jeudi 29 octobre 2015

ZEN de Maxence Fermine





Éditions Michel Lafon
135 pages
14,95 euros



Le pitch :


"Chaque jour, de l'aube au crépuscule, Maître Kuro pratique l'art subtil de la calligraphie.
Pendant de longues heures, dans un recueillement proche de la plénitude, il reste agenouillé devant un rouleau de papier de riz et le recouvre d'encre noire.
Peu lui importe le vaste monde et ce qui le régit depuis des siècles. Il vit concentré sur son labeur et sur la direction, la finesse du trait qu'il dessine à main levée.
Avec verticalité, harmonie, simplicité et élégance.
Ainsi va la vie, tranquille et apaisante, de Maître Kuro."

Jusqu'au jour où...


L'avis de Dup :

Sous cette couverture magnifique qui dégage elle même un sentiment de sérénité se cache un petit bijou de littérature. Mais il faut bien préciser, un tout petit bijou, susceptible même d'apporter un sentiment de frustration qui rompra l'harmonie tant ce texte est court.

C'est un petit format, à peine plus grand qu'un livre de poche, avec des marges bien grandes et des sauts de pages à chaque chapitre. Mais il faut que je précise, 63 chapitres pour 135 pages, le calcul est rapide n'est-ce-pas... Bref, je n'en ai fait qu'une bouchée.

Maître Kuro a choisi la voie du zen pour exercer sa spécialité, la calligraphie. Pour cela, il se tient à l'écart de la ville, de la civilisation et de ses technologies. Il habite une maison isolée, dans la forêt, à trois heures de marche de Kyoto. Il doit marcher une heure en forêt, une heure entre les rizières et une heure dans les faubourgs de la ville pour atteindre sa boutique de fourniture en encres, papier de riz et pinceaux. Il mène une existence simple et paisible, sereine, et c'est bien pour cela qu'il excelle dans son art et produit les plus pures calligraphies du Japon. 

Cela lui arrive parfois d'accueillir quelques temps un apprenti en formation, mais seulement si celui-ci présente déjà des aptitudes bien développées pour le dessin et l'écriture au pinceau. Et c'est sur l'émotion dégagée par une petite calligraphie qui lui a été adressée qu'il accepte la formation de Yuna. Seulement voilà, Yuna est une femme. Et en plus d'être exceptionnellement douée, elle est jeune et belle... Sa présence va perturber la quiétude des lieux et du maître.

Avec une écriture élégante et posée, qui s'adapte parfaitement au contexte, Maxence Fermine nous chuchote son histoire à l'oreille. Tout va se dérouler calmement, je dirais presque sans bruit et sans vague malgré le tsunami déclenché par Yuna. Il nous plonge dans un univers ouaté typiquement asiatique et l'on s'y sent bien.

Malgré la brièveté  de cette lecture, il s'en dégage quelque chose de fort, de beau et surtout nous fait approcher ce chemin du zen : un profond sentiment de bien-être que je vous conseille. A vous faire offrir cependant A vous faire offrir cependant car votre porte-feuille trouverait ça beaucoup moins zen...



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