lundi 16 avril 2018

FALL de Candice Fox





Éditions Michel Lafon
475 pages
19,95 euros


4ème de couv :

Si Frank Bennett se concentre assez, il peut parfois oublier que sa partenaire au département des homicides de la police de Sydney, Eden Archer, est aussi une serial killer.

Heureusement que leur nouvelle enquête va lui changer les idées. Dans les parcs de Sydney rôde un prédateur et le temps n’est plus au running… Une première victime est retrouvée défigurée. Alors que l’enquête avance, la petite amie de Frank, Imogen, enquête sur un cold case : deux enfants disparus vingt ans plus tôt, Eden et son frère !
Et il est clair qu’à poser trop de questions en lien avec eux, vous pourriez vous retrouver enterré aussi profondément qu’Eden a enterré son passé… 





Attention, spoils sur les tomes précédents.

Alors que Franck dans le tome précédent s'était remis doucement de la perte violente de sa compagne dans les bras d'Imogen, la psy qui l'a soigné (Han !!! Pas bien !), il doit maintenant surmonter le choc d'avoir failli perdre Eden, sa coéquipière. Celle-ci qui a été rien moins qu'étripée dans l'enquête précédente trouve sa convalescence bien longue et les séquelles qu'elle traîne bien handicapantes pour sa double activité. Ainsi quand apparaît une nouvelle affaire, Eden va tout faire pour qu'elle leur échoit, masquant à tous les douleurs qui l'assaillent en permanence.

Dans la ville de Sydney, un tueur est en passe de réclamer le titre de serial-killler lorsque l'on retrouve des jeunes et jolies joggeuses sans vie dans les parcs. Ces corps sont retrouvés défigurés avec un acharnement euh... pathologique ! 

Parallèlement nous suivons Imogen, notre psy si peu déontologique, qui montre elle aussi une double activité. Déjà que je ne l'aimais pas beaucoup dans le tome 2, ce n'est pas allé en s'améliorant ! Une Imogen frustrée d'avoir été recalée au concours d'entrée dans les forces de l'ordre s'intéresse aux  affaires non résolues, si et seulement si il y a une récompense financière of course. Pas de chance pour elle, elle décide de fouiner dans le passé d'Eden (que nous, nous connaissons via le tome 1). Et ça ne va pas plaire, ni à Eden, ni à Hadès...

Candice Fox reprend dans ce tome 3 un peu le mode de construction des deux autres volumes en insérant de ci, de là quelques chapitres concernant un autre personnage. On comprend tout de suite que c'est le tueur que recherche Franck et Eden. Les nombreux flash-backs le concernant nous permettent de comprendre le pourquoi, pas toujours le comment. Je n'en dirai pas plus bien évidemment. Le fait de mettre le lecteur omniscient augmente encore l'angoisse à la lecture lorsque notre tandem passe à côté de la plaque ou se fourvoie dans la mauvaise direction.

Cette construction est piégeuse au possible, une fois démarré ce thriller est impossible à reposer. Voilà une jeune auteur qui maîtrise à la perfection son affaire, c'est bluffant. Les approches psychologiques des personnages sont vraiment bien soignées. Eden bien sûr qui est quand même un cas à part. Et ce que j'apprécie c'est que l'auteur la fait consciente de son manque d'empathie. Sans dire qu'elle lutte contre, tout du moins essaie-t'elle de se comprendre. Quant à Franck, il supporte de moins en moins de devoir taire l'activité nocturne de sa partenaire. On sent qu'on se dirige vers un clash...

Une trilogie qui s'achève sur une double enquête angoissante, une qu'on aimerait voir aboutir au contraire de la seconde. Quant à la conclusion des rapports entre Franck et Eden, elle est ma foi surprenante, un poil frustrante néanmoins. Une série que je conseille grandement aux amateurs du genre. Outre le fait qu'elle est excellente, elle nous permet de découvrir un petit bout de l'Australie et la ville de Sydney, et ma foi c'est tout bonus. Une auteur que j'espère suivre encore longtemps !




samedi 14 avril 2018

Grésimaginaire : La récolte...



Place au jeune, si, si, au singulier : 
La récolte de "mini-Phooka"... qui fait une tête de plus que sa mère :))




Place à la mère maintenant,
qui est d'humeur taquine et vous les a collés à l'envers :D





Et enfin place à l'aînée, la vieille quoi !



Quant aux dédicaces, elles sont toutes plus sympas les unes que les autres, 
mais on ne va pas vous saouler avec ça...
En revanche on va partager avec vous les dessins de Gabriel Katz,
car comme d'habitude cela vaut son pesant de cacahuètes.

Surtout le triptyque sur les 3 tomes du Puits des mémoires !







J'adore !!!

Et enfin, mon Nils et son air aimable :))




Le prochain billet "Salon littéraire" sera pour les Imaginales, et on peut déjà vous dire 
ÇA VA FAIRE MAL...

vendredi 13 avril 2018

ARMADA d'Ernest Cline


Editions Hugo et Cie
414 pages
19.95 euros



Beaverton, Oregon, USA. Zack Lightman rêve d’un autre monde. Son père a disparu tragiquement, sa mère rentre tard chaque soir, et au collège, il passe le plus clair de son temps à défendre le souffre-douleur de sa classe. Il ne se sent chez lui qu’au Starbase Ace, la salle de jeux vidéo où ses réfl exes, son intuition, son sens de la stratégie lui valent déjà une belle réputation. De là à ce qu’un ATS-31 sorti tout droit de l’univers virtuel d’Armada se pose sous ses yeux dans un rugissement de tuyères…





D'Ernest Cline j'avais adoré Ready Player One, qui m'avait vraiment transportée dans les années 80 (ma jeunesse à moi Vénérable mémé). Récemment je suis allée voir le film de Spielberg qui m'a tout autant transportée. Alors quand Babélio a proposé ce Armada pour le dernier Masse Critique, je n'ai pas pu résister.

Zack est un geek, un vrai. Depuis la mort de son père alors qu'il était bébé, il a trouvé son équilibre dans les jeux vidéos et dans toute la culture qui les entoure. Mais plus encore, il a retrouvé tous les souvenirs de son père dans des malles au grenier et son père était lui aussi un accro des jeux vidéos. Il se plonge ainsi dans les anciens jeux (on parlerait de retrogaming de nos jours), mais aussi dans tous les vieux films de SF qu'il a retrouvé dans le grenier. Zack voue un culte à son père, même si son comportement lui pose de gros problèmes. En effet, le père de Zack a laissé une sorte de journal au grenier et dans ce journal il avance des hypothèses surprenantes comme quoi les jeux vidéos dans lequel le joueur est censé se battre sous la forme de robots ou de vaisseaux spatiaux, seraient une sorte d'entrainement en cas de réelle alerte contre des envahisseurs extra terrestres. Preuves à l'appui ... De là à penser que son père était fou il n'y a qu'un pas. Zack a toujours ce sentiment ambivalent.
Ce qui est sûr cependant c'est que Zack fait partie des meilleurs pilotes d'Armada. Armada est un jeu dans lequel Zack pilote des drones pour descendre des vaisseaux ennemis. Aux commandes de son drone il est quasi imbattable, au point qu'il intègre le top 10 des meilleurs joueurs. Il devient même sixième du classement, ce qui en fait une sorte de star.

Jusqu'au jour où pendant un cours de math encore plus ennuyeux que d'habitude, il voit  un Glaive dans le ciel. Non pas une épée, mais un chasseur de combat alien. Persuadé qu'il devient fou à son tour, Zack s'enfuit du collège et se réfugie dans le grenier. Que disait son père à propos des jeux qui préparaient à une invasion alien?

Alors va commencer une aventure extraordinaire pour Zack, quand la réalité rejoint la fiction. Quand le jeu vidéo entre dans la vraie vie.

Zack est un ado sympa, très geek, mais hormis son classement dans le jeu Armada, il n'a rien d'extraordinaire. Il bosse dans un magasin de jeux vidéos pour gagner quelques sous, et sa vie de résume à ses deux potes avec qui il joue en ligne le soir. Il n'est pas un élève brillant, bref c'est un gamin moyen comme il y en a beaucoup. A priori rien ne le prédestine à ce qui va arriver. C'est un personnage attachant, surtout qu'on sent à quel point l'absence de son père le perturbe. Et pourtant sa mère assure, il en est bien conscient.

On retrouve toute la "geekerie" de Cline dans Armada. Des tonnes de références musicales et cinématographiques et bien sûr tout ce qui touche au jeux vidéos des années 1980/1990. Évidemment, à moi ça me parle beaucoup et ça me plaît, mais je ne peux pas juger de l'effet produit sur quelqu'un qui n'a pas ces références ou pour un non joueur.

En cela, Armada est beaucoup moins abouti que Ready Player One. Il est moins accessible au grand public à mon avis, mais aussi moins réussi. Ready Player One, c'est du pur plaisir, alors qu'Armada présente quelques longueurs et quelques facilités narratives qui agacent un peu. Cependant, cela reste un roman agréable à lire, même s'il est parfois un peu prévisible.

Armada est un roman typé Ernest Cline dans le sens où on retrouve tout son univers geek des années 1980. Le héros est sympathique, mais certaines situations un peu trop attendues ou faciles. Quelques longueurs cassent un peu le rythme du récit. Clairement Armada est moins abouti que Ready Player One, néanmoins il se lit avec plaisir. Si vous ne connaissez pas l'auteur je vous conseille plutôt Ready Player One. Si vous le connaissez et que vous avez envie de vous replonger dans son univers, n'hésitez pas à découvrir Armada.



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jeudi 12 avril 2018

CALAME # 1 - LES DEUX VISAGES de Paul Beorn



Tome 1

LES DEUX VISAGES




Éditions Bragelonne
480 pages
25 euros


4ème de couv :


Après un an de guerre civile, la rébellion contre le "Roi Lumière", le tyran de Westalie, est écrasée dans le sang. Son chef légendaire, Darran Dahl, est tué, ses partisans dispersés ou jetés au cachot.



Parmi eux, la jeune Maura, sa lieutenante. Le célèbre légendier D’Arterac lui propose un marché : son exécution sera suspendue le temps qu’elle lui raconte la véritable histoire du chef rebelle, ce mystérieux guerrier aux origines obscures, que l’on prétendait indestructible.


Mais profitant de ce sursis, Maura prépare peu à peu son évasion pour reprendre la lutte…






Autant l'annoncer de suite, cette lecture a été un énorme coup de coeur, et je ne dis pas cela parce que nous recevons l'auteur ce mois-ci. Ce roman de 480 pages, je l'ai avalé en deux jours, et pendant ces deux jours, les moments où il n'était pas dans mes mains, j'avais la tête en permanence auprès des personnages de Paul et qu'une seule envie : les retrouver.

Dès le premier chapitre l'auteur nous plonge dans son univers moyenâgeux, la Westalie, aux côtés de rebelles qui s'apprêtent à attaquer la forteresse où vit le Roi Lumière afin de mettre fin à son règne tyranique. On découvre alors Darran Dahl, le guerrier qui dirige la rébellion et à ses côtés, sa jeune lieutenante Maura (à prononcer Ma-o-ra... si vous y arrivez ! :)). L'attaque est un fiasco, les pertes sont nombreuses et déstabilisantes car celui que je prenais pour le personnage principal est tué, Maura et les survivants mis aux cachots.

Je ne lis jamais les 4ème de couv avant de démarrer un livre, préférant me garder toutes les surprises...et je n'ai pas été déçue, fiou ! Mais là, le coup de génie de l'auteur, c'est que Darran Dahl sera malgré tout le personnage principal de ce roman. Le Roi Lumière envoie dans ses geôles son meilleur légendier, le conte D'Artenac recueillir le récit des hauts faits de Darran Dahl afin de créer une légende qu'il espère négative. D'Artenac va donc interroger principalement Maura, mais elle ne sera pas la seule.

Ainsi nous allons naviguer entre le présent où Maura organise son évasion et le passé sous forme de belles tranches de souvenirs remontant à l'enfance de cette dernière. Franchement j'ai eu l'impression d'être replongée dans le merveilleux Le nom du vent de Patrick Rothfuss. Quel plaisir !

Que dire des personnages sinon qu'ils ont une sacrée étoffe. Maura est le type même de personnage que j'adore. Fonceuse, rebelle, entière... avec un sale caractère. Elle n'a pas la langue dans sa poche et Paul lui prête bien de l'humour :
Extrait page ? (lu en epub)
"Les soldats c'est comme les homards, n'est-ce-pas Grönte ? Il y a cette fichue carapace à briser, avant d'y goûter..."
Maura ne se laisse pas marcher sur les pieds, même si elle doit en payer les conséquences. Et elles sont nombreuses dans un univers où les femmes ne sont rien, le tyran ayant décrété qu'elles étaient "sans âme". Son aptitude à la magie, qu'elle s'est découverte adolescente, la rend pire que rien, la rend sorcière et candidate au bûcher... 
Darran Dahl, que nous découvrons à travers le récit de Maura, est un personnage rustre et perturbé par une perte, mais foncièrement honnête lui aussi. Au fil du récit apparaissent les véritables raisons de sa quête et cela n'en est que plus poignant puisqu'il est mort.
Il y aurait tant à dire également sur les personnages secondaires. D'artenac et sa magie de légendier : une main qui lui signale les mensonges, une autre les omissions. Ses légendes qui se diffusent à travers tout le royaume par le biais des Pierres-qui-parlent. Alendro, le comédien-filou à la tchatche toute italienne, etc...

Ce qui m'a passionnée également dans ce roman c'est le système de magie imaginé par Paul Beorn qui a pas mal d'originalité. Tout le monde ne reçoit pas l'appel de la magie, loin s'en faut. Mais pour ces derniers elle est unique et vraiment caractéristique de chacun. Je n'en dirai pas plus pour vous laisser découvrir cela, ainsi que la façon dont elle se développe. J'ai adoré le principe en tout cas, que j'avais déjà lu appliqué à des divinités dans un autre roman dont le nom m'échappe, et c'était génial aussi. 

Ce premier tome d'un diptyque annoncé prend fin non pas sur un cliffhanger mais sur un coup de théâtre qui m'a complètement bluffée et qui a agit comme tel car je n'ai qu'une envie, pouvoir découvrir la suite. Qui m'a également fait revenir en arrière dans ma lecture pour relire certains passages et voir comment je me suis faite rouler dans la farine ! Calame est un roman de fantasy à se procurer de toute urgence. Vous pouvez y aller les yeux fermés, enfin, c'est une façon de parler hein !

mercredi 11 avril 2018

Passage éclair aux QDP 2018



Après Grésimaginaire... je n'en avais pas assez : 

Place aux QUAIS DES POLARS !



Changement de genre donc avec mes Thrillers/Polars.

J'avais déjà fait mon planning grâce à... l'imprimante de Phooka :))* des auteurs "abordables" = file d'attente inférieure à 30 personnes (exit donc Franck Thilliez, Michel Bussi...etc)

*: ne croyez rien de ce qu'elle peut vous dire !

Olivier Norek - lucioles / 14-15
Karine Giebel - decitre / 14.30-15.30
Sandrine Collette - musicalame / 14.30-16
Patrick Bauwen - vivement dimanche / 16.30-17
Sonja Delzongle - musicalame - 16.30-18h

J'arrive devant le Palais de la Bourse à 14h15, et comme d'hab la queue pour entrer... ça va être chaud pour voir Norek !



Finalement on entre assez vite, mais là damned, au moins 15 personnes devant moi. J'ai failli abandonner, puis zut, je tente ! C'est surtout pour voir "monsieur Coste" que j'ai décidé d'aller aux Quais. Agadez comme j'ai bien fait :



Un poil épuisé Olivier Norek !
Heureusement Entre deux mondes est costaud :D
C'est sa dernière dédicace, il est attendu en conférence.


Je fonce vers Karine Giebel. Deux personnes devant elle ! Miracle ? Et non... c'était trop beau ! Sa file d'attente est reléguée dans un couloir à l'extérieur de la salle et gérée par deux bénévoles. Je prends ma place derrière une vingtaine de personnes mais n'y crois guère, encore une fois. Il y a pourtant encore bien du monde qui s'empile derrière moi... La file est distraite par BePolar qui cherche à filmer des festivaliers volontaires pour faire une sorte de cadavre exquis. Vous connaissez mon amour pour les micros... n'est-ce-pas Joyeux-Drille ?
Mais la file avance, doucement mais sûrement, l'heure est largement dépassée quand c'est mon tour : pas de conférences derrière, pas de train, une voiture qui attend et Karine sympa qui repousse son heure de départ !
J'ai pu donc lui dire tout le bien de son "petit" dernier de 736 pages : Toutes blessent, la dernière tue pendant qu'elle me dédicaçait mon "biscuit apéro" D'ombre et de silence 




Il est presque 16 heures passées mais je repère Sandrine Collette encore là, debout devant sa place. Encore faut-il que je l'atteigne... moi je peux me faufiler facilement, mais ma charrette moins. Tant pis, j'écrase quelques pieds et la rattrape au vol ! En plus j'en ai deux à faire dédicacer car je ne suis pas allée aux QDP l'an dernier : Les larmes noires sur la terre et Juste après la vague.


De reparler de Juste après la vague me replonge dans un maelstrom de sentiments forts qui doivent se voir car...


Désolée, il y a la queue de mon chat qui me fait 
le pot de colle comme si j'étais partie 15 jours !


Je continue mon programme, repère la place de Patrick Bauwen, vide mais personne n'attend non plus donc je commence la file ! Et j'en profite pour héler et réclamer un sourire à Michel Bussi, juste derrière dont la file d'attente est juste ahurissante.



Et enfin j'ai droit au beau sourire et la bafouille de Patrick Bauwen. De ce monsieur j'avais lu avant le blog L'oeil de Caine et Monsters, puis Seul à savoir. 3 livres, 3 coups de coeur. Depuis j'ai acheté les suivants...mais pas lu. Comme d'hab quoi lorsque ce n'est pas un service presse :(
Il me dédicace son dernier Le jour du chien que j'ai apporté et espère lire bientôt...





Il ne me reste plus qu'à retourner au stand où se trouvent les auteurs Denoël pour voir Sonja Delzongle. Plus un seul Boréal ! Heureusement que je l'avais déjà hein :)) Elle est toujours aussi sympa, c'est un plaisir de discuter avec elle.




À noter que j'ai été super raisonnable ! Je voulais acheter Phoebia, une anthologie où on retrouve une nouvelle de Sonja,  mais impossible de l'acheter à ce stand, du coup je n'ai rien acheté !  Oo. 
Du jamais vu !!!

Et voilà, mission accomplie. Et comme je ne veux pas me laisser tenter, ayant suffisamment craqué la veille, c'est donc le retour dans le Jura ! Bye bye Lyon.