vendredi 16 octobre 2015

U4 : JULES de Carole Trébor



U4
.JULES


Éditions SYROS & NATHAN
382 pages
16,90 euros


4ème de couverture :


Cela fait 10 jours que le virus U4 accomplit ses ravages. Plus de 90% de la population mondiale est décimée. les seuls survivants sont des adolescents. L’électricité et l’eau potable commencent à manquer, tous les réseaux de communication s’éteignent. Dans ce monde dévasté, Koridwen, Yannis, Jules et Stéphane se rendent, sans se connaître, à un même rendez-vous. Parviendront-ils à survivre, et pourront-ils changer le cours des choses ? 


Jules vit reclus dans son appartement du boulevard Saint-Michel, à Paris. Il n'a pas de nouvelles de ses parents, en voyage à Hong Kong lorsque l'épidémie a commencé de se propager. Le spectacle qu'il devine par la fenêtre est effroyable, la rue jonchée de cadavres. Mais il sait qu'il ne pourra pas tenir longtemps en autarcie. Pour affronter l'extérieur, Jules redevient le guerrier impavide qu'il était dans le jeu. Il va alors retrouver son frère aîné, qui se drogue et dont il ne peut rien attendre, puis secourir une petite fille qui a mystérieusement échappé au virus et qu'il décide de prendre sous son aile. Son seul espoir : le rendez-vous fixé par Warriors of Times.



L'avis de Dup :

Deuxième roman que je lis de cette saga, mais pas le tome 2 vu qu'on peut les lire dans l'ordre que l'on veut. On connait l'histoire qui sert de base, de trame à chaque auteur : notre monde ravagé par ce virus ne laissant vivant que des ados de 15 à 18 ans et quelques rares adultes, protégés derrière des combinaisons de protection. Ces derniers sont des militaires d'ailleurs pour la plupart.  On connait le but de chacun : survivre et rejoindre le lieu de rendez-vous qu'ils ont découvert sur le forum du jeu vidéo, juste après la catastrophe virale.

A la différence de tous les autres ados, les joueurs de ce fameux jeu, WOT (Warriors of time) ont eux un espoir. Ce rendez-vous qui pourrait leur apporter une solution, et Jules n'échappe pas à la règle. Contrairement à Koridwen, notre bretonne, Jules est parisien et il n'a donc qu'à attendre sur place cette fameuse date. Dis comme ça, on pense de suite "trop facile"...et bien, lisez-le ce roman ! Ce n'est pas attendre, c'est survivre jusqu'à !

Les épreuves s'enchaînent, les dangers s'accumulent. Et quand la pression est trop grande, notre ado grassouillet et trouillard, mal dans sa peau, se transforme en son avatar du jeu WOT, un guerrier invincible et intraitable. Il fait le plein de courage en se plongeant dans le monde imaginaire qu'il affectionnait tant avant.

On va donc suivre Jules, qui survit. Croise et recroise Koridwen. Croise également le tandem Yannis-Stéphane. Ces passages déjà vus par les yeux de Koridwen, repassent par le filtre de Jules et c'est sans aucun doute la saveur particulière de cette série. J'espère juste que je ne m'en lasserai pas trop vite... D'autant que des bémols, il y en a pas mal, il faut le reconnaître. Le plus gros à mon sens reste la vision que les auteurs donnent des adultes. Ils semblent tous de parfaits abrutis militaires, sans états d'âme, appliquant des règles de loi martiale, réprimant, abattant froidement les mômes ne voulant pas se plier à leurs règles. Ce cliché de l'adulte ennemi me gène beaucoup sachant que cette série s'adresse essentiellement aux ados.

Ceci dit ce bémol fait ressortir la maturité qui se développe rapidement chez Jules, en l'espace de deux petits mois. Il a pris en charge dès le début de cette aventure une petite fille de 4 ou 5 ans, épargnée miraculeusement par le virus, et qui errait seule dans son immeuble. Et j'avoue que ce tandem de Jules et sa Minuscule comme il l'appelle, Alicia de son vrai prénom, est savoureux, très touchant et aplanit considérablement les côtés négatifs soulevés.

Carole Trébor nous donne avec Jules une dystopie classique et poignante, non dénuée de défauts, mais qui remplira sans aucun doute son objectif, plaire aux ados. Et moi, qui ne suis plus ado depuis longtemps, je vais poursuivre la lecture de cette saga, avec Yannis d'abord, puis Stéphane.

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