vendredi 26 janvier 2018

Un petit mot de Thomas Geha sur son prochain roman ...



Thomas Geha étant l'un de nos parrains, il est LE parrain du "Mois de" et à l'origine de notre Vénérabilité 😎, nous sommes toujours à l'affût de nouvelles concernant ses écrits. Et ces derniers temps d'ailleurs, nous étions en manque! Il faut dire qu'on adore ses romans, et si vous ne connaissez pas Thomas, vous n'avez qu'à piocher dans la liste ci-dessous:


Donc nous avons torturé Thomas pour lui soutirer des infos, sur son prochain bébé et voilà ce qu'il nous en a dit:


Coucou les Vénérables :)



Pas de problèmes pour parler de mon roman, Des Sorciers et des Hommes.

C'est un roman de Fantasy, dans une veine un peu sword & sorcery. Je ne sais plus si je n'avais pas fait lire le premier texte à l'une d'entre vous (peut-être Emma) [note de Phooka: Tu nous en as touchés quelques mots mais je n'ai pas lu de texte ]. IL s'agit d'un roman à épisodes, qui fonctionne un peu comme une série TV. On y retrouve deux personnages principaux. L'un s'appelle Hent Guer, c'est un "barbare" qui vient d'une île assez mystérieuse, Scalèpe. Les Scalépiens sont réputés pour être un peuple adepte de la la razzia, assez cruel, très religieux aussi. Ils ont un panthéon composé de trois cents démons (à prendre aux sens de divinités). Hent Guer, après un court passage à Cadisse, île principale de l'heptarchie insulaire d'Évandir, arrive sur la Grande île de Colme. C'est le début de la première histoire, celle qui raconte sa rencontre avec Pic Caram, un "sorcier aux rubans". Car la magie existe, différents types de sorciers aussi, mais ils sont devenus assez rares. Les deux hommes s'allient, parce que le sorcier a besoin d'une protection efficace. Qui plus est, les deux hommes se retrouvent sur leurs envies, et ces envies, au fond, sont assez simples : ils souhaitent devenir le plus riche possible, pour pouvoir profiter tranquillement de la vie. Et pour cela, nos deux lascars sont prêts à tuer, voler, spolier, pour parvenir à leurs fins. On suit donc leurs aventures, celles qui les amènent à s'enrichir. Il y a quatre épisodes axés en majorité là-dessus. Ils s'amusent bien, sans s'intéresser aux victimes. Or, il faut toujours se méfier des victimes. Les victimes se souviennent de leurs méfaits. Et parfois, le roman va se placer du côté des victimes. Contrairement à ce que pourrait laisser croire le Pitch de départ, mon but était de rester loin de tout manichéisme, de toujours renverser les préconçus sur les personnages et cela, jusqu'au bout cette histoire. Plein de personnages très différents défilent dans ce roman. Hommes comme femmes.

J'avais d'autres projets que celui-ci, dont un roman sur cette même île de Colme d'ailleurs (il viendra plus tard) mais c'est celui-ci qui s'est imposé au finish devant tous les autres. Tout est parti d'une nouvelle qu'on m'a demandé d'écrire pour une anthologie (dirigée par Fabien Lyraud) aux éditions de l'Instant, avec comme sujet la sword & sorcery. On me l'annonçait bien payée, chez un nouvel éditeur qui promettait pas mal... bref, comme je n'avais pas écrit depuis un moment, je me suis dit "pourquoi pas". Puis, en fait, le projet à capoté, j'ai récupéré mon texte, avec plus aucune idée de quoi en faire. Comme je m'étais bien amusé avec ces personnages et que j'avais déjà les idées pour au moins une suite, j'ai écrit le deuxième texte, pour le plaisir (et je les ai publiés en avant première dans l'anthologie Dyrméa aux éditions Elenya). Et comme ces deux textes m'avaient permis d'échafauder un plan encore plus vaste, je me suis attelé à l'écriture d'une fresque de sword & sorcery, je pense pas si habituelle que cela. Bien sûr, il y a l'ombre de Fritz Leiber qui plane au-dessus de Pic Caram et Hent Guer, mais il y a aussi d'autres figures tutélaires moins évidentes que je me suis amusé à convoquer par petites touches : Cela va de Steinbeck, bien entendu (Des souris et des hommes est un de mes romans favoris), à Modiano, en passant par Yourcenar... Je voulais que chaque épisode ait une structure et un point de vue différents pour que les liens s'emboîtent et deviennent quasi évidents au fur et à mesure des textes, un peu comme dans les feuilletons que l'on suit, saisons après saisons. J'espère y être parvenu. Le but final est de faire passer un bon moment de lecture, divertissant, aux lecteurs et lectrices, ni plus, ni moins.
Bref, le roman sort en mai. Il n'est pas énorme (je ne suis pas un auteur de pavés), dans les 250/300 pages. Je n'ai pas encore d'infos sur la couverture pour le moment mais l'artiste choisi me fait baver d'envie. Je pensais pouvoir aller à Angers au festival ImaJn'Ere pour le présenter en avant première, mais je risque de ne pas pouvoir m'y rendre cette année, hélas. 

Voilà vous savez tout. Je vous joins la carte de mon île en pièce jointe.


Thomas Geha 






Vous je sais pas, mais nous on en bave déjà !!!


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