vendredi 26 septembre 2014

WIZARDS Tome 2 de Diane Duane



Tome 2: Le sacrifice




Editions Lumen
350 pages
15 euros




Nita est en vacances d'été sur les rives de la magnifique île de Long Island. Une nuit, sortie nager, elle croise dans les eaux tièdes un dauphin qui parle le langage des sorciers. Les rochers de la côte soufflent à son meilleur ami, Kit, venu passer quelques jours avec elle, qu'un danger imminent approche du rivage... Et voilà nos deux jeunes sorciers repartis en mission ! Entre animaux marins dotés de pouvoirs de sorcellerie, incantations vieilles comme le monde et regards inquisiteurs des parents de Nita, nos deux amis doivent ruser pour plonger découvrir les secrets ancestraux enfouis au fond de l'océan... et dont il va leur falloir maîtriser les arcanes, sous peine de mort ! Retrouvez Kit et Nita dans la suite de leurs aventures ! 





L'avis de Phooka:


Après un premier tome qui avait su me séduire, j'étais ravie de m'embarquer dans ce second opus, fraîchement sorti chez les jeunes mais talentueuses éditions Lumen.

On retrouve bien évidemment Nita et Kit, qui sont devenus inséparables après leur première aventure. Cette fois, ils sont en vacances au bord de la mer, du côté de long Island. C'est même marqué dans leur fameux livre de sorcellerie: "Ne pas déranger sauf urgence extrême". Sauf que bien sûr, "Urgence extrême" il va y avoir ...

Et cette urgence va se présenter de façon bien bizarre à nos deux jeunes héros/sorciers. Alors que Nita se baigne tranquillement, un dauphin vient lui parler et l'entraîne à la rencontre de S'reee, une baleine blessée. A partir de ce moment, Nita et Kit vont se retrouver mêlés à une incroyable aventure qui va se passer essentiellement sous la mer.

Et c'est sans doute le point le plus séduisant de cet opus, cette immersion au fond de l'océan aux côtés de baleines à bosse, de cachalots, de grands blancs et de dauphins est un pur régal. Le grand bleu version fantasy. Même ceux, qui comme moi ne sont pas spécialement fan des grands fonds, y prendront un immense plaisir. Le lecteur nage au milieu de ces créatures fabuleuses et s'immerge dans le récit par la même occasion. Un régal je vous dis !

Ceci étant, on pourra reprocher les mêmes petits défauts que pour le précédent opus. Nita a une faculté d'adaptation et d'acceptation qui frôle un peu la caricature. Elle accepte tout ce qui lui arrive avec une facilité étonnante et on ne retrouve pas dans cette série, le côté apprentissage/initiation de la sorcellerie que l'on serait en devoir d'attendre. Non, là tout semble inné et facile, parfois un peu trop. Assez curieusement, Kit ne donne pas cette même impression ou , en tout cas dans une moindre mesure. Ceci étant, c'est aussi ce qui permet au roman d'avancer à toute allure et de captiver son lecteur, donc c'est un "défaut" qui se transforme en qualité et qu'il faut accepter.

De plus, Nita et Kit sont deux gamins auxquels le lecteur s'attache ou s'identifie, selon l'âge (moi je serais plutôt leur maman, mon fils pourrait être Kit :)). C'est un plaisir de les suivre et de s'inquiéter pour eux. C'est amusant de voir que tout sorcier qu'elle est, Nita a bien du soucis car elle doit toujours rentrer de ses aventures avant la tombée de la nuit sous peine d'écoper d'une punition. Cet état des choses, rend ces jeunes héros encore plus réalistes.

L'action va à toute allure, le suspense est omni-présent, la sorcellerie prend une part prépondérante et l'attraction des fonds marins joue son rôle. Le lecteur se retrouve embarqué dans cette aventure et les pages se tournent toutes seules. Le roman se dévore en un rien de temps ou presque.

On retrouve tous les ingrédients qui permettent de passer un excellent moment de lecture: course-poursuites, batailles, magie, humour, suspense et j'en oublie.
J'en reviens donc à la même conclusion que celle que j'avais écrite pour le tome 1: Wizards est une super série pour les jeunes à partir de 10/12 ans ... et pour les autres aussi! :)

un autre avis chez Sia


jeudi 25 septembre 2014

LE FLEUVE ET LE CHIEN de Victor Rizman et Vincent Ancel





Une nouvelle graphique,
bilingue,
publiée chez 
emotion-works


Résumé :

Une femme seule qui s'ennuie sans son chien.
Un homme seul qui a laissé son frère de l'autre côté du fleuve.

Ce ne sont pas des personnages intéressants, ni des golden boys, ni des flics explorant les bas-fonds, ni de ces héros penchés à la tribune de l'ONU ou plongeant dans L'Hudson River. Ils font partis de ces anonymes qui remplissent le métro en silence, qui avancent sur les trottoirs en noir et blanc. Ils ne font pas d'ombre à la vie, ils ne font pas d'ombre à la ville. Ce sont juste des invisibles et pourtant ils font vivre New-York.


L'avis de Dup :

Si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous n'êtes pas sans savoir l'admiration que j'ai eu pour cet auteur : Victor Rizman. Inconnu alors au bataillon, il m'avait proposé la lecture de son premier livre, un thriller publié également chez emotion-works. Ce livre, 40 ans, 6 morts et quelques jours, avait été un choc et un sacré coup de coeur pour moi.

Depuis, plus rien ! Enfin si, j'ai été béta-lecteur d'un autre roman apparemment jamais publié... et c'est tout. Cela fait 4 ans tout de même !!! Alors quand sa maison d'édition m'a proposé cette nouvelle graphique, j'ai bondi sur l'occasion. Même si je savais que j'allais être frustrée...

Et ce fut le cas ! Car c'est bien, c'est très bien, mais c'est trop coooooooooourt ! Parce que chez cet auteur, c'est chaque phrase qui est un délice. A l'image de ce résumé ci-dessus qui ne peut venir que de sa plume. Parce qu'il sait dire les choses telles qu'elles sont, avec froideur parfois, avec humour souvent, mais de cet humour noir, grinçant que j'apprécie tant.
"Ici le métro sort de terre, emmenant les travailleurs vers la lumière pour leur faire oublier leur statut de relégués en seconde zone. Quand le métro devient aérien, c'est jamais bon signe. On quitte définitivement des quartiers où le bruit dérangerait ses habitants. Là, les vitres peuvent trembler, les trains peuvent hacher avec régularité le sommeil ; la fatigue d'une journée de travail suffit pour ne pas l'entendre."


En tout juste 85 pages il nous décrit un bout de vie, sur un weekend, de deux anonymes new-yorkais. Elle, une jeune femme blanche, aisée mais seule, triste. Lui, un black immigré, vivant dans un taudis glacé, travaillant 10 h par jour dans l'ombre car sans papiers. Son fleuve qu'il a quitté, il l'imagine en lieu et place du métro qu'il prend quotidiennement, mais son frère n'est jamais sur la berge.

Ces deux anonymes vont se croiser dans un musée, ils vont se côtoyer le temps d'un recueillement devant un tableau, une peinture qui les fait rêver. Ils sont dos à dos, chacun admirant un tableau différent. Et cette couleur jaillissant des toiles va emplir un peu de leur quotidien lorsqu'ils repartiront, qu'ils retourneront chacun à leur solitude.
"Chacun repart vers son quotidien, le regard plongé dans l'asphalte qui ne sera plus jamais aussi noir."

Ce sont 85 pages avec très peu de texte car elles sont bien remplies par les peintures de Vincent Ancel. Et vous savez quoi ? Ben finalement, je ne regrette pas car ces peintures sont superbes. Jugez plutôt :


Les rues de New-York remplies d'anonymes






















Le métro




Le crayonné est superbe,
et quand les couleurs viennent 


c'est magique !
J'adore ce tableau particulièrement, 
le rayon de soleil capté est juste sublime.


Pour se le procurer, voici le lien vers le site qui lui est dédié : 


Et moi, j'en profite pour m'adresser à Victor Rizman et lui dire merci pour la dédicace, mais surtout combien je suis impatiente d'en lire un peu plus venant de lui ! Voilà, ça c'est fait ! ;)



mercredi 24 septembre 2014

Sortie du tome 3 des KERNS de l'OUBLI de Feldrik Rivat



Chez L'Homme Sans Nom
le 7 octobre 2014

LES KERNS DE L'OUBLI
***
Tome 3
LA RÉSURRECTION


Une superbe couverture encore une fois
signée Alexandre Dainche

Et pour le résumé, voici la 4ème de couv
( en cliquant dessus ce sera plus aisé pour lire )



La chronique du Tome 1 est ICI... et ICI ! Et oui, on est pistonné ou on ne l'est pas ! Deux chroniques pour le même livre !!! :))
Le Tome 2 est enfouit dans ma PAL...


mardi 23 septembre 2014

L'INNOCENCE de Brian Deleeuw




Éditions Super 8
300 pages
20 euros


4ème de couv :


Il s'appelle Luke Nightingale et il a 6 ans. Lors d'un froid après-midi de novembre, dans une allée de Central Park aux abords du Metropolitan Museum, il rencontre Daniel. Et sa vie bascule.
Claire, la mère de Luke, est dépressive ; elle n'a guère le temps de s'occuper de son fils et de son nouvel ami. Il y a pourtant quelque chose d'anormal chez Daniel. Exclusif et cruel, il s'emploie à faire le vide autour de Luke comme s'il se nourrissait de son malheur. Ça tombe bien : Luke est souvent malheureux. Mais ne pourrait-il l'être davantage encore ? Peu à peu, ce qui ressemblait à une simple amitié entre deux enfants revêt les allures d'une terrifiante emprise dont il devient vital pour Luke de se défaire.
Douze ans plus tard, tandis que l'enfant devenu adulte entre à l'université, Daniel, qui avait disparu, est de retour. Et Luke doit désormais se battre pour conserver le contrôle de son existence. Car certaines amitiés semblent destinées à ne jamais mourir.



L'avis de Dup :

Ouch ! Voilà un roman bien difficile à chroniquer. Je ne sais par quel bout démarrer mon speech à vrai dire... Je suis dans ma période "schizophrénie " en ce moment ! Non, pas moi, pas encore du moins, mais mes lectures ! Après Contrecoups de Nathan Filer, voici donc L'innocence qui traite du même thème. Et pourtant, on peut dire que ces deux romans sont diamétralement opposés, même s'ils sont marquants tous les deux. Je dirai même que l'impact de ce dernier est beaucoup plus fort. Contrecoups est touchant. L'innocence est dérangeant. C'est voulu et c'est super bien orchestré.

Le narrateur est Daniel, cet ami que se fait Luke lorsqu'il a six ans. Et il en a bien besoin d'un ami le pauvre Luke. Il a été retiré de l'école et vit seul avec sa mère récemment divorcée. Celle-ci est dépressive, très instable psychologiquement, et fait même parfois des crises de schizophrénie où elle se prend pour sa mère qui est exaspérée par son enfant : Claire, elle-même donc. Mais ce Daniel est loin d'être sympathique. Il est malsain et volontairement sournois. Il a tendance à entraîner Luke dans les mauvais plans.

Il m'aura fallu passer un tiers du livre pour comprendre réellement qui était Daniel. J'ai d'ailleurs relue cette première partie pour voir si j'avais laissé échapper un indice sur son identité. Mais non, rien ! C'est hyper bien fait, chapeau à l'auteur. Et lorsqu'on connait un peu mieux Daniel, le livre, l'histoire de Luke devient de plus en plus glauque. Comme le dit si bien le résumé : chronique d'un désastre annoncé.

Luke qui a grandit se débat, lutte, mais s'enfonce irrémédiablement sous l'emprise de Daniel. L'ambiance est sombre, stressante, angoissante. Il a déjà bien assez de soucis à se faire avec sa folle de mère ce pauvre gamin ! Et comme l'auteur nous met dans la tête de cet horrible Daniel, on se sent sali, moite. 

La fin est glaçante et ma foi je dois avouer que j'étais contente de l'avoir fini. Mais en aucun cas je ne regrette ma lecture, car ce livre est une expérience à lui tout seul ! Je serai incapable d'en faire un coup de coeur tant cette lecture m'a dérangée, cependant je ne peux dire qu'une chose : il est à lire ! Un livre marquant, qui sort des sentiers battus, mais qu'il vaut mieux aborder avec un bon moral. Décidément les éditions Super 8 nous réservent bien des surprises !!!




lundi 22 septembre 2014

GO TO HELL de Oxanna Hope




Editions J'ai Lu
format semi-poche
319 pages
12.90 euros


Une nouvelle ville, de nouvelles têtes, bref un nouveau départ. En théorie, ça paraît simple, mais en réalité, c’est un peu plus compliqué que ça. Je m’étais promis de ne pas faire de vagues et de me fondre dans la masse, mais c’était sans compter sur mon caractère et ma… particularité. Je ne demande pas grand-chose, pourtant : juste un endroit où me poser. Je dois bien reconnaître que Fairfield me tente de plus en plus. Peut-être que Damian, ce professeur de philo aussi mystérieux que charmeur n’est pas étranger à mon choix… Allez savoir. Il ne lui a pas fallu longtemps pour se rendre compte que je n’étais pas comme tout le monde. Et mon petit doigt me dit que ce sixième sens chez lui n’a rien de naturel.



L'avis de Phooka:


Voilà un livre qui me tentait depuis longtemps. précédemment publié aux éditions Nergäl, ce roman avait eu d'excellentes critiques sur le net. Du coup, j'ai profité de sa réédition chez J'ai Lu dans une version "revue et corrigée" pour le découvrir. Il tombait très bien, après plusieurs pavés de fantasy, j'avais envie d'un livre pêchu et rythmé.

Quelle déception ...


Oui je suis désolée de commencer par la fin, mais je me suis énormément ennuyée avec ce livre. Sans être une grande adepte, je ne suis pourtant pas réfractaire au genre, mes chroniques sur ce blog le prouvent. Et justement j'aime particulièrement ce type de situations: intégration dans une école, rencontres etc ... mais là je n'ai pas accroché. Je me suis quand même astreinte à le lire jusqu'au bout et heureusement car la toute fin est quand même meilleure que le reste, ce qui m'évite de n'en dire que du mal.

Mais reprenons au début. Cassie est une jeune ado de 17 ans, qui arrive tout juste dans un nouveau lycée. Elle a besoin de cette foule grouillante autour d'elle pour échapper à ceux qui la poursuivent (qui? quoi? on ne sait pas vraiment).  C'est une peste, désagréable, dédaigneuse, avec un caractère de cochon, bref "une tête à claque". Elle se fait rapidement une (mauvaise) réputation et malgré sa beauté à tomber, tout le monde préfère l'éviter.
Et voilà qu'arrive en scène le beau prof  de philo, Damian de son prénom. Immédiatement c'est le coup de foudre, l'attirance bestiale entre les deux. Mais évidemment, Cassie veut et Damian veut pas et pendant les trois-quart du roman on va subir les états d'âme des uns et des autres.

Le problème c'est que, pour moi "ça n'a pas marché". Cassie m'est "sortie par les trous de nez" et comme tout le roman est écrit de son point de vue, ça en rend la lecture difficile. De plus, l'auteur veut garder le mystère autour de cette fille (pourquoi pas d'ailleurs), mais du coup on ne sait rien de rien sur elle pendant la quasi totalité du livre. Cela ne fait que la rendre encore moins attachante, si c'est encore possible et en tout cas, totalement inintéressante. Même chose avec le Damian, sur qui quand même on en apprend un peu plus. Mais sincèrement la relation entre ces deux-là m'a laissée de glace et n'a fait que provoquer en moi un profond ennui. La mayonnaise n'a pas pris ...

Le problème c'est que la quasi totalité du roman repose sur cette relation, alors que le récit en soit pouvait parfaitement ouvrir des dizaines d'autres portes. Pour meilleure preuve, les derniers chapitres dans lesquels il se passe (enfin !!) autre chose, de l'action, du suspense, les ingrédients qui font cruellement défaut au reste du livre. Mais bon, ça arrive beaucoup trop tard et c'est bien dommage, car il y avait de la matière. Tel quelle, l'intrigue est quasi inexistante alors qu'on en sent le potentiel. C'est un vrai gâchis.

Un ratage pour moi, un roman trop superficiel, axé sur une romance sans intérêt, alors que si la partie action/ fantastique avait été un peu plus élaborée, si les personnages avaient eu un peu de profondeur, on aurait tout à fait pu avoir un roman très sympa. Dommage ...La fin a beau se présenter comme un cliffhanger "de ouf", je ne serai pas là pour la suite ...

NB: un truc m'a dérangée aussi, c'est le prologue, repris intégralement dans le texte en milieu de livre ... Où est l'intérêt ?