a accepté aussi Daniel et Cam :D )


Voili, voilou...les gagnants, si vous n'avez pas laisser vos coordonnées, veuillez nous re-mailer à la même adresse qu'on les fasse parvenir à Bayard Jeunesse.



Euh, je ne garantis pas le colis avec les plumes et le tralala hein !!! ;)







Les gagnants seront prévenus par mail!

Sire Cédric couronné à Cognac!!



Le festival lui a décerné son plus ancien prix, celui du meilleur roman francophone, pour De Fièvre et de sang 
chez Le Pré aux Clercs




Vous savez qu'on l'adore ici , alors on est super contentes et nous lui adressons toutes nos félicitations!

Le 5e prix Polar international voyagera dans un pays inédit au palmarès, le Japon. Le jury a aimé l'intrigue subtile dessinée par Keigo Higashino dans « La Maison où je suis mort autrefois » (Actes Sud).  

Pour le 4e prix littérature jeunesse, les lycéens qui constituent le jury ont choisi « Les Enfants rats », de Françoise Jay (Plon), un roman noir. 

Le 7e prix de la meilleure série revient au duo Corbet et Heurteau pour le premier tome de « Fanch Karadec » (Vagabondages). Très classique, elle met en scène un instituteur breton à la retraite appelé à résoudre une énigme.
Le 5e prix du meilleur « one shot » est octroyé à « Dernière station avant l'autoroute », une adaptation du roman du même nom d'Hugues Pagan scénarisée par Didier Daenincks et dessinée par Mako (Casterman). Ce maître du dessin restitue avec force la sombre dérive d'un flic au bout du rouleau. 

Nouveau venu, le prix de la meilleure bande-annonce est décerné à « 40 ans, 6 morts et quelques jours… », de Victor Rizman (Emotion Works).



(merci au journal Sud Ouest)



vendredi 15 octobre 2010

Interview de ELI ANDERSON





Oui, c'est lui !
Et lui on ne le présente plus... tout le monde sait que:
c'est le papa de Oscar Pill


Ce que tout le monde ne sait pas, c'est que derrière Eli se cache Thierry Serfaty
Un auteur de thrillers médicaux que j'ai dévoré du premier au dernier je crois:
Le sang des sirènes
Le cinquième patient
Le gène de la révolte
La nuit interdite
Peur
Agônia
S'il m'en manque un, qu'on me le dise de suite !




Et donc ce cher Eli a accepté, pour notre plus grand bonheur, de répondre à ces questions...


QUELQUES QUESTIONS A ELI :

1) Alors, tout d'abord, pourquoi ce pseudo ? Et surtout ce qui me titille le plus, pourquoi une consonance anglaise ! Car oui, grâce à vous on tient notre Harry Potter français, et peu de gens le savent ! J'ai tellement envie de crier cocorico, avec ces anglais qui snobe notre Fantasy depuis tant d'années... (sauf Pierre Pével, mais c'est tout récent)

Ce pseudo ? c'est tout simple: il m'en fallait un pour distinguer mon écriture thriller de celle d'Oscar. Eli est mon second prénom - quand on n'a pas l'habitude d'avoir un pseudo, c'est salvateur d'en choisir une partie qui fasse partie de la réalité, de soi. Anderson : je suis fan ABSOLU d'Andersen dont les contes sont de vraies leçons de vie, pour moi, mais bien sûr, comment oser prendre le nom de mon idole ? J'ai changé une lettre par conséquent. Donc, donc, ma chère Dup, il s'agit bien d'une consonance scandinave et pas du tout anglaise - mais je suis sûr que c'était ce à quoi vous pensiez... ;-) Ooooh, ça va, si on peut plus vous taquiner, hein...

...un partout, balle au centre :))

2) Après un parcours sans faute dans le thriller médical, pourquoi soudain du fantasy jeunesse ? J'allais vous demander s'il est difficile de passer d'un genre à l'autre...mais visiblement non !!!

J'en rêvais tout simplement. En suivant mes études de médecine, j'étais fasciné mais frustré : il y avait un tas de territoire qu'on y explorait pas, mais surtout, surtout, le corps n'était pas le monde fascinant que je m'étais imaginé. J'étais convaincu qu'on y trouvait des océans, des montagnes, des éléments déchainés, des peuples, des cités, des guerres, des amours, des ennemis... Bref, le thriller m'a permis de m'aventurer dans des contrées scientifiques inexplorées du corps (les rêves, les émotions...), mais je savais qu'un jour je me sentirais prêt à construire l'univers intérieur dont je rêvais. Et que je le ferai. Ainsi est né mon Oscar...

3) Vous attendiez-vous à l'énorme succès d'Oscar Pill ? Je sais, c'est la question qui tue, mais interdit de dire JOKER :))

Arrgh, comment répondre à cette question ? En réalité, je crois que je n'ai pensé à rien ; j'ai juste savouré la sensation voluptueuse de faire ce que l'on aime, d'écrire ce que l'on a envie d'écrire depuis toujours. C'est précieux, et ça l'est d'autant plus que ça dure !

et bien continuez cher monsieur, pour notre plus grand plaisir !!!

4) Un petit scoop pour nous: la date de sortie du tome 3 ?

Bon, ce n'est plus vraiment un scoop, mais je vous le livre quand même : le 27 octobre 2010 !
J - 12.... YES !!!


ET MAINTENANT JE M'ADRESSE A THIERRY :



5) Vous lira-t-on à nouveau dans mon domaine de prédilection: le thriller ?

Mais bien sûr ! J'ai adoré en écrire et je ne compte pas en rester là... et puis l'enquête, c'est l'essence même du médecin, non ? on vient vous voir et on vous dit : "voici les indices, trouvez le coupable"... Bon, allez, vous vouliez un scoop ? en voici un, puisque le précédent était un peu réchauffé : il y aura sans doute un thriller en 2011 !

6) La Fantasy adulte ne vous tenterait-elle pas ? Ça me plairait bien ça aussi... et ce n'est pas Phooka, ma co-blogueuse, qui me contredirait !!!

Non, je n'y ai pas pensé, mais vous savez, j'ai bien l'intention d'écrire quelques années encore - et de penser à tout plein de choses, même à celles qui me sont éloignées pour l'instant.




Encore un immense merci à Eli / Thierry pour cet échange privilégié !




ERAGON de Christopher Paolini





Bayard Jeunesse
698 pages
19,90 euros

Résumé:

Un garçon...
Un dragon...
Une épopée...
Depuis des décennies, le mal règne dans l'Empire d'Alagaésia.
Or, un jour, Eragon, un jeune fermier, découvre au coeur de la forêt une pierre magnifique. Elle est si bleue, si lisse ! Fasciné, il l'emporte à Carvahall, le village où il vit avec son oncle et son cousin. Comment pourrait-il deviner qu'il s'agit d'un oeuf, et qu'un dragon porteur d'un héritage ancestral, aussi vieux que l'Empire lui-même, va éclore... ? Dès lors, la vie d'Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, il s'engage dans une quête qui le mènera aux confins de l'Alagaêsia.
Guidé par les conseils de Brom, un vieux conteur, le garçon devra affronter, avec son dragon bleu, les terribles ennemis envoyés par le roi dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite. Eragon n'a que quinze ans, mais le destin de l'Empire est désormais entre ses mains. Un livre hors du commun, oeuvre d'un très jeune écrivain qui, avec le premier roman de cette saga " l'Héritage ", s inscrit d'ores et déjà parmi les grands auteurs de Fantasy !


L'avis de Dup:

Voilà de la Fantasy comme je l'aime, de la vraie ! Avec tout, des dragons, des elfes, des nains, des méchants Urgalls, des encore plus méchants Ombres... et même un chat-garou !!! C'est excellent ça comme idée, j'adore !
Enfin je dis des dragons, mais je n'en ai croisé qu'un, oup's une, pardon Saphira ! Quel personnage, quelle personnalité, un fichu caractère mais aussi de l'humour et de l'amour pour son petit homme qu'elle a choisi comme Dragonnier.
J'ai été un peu déstabilisée au démarrage de ce livre car j'étais persuadée que ce nom, Eragon était celui du beau dragon bleu de la couverture. mais j'ai été très vite happée par cette épopée. J'ai eu beaucoup de plaisir à suivre les aventures de ce gamin, ce petit paysan pauvre et insignifiant comme il se décrivait lui-même. A le voir grandir et suivre son destin au côté de sa dragonne, à apprendre au côté de Brom tout ce qu'un bon Dragonnier doit savoir: la magie, le maniement de l'épée... Puis l'accompagner dans sa fuite de l'Empire à la recherche des Vardens, en compagnie de Murtagh. Lui aussi c'est un personnage intéressant, plein de noblesse dans le coeur malgré le lourd poids de son ascendance... il me plait bien et je ne comprends pas pourquoi Saphira ne lui fait pas autant confiance qu'Eragon. Sans doute le découvrirai-je par la suite... car j'espère bien qu'il va suivre notre héros au pays des Elfes.
Et cette fin, sur une bonne grosse bataille, pleine d'action...oui, j'aime la Fantasy, qu'elle soit pour la jeunesse ou les adultes. Je crois que Phooka va devoir changer l'accroche en haut à gauche du blog !!! *sifflote*

Je remercie Nadège qui a initié cette lecture commune sans quoi ce livre que mes fils ont lu serait resté dans ma LAL, celle qui passe loooooooongtemps après la PAL... :))