dimanche 7 avril 2019

[Sorties] LES NOCES DE LA RENARDE de Floriane Soulas





Chez Scrinéo
Sortie prévue le 02 mai 2019

592 pages - 18,90 €


1461, Japon. Hikari vit dans les forêts peuplées de croyances et de dieux du Japon du 15ème siècle et s’intéresse de près au village installé au pied de la montagne… à ses risques et périls.
2016, Tokyo. Mina, qui a le pouvoir de voir les yokaï, esprits et monstres du folklore japonais, va se laisser entraîner dans une chasse au démon, en plein cœur de Tokyo.

Deux univers qui se croisent et s'entremêlent, entre quête d'identité et désir d'émancipation.


Notez la superbe couverture d'Aurélien Police ...💓💓

vendredi 5 avril 2019

Potins de Dup # 8



Les mémés sont pressées cette année...
Elles vous font les salons au pas de charges !


Dup en coup de vent aux Quais du polar





Les Quais, je voulais y aller cette année, vu que je ne pourrais pas aller aux Imaginales. Et puis, la peur des manifs qui secouent notre pays tous les samedis m'a fait hésiter, puis capituler...trouillou la Dup.

Et puis samedi soir, l'envie m'a repris. J'ai vérifié que les auteurs que je voulais absolument voir seraient présents, calé mon programme et réglé mon réveil à 5h30... j'avais juste oublié le changement d'heure ! Et bien 4h30 ça pique je peux vous dire ! Je voulais absolument y être pour 9h, même si le salon ouvre à 10. Et comme j'ai bien fait !

Je suis arrivé à 9h et il y avait déjà de la queue dehors, mais uniquement sur les marches du palais. Ils ont ouvert les portes à 10h moins dix, la queue faisait alors le tour du jardin et remontait le boulevard vers la place Bellecour, du délire ! un dimanche quoi, je n'en revenais pas !!!

J'avais à voir deux auteurs présents de 10h à 11h30 et trois autres de 11h30 à 13h mais aux QDP ils sont super bien organisés depuis cette année ! Les auteurs qui drainent beaucoup de monde, les queues sont rangées le long des murs pour laisser du passage, et ceusses qui ont vraiment beaucoup de monde (genre, Chattam, Thilliez...et Norek maintenant...), ils sont installés dans des angles où la queue peut se poursuivre à côté ou dehors !)

J'ai cherché Nicolas Beuglet, me suis postée devant et un bénévole m'a giclé dans la queue spéciale Beuglet : j'étais la 3ème, ça va ! sauf que l'animal est arrivé à 10.15. Mais bon, on a bien papoté, il m'a tout de suite remis lorsque je lui ai parlé de tatouage sur la fesse droite :)) et j'ai eu droit à la bise. Il est hyper sympa. Il me dédicace Le cri, les deux autres étant déjà dédicacés.



Ensuite je suis allée voir Antoine Renand qui avait une grosse pile et personne. Il m'a avoué son désarroi, premier livre, premier salon et "premier traquenard" m'a-t'il dit, ils ont fini la soirée ce matin à 5h et il avait un poil bobo à la tête. Je lui ai acheté son Empathie pour lequel j'avais été sensible à la pub faite par GlennTavennec sur facebook : "vous ne dormirez plus jamais la fenêtre ouverte". Sympa le gars, j'espère avoir le temps de le lire et surtout d'aimer son bouquin.


Et il était 10h30. Plutôt que de traîner et d'être tentée par des achats intempestifs, j'ai filé vers la file de queue de Norek qui s'organisait déjà, et je me suis installée, j'étais 5ème. J'ai lu une nouvelle de Norek tiré du recueil que j'ai acheté en attendant Nicolas Beuglet : Phobia. 



Alors, Olivier Norek : Je lui ai donné ma chronique de Surface que j'avais imprimée car elle ne sortait que le lendemain. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas prendre le temps de la lire à cause du monde qui faisait la queue ce que je comprends, juste sourit sur ma conclusion puis il l'a rangé...sous ses fesses :))  Puis en ouvrant mon livre, il a presque râlé parce qu'il était déjà dédicacé, mais à mon prénom... et daigné m'en refaire une à Dup. mais pareil, des phrases toutes faites. La 1ère c'était " Dis moi tes blessures, je te dirai qui tu es" et la seconde "Les secrets remontent toujours à la surface... les cadavres aussi". Bref, rien de bien personnel... :(
En allant vers le coin de mes chouchoutes de chez Denoël, j'ai remonté la file de Norek ! Et bien, il rejoint le rang des stars : Thilliez, Chattam que je ne verrai plus... 

Sandrine Collette. On a beaucoup papoté, et je suis ravie d'avoir son Animal en papier, avec une trop belle dédicace. Elle est vraiment extra cette jeune femme, abordable, sympa, tout quoi. Sérieux, on lui donnerait le Bon Dieu sans confession ! Puis je lui ai pris un deuxième Animal pour Phooka en lui demandant une dédicace pour qu'elle le lise vraiment : j'aimerai tellement qu'elle découvre la plume de cette autrice.



Et pendant que je discutais avec elle, Sonja Delzongle est arrivée, la mine un peu fatiguée...Ces QDP, ça vous pompe son auteur moi je vous dis ! :))  J'ai eu la bise et une dédicace sympa, où elle s'excuse de la fin trash qu'elle a fait, mdr. J'ai même eu un marque-ta-page et un pins de Boréal qui était un sacré coup de coeur. J'ai vu les beaux Cataractes, mais j'étais fière de mon ENC tout blanc.



Et voilà, il était midi, j'ai pris mes cliques et mes claques, et je suis rentrée.
Et comme d'hab, j'ai oublié de prendre des photos des auteurs !


jeudi 4 avril 2019

[sorties] JUSTICIÈRE, VOLUME 1 (LES ARCHIVES DE ROSHAR, TOME 3) de Brandon Sanderson


Tome 3
Volume 1
Sortie le 02/05/2019


Editions le livre de poche
864 pages
22.90 euros

Traductrice: la fabuleuse Mélanie Fazi



La Tempête Éternelle s’abat de nouveau sur Roshar, balayant sans répit la terre de ses éclairs rouges, et réveillant sur son passage la véritable nature des serviteurs parshes. Les Néantifères sont de retour, et leur soif de vengeance n’a d’égal que la grandeur de l’armée qu’ils constituent.
Réfugié au-dessus de la tempête dans la mystérieuse et immense cité-tour d’Urithiru, le peuple aléthi se prépare à combattre les Néantifères. Mais, peu à peu, Dalinar Kholin réalise que son rêve d’un royaume unifié ne sera pas une tâche aisée, car les adversaires d’hier ont encore à l’esprit son passé sanglant, lui dont le surnom est toujours l’ Épine Noire, et ils n’ont pas l’intention de lui prêter allégeance si facilement.



mardi 2 avril 2019

LE CHANT MORTEL DU SOLEIL de Franck Ferric




Editions Albin Michel Imaginaire

Parution: 27/03/2019
Prix: 21.9 €
380 Pages




Il s’appelle Araatan, il est le Grand Qsar. On le surnomme la Montagne car il est haut comme deux hommes, large comme un auroch. Le destin de ce géant est de mener son peuple de cavaliers sur la route de la Toute Fin : achever l’extermination totale des dieux. Une seule divinité a survécu à leur déicide : celle de la cité d’Ishroun. Pour abattre les murailles d’Ishroun et éteindre le culte de la Première Flamme, Araatan se donne un an.
Elle s’appelle Kosum. Née esclave, elle était la meilleure dresseuse de chevaux des plaines. Pour avoir tenté de castrer le fils de son maître, elles a été enchaînée nue à une tour pleine de morts. Alors qu’elle attend résignée le baiser mortel du gel, quatre cavaliers la délivrent. Ces hommes durs retournent auprès du Grand Qsar. Kosum, qui croyait mettre un pied dans la guerre, va entamer un tout autre voyage.





Alors vous savez quoi? Quand je reçois un livre en ENC (EditionNonCorrigée) et que dessus c'est marqué "Sortie le 04 avril  2019" et ben moi, naïvement je pense que le roman sort le 04 avril 2019 😀😀 et je me dis "allez on s'arrange pour caler la chronique avec la date de sortie". C'est bête hein !



Parce que quand je vois après que le roman est sorti le 27  mars 2019, je me suis dit que c'était un joli poisson d'avril et que je suis tombée dedans ! Bref, j'arrête là mes considérations diverses. Passons aux choses sérieuses !





Le chant mortel du soleil est le premier roman d'un auteur français publié chez Albin Michel Imaginaire, ce label qui monte monte monte dans le monde de la SFFF. Pour ce roman, l'auteur, Franck Ferric n'en est pas à son coup d'essai, loin de là, mais pour moi c'est une découverte n'ayant jamais eu l'occasion de découvrir sa plume (arrêtez de jeter des tomates !).

Le chant mortel du soleil nous conte la jolie histoire d'une demoiselle en détresse, sauvée par de preux chevaliers. Enfin presque ...
De fait une jeune femme est sauvée, elle s'appelle Kosum, une esclave qui s'occupait des chevaux et qui a eu la bonne idée de jouer du couteau un peu trop près des "bourses" du fils de son patron. Enchaînée nue au pied d'une tour, elle attend la mort qui viendra la délivrer, mais ce sont finalement quatre cavaliers qui viendront la sauver.
Au même moment, l'avalanche qui s'annonçait commence à dévaler la montagne.
L'avalanche, c'est ainsi que l'on nomme le déferlement des Montagnards sur les peuples de la plaine. Généralement cette avalanche peut être arrêtée par quelques dons en espèces sonnantes et trébuchantes. Généralement aussi, le but de ce déferlement est de remplir les coffres des Montagnards avant l'hiver pour qu'ils puissent acheter suffisamment de provisions pour tenir pendant la saison froide.

Généralement ... mais pas cette fois.

Araatan, le chef des Montagnards a d'autres projets. Cet impressionnant géant n'a que faire de coffres bourrés d'or ou de pierreries. Ce qu'il veut, c'est tuer le dernier des dieux. Rien ne pourra l'en détourner. Et pour ça, il peut compter sur son armée. Une armée de montagnards, autant dire, une armée de géants qui terrorisent les gens rien que par sa puissance. Ils sont prêts à tout pour suivre leur chef, un chef omnipotent dont on ne discute pas les décisions.
Alors le combat va s'engager. Un combat brutal, homérique et sans concession.

Mais ce roman ce n'est pas le récit du combat. Du moins pas seulement. C'est un savoureux mélange entre des périodes de combats incroyablement intenses et des périodes plus calmes et introspectives, propices à la réflexion.
En effet, si Araatan n'a aucun doute sur sa volonté de tuer le dernier des dieux, il se pose à juste titre la question du monde tel qu'il sera "après". Qu'est ce qu'un monde sans dieu ? Araatan, cette force de la nature ne doute pas. Jamais. Mais les gens autour de lui n'ont pas forcément cette même foi. Tiens donc: avoir la foi dans un monde sans dieu. N'est ce pas une hérésie du coup ?

Quant à Kosum, elle passe d'une condition d'esclave à une condition de femme libre. Enfin libre c'est peut être beaucoup dire. Elle est embringuée dans l'armée des montagnards. Elle n'a pas le choix, elle fait partie de la main avec les quatre autres cavaliers. Enfin 4 puis 3 puis ... Kosum qui ne s'est jamais battue de sa vie. La seule chose qu'elle connaît ce sont les chevaux. Au moins, elle est bonne cavalière... Et si son destin est de devenir une guerrière, elle fait avec. Sauf que guerrière, elle ne le sera jamais parce que, contrairement à ce qu'elle pensait, son destin est ailleurs ....

Ce qui est étonnant dans ce roman, hormis la réflexion sur le rapport de l'homme au sacré, ce sont surtout ses personnages. Araatan est un immense guerrier doublé d'un tyran. A priori un héros monolithique. Mais l'arrivée d'un étrange personnage masqué, une sorte de sorcier, va le pousser à s'épancher un peu plus. On se rend compte alors qu'il a lui aussi des failles et qu'il se pose beaucoup de questions.
Quant à Kosum, elle a une trajectoire juste inverse. Elle commence le roman comme une "bonne à pas grand chose". Elle a été esclave toute sa vie et elle ne sait rien faire d'autre que de s'occuper des chevaux. Même si c'est utile ça ne permet pas de survivre. On lui donne peu de chance. Et pourtant ...
Et puis il y a Urtaï, l'un des cavaliers, sa folie, ses visions, que l'on comprend bien tardivement ...

Évidemment certains penseront à Conan en lisant les descriptions des Montagnards, moi je louchais plutôt vers "Un monde sans dieux" de Brian Ruckley, sans doute d'ailleurs à cause du titre lui-même. Dans tous les cas, il s'agit de fantasy épique. Mais contrairement à Howard et son Conan, Franck Ferric fait la part belle à l'humain. L'humain, l'homme quoi. Vous ne trouverez pas de dragons ou de créatures bizarres (quoique les chèvres chevaux soient particulièrement étranges !). Pas de magie non plus, ou si peu et de toute façon on ne sait rien sur cette sorcellerie que l'on entrevoit tout juste. Place aux humains donc, avec certains spécimens plus grands que nature et d'autres plus humbles mais qui n'en sont pas moins talentueux.

À tout ce qui précède, rajoutons encore une écriture ciselée, un vocabulaire très typique, qui peut déstabiliser un peu au début et peut sembler un peu hors contexte, mais on s'y fait. Cependant le récit aurait gagné en vivacité avec un vocabulaire plus adapté.

Bref, Le chant mortel du soleil (dont le titre ne vous sera expliqué que dans les toutes dernières pages) est un roman étonnant, percutant et assez atypique. Encore une belle découverte d'Albin Michel Imaginaire qui a le don de dégotter de jolies perles. Mais ce monde est tellement riche qu'on se prend à se demander si par hasard l'auteur n'aurait pas prévu d'y retourner dans un futur proche. Il y a matière ... À suivre donc !

lundi 1 avril 2019

SURFACE de Olivier Norek


Parution le 4 avril 2019



Éditions Michel Lafon
425 pages
19,95 euros


4ème de couv :

Ici, personne ne veut de cette capitaine de police.
Là-bas, personne ne veut de son enquête.






Deux phrases qui impactent.
Deux phrases qui suffisent largement.
Et en guise de prologue, Olivier Norek nous explose la figure de son personnage principal, la capitaine Noémie Chastain de la Brigade des Stup de Paris. BOUM ! Un coup de  fusil de chasse en pleine tête lors d'une interpellation matinale. Inutile de vous dire que cette entrée en matière brutale fonctionne bien et nous met de suite sur les charbons ardents.

Le réveil de Noémie à l'hôpital se passe bien, et pour cause, elle a des bandages partout. C'est bien plus tard que viendra la véritable épreuve : faire face à son visage ravagé, ne plus se reconnaître, fuir le regard des autres. La honte, la colère, le dégoût de soi, et tant d'autres sentiments, un véritable maelstrom. Heureusement, elle va avoir le soutient du meilleur psy des gueules cassées : Melchior.

Mais voilà, elle a peur, elle fait peur et sa hiérarchie ne veut plus la laisser aux commandes de son groupe d'intervention et l'expédie au fin fond de l'Aveyron : Decazeville. Officiellement pour prendre les rênes de l'équipe de police locale, officieusement pour confirmer la fermeture de cette unité peu utile. Elle a la haine Noémie de cette mise au vert, mais un mois se dit-elle, c'est vite passé...

Seulement, elle a à peine le temps de prendre ses marques qu'un corps d'enfant est repêché dans le lac de rétention d'Avalone, le village où elle loge. Un enfant disparu il y a 25 ans. Noémie la ravagée va laisser peu à peu la place à Noémie la flic et elle va prendre cette enquête à bras le corps, comme on lance une bouée à un noyé.

Une enquête qui remue la boue du passé, des secrets et des non-dits dans une communauté où tout le monde se connait. Une enquête passionnante, où tous les protagonistes nous impactent, en bien ou en mal, mais jamais ne nous laissent indifférent, comme à chaque fois avec cet auteur. On vibre tout du long de sa résolution, et comme tous les cold cases, c'est trapu, il faut plus se baser sur l'humain que sur les indices qui ont eu le temps de disparaître.

Cependant cette enquête, si passionnante soit-elle, n'est que la trame de fond qui permet de suivre l'évolution psychologique du personnage principal. On va suivre pas à pas cette évolution tout du long de ces 400 pages : l'importance de la surface, du visage, et enfin ce que cache cette surface, comment passer outre. Ce roman est un hommage aux gueules cassées de la Police, de l'armée, mieux, un remède à prescrire !

J'ai aimé la mise en avant de la Brigade fluviale de Paris, j'ai adoré les clins d’œil aux collègues de plume. Bref, j'ai tout aimé dans ce roman dévoré en moins de 24h. Cinquième roman de Olivier Norek, cinquième coup de coeur. J'ai beau lutter contre la fan attitude, c'est un combat perdu d'avance ! Lisez le, vous comprendrez ! Surface sera dans toutes les bonnes librairies dans 3 jours seulement !