dimanche 5 juin 2016

IMAGINALES 2016 suite et fin.


Je reprends là où j'en étais... après un aller-retour à la voiture pour décharger un peu BookBringer qui me démontait l'épaule.

Je m'avance dans l'allée, en direction de la sortie du chapiteau vers les Indés, mais en chemin je vois une pile de Compagnons du foudre et un Denis Hamon. Très sympa, qui me dit que c'est Phooka qui a écrit sa première chronique ! On papote et il me fait une dédicace d'enfer. Il en fait même deux ... 



Un peu plus loin se trouve Rod Marty, juste avant Victor Dixen. Un stop vers le 1er qui n'a personne et qui semble s'ennuyer grave, pour une dédicace de mon livre Les enfants de Peakwood. Un monsieur très souriant et bien sympathique.



Et, enfin, pas trop d'attente pour Victor Dixen ! Je n'ai pas l'intention de lui acheter de livres car je les ai en ebook, mais je décide quand même d'attendre un peu juste pour lui dire toute mon admiration sur son Phobos que j'ai dévoré la semaine passée. Il chausse ses lunettes pour la photo :)



Stefan Platteau est là, mais sa queue est immense (argh, ça ne se dit pas ça !). Je décide de refaire un tour du rectangle, Chloé, Nabil, puis juste à côté Philippe Ward qui n'a personne, je lui fais un petit coucou car j'avais bien aimé son petit polar qui se passe au pays basque : Danse avec le taureau. Un peu plus loin Nathalie Dau. Je m'arme de patience et la vois enfin. C'est une personne adorable, vraiment charmante. Et j'ai tellement aimé son Source des tempêtes ! Nous papotons un bon moment, je place mes jalons pour un hypothétique futur mois2 !



Un peu plus loin je trouve Damien Snyers, il me dédicace ma Stratégie des as. Il est 19h et j'en ai plein les yeux mais plein les bottes aussi ! J'ai quand même un autre rendez-vous qui clôturera agréablement cette longue journée. Je retrouve dans le parc deux vrais zamours : Magali Villeneuve et Alexandre Dainche, entourés de tout un tas d'arpenteurs dont The Bouchon que je peux enfin bisouter !

DIMANCHE :

Ce dimanche matin BookBringer est bien léger : les deux Anthos, mon Dévoreur et l'Héritière. J'arrive au chapiteau à 9h30 , pas un chat, pas un auteur non plus, ou si peu. J'ai le temps de vérifier le programme, de voir que l'insaisissable Stefan Platteau devrait être là à 10h, du coup je décide de planter ma tante devant sa place. Je suis rejointe par Maureen et du coup l'attente est beaucoup plus sympa. Il arrive, à l'heure même ! Je suis donc la preum's et je lui prends comme je l'avais prévu Manesh et Shakti. Mon porte-feuille hurle et fait carrément la gueule mais je lui dis de se taire, je n'ai pas fini mes achats... il est sympa, très souriant. Le Stefan, pas le porte-feuille, suivez bon sang.



Ensuite il me reste deux auteurs à voir... Jeanne-A Debats, qui me terrifie et je serai incapable de dire pourquoi. J'adore ce qu'elle écrit, sa plume incisive surtout...ai-je peur d'une répartie cinglante à mon encontre ? Je ne sais, mais du coup je ne traîne pas et j'en oublie de prendre une photo. J'ai pourtant adoré sa tenue...

Cela me fait penser qu'hier, samedi donc j'ai vu également monsieur Pevel à qui je décerne la palme de l'auteur le moins sympathique... Pas de file d'attente car il s'installe tout juste. Il me dit : "que puis-je pour vous ?". J'empoigne un tome 2 relié de Haut-Royaume pour aller avec le beau tome 1 que m'avait offert Phooka. Il me fait un grand sourire, prend son stylo et demande " à quel nom ?" Je dis Dup et là, instantanément, le sourire disparaît !!! Je ne sais pas ce que je lui ai fait, je n'ai jamais écrit une chro négative, quasiment que des coups de coeur ! Bref, j'écope d'un "Cordialement". Point à la ligne...

Après Jeanne-A. Debats, je fonce à nouveau vers Fabien Cerutti car je me suis régalée la veille à lire sa nouvelle dans l'anthologie. Je lui dis tout le bien que j'ai pensé de "la partie de rêves en l'air" qu'il nous a pondu :))  Il a beaucoup apprécié mon expression, j'essaye d'établir un copyright mais il est très dur en affaire et je crois que j'ai perdu :))



Puis je cherche Lionel Davoust, car je veux absolument Port d'âmes. Il n'est pas là, mais le libraire derrière se présente et c'est Monsieur Critic! donc on papote pas mal, rejoints par un autre blogueur, un Nicolas de Iozone que je ne connais pas, mais sympa. Et il est bêta lecteur pour Rivière blanche, et Mr Ward est juste à côté, donc grosse discu. Les oreilles de Xavier Dollo ont dû siffler un paquet de fois :)) Et enfin Mr Davoust arrive...juste pour dire qu'il doit repartir !!! Il est attendu sur une table ronde, et merde. Je me renseigne, ce sera donc pour 14h. je continue mon petit tour, prendre des tofs oubliées la veille...
Ensuite je file car je veux aller voir la table ronde de 11h avec Marty, Debats et un américain, James Morrow. Et qui je vois arriver avec Morrow : Lionel Davoust !!! Il est traducteur ! C'est sympa et passionnant. Je reste sur place car après c'est le tour des compères Gay, Katz et  Samantha Bailly. Là le modérateur est cool, et en plus on a sacrément rigolé. En plus des réflexions hilarantes des 3, la technique s'est mis de la partie avec panne d'électricité, micro off, qui revient de temps en temps, mais jamais quand c'est Gabriel qui veut causer :))

Après, pause déjeuner pour retourner attendre devant la place de monsieur Davoust qui louera ma patience, et je repars avec mon Port d'âme tant convoité. J'ai oublié la tof, et les Anthos ! Faut toujours que je rate quelque chose !!! :P

Je fais un dernier tour du rectangle avant de partir. Et bien m'en a pris, je tombe sur Anthelme Hauchecorne qui en fait était sur un stand latéral de son éditeur... peu visible donc. On avait pas mal de choses à se dire ( j'avais "bêta-lecteuré" Le carnaval aux corbeaux) Je le prends en photo, dommage il ferme les yeux. Mais je la mets quand même car je lui trouve un petit air de "fay-automate" et c'est parfait pour conclure ce compte-rendu ! :))




Une dernière photo, très indécente...



Oop's, j'en ai oublié... ce doit être mon inconscient qui fait barrage là : entre la froideur de M. Pevel et mon "problème" avec les couv de la série jeunesse d'Olivier !!!





La première partie du compte-rendu c'est par ICI
samedi 4 juin 2016

IMAGINALES 2016 1ère partie


Après quelques mésaventures, une 1ère arrivée à 10h le samedi, un départ précipité... et une seconde arrivée à 11h30 passé, me voilà enfin devant le chapiteau au bord de la Moselle !

Au premier stand à gauche dans l'entrée avant le carré des auteurs j'aperçois Jérôme Vincent sur le stand des Indés de l'imaginaire. Je vais me présenter, papoter un peu, et je m'enquiers de l'Anthologie des Imaginales de cette année que j'achète. Et c'est parti pour le grand tour, je repère la place de Stefan Platteau. Il a été installé pile en face de l'entrée, place d'honneur du vainqueur ! Il n'est pas là, juste à côté, il y aura Marie Brenann à voir, pas là non plus.

Je continue, je repère Chloé Chevalier, et elle est libre. Premier stop, première photo, vu que du coup j'ai oublié de prendre en photo le chapiteau en arrivant la deuxième fois...


Pas loin du même côté, une queue monstre je veux savoir qui est cette vedette : Monsieur Jaworski. Ne l'ayant jamais lu, ce n'est pas trop les boules, une queue de moins à mon effectif ! Juste à côté quelques personnes font la queue devant monsieur Nabil Ouali. je prends la file. quand c'est enfin mon tour, il reconnaît BookBringer, se lève en disant "purée une vénérable" et s'en va !!! En fait il sort du ring des auteurs, il vient de mon côté pour me faire la bise : trop cool. Un zamour cet homme. Ensuite il retourne à son poste, me fait une bafouille sur l'anthologie, puis je lui tends mes deux volumes de La voix de l'empereur. Avec une belle plume et de l'encre de couleur marron comme celle que j'utilise sur mon beau cahier de chroniques, il me fait une superbe dédicace en calligraphie. Puis une deuxième qui m'a fait trop rire, mais ça, c'est à mon retour dimanche soir que je l'ai découvert...La queue derrière moi s'impatiente, je laisse la place et mes livres pour que l'encre sèche. 



Je continue mon tour, repère beaucoup de places... Vides... C'est l'heure de manger et le chapiteau se vide de ses auteurs. Je vais en faire autant. J'assiste même à un match de Quidditch, trop drôle :))

Je reviens un peu avant 14h, Stefan Platteau toujours pas là , Marie Brennan non plus, pas de Nabil mais mes livres sont là et je les récupère. Je continue mon tour et repère une pile de EOS et G.D. Arthur juste derrière. Super sympa le monsieur, adorable. On papote je prends des photos et je lui achète son livre vu que je l'avais lu en ebook. 



Tout au bout de l'allée, je repère monsieur Beorn. Je fonce et je fais la queue. Tout en poireautant je repère sur le petit côté du rectangle, une queue monstre pour Estelle Faye. Je sais où je vais attendre tout à l'heure. je discute avec Paul Beorn, je lui dis toute mon admiration pour son Septième guerrier-mage que je suis en train de dévorer en nibook, et je lui achète celui qui me faisait aussi de l'oeil, Le dernier parfait. Il me fait une bafouille également sur l'anthologie. J'en ai fini avec lui. 



La queue pour Estelle est monstrueuse. Mais en même temps, pendant que j'attendais monsieur Beorn j'ai pensé à une chose, et si je faisais un cadeau à dame Phooka avec plein de dédicaces dedans ? Retour à l'entrée du chapiteau et je rachète une deuxième anthologie ! Je repasse devant Nabil, trop de monde, pas mal de monde encore chez Estelle mais personne devant Béorn : je dégaine ma deuxième anthologie puis je prends ma place dans la queue d'Estelle Faye avec patience...

Estelle Faye qui pousse presque un hiiiiiiiiiiii quand je décline mon identité de Dup ! :)) trop trop sympa, très dynamique, une pile électrique quoi ! Elle ne râle même pas quand je dégaine deux anthologies plus un des tomes de sa trilogie La voie des Oracles. Je lui dis que j'ai choisi le tome 2 pour la couverture que je préfère. Elle joue la vexée car j'ai choisi d'encenser l'illustrateur et non l'auteur. Mais je lui montre quand même que c'est l'auteur que j'aime bien vu que je lui achète Porcelaine et Un éclat de givre. On est en milieu d'après-midi et mon portefeuille se plaint déjà... 



A côté d'Estelle, il y a Charlotte Bousquet. Et une sacrée queue. Pas le courage. J'attaque alors l'autre grand côté du rectangle. Et repère très vite Adrien Tomas. Deux trois personnes seulement, c'est bon, je prends mon tour on papote beaucoup. J'ai deux anthologies, ma Maison des mages à faire signer. Mais je lui prends également Notre-Dame des loups comme prévu. 



Pendant que je poireaute, je repère the Bouchon international en face du rectangle mais elle ne me voit pas. Pas très loin d'Adrien se trouvent ses deux compères, Olivier Gay et Gabriel Katz. Seulement ces messieurs sont de vraies vedettes, la queue est immense , et je n'ai pas le courage pour l'instant. Je m'avance plus avant, je croise en chemin Chicca et sa sœur Marina, on papote pas très longtemps mais quand même ça fait plaisir de reconnaître des têtes de blogueuses. Je continue mon chemin, repère Victor Dixen , mais pareil trop de monde. Je me dis qu'il me reste plus qu'à faire plouf plouf devant les queues de ces messieurs, pour choisir laquelle prendre (sans commentaires svp même si c'est plus que tendancieux), quand je vois que Stefan Platteau est presque disponible, donc je fonce !

Le temps que j'arrive, Stefan Platteau se lève, il a une table ronde et doit s'absenter. Marie Brennan étant là, à côté, avec personne devant elle, je me décale d'un cran. J'avais préparé une belle phrase en anglais, j'ai à peine ouvert la bouche, qu'elle me coupe et me tend son carnet et son stylo pour que je note mon nom. Je n'avais pas encore mon livre dans les mains, il était dans BookBringer, je me suis demandé où elle allait me faire une dédicace ! Je la sors de son embarras car je veux me procurer son nouveau livre sur les dragons, histoire naturelle je crois. Elle n'est pas très plaisante et d'ailleurs m'écrit tout simplement "For Dup. Imaginales 2016". Je lui donne quand même mon Guerrière qui écope de la même bafouille... 



Je suis un peu dépitée et je ne sais pas où aller. Je continue à avancer et je me fais alpaguer dans le couloir par Nabil qui me demande si on m'a volé mes livres, lol. Je lui demande alors s'il est disponible pour une deuxième bafouille pour l'anthologie de Phooka. On se dirige alors tous les deux vers sa place, chacun d'un côté de la table. Puis je décide de prendre mon courage à deux mains et d'aller patienter pour voir Olivier et Gabriel. A gauche d'Olivier se trouve Fabien Cerutti, à droite de Gabriel se trouve Pierre Gaulon.

Ces quatre là ont écrit dans l'Anthologie. En patientant pour voir Olivier, je rigole franchement des blagues de Fabien Cerutti qui m'a l'air d'un joyeux drille. Il promet à tout le monde une deuxième dédicace sur l'anthologie à ceux qui ont lu sa nouvelle. Il ne m'en faudra pas plus pour faire la queue devant lui, avoir sa bafouille et savoir ce que je vais lire ce soir ! 

Je vois enfin Olivier Gay qui se lève et me fait la bise, trop cool comme d'hab. On papote blog, mois2, chroniques, livres et pour occuper ses mains je lui dis que je lui prends les trois derniers tomes de la série Le noir est ma couleur. Mais avant je lui demande si des fois il n'aurait pas l'intention de publier sa série en intégrale chez Castelmore, avec enfin une belle couv... On papote Rageot du coup, puis j'ai presque un scoop qui n'en est sûrement plus un car il a dû le dire à tout le monde : un nouveau jeunesse chez Castelmore justement, bientôt. J'ai droit à trois belles dédicaces différentes et sympas, cela compense un peu Marie Brennan... Pas de photo, elle était ratée.

Je me décale sur la droite et recommence la queue pour voir Gabriel Katz. Je n'ai aucun livre à lui faire dédicacer, ils le sont tous déjà et il n'en n'a pas sorti de nouveau. Mais bon il y a l'anthologie et puis quand on aime... J'ai droit à une bise aussi, et un faux scoop également, un prochain livre de Fantasy dans le même monde, avec un perso du Puits des mémoires, un perso de la Maîtresse de guerre et un perso d'Aeternia. Hiraaaa, elle me plait bien cette idée !!! 
Il fait sérieux non ? En réalité, il est en train de me dessiner un chien-dragon :))



Et puis en faisant cette attente pour voir Gabriel il y a juste à côté Pierre Gaulon. Un auteur que je ne connais pas, mais qui a l'air plus que sympa. Mais surtout, ce qui attire mon regard, ce sont les trois tomes de Blizzard étalés devant lui. Ils sont si beaux , ils sont magnifiques... Et bien sûr après Gabriel, je me décale à nouveau et je craque : j'achète le tome 1 de Blizzard. Ce monsieur est très sympa, on rigole bien et je pense que je vais lire dans pas longtemps son livre...
Il parsème sa nouvelle de "poussière de fée bleue" sous l'oeil horrifié du libraire derrière lui !



J'ai fait donc un bon morceau. Je suis contente de mes achats, et je commence à fatiguer un peu...

Pour lire la suite c'est ICI



vendredi 3 juin 2016

SIX OF CROWS de Leigh Bardugo





Editions MILAN
Sortie le 25 mai 2016
496 PAGES

17,90 €





Dans les bas-fonds de la ville de Ketterdam, la mafia s’organise en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker, dit « les Mains Sales ». 

Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck, qui règne sur la ville : délivrer un savant de la citadelle d’Ice Court, réputée imprenable. C’est l’inventeur du jurda parem, une drogue qui multiplie sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. 

Kaz décide donc de réunir une équipe de 6 malfrats aux talents exceptionnels. Ensemble, ils peuvent sauver le monde de la destruction. S’ils ne entre-tuent pas avant…


Le site

L'avis de Phooka:


Kaz, Inej, Jesper et Wylan sont des petites frappes, de la racaille de la pire espèce, tous membres du clan des Dregs dont Kaz est le chef. Ils font régner l'ordre sur les quais pour le compte de leur commanditaire. L'ordre ou la terreur, ça dépend du point de vue évidemment. Chacun a sa spécialité. 

Kaz est la tête, il pense à tout, il sait tout ce qui se passe dans la ville, il connait les moindres secrets de tous les habitants et peut donc les utiliser à sa guise. Par contre, personne ne sait qui est Kaz. Il est un total mystère ...
Inej c'est "l'araignée", elle peut se déplacer dans le silence le plus total, escalader à peu près n'importe quoi. Kaz aime l'avoir à ses côté car elle est fiable à 100%.
Jesper est un tireur d'élite. Il ne manque jamais sa cible. Ses mains le démangent quand il n'a pas une arme à manipuler.
Quant à Wylan, ben c'est ... Wylan.

Kaz est contacté pour exécuter une mission quasi impossible, mais la récompense sera à la hauteur de la difficulté. Il s'entoure de ses trois acolytes et va en "recruter" deux autres, Nina une Grisha qui a le pouvoir de contrôler le corps humain et Matthias ... son pire ennemi. 

Une équipe de six ...of crows.

Tout au long de notre lecture, nous allons donc faire la connaissance des six héros du roman. En utilisant le classique "point de vue multiple", nous suivons leurs aventures à travers les regards de chacun et petit à petit, par flashback nous en apprenons un peu plus sur eux. 
Le début du roman m'a paru un peu confus. Difficile de savoir qui est qui et de s'attacher aux personnages. Mais l'empathie se construit au fil des pages. Plus on en apprend sur les protagonistes et plus on s'y attache, avec une mention spéciale pour Inej que j'aime tout particulièrement. Une gamine qui semble si fragile et qui pourtant est loin de manquer de ressources. Pourtant parfois quand Kaz l'envoie en mission, on se dit que ce sera la mission de trop et que cette fois elle n'y survivra pas. Pauvre petite créature ...

Ces six là vont donc faire équipe. Contre vents et marées, malgré les tensions, la haine parfois et leur incompréhension mutuelle. Il faut garder en tête aussi qu'ils sont jeunes, très jeunes, même pas encore adultes. Ce qui est parfois difficile à imaginer quand on comprend leur vécu. Eux aussi vont apprendre à se connaître et à se dépasser. Le lecteur les découvre par petites touches à l'instar des héros eux-même. Des affinités vont se créer.

Mais au-delà des relations humaines, il y a aussi l'aventure. Cet espèce de "cambriolage de l'extrême", impossible à réussir et dans lequel ils risquent leur vie. Mais si ces péripéties sont bourrées de suspense et réellement passionnantes, il n'en reste pas moins que ce sont les personnages et leurs interactions qui sont le fil rouge du roman et qui monopolisent notre attention pour notre plus grand plaisir. 

Évidemment il y a un prix à payer pour découvrir ces héros hors du commun et se les approprier, c'est que comme je le signale précédemment on a le sentiment que l'action est un peu en arrière plan. Du moins, c'est ainsi que moi je l'ai ressenti car je me suis vraiment focalisée sur les personnages, plus que sur le contexte. Du coup, on ressent une certaine lenteur, voire même un peu de confusion au début du roman. Cependant quand l'action commence à devenir prépondérante, c'est-à-dire grosso modo vers la moitié du livre, le rythme accélère de façon notable et les pages commencent à défiler très vite.

Je dois aussi faire mon mea culpa et reconnaître que je n'avais pas percuté que ce livre était le premier tome d'une série. Du coup il est normal de démarrer lentement et de passer à la vitesse "de croisière" à mi-parcours. Par conséquent, il me tarde de lire la suite, maintenant que tout est en place!

Ce premier tome de Six of crows est une belle mise en bouche qui permet de s'imprégner et de s'attacher aux héros, nous donnant ainsi l'envie irrépressible d'en découvrir la suite !




jeudi 2 juin 2016

LE VILLAGE de Emmanuel Chastellière





Les éditions de l'instant
340 pages
18,50 euros


Le pitch :

Une jeune fille se réveille un matin dans une demeure inconnue.
Livrée à elle-même au cœur d'un village aussi étrange que désert, privée de ses souvenirs, elle va bien vite se rendre compte que les secrets de son passé sont liés à ceux des anciens habitants des lieux.
Pour se défaire de ces liens invisibles et espérer quitter ce village aux allures de prison hors du temps, elle va devoir raviver les cendres d'un bûcher centenaire...


L'avis de Dup :

Quand on se réveille un beau matin dans un décor inconnu c'est déjà stressant. Mais quand en plus on se rend compte que l'on n'a plus aucun souvenir, ce doit être plus que flippant. C'est ce qui arrive à cette ado que nous allons suivre : "la jeune fille blonde". Parce que oui, elle ne sait plus comment elle s'appelle, ni à quoi elle ressemble. Et il n'y aura que ce dernier point qu'elle pourra résoudre, en croisant un miroir dans cette grande maison vide où elle vient de s'éveiller. Mais elle reste incroyablement zen, trouve de quoi s'habiller, rien pour se nourrir et sort donc explorer les alentours.

Au loin un petit bourg, une église, une fontaine, quelques maisons et autres bâtiments. Tout semble vide, inhabité. Elle déambule dans les rues désertes alors que le soleil décline. L'ambiance est déjà bien lugubre, lorsqu'enfin elle aperçoit un personnage vivant. Celui ci porte un masque affreux évoquant un corbeau. Malgré sa mémoire vide elle sait immédiatement deux choses : 1) C'est un docteur de peste. 2) La Peste n'existe plus depuis des décennies. Interloquée, déstabilisée, elle reste figée là, malgré le malaise qui l'envahit. Elle ne devra son salut qu'à l'apparition soudaine d'une silhouette adolescente sur un toit proche qui lui conjure de fuir, de quitter le village avant la nuit. Et c'est le début d'un véritable cauchemar pour échapper à ce corbeau humain menaçant, pour éviter les pièges que semble dresser le village lui-même. De retour à la case départ, elle y trouvera de quoi manger et un petit mot lui donnant rendez-vous le lendemain, de jour. 

Et voilà, je vais arrêter là sinon je vais tout vous raconter ! Le village d'Emmanuel Chastellière est typiquement le genre de roman que je ne sais absolument pas comment chroniquer. Je ne sais par quel bout le prendre. Notre jeune fille blonde va donc découvrir un petit groupe de plus ou moins jeunes, qui se sont nommés les Enfants Perdus, qui comme elle n'ont plus de mémoire et ont été parachutés ici au Village. Ils se sont surnommés Fumée, Fugue, Paille, Caillou, Carotte, Pastel. Ils vont lui apprendre les règles de survie dans ce milieu hostile frappé par une malédiction bientôt centenaire. Lui apprendre à se méfier des apparences changeantes de ce village, trouver et mériter un surnom. Et tout cela sur fond de peste, rien que le mot fait trembler, de docteurs de peste qui symbolisent réellement l'épouvante, et un bestiaire horrifique qui se glisse dans le récit.

J'ai beaucoup aimé l'idée de cet univers changeant, de faire de ce petit village "piégeux" un véritable personnage mauvais, retors ! Comme s'il s'était allié au personnage démoniaque responsable de la malédiction. J'ai adoré Fugue, bien aimé notre jeune fille blonde et Carotte, détesté Paille. C'était plus que prévu par l'auteur je pense bien sûr ! Mon coeur n'a cessé de faire le yo-yo concernant Fumée durant toute ma lecture... aujourd'hui encore je suis incapable de trancher et cette indécision m'exaspère.

Un roman sur la quête identitaire d'adolescents dans des conditions extrêmes, en milieu hostile, et sans aucun point de repère ni aucun souvenir sur lequel s'appuyer. Un roman dur, un auteur sans concession pour ses personnages qu'il fait évoluer dans un univers imaginaire vraiment sinistre, fort bien évoqué par l'illustration de couverture réalisée par Marc Simonetti.

Cependant malgré un récit sombre, et des passages parfois glauques, la plume reste fluide et belle, avec de-ci, de-là, des phrases pleines de poésie. 
« La brise chasse un nuage qui s'attardait devant la lune, l'envoyant rejoindre ses pairs dans leur enclos d'étoiles. »
Le village est un roman que j'ai trouvé captivant, qui m'a collé quelques sueurs froides et vous savez combien j'aime ça, et qui  pourtant m'a mise mal à l'aise plus d'une fois ! Si j'osais, je dirai que j'ai adoré détester certains passages glauques, tant la plume de cet auteur est visuelle. Un roman qui s'est avéré un "inlâchable". Un rythme soutenu grâce à une alternance des chapitres avec des interludes revenant sur le début de la malédiction, de l'action et des situations souvent très stressantes pour les personnages. Une fin qui m'a complètement déroutée, et qui me fait attendre avec impatience que d'autres l'aient lu afin de pouvoir en discuter. J'attends donc de pied ferme ce "mois de" d'Emmanuel Chastellière qui débutera le 15 juin. Une chose est sûre, c'est un roman qui marque et qui ne peut laisser personne indifférent.



mercredi 1 juin 2016

10 ans, 10 euros, saison 7



Euh saison 7? Déjà ?

La désormais traditionelle sortie des "10 euros" de Bragelonne aura lieu le 15 juin avec les titres suivants :


  • La Porte du chaos – L’Intégrale de Louise Cooper ; illustration de couverture deMarc Simonettti
  • Le Seigneur des Isles de David Drake ; illustration de couverture de Pascal Casolari
  • Hordes – L’Intégrale de Laurent Genefort ; illustration de couverture de Didier Graffet
  • Le Faucheur de David Gunn ; illustration de couverture de Miguel Coimbra
  • La Guerre des Nains – L’Intégrale de Markus Heitz ; illustration de couverture deDidier Graffet
  • Erik le Viking de Terry Jones ; illustration de couverture de Boulet
  • Lankhmar – L’Intégrale II de Fritz Leiber ; illustration de couverture de Pascal Casolari
  • Les Mensonges de Locke Lamora de Scott Lynch ; illustration de couverture deBenjamin Carré
  • Descendance de Graham Masterton ; illustration de couverture © Shutterstock
  • Les Couleurs de l’acier de K.J. Parker ; illustration de couverture de Didier Graffet