vendredi 4 novembre 2016

PRUDENCE de Gail Carriger




LE PROTOCOLE DE LA CRÈME ANGLAISE
Tome 1




Editions Le livre de poche
26/10/2016
544 pages
8.90 euros







Au nom de la reine, de l’Angleterre et de la parfaite théière.
Quand Prudence Alessandra Maccon Akeldama – surnommée Rue dans l’intimité – hérite d’un dirigeable, elle fait ce que ferait n’importe quelle jeune femme dans des circonstances similaires, elle le baptise : La Coccinelle à la crème. Et elle s’envole pour l’Inde. Là-bas, elle tombe au beau milieu d’un complot mené par des dissidents locaux, du kidnapping d’une femme de brigadier et d’une famille de loups-garous écossais qu’elle ne connaît, hélas, que trop bien. Devant tous ces dangers, Rue devra s’en remettre à sa bonne éducation et, bien sûr, à ses aptitudes surnaturelles pour s’en sortir...





L'avis de Phooka:


"La coccinelle à la crème". Joli nom, n'est ce pas? Pour une pâtisserie, une décoration ou un nouveau tissu. Oui, mais pour un dirigeable ? Bon un dirigeable peint aux couleurs de la coccinelle, le comble de la discrétion  bien sûr.

Évidemment quand on sait que la propriétaire du dirigeable n'est autre que Prudence Alessandra Maccon Akeldama, fille de Lord et Lady Maccon et élevée par Lord Akeldama, les pièces du puzzle s'ajustent. Prudence, Rue dans la vie de tous les jours, c'est la petite fille que l'on avait découvert dans le dernier opus du Protectorat de l'ombrelle. Et si vous ne connaissez pas cette série, jetez un œil en bas de cette chronique et surtout jetez-vous sur les livres.
Bref!

Si vous vous souvenez, Rue a une aptitude surnaturelle assez peu ordinaire. Si peu ordinaire d'ailleurs qu'elle en est l'unique détentrice. Rue est un peu à l'image de sa sans âme de mère que pourtant elle dénigre bien souvent et avec qui elle a des rapports assez lointains, et conflictuels. C'est d'ailleurs assez drôle de voir Lady Maccon à travers les yeux de Rue car l'image qu'elle en a est bien loin de celle que nous, lecteurs, en avons. La seule chose dont Rue est sûre c'est que si elle arrive à convaincre sa mère de la laisser partir à l'aventure en Inde avec son dirigeable (la coccinelle à la crème donc, essayez de suivre!) alors tout ira bien. Car quand Lady Maccon a décidé quelque chose, son loup de garou de père n'a pas d'autre choix que de s'y plier, même si elle doit y mettre les grands moyens ....
Lord Akeldama, toujours vampire de son état, a des soucis avec la qualité du thé en provenance d'Inde et il décide d'envoyer Rue enquêter. Rue ne part pas seule bien sûr. Elle est accompagnée de l'équipage du dirigeable, de Prim sa meilleure amie, Lady de son état, fille de Lady Tunstell, chargée des bonnes relations et des chapeaux à l'intérieur du dirigeable. S'y ajoutent Percy, l'érudit et accessoirement frère de Prim même s'il préférerait l'oublier et Quesnel, ingénieur de son état et fils de Madame Lefoux.
Beaucoup de noms qui raviront ceux qui ont lu le protectorat de l'ombrelle, n'est-ce pas? 
Et tout ce joli monde part à l'aventure dans ce pays lointain et exotique qu'est l'Inde, protectorat britannique et bénéficiant ainsi de la technologie anglaise. Évidemment les choses ne vont pas se passer simplement, évidemment il va y avoir de grosses surprises et des situations inattendues voire pire ...inappropriées !
Rue devra y faire face avec ses propres moyens et la demoiselle n'est jamais à court de ressources. Heureusement tout de même que Prim est là pour s'assurer qu'elle porte le bon chapeau quelque soient les circonstances, que Percy traîne sa bibliothèque avec lui pour l'aider à faire face au danger et que Quesnel et bien ...Quesnel est français donc il joue les séducteurs. Ingénieur certes, brillant aussi, mais séducteur surtout.
Bien sûr, tout est stéréotypé, exagéré, extravagant, théâtral voire démesuré dans cette aventure, mais c'est exactement ce que l'on attend de Gail Carriger non? Si Prim ne s'évanouissait pas parce qu'elle a oublié de retirer son chapeau de soleil, si Percy ne crisait pas parce qu'il a perdu son livre ou si Rue ne se demandait pas si elle a bien fait de mettre une robe de promenade alors que finalement elle ne va pas marcher mais monter dans une calèche, le récit n'aurait pas ce petit goût acidulé si caractéristique.
Alors je ne vous en dirais pas plus sur ce petit bonbon, je préfère vous laisser le découvrir vous même. Car il y a d'autres personnages très intéressants dont je n'ai pas parlé, d'autres circonstances, d'autres lieux. faites-vous plaisir, laissez vous emporter par la coccinelle à la crème pour un voyage de pure détente. Si vous avez aimé le protectorat vous vous en réjouirez sans aucun doute et si vous ne l'avez pas lu, vous n'aurez qu'une envie: découvrir cette série et je vous envie.


Le protectorat de l'ombrelle sur Bookenstock:


jeudi 3 novembre 2016

LE SANG DU MONSTRE de Ali Land





Sonatine Éditions
348 pages
21 euros



4ème de couv :


J'ai raconté l'histoire, encore. Et encore. Je leur ai tout raconté. Enfin. Presque tout.

Après avoir dénoncé sa mère, une tueuse en série, Annie, quinze ans, a été placée dans une famille d’accueil aisée, les Thomas-Blythe. Elle vit aujourd’hui sous le nom de Milly Barnes et a envie, plus que tout, de mener une existence normale et d’être quelqu’un de bien. Elle a néanmoins beaucoup de difficultés à communiquer avec les ados de son âge et préfère les enfants plus jeunes, plus particulièrement une petite fille vulnérable du voisinage. Sous son nouveau toit, elle est la proie des brimades de Phoebe, la fille des Thomas-Blythe, qui ignore tout de sa véritable identité. À l’ouverture du procès de la mère de Milly, qui fait déjà la une de tous les médias, la tension monte d’un cran pour la jeune fille dont le comportement va bientôt se faire de plus en plus inquiétant.




L'avis de Dup :

Wow, non décidément, je ne me lasse pas des thrillers psychologiques. Avec Ali Land, les éditions Sonatine ont encore trouvé une pépite, et pourtant c'est un premier roman. Elle nous plonge dans la tête d'une adolescente de 15 ans qui vient de dénoncer sa mère à la police, relisez donc le résumé de la 4ème de couv. Elle en fait sa narratrice et le récit est à la première personne augmentant encore l'impact de ses paroles, de ses pensées surtout, qui nous apparaissent en italique et qui m'ont fait déglutir plus d'une fois.


Annie est donc devenue Milly Barnes et est placée dans une famille d'accueil dont le père est psychologue et qui doit la préparer en prévision du procès de sa mère où elle va témoigner. Elle doit donc affronter une nouvelle identité, un nouveau foyer, un nouveau lycée, et surtout ce procès qui la terrifie. Hormis le proviseur du lycée et les parents de la famille d'accueil, personne ne sait qu'elle est Annie, la fille du monstre. Sans pour cela qu'on puisse parler de trois parties distinctes dans ce roman, le récit néanmoins s'articule autour du procès : avant, pendant, après.

Milly continue à sentir l'impact de sa psychopathe de mère, comme si celle ci restait tapie dans sa tête, commentant en permanence ses faits et gestes, et c'est assez flippant.  Vous comprenez qu'on ne peut que développer de l'empathie pour cette gamine, même si, dès la première ligne du roman, ligne reprise dans le résumé, le doute subsiste : "Je leur ai tout raconté. Enfin. Presque tout."

Le fait que ce soit Milly la narratrice rend le ton du roman très actuel, avec un langage parfois cru, mais toujours percutant. Le rythme est tantôt sec, haché, tantôt lancinant, flippant. Mais une chose est certaine, c'est un sacré page turner ! Parce qu'elle est attachante cette Milly. Elle a traversé tellement d'épreuves à vivre aux côtés de sa mère. Parce qu'elle en traverse encore à affronter la dure loi des ados entre eux. D'autant plus que les attaques les plus mauvaises viennent de Phoebe, l'adolescente du même âge qu'elle dans la famille d'accueil, celle ci étant jalouse de l'attention que lui porte son père. Elle est très intelligente aussi Milly, s'est énormément renseignée sur la "pathologie" de sa mère et ses réflexions apportent souvent quelques douches froides :
Page 92.

Le cerveau des psychopathes est particulier - j'ai fait mes calculs : quatre-vingts pour cent la génétique, vingt pour cent l'environnement.

Et donc moi.

Cent pour cent foutue.

Milly va quand même se faire une amie avec une fille de 13 ans qui traîne souvent dans les rues, une enfant de milieu défavorisé à qui elle peut apporter quelque chose, se rendre utile. Elle a un besoin viscéral de reconnaissance, mais pas que... Avant et pendant le procès, la tension monte pour Milly, pour le lecteur aussi parce qu'en parallèle notre malaise aussi. Et celui-ci ira crescendo après... de façon exponentielle d'ailleurs !

Un bon conseil, ne commencez jamais ce roman en début de soirée, sinon c'est nuit blanche assurée ! Ce thriller psychologique est une véritable bombe, une superbe réussite. L'analyse psychologique d'une adolescente perturbée (on le serait à moins n'est-ce-pas ?) est extrêmement poussée et réaliste. Bluffant, passionnant. Un coup de coeur que je conseille aux amateurs du genre.




Deuxième thriller pour le challenge de la Licorne


4 points dans ma besace :)


Et je l'inscris également pour mon Défi des 4 As by Licorne


Option défi 2 validé


(* DÉFI 2 : Lire un policier ou un thriller : 3 PT pour les )




mercredi 2 novembre 2016
mardi 1 novembre 2016

ITV1 d'Olivier Gay





Voilà Novembre et le Olivier Gay nouveau !





Du Bragelonne, du Castelmore, un mois chargé en nouveautés. Ajoutons à cela qu'il est à notre merci pour tout ce Mois







mais laissons lui la parole (et cette fois-ci il "parle" pour de vrai ;))







**************



Harmonie (Une critique aiguisée mais avisée)

Salut Olivier !!! J'ai commencé Les épées de glace pour ensuite pouvoir continuer avec La main de l'empereur ;)

D'ailleurs, combien il y aura de tomes ?





Olivier


Salut Harmonie (je vois que le gang des IE est dans la place !). Tu as bien raison d'avoir commencé les épées de glace, c'est un roman exceptionnel, sans vouloir t'influencer :pDu coup les deux romans sont complètement indépendants, on peut lire l'un sans avoir lu l'autre (même si on retrouve certains personnages). Et la Main de l'Empereur sera en deux tomes. Le second est prévu pour les Imaginales, je dis ça, je dis rien ;)


Régina Falange

Aller c'est parti !! J'aimais bien le dessin de présentation :p

Bon maintenant il va falloir trouver des questions...



Olivier
Flemmasse :D




Bonjour Olivier

Je découvre Fitz... et ma question est... dans quelle mesure ce personnage te ressemble physiquement ?"Ainsi,je portais ce matin des Ray-Ban de contrefaçon, pas seulement pour mettre en valeur mon visage de beau gosse torturé -mâchoire carrée mangée de barbe,cheveux debroussaillés juste comme il faut - mais pour protéger mes yeux bleus du soleil d'avril "

Etais-ce le premier personnage que tu créais ? Avec le recul tu le verrais comment aujourd'hui ?




Olivier


Hum. Euh :D

Quand j’ai commencé à écrire ce roman, je travaillais en cabinet de conseil et je me devais d’avoir un rasage impeccable, mais en-dehors de ça je pense que j’ai créé Fitz comme une sorte d’alter ego (bon, en plus beau gosse). On m’avait dit qu’on n’écrivait bien que sur ce qu’on connaissait donc je me suis basé sur les soirées parisiennes auxquelles j’avais pu participer, et c’est vrai que j’ai mis beaucoup de moi dans ce personnage.

Du coup, si je devais réécrire ce roman aujourd’hui, je changerais sans doute certains passages, je modifierais l’intrigue… mais je garderais ce personnage, il me plaît comme il est, avec ses qualités et ses (nombreux) défauts ^^



Ivalena


Oh non ! Je voulais la poser celle là ! Du coup, je peux l'élargir un peu ? Et au niveau du caractère, des goûts ? Je ne peux pas imaginer que tu ne sois pas toi-même un fan de wow, entre autres ! Et je sais que tu aimes Mika car il y a des années de ça, je l'ai découvert grâce à toi.


Olivier


Découvert Mika grâce à moi ? Sur mon vieux blog, alors ? Ça ne nous rajeunit pas ;) Et oui, j’aimais beaucoup (surtout son premier album), et on me voit même pendant une seconde sur le DVD de son premier concert à l’Olympia (tintintin). Mais bon, ça ne veut rien dire, je cite aussi Britney Spears, Rihanna ou la Reine des Neiges dans mes romans ^^
Pour WoW, j’y ai beaucoup joué à une époque mais j’ai arrêté il y a quelques années – ce qui ne m’empêche pas de passer du temps sur certains jeux vidéo tout de même !


allisonline
Salut Olivier ! Ravie de faire partie de ceux qui vont te torturer un peu ce mois-ci :) 

Ce qui m'embête c'est que j'ai l'habitude de commencer par demander ce que l'auteur pense de la couverture de ses romans mais comme tu veux faire une vidéo dessus on va pas tout spoiler...

DONC. Je suis très agréablement surprise, parce que j'ai lu Le Noir est ma Couleur en même temps que les début des Épées de Glace et j'ai beaucoup apprécié les deux, alors qu'ils sont très, très différents. C'est facile pour toi de passer d'un genre à l'autre ? Et tu as une préférence de genre ?
Voilà, je commence gentiment ;) à très vite !




Olivier




Déjà, je ne trouve pas ça très sympa d’être surprise (même agréablement) d’apprécier mes romans, quoi. Mais bon, comme je suis bon et généreux, je te pardonne, pax vobiscum, tout ça tout ça ^^
C’est assez facile pour moi de passer de l’un à l’autre, oui, parce que c’est un état d’esprit de pur divertissement, un peu cinématographique, et que j’enchaîne les scènes avec plaisir, en essayant de me surprendre moi-même. C’est un peu plus dur d’écrire un polar en même temps parce que là, pour le coup, l’état d’esprit est différent, et je suis plus dans les rouages de l’intrigue.
Quant à la préférence de genre, j’ai toujours été et je serai toujours fan de fantasy, qu’il s’agisse d’heroic fantasy comme les Épées de glace ou d’Urban Fantasy comme le Noir est ma Couleur. Difficile de choisir.
Je me relis et c’est un peu chiant ce que je raconte en fait :o

Aely Nah

Bienvenue Olivier et bonne séance de torture avec nous ;)
J'attends avec impatience de découvrir Faux frère... mais en attendant j'ai depuis les Haliennales de l'an dernier le tome 1 du noir est ma couleur dans ma PAL.
Je sais ... c'est pas bien mais j'espérais avoir les moyens d'acheter les 5 lol avant de le débuter :p
Enfin tout ça pour dire que j'ai hâte de découvrir vraiment ENFIN ta plume pour voir si le ramage se rapporte au plumage.
Parce que sérieusement en dédicace c'est toujours complétement dingue, des blagues à gogo, des jeux de mots loufoques, tout le monde ne prend pour son grade et quand Gabriel Katz est pas loin, c'est encore pire !!!
Alors euhhh c'est un rôle ou tu arrives à être vraiment comme ça "TOUT LE TEMPS!!" et si oui comment ta famille proche le vit-elle???
A bientôt dans ma liseuse lol le BG aux yeux bleus


Olivier

Forcément, on forme un bon groupe avec les autres écrivains (Gabriel, Adrien Tomas, Camille Brissot ou Samantha Bailly) et il ne faut pas nous laisser ensemble, sinon c’est le bordel. La preuve aux dernières Imaginales où on a eu une conférence à trois tellement formidable que l’électricité a sauté ^^

Plus sérieusement, on est forcément un peu en représentation quand on est en dédicace. Faut s’imaginer qu’on passe des heures (des journées entières, en fait) assis derrière une table à discuter avec des gens. Du coup, si on ne se lâche pas un peu, on finit par avoir le cerveau qui implose.

Mais oui, c’est vrai que je suis souvent comme ça. Ma famille comme ma femme ont l’habitude et se contentent de lever les yeux au ciel ;)

Et sinon, tu n’as pas lu le tome 1 du Noir est ma Couleur, c’est mal, très mal, sache-le !


Ivalena

Question existentielle : Est-ce que tu as toujours ton appart à Paris ou tu as réussi à le vendre malgré les photos pourries ?




Olivier

Réponse existentielle : Non, je l’ai vendu dès la première visite malgré les photos pourries, comme quoi c’était une bonne affaire et j’aurais dû en demander plus. Ceci dit, du coup, je me demande vraiment qui se cache derrière ce pseudo pour aussi bien connaître des faits prescrits depuis des années ;)


paikanne :

Bien le bonjour,

Un petit mot pour dire que je suis ravie de pouvoir "appâter" mes élèves avec Le noir est ma couleur : l'air de rien, ils sont quelques-uns à avoir lu toute la série :-)


Olivier :


Bonjour et merci ;) Ca me fait super plaisir, parce que ça faisait partie des objectifs que je m’étais donné pour cette série : être accessible même à ceux qui n’aiment pas trop lire, avec des références basées sur des jeux vidéo, des mangas, des séries, et axées dans l’époque actuelle. Alors ça se démodera sûrement très vite mais pour l’instant ça marche, ouf !


Harmonie  :
C'est cool ça, le tome 2 sort dans pas longtemps =)
L'année prochaine je ne pense aller aux Imaginales non plus...

Va-t-il y a voir une réédition de Le noir est ma couleur ? En poche ou intégrale... ? 



Olivier :


Il faudrait voir ça avec Rageot. J’aimerais bien, mais c’est entre leurs mains ;)
Pour l’intégrale, le souci, ce serait le volume. Cinq tomes de 400 000 signes en moyenne, ça fait deux millions. Du coup, ce serait plus gros que les Épées de Glace. Difficile pour un public en majorité ado. Et pourtant, j’aime beaucoup l’idée… avec des couvs différentes, du coup !


Nemo :

Bonjour Olivier, j'ai hâte de lire La main de l'empereur et Faux frère, vrai secret!

Voici une première question "sérieuse" en attendant celles que mon ado de fille voudra te poser : lorsque tu as écrit ton premier roman, est-ce que ça a été difficile de le faire publier? Et par la suite, de trouver des éditeurs pour des romans dans des genres totalement différents?

A bientôt :-)


Olivier :


Hello Nemo (et ton ado de fille),
Mon tout premier roman (Le Boucher, chez Midgard) a été publié très facilement, mais dans une toute petite maison qui se montait et acceptait sans grande difficulté les textes. Pour le reste, j’ai eu une chance phénoménale et non seulement je n’ai pas eu de difficulté, mais j’ai même eu le luxe de pouvoir choisir entre plusieurs maisons. Lorsqu’on est déjà publié, ce n’est pas forcément plus facile de trouver un éditeur, mais ça les pousse peut-être à lire avec plus d’attention nos manuscrits. Du coup, quand j’ai voulu faire de la jeunesse, j’ai pu profiter de contacts que j’avais déjà noués.



Régina Falange :



En lisant Le noir est ma couleur, je me suis pris de gros fous rires avec certaines répliques. Est-ce que comme les humoristes, tu testes les dialogues à un public en te disant "est-ce que ça les fera rire aussi? / est-ce que ce jeu de mot fonctionne sur eux?" Ou juste tu te marres tout seul en les écrivant sans penser à la réaction de lecteurs? D'ailleurs est-ce que quand tu écris en général tu penses déjà à ce que tes lecteurs penseront? (en tuant un personnage par exemple ou en le mettant dans la pire des situations)






Olivier :


Souvent, je me marre tout seul en écrivant certains trucs. Parfois, je me demande si je ne vais pas trop loin (quand Alexandre traite une fille de balai à chiottes, par exemple) mais je compte sur l’éditeur pour me prévenir.

Le vrai test, c’est de savoir si je prends plaisir à relire certaines répliques après dix relectures du texte. Au fur et à mesure du travail dessus, on finit parfois par détester certains passages. Si je continue à les aimer, c’est bon signe !

Et oui, bien sûr, je pense toujours aux lecteurs derrière, je n’ai aucun ego, je ne suis pas là pour traiter de sujets de société mais simplement pour divertir, donc forcément, j’espère toujours que les lecteurs réagiront à certaines situations. Parfois, ma meilleure récompense, c’est de me faire insulter (« nooon, comment vous avez pu faire ça ? Je vous déteste ! »).


La suite ici: ITV2

La biblio d'OLIVIER GAY en image



Section polars




Les Éditions du Masque

Section Fantasy



chez feu les Éditions Midgard

L'intégrale chez Bragelonne



et très bientôt...


toujours chez Bragelonne



Section Jeunesse/YA




aux Éditions Rageot


Et bientôt chez Castelmore



NB : Le premier livre publié d'Olivier Gay est sorti en 2012... sans commentaire :))



Olivier Gay est déjà passé à la moulinette chez nous : 


 Les chroniques sur Bookenstock :