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mardi 10 décembre 2013

LES ÉPERONS MAUDITS de Eric Lefebvre




Editions du Riffle Noir
298 pages
15 euros


Résumé :


Voir Cassel et mourir ! C’est ainsi qu’aurait pu s’intituler cette aventure, car tout va se jouer dans les Flandres. Début 1998, on découvre à Lens un professeur d’Histoire sauvagement assassiné. Snuff movie, séance SM qui tourne mal ?Et si Léo Delille avait découvert un secret ? Un secret qu’il recherchait depuis des années ? Et que quelqu’un l’avait torturé pour le lui extorquer ? De Lens à Cassel, de Tournai à Bruxelles, le duo Kabbalevski-Vanpeper va devoir enquêter entre France et Belgique, entre passé et présent pour résoudre une affaire vieille de plusieurs siècles. Eric Lefebvre nous livre ici le troisième volume des aventures du couple Kabbalevski-Vanpeper, qui explore l’une des énigmes les plus mystérieuses de l’Histoire.



L'avis de Dup :

Ce livre est le troisième roman policier de l'auteur publié aux éditions du Riffle Noir. Il met en scène un couple récurent, le commissaire Stanislas Kabbalevski et la journaliste Laura Vanpeper. Chaque enquête étant différente, le fait de ne pas avoir lu les précédents ouvrages n'a pas nuit à ma lecture.

La découverte fortuite du corps d'un homme récemment décédé va enclencher l'enquête de la PJ de Lens. Delille était l'unique descendant d'une famille fortunée de la région. Prof d'histoire, chercheur, médiéviste reconnu. Mais aussi, homosexuel qui s'affichait sans crainte, ayant eu une vie de couple pendant de nombreuses années avec Azoug, un jeune marocain d'Agadir. Mais leur couple avait récemment explosé, Delille entraîné dans une spirale Sado-Maso de plus en plus hard. 

L'autopsie ayant confirmé que le passage à tabac visible sur le cadavre était bien à l'origine du décès, Stanislas et ses enquêteurs vont creuser immédiatement dans l'entourage gay du prof. On va plonger avec eux dans l'underground lillois. Les questions sont nombreuses, et malheureusement, malgré l'horreur de certaines hypothèses, toutes semblent crédibles. 

Vers le milieu du roman seulement, la journaliste et amie, enfin petite-amie du commissaire entre dans la danse. Elle choisit de privilégier le côté chercheur du défunt. Delille explorait depuis des années les archives et les bibliothèques privées, faisant systématiquement toutes les ventes aux enchères de la région. Ces recherches ne s'arrêtaient pas à la frontière et effectivement l'enquête de Laura va très vite la conduire en Belgique. Et plus particulièrement dans les milieux ultra nationalistes flamands, dont la marotte est l'unification de la Flandre d'antan. Celle d'avant Philippe le Bel, avant qu'ils soient divisés, un morceau annexé en France, un autre en Belgique.

Et bien sûr les deux enquêtes vont se rejoindre, la vie d'un homme n'étant jamais faite de cloisons hermétiques. Relier le milieu gay SM aux conquêtes de Philippe le Bel, il fallait le faire et Eric Lefebvre l'a fait et je vous promets que c'est passionnant. L'intrigue est complexe, bien menée, avec ses fausses pistes et quelques rebondissements.  Le tout servi par une écriture fluide et riche. Un peu trop parfois...l'auteur ne parle pas d'empreintes mais de traces papillaires par exemple. Les nouvelles ne se répandent pas comme une coulée de lave mais comme une coulée pyroclastique ! :)) Le pendant de ce langage soutenu est qu'on n'a point d'argot. De plus, le fait de mettre en scène un couple flic-journaliste évite les inévitables tirades pleine de hargne que l'on trouve habituellement dans les polars. Pas de "baveux" ni de "poulailles" ici et c'est fort appréciable !

En fait le plus gros reproche que je ferai à ce roman, c'est le manque de charisme des personnages. Il leur manque un peu d'histoires personnelles, de profondeur. J'aurai bien un petit faible pour le lieutenant Liétard et son humour, mais il est tellement en retrait dans cette histoire, il apparaît si peu. Il n'y en a aucun que j'ai aimé, mais aucun que j'ai détesté, et c'est bien dommage.

Mais ce que je retiendrai en revanche c'est la richesse des éléments historiques de cette enquête. Revisiter l'Histoire médiévale de cette région du Nord chère aux éditions du Riffle s'est avéré très intéressant. Eric Lefebvre nous a servi là un bon plat unique, consistant et bien spécifique de sa région. Il manquait juste d'un petit peu d'assaisonnement à mon goût.


lundi 4 février 2013

Et si on changeait ?



Si, au lieu de lire du polar,
on écoutait du polar ?

C'est ce que vous propose l'auteur
Michaël Moslonka
avec



sur Radio Plus 
mercredi 6 février.

Pour en savoir plus c'est ICI

samedi 20 octobre 2012

Deux bougies chez RIFFLE NOIR !


Le blog des éditions RIFFLE NOIR
fête ses deux ans !

Vous savez, j'en ai parlé il n'y a pas longtemps de cette maison d'éditions.
C'est celle de notre ami Michaël Moslonka
une des victimes de notre Mois2

qui a sorti récemment



Bref, pour souffler les bougies avec eux, 
ils organisent un chtit concours :))
Et devinez qu'est-ce-qu'on gagne ?
DES LIVRES !

C'est jusqu'au 30 octobre
et ça ce passe ICI




Et si vous avez des soucis pour la question subsidiaire, je peux peut-être vous pistonner... moi je dis ça, je dis rien.


jeudi 12 avril 2012

EN ATTENDANT LES VERS de Michaël Moslonka




Editions Riffle Noir
360 pages
10 euros


Résumé :

Auchel, automne 2010.
Virgile David Blacke n'est plus flic et Amélie Laribi a endossé sa veste de capitaine.
Ces deux-là ont travaillé ensemble. Ils se sont supportés. Ils ont sympathisé.
Étaient-ils autre chose qu’un couple de chiens policiers dans un jeu de quilles ?
Pendant que Blacke s’interroge, la Police découvre sur un ancien site industriel cinq cadavres : le massacre d’une famille entière, celle d’un « enfant du pays » qui rêvait de faire découvrir aux siens sa ville natale, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Et voilà que se joue un film commencé au milieu des années 80… un méchant film qui mettra en scène sept salopards : une prostituée, un mal-aimé, un prêtre-clown, un motard en fauteuil roulant, un ex-dessoudeur de buraliste, un Polak mort-vivant et un recycleur de pieds nickelés…


L'avis de Dup :

Notre Blacke, ex-capitaine se morfond, désabusé par l'échec de ses relations amoureuses. Il faut dire qu'il est bien torturé dans ce domaine ! Dès qu'il voit poindre un possible bonheur, il fait tout pour être détestable...et il est détesté ! Et donc il attend les vers qui viendront s'occuper de lui lorsqu'il mangera les pissenlits par la racine, et en attendant il boit des verres... Il est tombé bien bas d'ailleurs, il ne se bat même plus pour son verre de rosé. Il avale sans rechigner le gros rouge qui tâche qu'on lui sert au zinc.

Amélie Laribi, promue Capitaine se débat avec une enquête sur l'assassinat des cinq membres d'une famille :  la famille de "la Teigne". Revenu à Auchel avec sa femme et ses trois gamines pour leur montrer son pays d'enfance. La Teigne faisait parti vingt-cinq ans plus tôt d'une bande de sept ados prêts à faire les quatre cent coups.
Six gars, une fille. Six paumés, fils de paumés issus de cette région frappée de plein fouet par le chômage, la pauvreté, l'alcool. Une rebelle, issue de la haute bourgeoisie locale...

L'histoire d'aujourd'hui va rejoindre celle d'il y a vingt-cinq ans. Et lorsque celle-ci mêle des jeunes flics de l'époque... des poulets devenus coqs comme dit l'auteur, cela tourne au sac de noeuds.
Ados soudés... ou à dessouder ???
Laribi nage, stagne, et lorsqu'il semble que Blacke lui aussi est embringué dans l'histoire, rien ne va plus : lui, il n'était pas flic à l'époque. Alors quoi ? Héhé, z'avez qu'à le lire.

Une intrigue en béton, avec des ficelles tirées de partout qui s'emmêlent entre le passé et le présent. Ce qui pourrait passer pour des concours de circonstances ne sont que des concordances d'évènements sans fin. Un sacré puzzle à assembler, du grand art polardeske ! ( mot de l'auteur, je précise :))

Et l'alternance de chapitres courts entre le passé et le présent apporte un rythme effréné à cette lecture que je n'ai pas réussi à faire durer. Et heureusement que Michaël n'était pas sous ma main, ni même encore sous l'emprise de notre "Mois2" car sérieusement je lui aurai tordu le cou...

L'écriture reste la même, pleine de verve, de morgue contre tout ce qui a fait, fait ou fera la déchéance de ce département minier. Une région que l'on sent par-dessus tout bien ancrée dans le coeur de l'auteur et qu'il dépeint si bien, même dans le dénigrement. Une écriture qu'il faut aimer cependant, ça passe ou ça casse.

Bref, moi je dis : du bon polar bien de chez nous, que je conseille fortement aux amateurs du genre. Pas de répit, pas de temps mort. Je me suis régalée.

Mon avis sur le premier polar de Michaël Moslonka : À minuit les chiens cessent d'aboyer
Les interviews participatives de Michaël pendant son Mois2 :  ICI et

Je remercie les Editions Riffle Noir pour leur confiance.



samedi 17 mars 2012

En avril chez Riffle Noir




Editions Riffle Noir
360 pages
10 euros



Résumé :

Auchel, automne 2010.
Virgile David Blacke n'est plus flic et Amélie Laribi a endossé sa veste de capitaine.
Ces deux-là ont travaillé ensemble. Ils se sont supportés. Ils ont sympathisé.
Étaient-ils autre chose qu’un couple de chiens policiers dans un jeu de quilles ?
Pendant que Blacke s’interroge, la Police découvre sur un ancien site industriel cinq cadavres : le massacre d’une famille entière, celle d’un « enfant du pays » qui rêvait de faire découvrir aux siens sa ville natale, quittée vingt-cinq ans plus tôt. Et voilà que se joue un film commencé au milieu des années 80… un méchant film qui mettra en scène sept salopards : une prostituée, un mal-aimé, un prêtre-clown, un motard en fauteuil roulant, un ex-dessoudeur de buraliste, un Polak mort-vivant et un recycleur de pieds nickelés…

Une Dup ravie de retrouver bientôt Blacke et Laribi, rencontrés dans A minuit les chiens cessent d'aboyer.

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Editions Riffle Noir
312 pages
10 euros


Résumé :

Versant Nord-Est de Lille, septembre 2008, sur fond de Crise financière…
Un couple paisible est retrouvé sans vie à son domicile. Les Autorités concluent bien facilement à un suicide.
Mais Jasmina, l’épouse du capitaine Drassir, ne l’entend pas de cette oreille. Ne serait-ce pas plutôt un acte criminel ? Elle s’en ouvre auprès de son mari qui accrédite par commodité la thèse officielle.
Mais les événements vont se précipiter et donner raison à Jasmina…

Idem pour Drassir et Jasmina dans Eclipse d'une nuit d'hiver




vendredi 16 septembre 2011

LA MORT AU DÉTAIL de Dirck Degraeve




Editions Riffle Noir
389 pages
20 euros



Résumé :

Saulmères, à la veille des Fêtes de Noël.

L'arrivée des migrants de la "jungle" et l'assassinat d'un paisible retraité sèment le trouble dans la population. Quand les friteries se mettent à flamber et qu'au même moment on découvre les corps mutilés de deux Africains dans un bois, l'angoisse est à son comble.

Le commandant Jacobsen et sa compagne, Corinne Maresquier, se lancent alors dans une traque qui les confrontera à une forme de criminalité inédite.Cette nouvelle enquête de Jacobsen mêle à la fiction une réalité sociale bouleversante qui témoigne des dérèglements de notre société et de ses valeurs.


L'avis de Dup :

Me voilà bien embêtée pour vous parler de ce livre, car il m'a beaucoup plu et en même temps il m'a énervé. 
Son personnage principal, le commandant Jacobsen de même !
Maintenant il va falloir que j'argumente tout ça...

Mais avant je veux vous dire que c'est du bon polar, du très bon même. Du dense, du touffu, du lourd comme j'aime.

Un crime, une enquête qui démarre et qui tend ses ramifications vers la "jungle". La jungle, un lieu de rassemblement, une zone où se regroupent des "migrants". Des gens de tous horizons fuyant, qui la guerre, qui les persécutions de leurs pays d'origine, qui sont en transit en France en attendant de trouver une solution pour pouvoir passer en Angleterre, là où ils pourraient trouver un emploi, l'eldorado quoi ! 
Des baraques à frites ( et oui, on est bien dans le ch'Nord :)) ) qui flambent les unes après les autres, une deuxième enquête. Jacobsen prend la première, Corinne la seconde.

Des pistes, des vraies, des fausses. Des stagnations, des avancées et ça patauge. Puis, tantôt des découvertes, tantôt de nouveaux méfaits et ça repart. J'adore les polars, suivre une enquête, tout ça, tout ça....je crois que je me suis trompée de vocation !
Et l'intrigue tordue à souhait que nous a pondu là Dirck Degraeve va forcément faire rejoindre les deux enquêtes... La suspicion du début devient réalité et cela fait froid dans le dos.

Alors pourquoi ce livre m'a énervé ? Parce que j'ai deviné non pas l'intrigue, non, mais...argh, je ne peux pas le dire, mais du coup le dernier chapitre n'a pas été une surprise pour moi !

Maintenant je vais revenir sur le personnage principal. Alors lui, il a cristallisé mon j'aime/j'aime pas. Je vais démarrer par ce qui m'a énervé ainsi je vais pouvoir inclure le deuxième personnage, Corinne. Les tergiversations entre ces deux là, les je t'aime mais... les je suis sûr de mes sentiments mais... leurs interrogations sur leur devenir "à deux", pas encore fixé et loin de là, tantôt par l'un, tantôt par l'autre étaient longues et surtout répétitives. Leurs errances sentimentales, voire leurs erreurs, même si elles servent l'enquête m'a irritée.

Bon peut-être que le fait de débarquer dans le troisième livre de cet auteur, la troisième enquête de Jacobsen, m'a fait rater quelques épisodes dans l'évolution de ces personnages ?
Parce que malgré tout, à côté de ça, le caractère posé et réfléchi du Commandant Jacobsen m'a beaucoup plu. J'avais envie d'être la lieutenante qui le suivait, qui l'aidait dans ses réflexions. L'écriture de l'auteur fait qu'on a l'impression  de suivre, d'entendre les rouages de son cerveau et c'est passionnant ! 
Et puis un flic qui apprécie la littérature et la musique classique, qui joue du violoncelle reconnaissez que cela ne court pas les rues, euh les livres !

Je ne sais comment conclure...
Un polar à part...
Un polar pas comme les autres !