lundi 26 janvier 2026

LA MAISON AUX PATTES DE POULET de GennaRose Nethercott

 


Le livre de poche
528 pages
10,40 euros




L'avis express de Dup sur La maison aux pattes de poulet

Une lecture laborieuse qui ne m'a pas convaincue.


L'AVIS DE DUP




J'avais déjà failli craquer pour ce roman lorsqu'il était sorti en grand format chez AMI, mais ma PAL de SP d'alors m'avait freinée. Lorsqu'il est apparu chez Le Livre de poche et qu'il me tentait toujours autant j'ai foncé. Une maison aux pattes de poulet, c'était Baba Yaga, c'était le folklore russe, et j'aime beaucoup !

Ce fut pourtant une lecture bien fastidieuse, il m'aura fallu plus d'une dizaine de jours pour en venir à bout. Je me suis littéralement traînée sur la mise en place de cette histoire. Bellatine Yaga et son frère Isaac se sont perdus de vue depuis un moment, Isaac ayant pris la tangente encore adolescent, laissant sa petite sœur aux parents, marionnettistes itinérants. Ils doivent se retrouver pour réceptionner au port de New York un colis venu de Russie dont ils ont hérité à parts égales. Et c'est notre fameuse maison montée sur pattes.

Bellatine se sent immédiatement en symbiose avec cette maison, Isaac voit lui un moyen de se refaire, il est fauché comme les blés et faire les poches des nantis dans la rue commence à le lasser. Ils passent donc un deal, pendant un an ils reprennent ensemble un des spectacles de marionnettes de leurs parents qu'ils vont jouer un peu partout aux Etats-Unis, puis la maison sera à elle, il repartira sur les routes.

L'écriture de GennaRose Nethercott est recherchée, parfois poétique même, mais elle m'a donné l'impression de poser une distance avec le lecteur. Les chapitres alternent entre plusieurs narrateurs, Bellatine, Isaac, la maison aux pattes de poulet, OmbreLongue qui traque la maison et un groupe disparate qui traque OmbreLongue. Ce qui aurait dû être un moteur de lecture pour moi a été en fait l'inverse car il n'y a guère que ceux concernant la maison qui retenait mon attention.

Les personnages principaux, Bellatine et Isaac m'ont ennuyé profondément. Elle est colérique, boudeuse, très souvent irréfléchie, bref peu sympathique. Quant à Issac, sa nonchalance et ce deuil dont il n'arrive pas à s’affranchir pèse sur les épaules du lecteur. Ensemble, ils sont en permanence en affrontement. On a à faire à une fratrie qui ne communique pas, ne se comprend pas... et c'est lourd, ça plombe le moral. Trop de drames, trop d'oppressions. 

L'intrigue était pourtant intéressante, surtout quand on commence à comprendre ce qu'il y a en jeu, mais cet intérêt ne survient que bien après les deux tiers du roman. Aucun suspense ne m'entraînait vers l'avant, j'étais une spectatrice vaguement intéressée. Et c'est bien dommage, j'en suis la première frustrée. La maison aux pattes de poulet n'était pas faite pour moi.

*service de presse papier*

Aucun commentaire: