vendredi 6 septembre 2019

[BD] GAGNER LA GUERRE Tome 1 de Genet et Jaworsky


Tome 1: Ciudalia




Editions Le Lombard
64 pages
14.45 euros
Parution: 04/06/2018






☇ L'avis éclair de Phooka sur Gagner la guerre de Jaworsky en BD ☇


Difficile de retrouver les émotions suscitées par le roman dans une BD. Mission "presque" réussie.







Bon, soyons honnête après le magistral coup de coeur pour Gagner la guerre (le roman), il était quasiment impossible que je craque autant pour la BD. Trop d'attentes, trop d'émotions. C'est même pour ça que j'ai autant attendu pour la lire.

On retrouve, ou plutôt on redécouvre Benvenuto quelques années avant le début du roman. Un Benvenuto plus jeune, pas encore employé par le Ducatore. Il fait partie de la Guilde des chuchoteurs et a pour mission de tuer un noble masqué à la sortie de l'Opéra. En parallèle, quelques flash-back, nous racontent la toute première rencontre de Benvenuto avec le Podestat lors d'une bataille homérique perdue d'avance (enfin pas perdue pour toute le monde ...)

Il s'agit donc de la retranscription de la nouvelle 'Mauvaise donne" de Janua Vera. Tout se met en place pour le tome 2 qui débutera vraiment le roman Gagner la guerre.

Difficile donc de faire connaissance avec un "nouveau" Benvenuto. Pourquoi "nouveau" me direz-vous puisqu'il s'agit bien du même Benvenuto Gesufal ? Tout simplement parce que, comme chaque lecteur, j'avais "mon" Benvenuto dans la tête, son visage, son comportement, sa voix, sa gestuelle. Alors forcément, on a l'impression que c'est un imposteur qui a pris sa place dans la BD. Et puis, petit à petit on s'y habitue, il est "presque" le "vrai" Benvenuto. Et lorsque la BD touche à sa fin et qu'on sait ce qui va se passer ensuite alors on trépigne d'impatience pour découvrir la suite.



Si j'ai eu un peu de mal avec le personnage principal, je n'ai eu aucun soucis par contre pour m'approprier Le Ducatore et surtout Sassanos que j'ai vraiment apprécié. Mais par dessus tout, c'est "l'autre" personnage principal que j'ai adoré: la ville de Ciudalia, parfaitement rendue par les dessins.

Ce qui m'a gênée par contre, c'est le rythme. Ces passages fréquents aux flashback concernant les combats dans le passé sont trop rapides et trop brutaux. C'est simplement dû au fait que la BD ne peut pas s'étendre sur des centaines de pages évidemment, mais c'est un peu déstabilisant. Cela un rythme un peu trop haché au récit.


Autre chose qui m'a posé problème, c'est le manque parfois de détails dans le dessin. Là je sais que je vais me faire taper dessus par les puristes et les connaisseurs parce que Genet n'est pas n'importe qui, mais il n'empêche que si j'ai trouvé les dessins magnifiques, il y a quelques moments où il me manquait quelque chose que j'ai du mal à définir.

Quand vous lirez tout ça, vous allez vous dire que je n'ai pas aimé la BD. Et bien non ! Certes, j'ai eu un peu de mal au début à accepter le personnage de Benvenuto, mais c'est parfaitement normal comme je l'explique plus haut. Mais à la fin j'étais conquise et la dernière planche m'a donné une furieuse envie de lire la suite. La BD n'est juste pas un coup de coeur parce que rien ne peut remplacer le roman. Quoique vu les images des planches que je viens de regarder pour le tome 2, ça s'annonce plutôt très très bien ...





Pour en savoir plus sur le roman:
jeudi 5 septembre 2019

UNE ÎLE (ET QUART) SOUS LA LUNE ROUGE de Thomas Geha




couverture du livre Une île (et quart) sous la lune rouge. T. Geha

Éditions Timelapse
85 pages
9,50 euros


Le résumé :

Chaque île a ses légendes et son folklore. Sauvage et fascinante, celle-ci a sa lune rouge.
Deux scientifiques, une jeune fille, un GI, un psychiatre et un journaliste vont s'y intéresser, chacun à leur façon. 
Jusqu'à ce que vienne le temps des révélations.




⏩  L'avis express de Dup sur Une île (et quart) sous la lune rouge de Thomas Geha.  ⏪


Coup de coeur pour ce petit livre qui mêle étroitement la féerie et la science-fiction.



L'AVIS DE DUP




Un recueil de nouvelles, tout le monde sait ici que ce n'est pas ma tasse de thé. En revanche, une novella un peu plus grassouillette, plus souvent avec une vraie fin, pas abrupte, pas en queue de poisson, j'aime bien. Alors une novella de notre chouchou, c'est forcément un plaisir qui ne se refuse pas. Info passée sur Facebook, je fonce, trop tard : dame Phooka est passée avant moi ! Soit, c'était les vacances et je n'étais pas bien assidue aux infos facebookiennes... quand bien même, je sais que je serai passée après elle, elle dégaine plus vite que son ombre :D. Et, ironie du sort, je l'ai reçu et lu avant elle. C'est donc à moi qu'il revient d'en parler.

Parlons de l'objet d'abord. Tout petit, mais magnifique. Un beau travail, soigné, d'une nouvelle maison d'édition : TIMELAPSE. L'éditrice n'est autre que Marielle Carosio, alias Mme Dollo, épouse de Xavier Dollo, alias Thomas Geha... et la boucle est bouclée :D. Et cet objet-livre en cartonné dur avec double rabats, une fois déployé dévoile une somptueuse illustration que voici, que l'on doit à Anna Boulanger.



illustration complète d'Anna Boulanger



Cette illustration magnifique retranscrit à la perfection les lieux et l'ambiance de l'histoire contée par Thomas Geha. Le merveilleux, le mystérieux transpire de ce bord de mer. On se voit propulsé sur une île bretonne, même si jamais l'auteur ne nomme cette île. 

Une île et ses mystères, ses légendes. Deux menhirs, lieu-dit les Deux-Roches, dans le coin le plus retiré de l'île. Par là dit-on, un quart de l'île a disparu. Par là dit-on encore, des personnes disparaissent certaines nuits de pleine lune. Des fées ? Des esprits celtes ? Nettement une ambiance féerique dans les lignes de l'auteur.  Et pourtant, au gré de tous ses personnages que nous suivons, les époques se mêlent, s'entrecroisent et tout doucement, sans crier gare, le récit bascule dans la science-fiction.

Et vous savez quoi ? J'ai adoré. Thomas Geha a le chic pour nous donner des explications les plus loufoques, ici elles sont botanico-scientifiques, et elles passent crème ! Des pistes qui nous interrogent sur la santé mentale d'un des protagonistes, des mystères, des questionnements, tout est mis en place pour transformer cette novella en page-turner. Laissez vous charmer à votre tour, c'est une immersion brève mais très plaisante !

Il me reste à remercier ma copine qui m'a gâtée encore une fois ! ♥♥♥




mercredi 4 septembre 2019

Potins de Dup # 10




BILAN DE LECTURE - ÉTÉ 2019


En image :



Mes prévisions étaient :





Premier de la liste... échec !




je n'en suis qu'à la page 585
Mais à la liste du dessus s'est rajouté ceux-ci :






En nombre de pages :


1138 585 + 838 + 690
355 + 442 + 342

3252 / pages prévues

330 + 430 + 475

1235 / pages en rab

4487 > 3805


En commentaires :


Bilan correct ma foi !

Je vous avoue que j'ai vraiment failli enchaîner les deux autres Sanderson Justicière 1 et 2,
et je l'aurai fait si je n'avais reçu entre temps les trois SP qui figurent sur la dernière photo... 
La raison pression a pris le dessus et j'ai lu mes SP.
  
Et puis, je dois avouer que je crevais d'envie de lire aussi le Erikson... que j'ai eu le malheur de démarrer au milieu du Sonatine. Résultat des courses, Que le diable l'emporte m'aura duré 15 jours !!!



mardi 3 septembre 2019

Un palais de glace et de lumière de Sarah J Mass [sortie]




Ouiiiiiiiiiiiiiiiii

il sort le 03 octobre chez La Matinière J.

Au taquet, la Phooka!

336 pages
15 euros


Un palais de glace et de lumière de Sarah J. Mass


Depuis que la guerre a ébranlé Prythian et grâce à l’aide de leurs plus fidèles amis, Feyre et Rhysand ont la lourde tâche de reconstruire la Cour de la Nuit. Heureusement, le solstice d’hiver approche et apporte avec lui une période de repos durement méritée. Mais l’atmosphère festive ne parvient pas à chasser complètement les fantômes du passé. Alors que Feyre vit son premier solstice en tant que Grande Dame et que son cœur guérit peu à peu, elle découvre que ses amis cachent, eux, des blessures bien plus profondes. Et si le temps des batailles est révolu, les tensions entre Illyrians, Fae et humains perdurent et menacent la paix encore fragile de Prythian. Les cicatrices et rancunes du passé auront-elles raison du fragile équilibre de la Cour de la Nuit ?

lundi 2 septembre 2019

LES PRODIGES DE L'EMPIRE - T1 de C.F. Iggulden



TOME 1  -  DARIEN




Éditions Bragelonne
360 pages
20 euros





⏩  L'avis express de Dup sur Darien de CF Iggulden  ⏪


Un roman de Fantasy classique porté par une écriture sûre et fluide qui en fait un moment de lecture agréable.


L'AVIS DE DUP




Conn Iggulden est un auteur britannique connu pour ses romans historiques. Les Prodiges de l'Empire est sa première incursion en Fantasy. Je m'attendais à lire un roman de la même veine que ceux de Guy Gavriel Kay, mais que nenni, pas grand chose ici ne nous rattache à une région connue, ni même à une période de l'Histoire avec un grand H. Mais peu importe, se laisser porter par une plume reconnue et saluée est déjà un gage de plaisir de lecture.

D'ailleurs, je parlais d'univers, mais ce premier tome se concentre uniquement sur une ville, Darien, du volume éponyme. C'est une cité gérée par douze Grandes Familles de nobles, et un roi issu d'une de ces douze familles. Un jeune roi fantoche qui n'a guère de pouvoir et dont le seul soucis est sa sécurité, ayant été traumatisé par l'assassinat de son père alors qu'il était enfant. Ces douze familles imposent leur autorité grâce à leurs soldats et leurs possessions d'artefacts magiques, dans un monde où la magie ressemble plus à un art perdu. 

Nous allons suivre trois paires de personnages qui chacun pris à part, n'ont rien en commun. Le destin va les réunir par paires et les faire converger indépendamment vers un même lieu dans Darien.

Elias Post est un chasseur dont la famille subit de plein fouet l'épidémie qui décime la région. Il a déjà perdu son plus jeune fils et est prêt à tout pour sauver sa femme et ses deux filles. Il va accepter le marché que lui propose Vic Deeds, bras droit du Général Justan de la Légion des Immortels, l'armée régulière de l'Empire. Vic a repéré le don caché d'Elias et compte bien le mettre à profit pour le coup d'état que fomente son mentor.

Tellius est un vieux maître bretteur immigré des pays de l'Est, qui chapote et forme des gamins des rues à son art basé essentiellement sur une danse physique appelée le Pas de Mazer. Ses recrues sont donc aiguisées pour chaparder le bourgeois, éviter la maréchaussée et lui rapporter les gains en échange du gite et du couvert. Sa dernière recrue, Arthur, montre des talents exceptionnels.

Daw est un voleur spécialisé dans les objets magiques généralement détenus par les Grandes Familles, mais son rève est de pénétrer dans un ancien tombeau présent au milieu du désert noir. Or celui-ci est protégé depuis des millénaires par d'énormes défenses magiques sur lesquelles plus d'un se sont cassés les dents faits brûler vifs. Nancy, sa dernière conquête ne croit que ce qu'elle voit, et de la magie, elle n'en a jamais vu... Elle sera peut-être la solution de Daw.

Chacun d'eux, anonymes et insignifiants, va devenir un des acteurs majeurs de la crise qui va secouer la ville de Darien. Vengeance, soif de pouvoir, appât du gain ou désir de protection des siens, leurs moteurs seront différents.

Si la première moitié de ce roman avance doucement, l'auteur alternant sur ses trois paires de personnages, la seconde moitié accélère nettement. Les événements s'enchaînent, les conséquences suivent et la tension est bien présente. Les affrontements magiques fusent et la bataille finale est captivante. Les personnages sont intéressants même si je n'ai pas ressenti d'engouement pour eux : leurs liens, leurs sentiments sont peu creusés, bref ils m'ont semblé bien lisses. Néanmoins la fluidité et la sûreté de l'écriture de CF Iggulden rendent ce moment de lecture agréable et je serai au rendez-vous pour découvrir la suite de cette série. Je ne peux finir cette chronique sans parler de l'objet livre lui-même qui est somptueux. Une couverture mate couleur parchemin qui met fort bien en valeur l'illustration de Julien Delval rappelant une gravure moyenâgeuse, j'adore !