vendredi 5 février 2010

Troie : Tome 2 Le bouclier du Tonnerre de David Gemmell



La guerre menace.
Tous les rois de la Grande Verte se rassemblent, chacun dissimulant de sinistres plans de conquête et de pillage.
Dans ce maelström de traîtrise, trois voyageurs vont faire osciller la balance : Pira, une prêtresse fugitive cachant un terrible secret ; Calliadès, un guerrier aux idéaux élevés et à l’épée redoutable ; et son meilleur ami, Banoclès, qui se taillera une légende dans les combats à venir.
Ensemble, ils voyagent jusqu’à la fabuleuse cité de Troie, où les ténèbres viendront bientôt éclipser pour des siècles les triomphes et les tragédies des mortels ordinaires. Car l’époque glorieuse de l’Âge de Bronze n’est pas taillée pour les hommes, mais pour les héros !

























Je suis sous le choc, subjuguée, fascinée, il n'y a pas de mots assez fort pour cette série!
Franchement il faudrait que tout le monde le lise. Ce n'est pas de la fantasy classique , c'est presque un récit historique, même si Gemmell se permet beaucoup de liberté avec le mythe. C'est
la vision de Gemmell de l'histoire de Troie.
Quelle force!
Quels personnages!
Je n'ai jamais lu quoique ce soit d'équivalent!
Je ne connais personne capable d'écrire des personnages comme le fait Gemmell en général, mais pour Troie il s'est carrément surpassé.
Que ce soit les rois, tous plus fourbes les uns que les autres (Priam, Agamemnon...)... même Ulysse n'est pas toujours un roi sans taches. Que ce soit les reines, qui souvent sont plus intelligentes et plus manipulatrices que leur conjoint (Hécube quel personnage!), même si elles doivent rester dans l'ombre, condition de femme oblige!
Que ce soit les grands héros, tels Hector, Hélicon, Achille ou Ulysse dont on suit les aventures incroyables et les combats fabuleux avec angoisse et passion.
Tous les personnages de Gemmell sont saisissants.
Mais pour moi le plus étonnant ce sont les autres...
Quels autres me direz vous, vu que je viens d'en citer déjà des dizaines?
Hé bien, TOUS les autres, de la putain au général, en passant par la servante et le simple soldat, Gemmell rend ces personnages là encore plus poignants, héroïques et fascinants que tous les autres.
Je ne sais pas comment exprimer toute la profondeur qu'ils leur donne. J'ai pleuré devant leur destin, devant les tragédies de tous ces personnages "qui ne comptent pas", "qui ne sont rien" et que l'Histoire à oubliée.
Merci de leur redonner vie monsieur Gemmell !!! Ca n'a pas de nom...il faut lire Troie, parce qu'il n'est pas possible de trouver des mots assez forts pour en parler!

Vous aurez compris....j'adore! :))


En résumé: Ne perdez pas votre temps à lire ce blog, mais foncez chez votre Libraire ou dans votre bibliothèque préférée .....Troie, c'est ENNNOORRMME!











Plutôt qu'un avis qui serait un copié-collé de celui de Phooka, juste un petit extrait...

- Tes fils s'engageront-ils dans les jeux ? demanda Pénélope.
- Oui. Ce sont tous les deux de bons athlètes. Antilochos devrait briller au lancer de javelot, et Thrasymédès battra n'importe quel homme au tir à l'arc, dit Nestor avec un clin d'oeil.
- Quand ça arrivera, la lune sera verte, marmonna Ulysse. Même sans être au mieux de ma forme, je cracherais une flèche plus loin qu'il ne pourrait en tirer une !
Nestor éclata de rire
- Comme tu es civil quand ta femme est dans la pièce ! La dernière fois que je t'ai entendu te vanter de ton habilité, tu prétendais que tu pourrais projeter une flèche plus loin avec un pet !
- Ca aussi, c'est vrai ! dit Ulysse en rougissant.



mercredi 3 février 2010

Jonathan Strange et Mr Norrell de Susanna Clarke

Il y a des siècles de cela, du temps où la magie existait encore en Angleterre, le plus grand magicien de tous était le roi Corbeau. Enfant d’homme élevé par des fées, le roi Corbeau mêla sagesse féerique et humaine raison pour fonder la magie anglaise. En 1806, année où commence le roman, il n’est plus guère qu’une légende. L’Angleterre est gouvernée par un roi fou, Lord Byron bouleverse les mœurs autant qu’il révolutionne la poésie, les guerres napoléoniennes ravagent le pays… et plus personne ne croit à la pratique de la magie. Or voici que Mr Norrell, le reclus de l’abbaye de Hurtfew, lance un défi aux magiciens théoriciens qui pullulent dans le pays : il prouvera qu’il est le seul véritable magicien du pays. Dans une scène éblouissante, il prête parole et mouvement aux statues de la cathédrale d’York. La nouvelle du retour de la magie en Angleterre se répand jusque dans les frivoles salons londoniens. Pédant, prétentieux, Mr Norrell devient pourtant la coqueluche de la noblesse londonienne. Mais lui veut davantage : aider le gouvernement dans sa guerre contre Napoléon. Il bloque les Français en rade de Brest grâce à une immense flotte anglaise composée de navires nés de la pluie, et dote les côtes britanniques de charmes protecteurs.
Aider le royaume d’Angleterre n’est pas l’unique obsession de Mr Norrell. Car il veut aussi, et surtout, éliminer tout rival possible. C’est compter sans la prophétie : Deux magiciens paraîtront en Angleterre. Le premier me craindra ; le second de me voir brûlera. Et bientôt il croise sur son chemin un brillant jeune magicien, Jonathan Strange. Ce dernier est charmant, riche, un brin arrogant, mais imaginatif et courageux. Mr Norrell, séduit, le prend pour élève. Ensemble, ils éblouissent le pays de leurs exploits. Mais leur association tourne vite à la rivalité…
Plus de deux millions d’exemplaires vendus à ce jour, prix Hugo, prix Locus du premier roman, BookSense du roman de l’année, roman de l’année du Time Magazine, traduit dans dix-sept pays, bientôt adapté au cinéma par les studios NewLine, Jonathan Strange & Mr Norrell, publié sous deux couvertures différentes (soit noire, soit blanche) est un phénomène.


Petite info : La version grand format comprend 900 pages, en version poche c'est plus de 1200 pages, avis aux amateurs! ;)


L'avis de Phooka:


De fait si il y a un reproche a lui faire c'est qu'il est quand même très long ce roman.
Par contre qu'est ce que c'est bien!!
Cette écriture "datée", très dix-neuvième siècle, est un vrai régal!
On est loin, très très loin de ces
soit-disant romans de soit-disant fantasy qui privilégient l'action et parfois les personnages au dépend du style (non,non, je ne dirais pas à quoi je pense! :)) dans lesquels l'écriture est souvent simple, voire simpliste (et même parfois simplette! ) comme si les lecteurs de fantasy étaient forcément un peu idiots! Je ne crache pas dans la soupe puisque je suis une dingue de fantasy, mais il faut reconnaitre que parfois certains romans sont un peu limites...
Je ne lirais pas que des romans du style de
Jonathan Strange et Mr Norell, mais un de temps de temps c'est un vrai régal! On pense à Lovecraft , à Jane Austin bien sûr, mais aussi à Poe et surtout (pour moi) à la série des "veufs noirs" d'Asimov que j'adore!
On lit et on entre dans un monde très typé. Beaucoup de descriptions oui, comme les romans de l'époque. Peu d'action, mais beaucoup de suggérés. C'est "reposant" . Calme et volupté!
Sa lecture necessite un peu d'effort mais quelle récompense!
Et puis on réalise petit à petit qu'on lit un livre...sur les livres!
Sur les livres qui parlent de magie et qui sont la base de tout....on continue de lire...et on réalise que le livre qu'on tient dans les mains EST un justement de ces fameux livres qui parlent de magie. Quel coup de maître! Par la lecture du roman nous sommes devenus un magicien tel que décrit dans l'histoire!
La boucle est bouclée!!
Bravo!

En résumé: sans doute un peu long, mais un réel plaisir de lecture totalement différent de ce qu'on lit habituellement dans le domaine. Une richesse de langage et d'écriture hors du commun, un vrai régal!



L'avis de Dup:

Et bien cela tombe bien que tu parles de ce livre sur le blog... cela va permettre de montrer que nous ne sommes pas d'accord sur tout!
Comme je m'y suis ennuyée, j'ai insisté pendant presque 200 pages pour finir par capituler. Lent, trop lent. Une furieuse envie de secouer le livre afin de faire bouger ses personnages...bref, pas pour moi!

Le Livre De Poche: environ 10 euros


lundi 1 février 2010

Un ticket pour l'enfer de Laurent Botti



Quatrième de couverture:

Son mari la bat depuis des années. Le jour où il essaie de s'en prendre à son fils de neuf ans, elle n'a pas d'autre choix : elle s'interpose... et le tue. Mais son mari est un flic, un ripou, avec des ennemis et des secrets. Maintenant, c'est à elle de payer. Une seule chose compte désormais pour cette mère blessée : fuir, échapper à son passé, et surtout, surtout, protéger son fils, qui, dans des sortes de " transes ", perçoit des bribes d'avenir... un avenir aux couleurs de l'enfer. A moins qu'ils n'arrivent à renverser le destin. Un suspense haletant, une ambiance sombre et inquiétante, des héros à la dérive qui se débattent dans une intrigue palpitante... Après Pleine brume, Fatale lumière, La Nuit du Verseau et Un jour, des choses terribles... vendus à plus de 450 000 exemplaires, Laurent Botti signe un thriller contemporain qui nous fait frissonner de la première à la dernière page.


L'avis de Dup:

7 ans à vivre avec une brute épaisse qui prend plaisir à la maltraiter aussi bien physiquement que moralement, c'est déjà l'enfer non? Et bien non, pour notre pauvre Charlie, ce n'était que le purgatoire car l'auteur lui réserve encore pire.
Après l'avoir tué, elle fuit avec son fils David, sans savoir que derrière elle, la tracent, la bande mafieuse a qui son mari devait beaucoup d'argent, l'IGS qui voulait le coincer, et apparemment une grosse structure qui avait mis chaque pièce de leur maison sous surveillance vidéo depuis plus de huit mois. Donc elle fuit, quitte Paris, sa banlieue, et se réfugie... en Bourgogne. Misère, près de Laville-Saint-Jour...et l'angoisse monte d'un ton.
Ici je me dois de faire une parenthèse, pour ceux qui n'auraient pas lu les précédents livres de Laurent Botti: C'est le lieu où se passe toutes les intrigues les plus machiavéliques qu'ait inventé l'auteur, et plus particulièrement dans son précédent livre Un jour des choses terribles...où Laville-Saint-Jour et son brouillard sont des personnages à part entière.
Je dois avouer qu'en commençant ce livre Un ticket pour l'enfer, je me suis dit chic, pas la Bourgogne et le brouillard, tellement le livre précédent m'avait fait flipper! Et quand page 160 on découvre que le havre de paix vers lequel se rend Charlie et son gamin se trouve juste à côté de cette ville, je vous promets que j'ai ressenti un grand frisson!
L'intrigue est complexe à souhait tellement il y a d'intervenants dans cette histoire, chacun pour des raisons différentes.
Et au milieu de ça, notre pauvre Charlie essaye de surnager tout en protégeant son fils si particulier. Car oui, il n'est pas tout-à-fait "normal" David, il a des pouvoirs, il le sait, mais ne les maitrise pas encore...
Et si ce n'était pas l'inverse, David qui protègerait sa maman ?
Plus on avance dans le livre, plus cela s'accélère, on va de surprises en révélations, avec un final véritablement explosif dans tous les sens du terme!

Petit bémol néanmoins...l'épilogue gâche tout. Un happy-end pas franchement nécessaire, j'aurai dû arrêter ma lecture avant, et je vous le conseille franchement.

Fendragon de Barbara Hambly


4ème de couverture:
" Je suis Morkeleb le Noir.
Je ne suis et ne serai l'esclave de personne, encore moins d'une femme humaine. " Lorsque Jenny Waynest, compagne du Fendragon des légendes, accepte d'accompagner l'amour de sa vie vers les terres du Sud où l'appelle son Roi, elle ne sait pas ce qui l'attend: les intrigues vénéneuses de la magicienne Zyerne, le souffle brûlant du plus sombre des dragons, mais aussi le feu dévorant d'une passion séculaire - la douleur, le renoncement et la mort.
"De la fantasy épique de tout premier ordre. " Publishers Weekly Comparée par les critiques à J.R.R. Tolkien et H.P. Lovecraft, Barbara Hambly nous offre avec Fendragon une fresque intense et magistrale.


L'avis de Dup:


La magicienne Jenny part avec son compagnon, John le Fendragon en direction du sud du pays avec Gareth, le fils du roi qui est venu le chercher dans le nord, Les Pays d'Hiver.Il lui faut sauver le royaume de Bel qui est mis à mal par l'arrivée soudaine d'un dragon. Après un trajet plein de dangers où le chevalier Gareth se révèle un vrai boulet, ils découvrent un pays en pleine guerre civile, déchiré, sous l'emprise d'une grande magicienne, belle et perfide: Zyerne, et par ailleurs un magnifique dragon-mage qui s'est installé et approprié la source du butin du pays, l'or des gnomes.



C'est un livre sur la quète du Pouvoir par la magie. Ce qui m'a marqué le plus, c'est que la possession de cette magie est traduite dans ce livre comme une véritable jouissance sexuelle, profonde et intense, lorsqu'on la possède. Qu'elle soit destinée à faire le bien ou le mal!
La belle Zyerne, le pouvoir pour le pouvoir, la domination et l'or.
Jenny, pour pouvoir aider, sauver, guérir les autres.
Donc logiquement...qui va gagner?
Et bien non! Pas sûr, car à quel prix! Pour que Jenny accède à ce stade de pouvoir, celui qui lui manquait tant et pour lequel elle a lutté toute sa vie en en étant en permanence frustrée, elle doit se fondre dans la domination du dragon Morkeleb le noir. Elle doit abandonner le monde des humains et donc son amour pour Fendragon et leurs deux fils, et jouir de ce pouvoir tant convoité jusqu'à la fin des temps au côté de ce si beau dragon noir, aux sentiments si différents de ceux de John, des sentiments de dragon quoi, rien à voir...

Oui, vraiment, rien à voir, c'est si....si....arf, indéfinissable, faut lire ce livre! :) :) :)

C'est un livre qui s'engloutit tout seul, sans qu'on s'en rende compte, gentiment mais sûrement. Il y a de l'action, mais pas tant, il y a peu de dialogues verbaux mais plus d'échanges de pensées, c'est intuitif, les personnages se comprennent sans avoir beaucoup besoin de parler, et le plus fort là-dedans c'est que Fendragon arrive ainsi à faire de l'humour.



L'avis de Phooka:

C'est un roman que j'ai lu il y a déjà quelques années et qui m'a laissé un très bon souvenir. De la très jolie Fantasy, qui ne tombe pas dans les clichés et qui pour une fois...se lit en un seul tome!


les Scarifiés de China Miéville



Quatrième de couverture:

Jeune traductrice de langues oubliées, Bellis fuit Nouvelle-Crobuzon à bord du Terpsichoria en route vers l'île Nova Esperium. Arraisonné par des pirates, le navire est conduit vers Armada, improbable assemblage de centaines de bateaux hétéroclites constitués en cité franche, régie par les lois de la flibuste. Bellis y rencontrera bientôt les deux seigneurs scarifiés d'Armada, les Amants, ainsi qu'Uther Dol, mercenaire mystérieux aux pouvoirs surhumains. Un trio qui poursuit sans relâche une quête dévorante, la recherche d'un lieu légendaire sur lequel courent les mythes les plus fous. Sollicitée pour ses talents de linguiste, Bellis commence alors le plus stupéfiant des voyages, un périple aux confins du monde.


L'avis de Phooka:

Comment parler des Scarifiés de China Miéville? Franchement je n'ai pas la réponse. C'est tellement dense et complexe que le seul moyen de savoir "de quoi ça parle", c'est bien de lire le roman. Et sincèrement ce ne serait pas la pire chose à faire!

Pour essayer d'échapper à la police qui la traque, Bellis décide d'embarquer sur le
Terpsichoria pour mettre le plus de distance possible entre elle et la Nouvelle Crobuzon. Le navire est arraisonné par des pirates et tous ses passagers sont emmenés vers la citadelle improbable d'Armada. Cette cité flottante est en fait un gigantesque assemblage de navires. Elle est régie par les lois de la flibuste et est dirigée par un couple, les amants, deux personnages aux corps scarifiés. Bellis devra apprendre à vivre dans ce monde, elle y sera entourée de personnages haut en couleurs et elle va jouer bien malgré elle un rôle clé dans l'histoire d'Armada.

C'est le premier roman de Miéville que je lis. J'avais énormément entendu parler de cet auteur (je pensais à ma grande honte que c'était une femme, sans doute à cause du prénom...). J'en avais lu tellement d'excellentes critiques qu'il fallait que je le découvre. Naïvement j'ai choisit
Les Scarifiés parce qu'il n'y avait qu'un tome, ce qui me semblait bien pour découvrir un auteur. Erreur de ma part, j'ai réalisé pendant ma lecture que ces Scarifiés faisaient suite à Perdido Street Station qui se passe dans le même monde. Honnêtement ça ne m'a pas génée dans ma lecture, même si je suis persuadée avoir manque certaines allusions.

Comme je le disais en introduction il est extrèmement difficile de parler du roman., il est totalement différent de ce à quoi nous sommes généralement habitués. La société inventée par Mieville est complexe et sans aucun repère avec la notre! Au point que parfois je devais m'arrêter un moment pour me représenter ce que l'auteur était en train de décrire car en fait Miéville a une écriture "photographique" qui permet de se représenter avec une telle précision les lieux que l'on fini par réellement voir cette ville comme si nous la connaissions vraiment. Au niveau des personnages c'est tout aussi troublant. En effet les personnages peuplant Armada (et les autres lieux) sont tous plus improbables les uns que les autres, hommes-cactus, hommes-poissons, hommes-crustacés et les fameux hommes-moustiques. Ils sont ô combien
surprenant lorsque nous les découvrons dans le roman, mais Miéville les rend tellement réels qu'ils finissent par faire partie intégrante de l'histoire sans que nous ne fassions plus attention à leurs "particularités" et pourtant quelle imagination il faut pour créer tout ce petit monde...

Le rythme de l'histoire est souvent très lent, un peu comme la vitesse de déplacement d'Armada, car Miéville prend le temps de nous en imprégner totalement pour notre plus grand bonheur. J'avais peur que ce soit trop fou, trop violent et compliqué et que je n'accroche pas. Que nenni! On suit tous ces personnages avec un énorme interêt. La société inventée par Mieville est complexe, sans aucun repère avec la notre et on se noie dedans avec un immense plaisir! J'ai eu un moment de "flottement" entre les pages 200 et 250. Passé l'émerveillement du début je commençais à trouver le temps long...Et puis d'un seul coup l'histoire a décollé et le reste du roman, pourtant conséquent, se lit quasiment d'une traite! C'est un livre sombre, complexe et pas toujours facile à appréhender . Derrière tout cet imaginaire on peut aussi y voir une certaine critique de notre société. Ce roman est vraiment une perle, un merveilleux (au sens strict du terme) livre de littérature alternative, d'une inventivité sans limite. Bref un livre vraiment pas comme les autres, qu'il faut absolument découvrir.

Le Livre De Poche: 10.45 euros

J'ai déjà acheté "perdido street station" car j'ai très envie de me replonger dans l'univers totalement fou de monsieur Miéville