jeudi 7 décembre 2023

RED RIVER SEVEN de Anthony Ryan

 


Éditions Bragelonne
288 pages
20 euros




L'avis express de Dup sur Red River Seven de Anthony Ryan

Un thriller post-apocalyptique qui se dévore. Après, on adhère ou on n'adhère pas à la donne et aux explications qui vont avec...


L'AVIS DE DUP



J'avais dit sur Facebook à la réception de ce roman, "Du Anthony Ryan en thriller, ça se tente !". C'est donc fait, et ma première surprise a été de constater que l'auteur reste quand même dans l'imaginaire parce que là, nous avons à faire à un thriller post-apocalyptique.

J'ai avalé ce court roman en deux petites soirées donc on peut en conclure qu'il est efficace, mais vous l'avez bien vu, le coeur rouge n'est pas à la bonne place. Tout du moins pas à celle habituellement occupée par les écrits de Fantasy d'Anthony Ryan...

Red River Seven commence comme un huis clos, sur un bateau en pleine mer. Sept personnes se réveillent à peu près en même temps, ne se connaissent pas, et pire, ne se souviennent pas non plus de leur passé, ni même de leur nom. Trois femmes et quatre hommes, tous tondus avec une grosse et grande cicatrice récente sur le crâne. Et juste un prénom tatoué sur le poignet. Aucune commande du bateau ne leur est accessible, aucun téléphone portable, aucune carte. Quant à la visibilité extérieure, elle est nulle, ils sont dans une masse rougeoyante de brouillard bien dense...

Se doutant bien qu'ils ne sont pas rassemblés là par hasard, ils essayent tant bien que mal de rassembler leurs maigres connaissances, quand les premières instructions vont leur parvenir. Ils sont alors en approche de l'estuaire de la Tamise. Les suivantes le seront au compte goutte.

Je ne peux vous révéler un seul mot de la suite sous peine d'enlever le seul attrait de ce roman, la découverte petit à petit de l'environnement, et la nature de la mission. Ce que j'en ai dit juste avant ne concerne quasiment que le premier chapitre et il y en a quatorze.

C'est un thriller efficace, un vrai page turner entretenu par une angoisse diffuse, un bon gros sentiment de danger permanent. Non seulement des éléments extérieurs mais aussi de leur promiscuité imposée. Chacun peut vriller à un moment ou un autre, et de fait, ça vrille... 

Parlons maintenant du contexte post-apo. Qu'on y croit ou pas, peu importe en fait, c'est la donne apportée par l'imagination de l'auteur. J'ai trouvé cependant qu'on s'enlisait dans les explications scientifiques. Les éléments pathogènes sont en constante évolution, ok, la preuve nous en a été douloureusement fournie avec le Covid. Mais qu'une bactérie puisse transformer autant la morphologie des êtres vivants, c'est vraiment un peu du grand n'importe quoi sur la fin...

Autant j'ai beaucoup aimé la première moitié du roman, autant je m'en suis complètement détachée par la suite. Je ne sais si c'est le côté post apo-SF du décor ou le côté capillotracté des explications scientifiques de Anthony Ryan mais le fait est que j'ai bien trop souvent levé les yeux au ciel. Cependant il est probable que ce roman puisse plaire si on n'est pas trop regardant. Il ne vous reste plus qu'à lire Red River Seven pour vous faire votre opinion.


Aucun commentaire: