jeudi 7 février 2019

UN HOMME PARFAIT de Jo Jakeman





Éditions Marabout
Collection Black Lab
265 pages
19.90 euros


4ème de couv :

Jusqu’où iriez-vous pour vous venger de votre ex ? 

Phillip, le mari d’Imogen est un terrifiant manipulateur qui présente à tous l’image de l’homme parfait. Mais Imogen sait ce qu’il cache. Alors qu’ils sont en instance de divorce, Phillip lui donne quinze jours pour quitter la maison, faute de quoi il demandera la garde de leur fils. Lors d’une dispute, dans un moment de folie, Imogen l’enferme à la cave. Maintenant qu’elle semble contrôler la situation, jusqu’où sera-t-elle capable d’aller pour défendre son fils ?






Lorsqu’on commence ce livre, la première page est la dédicace de l’autrice : « À James, », puis la page suivante, juste un petit proverbe : « La bave du crapaud n’atteint pas la blanche colombe ». Là, je me suis dit : ohoh, règlement de comptes ? Et j'ai relu la 4ème de couv puis lu ce livre avec dans ma tête que Phillip était James...

Du coup c’est avec la quatrième de couv bien en tête que j’ai démarré ce roman et là boum : c’est l’enterrement de Phillip. À la cérémonie sont présentes la première femme de Phillip, Ruby, la seconde femme Imogen pas encore divorcée et la nouvelle en date, Naomi. Puis, comme un compte à rebours, les chapitres vont s’enchaîner en commençant par « 22 jours avant l’enterrement. »

22 jours pour comprendre, 22 chapitres à se demander Qui ? Pourquoi ? Comment ? Et quelques chapitres flash-back bien antérieurs pour parler de certains moments cruciaux de la vie de ces trois femmes aux côtés de ce cher Phillip.

Une pourriture notre homme parfait soit dit en passant, donc le Pourquoi on le comprend très vite et on adhère de suite au projet. Manipulateur, violent, tout en sachant parfaitement ne pas laisser de traces. Et comble de l’horreur pour ces femmes piégées, Phillip est flic, avec d'excellents états de service qui plus est… On oublie de suite l’option porter plainte hein !

Jo Jakeman fait d’Imogen la narratrice de cette histoire, sa position centrale entre l'ex et la future est parfaite. Cependant son caractère effacé, soumis pourrait nuire à l’empathie éprouvée par le lecteur, alors elle la dote de l’arme absolue : un enfant objet de pressions, de chantage.

L’autrice nous entraîne tout au long de ce règlement de comptes avec assurance et subtilité. Il n’y a jamais surenchère, tout est parfaitement crédible et on a beau savoir que c’est Phillip qui se retrouve dans le cercueil au bout du compte, je vous promets qu’on tremble tout le long pour Imogen, Ruby et Naomi. Inévitablement, on se transpose à leur place et l’impact du récit est encore plus fort. Un brin d’humour ou une situation cocasse vient de temps en temps soulager la tension. Le tout est parfaitement dosé.

Ce roman, je l’ai lu quasiment d’une traite. Les trois questions qui, pourquoi et comment ont été un sacré moteur et ce, jusqu’au bout. Une écriture simple, fluide, entraînante. Ce premier roman est une réussite que je conseille aux amateurs du genre. Et puis maintenant, il faut que j'avoue que ma remarque au début de cette chronique était complètement à côté de la plaque car on retrouve le James dans les remerciements de Jo Jakeman et il n'est autre que son mari ! Et là, il vaut mieux que je bride mon imagination...

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