mardi 23 août 2016

Financement Ulule pour Gentlemen Mécaniques.





Voilà un joli projet bien alléchant proposé par Les éditions de l'Instant (ceux qui ont participés au Mois d'Emmanuel Chastellière connaissent bien maintenant ...)
Cette anthologie proposera 10 nouvelles (dont deux courts romans — ou longues novellas) d’auteurs du monde entier. Des américains, bien sûr, des français, évidemment, mais aussi des écrivains d’horizons plus inhabituels, venus d’Australie, de Nouvelle-Zélande, d’Espagne, du Canada, de Singapour, … Des nouvelles qui prennent place en Amérique du Sud, en Océanie, en Asie, sur Mars ou sur la Lune.








1. Tom Crosshill - En attendant la numéro 5 (Waiting for number five)

2. Tony Pi - La malédiction de Chimère (The curse of Chimère)

3. Nick T. Chan – La commande pour l’amour (The command for love)

4. Jesús Cañadas – Visez les tripes (Tiros a la barriga)

5. Aliette de Bodard - Mémoires de bronze, de plumes et de sang (Memories in bronze, feathers, and blood)

6. Vivian Caethe – Les hommes de la compagnie (The Company Men)

7. Olivia Ho - Une œuvre de femme (Working woman)

8. Dylan Horrocks - Steam Girl (Steam Girl)

9. Emmanuel Chastellière - Fly me to the moon

10. Kathleen Strivay-Luyckx - Hope



Ca se passe ICI
lundi 22 août 2016

THE DEAL de Elle Kennedy





Hugo Roman
430 pages
17 euros


4ème de couv :


Hannah est une très bonne élève et elle a un don incroyable pour le chant.


Mais quand il s’agit d’hommes et de séduction, elle perd tous ses moyens. Garrett est la star de l’équipe de hockey de l’université, mais ses résultats scolaires ne sont pas à la hauteur et il risque de perdre sa place dans l’équipe. Ils vont passer un drôle d’accord. Elle lui donne des cours et il l’aide à séduire le quaterback de l’équipe de football.

Cet arrangement original va-t-il changer leur vie ?




L'avis de Dup :

Mon Dieu, je crois que je suis irrécupérable... eh oui, encore une romance à mon actif. Je vois de loin les cheveux de Phooka se dresser sur sa tête rien qu'en apercevant la couverture ! Je vais me faire virer les amis...tant pis, j'assume. Je me suis régalée avec cette bluette, car oui, n'ayons pas peur des mots ce n'est pas the roman du siècle. Mais qu'est-ce que j'ai ri ! Cette auteur, je note vraiment son nom car elle a beaucoup d'humour et les réparties de ses personnages sont franchement excellentes. 

Suite aux examens de philo, toute la promo quasiment s'est fait rétamer, sauf Hannah. Garrett, capitaine de l'équipe de hockey et coqueluche de toutes les filles de la fac, panique. S'ils ne remonte pas sa moyenne, il est cuit pour les sélections en professionnel, or le hockey c'est toute sa vie. Il va donc la tanner pour qu'elle lui donne des cours. Mais Hannah n'en n'a rien à faire, elle est suffisamment occupée entre ses cours, sa passion pour le chant dont elle espère obtenir une bourse, et son boulot à mi-temps pour payer ses frais de scolarité. Et puis surtout, elle craque pour un autre mec, Justin quarterback de l'équipe de football américain. 

Le deal qu'ils vont passer, relisez donc le résumé, après de longues négociations est risqué et bien sûr ce qui devait arriver... arrivera. Ce rapprochement forcé va bousculer complètement ces deux personnages et leur histoire est touchante. Ils font vrais dans leur rejet mutuel du départ, vrais dans leur attirance, vrais dans leurs sentiments naissants. 

Alors quand survient la tuile (ben oui il en fallait une quand même), on ne peut que stresser, tempêter et espérer la réconciliation. Mais Hannah est têtue, Garrett est patient et Dup n'en peut plus... Et là, au moment où j'allais craquer d'ennui vu qu'on n'avait plus leurs échanges pétillants, Elle Kennedy nous a pondu une scène d'anthologie qui m'a fait exploser de rire. Je vous la retranscris en mode caché, à ne lire que si vous n'avez pas l'intention d'ouvrir ce livre, sinon ce serait dommage. Non pas qu'elle spoile entendons-nous bien, mais c'est une scène qui est insérée là où il faut, quand il faut, et se la garder pour lire ce livre est préférable. Mais pour les autres, et je pense qu'ils sont nombreux, petit passage délire cadeau ! (surligner le texte)
Page 410. 
J'atteins la porte du vestiaire au moment ou un autre joueur en sort.
- Est-ce que Garrett est dedans ?
Il a l'air surpris de me voir.
- Ouais mais...
Je passe devant lui en le bousculant et je commence à ouvrir la porte.
- Je ne crois pas que tu devrais...
Je débarque dans le vestiaire et...
Des pénis !
Doux Jésus,
Des pénis, partout !
Je suis horrifiée par ce que je vois. Mon dieu. Je viens d'interrompre un colloque de pénis. Des grand pénis et des petit pénis, des gros pénis et des pénis qui ressemblent à des pénis. Peu importe où je tourne la tête, il y a des pénis à perte de vue.
Mon cri de surprise attire l'attention de tous les pénis - euh, de tous les mecs de la pièce -, une seconde plus tard, ils - les pénis - ont tous disparu, derrière des serviettes, des mains et des casques de hockey, et moi je reste planté là, rouge comme une tomate.
Alors bien sûr il n'y a pas que ça, mais avouez que ça, c'est déjà pas mal ! Elle Kennedy traite des préjugés qui existent entre les intellos et les sportifs et c'est finement analysé. Une plume fluide et directe, une alternance des points de vue entre Hannah et Garrett qui sont chacun leur tour narrateur crée une lecture addictive que j'ai lu quasiment d'une traite. Bref je me suis régalée et comme ce n'est pas un partenariat, vous vous contenterez de cette conclusion !
Mode schtroumpf grognon on : j'aime pas les conclusions...


jeudi 18 août 2016

HOPELESS de Colleen Hoover





Fleuve éditions
Collection Territoires
504 pages 
18,50 euros



4ème de couv :


Sky, 17 ans, vit avec sa mère adoptive Karen. Après plusieurs années de scolarisation à domicile, elle débute sa dernière année de lycée dans un nouvel établissement où elle ne connaît quasiment personne. Peu importe, de toute façon, Sky ne ressent aucune émotion pour personne depuis son enfance. Alors quand elle croise Holder, le bad boy du lycée, elle est surprise de l'effet qu'il a sur elle. Sky comprend rapidement qu'Holder n'est pas celui que tout le monde croit et leur relation devient passionnée. Peu à peu, elle découvre grâce à lui la vérité sur son passé. Tous deux étaient amis et voisins dans leur enfance. Mais elle ne s'en souvient pas...



L'avis de Dup :

Colleen Hoover je l'ai découverte avec Maybe someday qui fut un gros coup de cœur. J'ai longtemps hésité devant celui-ci car je n'avais pas envie de lire une histoire annoncée d'entrée de jeu comme «désespérée». Le coup de cœur précédent me poussait à avoir confiance en cette plume maintenant connue et appréciée. Un petit tour sur Livraddict m'a suffit : note moyenne 17,8 sur 400 votants !

Sky est une jeune fille de bientôt 18 ans qui vit avec Karen, sa mère adoptive depuis 13 ans. Cette dernière l'a toujours maintenue un peu en marge de la société, loin des technologies modernes : pas de portable ni d'ordinateur, donc pas d'internet, pas même de télévision et une scolarité à domicile. Sky s'en contentait, elle avait ses passions pour les livres et le footing, et toujours la possibilité d'aller regarder des film chez Six, sa meilleure amie et voisine. On la sent très vite mature et équilibrée malgré une totale amnésie de sa prime enfance. Colleen Hoover va faire passer par Sky une quantité impressionnante de ressentis, de sentiments qui ne peuvent pas laisser indifférent. 

Et puis il y a Holder, un jeune dont la description fournie nous le fait ressentir comme craquant, charmant mais aussi assez imprévisible. On a tantôt un Holder profond, touchant, sincère puis un détail le bloque et il devient coléreux, instable, fuyant, comme s'il cachait quelque chose. On va cependant apprendre à le connaître au fil des pages et découvrir une belle âme sous cette plastique parfaite. 

La relation qui débute entre ces deux-là est sympa mais on sent bien qu'elle ne part pas sur des bonnes bases. Tout en attendant les explications que devrait nous révéler l'auteur, on se dit également que tout cela va conduire à un vrai roman à l'eau de rose, avec juste des «je t'aime moi non plus»... 

Que nenni, Colleen Hoover va dégainer coup sur coup plusieurs coups de théâtre vraiment inattendus qui à chaque fois procurent un choc et orientent radicalement le devenir de ce jeune couple. Le récit devient très vite un page turner angoissant qui parfois plonge dans l'horreur. Mais il n'y a jamais surenchère, tout est logique et s’emboîtera à la toute fin pour ouvrir les yeux de Sky sur son passé, cette prime enfance oblitérée dans sa tête. Avec beaucoup de délicatesse Holder sera là pour l'épauler, pour affronter ses démons et j'ai trouvé ce couple criant de vérité. Ce qu'ils partagent aussi bien dans les moments heureux que dans la tourmente est beau et extrêmement poignant. 

Je tiens à signaler que le titre de ce roman Hopeless prend toute sa signification dans cette histoire et sa révélation a été pour moi bouleversante. Je n'ai pas versé ma petite larme comme dans Maybe someday, mais pas loin. Que voulez-vous midinette un jour, midinette toujours. Et ce n'est pas une question de d'hormones n'est-ce-pas ? J'ai donc trouvé ma dealeuse de romance new adult parfaite pour l'été en Colleen Hoover, celle capable de m'embarquer dans une tourmente de sentiments loin d'être mièvres. Je signe et ça tombe bien, elle est prolifique la dame ! :)



mercredi 17 août 2016

Sortie de Les Douze rois de Sharakhaï Bradley de P. BEAULIEU






Sharakhaï
Tome 1–Les Douze rois de Sharakhaï
Bradley P. BEAULIEU







Sortie le 17 août 2016
Editions Bragelonne
FANTASY
GRAND FORMAT –BROCHÉ
552 PAGES
PRIX : 25 €





Grand centre culturel et marchand du désert, la cité de Sharakhaï est dirigée depuis des siècles par douze rois immortels, cruels et omnipotents. Ils ont écrasé tout espoir de liberté avec leur armée, leur unité d’élite de guerrières et leurs spectres protecteurs, les terrifiants asirim. Çeda, jeune fille des quartiers pauvres, va pourtant braver leur autorité. Le lien qu’elle découvre entre les secrets des tyrans et les énigmes de son propre passé pourrait bien changer son destin... comme celui de Sharakhaï
mardi 16 août 2016

THE AIR HE BREATHES de Brittany Cherry





Hugo New Romance
420 pages
17 euros


4ème de couv :


Tristan et Elizabeth sont voisins, ils n'ont rien en commun à part leur passé douloureux. Elle a choisi de continuer à vivre ne serait-ce que pour sa petite fille Emma. Il a choisi de s'extraire du monde. Mais Elizabeth ne l'entend pas de cette façon. Elle sait qu'ils sont tous les deux en miettes et qu'ensemble ils seront plus forts pour affronter leurs fantômes. C'est sans compter avec toutes les embûches que les habitants de leur petite ville vont mettre sur leur route. Ensemble, ils sauront vaincre les idées reçues.


L'avis de Dup :

Parce que l'été c'est «lit ce qu'il te plaît», une petite romance que je croyais facile et sympa s'est glissée dans ma PAL habituelle. Ce livre j'en ai beaucoup entendu parler, à droite, à gauche. Mais j'avoue que j'attendais, je guettais la chronique de Mylène qui, j'en étais sûre, allait le lire et ce fut chose faite il y a peu. Aperçu rapide, un 18/20 et «j'avais commencé à pleurer dès les premiers chapitres» ont suffit à me convaincre. Je n'en ai pas lu plus, je me suis mise en quête de le commander. Et là un miracle : première proposition de Google pour ce livre, ePub gratuit. Je clique, je charge et j'attaque.

Damned, il est en anglais mon ePub gratos ! Mais je suis motivée alors armée de ma Kobo et de mon téléphone portable bloqué sur Google Traduction, je lis. J'aime bien, mais je rame... Au bout de trois jours je n'ai lu que cinq misérables chapitres, d'une lecture hachée et laborieuse. Le plaisir attendu n'est pas au rendez-vous. Alors ni une, ni deux, je fonce chez mon fournisseur local de Hugo Roman à savoir la grande surface d'à côté et bonheur, ils l'ont ! Acheté le matin, j'en ai lu une petite partie dans la journée, et la suite et la fin m'ont accaparée la soirée et une partie de la nuit. J'ai beau avoir 56 ans, des romances new adult comme ça me broient le cœur à chaque fois. Et le pire c'est que j'en redemande... 

Ce roman de Brittany Cherry est centré essentiellement sur le deuil. Elisabeth et Tristan sont tous deux salement cabossés par la vie. Liz a perdu son mari dans un accident mais se doit de continuer à avancer pour sa petite Emma de cinq ans. Tristan n'a plus rien pour se raccrocher, il a tout perdu, sa femme Jamie et son fils Charlie huit ans. Il est en rébellion permanente et fermé à tous. Après avoir passé un an chez sa mère Liz décide de revenir chez elle et son nouveau voisin, c'est Tristan. 

Alors oui, bien sûr, c'est téléphoné, la suite est prévisible d'entrée de jeu, mais il n'empêche que cette romance est vraiment belle et poignante. L'auteur retranscrit parfaitement les émotions et je dois avouer que j'ai eu la gorge serrée vraiment très souvent. Quelle souffrance, quelles épreuves ils traversent, broyés par les petits souvenirs du quotidien qui surgissent toujours à l'improviste ou parfois simplement cachés dans les paroles l'innocentes de la petite Emma. 

Un peu de légèreté bien appréciable est apporté par Faye, la meilleure amie de Liz. Faye est complètement déjantée et grivoise, mais son côté brut de décoffrage servira souvent à secouer les protagonistes de cette belle histoire d'amour si compliquée. 

Quand on a touché au bonheur et qu'on l'a perdu, peut-on espérer le trouver à nouveau ? En a-t'on seulement le droit ? Est-ce trahir la mémoire des défunts ? Ce nouvel amour n'est-il pas simplement une fausse béquille ? Sous des faux airs de légèreté, ce roman traite de sujets profonds qui m'ont beaucoup bouleversée.