Affichage des articles dont le libellé est Critic. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Critic. Afficher tous les articles
lundi 8 septembre 2025

DE L'OR DANS LES MAINS de Eva Martin

 


Éditions Critic
322 pages
22 euros




L'avis express de Dup sur De l'or dans les mains de Eva Martin

Un retour réussi en Caldécie bien après la tentative de colonisation kinosh.

L'AVIS DE DUP



Lors de ma chronique de Miska, premier roman d'Eva Martin, j'avais dit que cette autrice était à suivre. Et bien, c'est chose faite et cela valait le coup. D'autant qu'elle nous fait à nouveau évoluer dans le même univers, où, dès les premiers chapitres, les caractéristiques singulières nous reviennent.

Nous suivons Artane, une jeune femme solitaire qui vit dans les bas-fond d'une ville de Caldécie. Solitaire, elle l'a toujours été puisqu'elle a été abandonnée par ses parents dès lors que son don pour la magie s'est révélé. Et ils appellent ça un charme en plus, alors que les possesseurs sont stigmatisés, mis au ban de la société.

Artane n'est donc qu'une "chermine", jolie contraction de charmeuse et vermine. Mais elle tire bien son épingle du jeu car son don est particulièrement adapté au métier de monte-en-l'air qu'elle s'est choisi. Lorsqu'elle y fait appel, ses doigts se montrent d'une dextérité sans pareil. Elle peut dérober votre bourse planquée sous plusieurs couches de tissu ou débloquer la serrure la plus récalcitrante.

Bien sûr, étant membre de la pègre, elle est chapeautée par le dirigeant de la mafia locale et ce dernier, malgré son mépris pour ce qu'elle est, sait reconnaître son talent et la missionne pour une tâche un peu spéciale. Aller dérober une pierre pleine de pouvoir, qui sera remise en grande pompe par l'ex-envahisseur Kinosh devenu "bienfaiteur" depuis. 

En chemin elle croisera Naël, un ado paumé qui possède un don terriblement destructeur mais qui ne sait absolument pas le dominer. Or Naël pourrait lui être utile pour sa mission alors elle le prend sous son aile et entreprend de le former durant le long périple qui doit l'emmener là où aura lieu le don de la pierre d'épure.

Cette vie à deux sur les chemins va s'avérer compliquée, entre une Artane qui a toujours vécu seule et un Naël pétrit de grands principes inculqués par une éducation sectaire moralisatrice. Le vol, quelle horreur, alors le crime n'en parlons pas ! Or ni l'un ni l'autre n'arrête Artane !

Écrit à la première personne du singulier, nous sommes en permanence dans la tête et les pensées d'Artane. et c'est sans fard qu'Eva Martin nous dévoile sa moralité parfois douteuse tout en jouant sur la dualité provoqué par le sentiment exacerbé d'injustice de la condition de chermine. 

Le combat est rude dans la caboche d'Artane et je vous enjoins sincèrement à le découvrir. De l'or dans les mains aborde tous les sujets autour de la différence, sous toutes ses formes : le choix, le rejet, l'acceptation et c'est passionnant. Les personnages d'Eva Martin sont vrais, touchants, et la lecture se fait rapidement, sans heurt grâce à une plume fluide et agréable. J'ai beaucoup apprécié ce roman.


samedi 7 septembre 2024

En septembre aux éditions CRITIC

 

Le tout nouveau Chastellière !

SOUVERAINE DU CORONADO



Sortie le 13 septembre
Couv de Sébastien Annoni
Plus de renseignements ICI


4 ème de couv :

Carthagène, 1923. Dans la capitale du Nouveau-Coronado, la panique enfle. La Couronne s'apprête à organiser de grandes enchères pour céder sa colonie, lorsque d'horribles meurtres frappent soudain les élites de la ville. Les rumeurs imputent ces effusions de sang à la frénésie d’une « fée », un dieu des peuples autochtones. Mais Ferran, policier chargé de l'enquête, lui-même natif du Nouveau-Coronado, sait bien que les fées n’existent pas. Alors, qui sème le chaos ? Pendant ce temps, à l’autre bout de la péninsule, le juge-maje Ochozias n’obéit plus qu’à ses propres intérêts, ignorant depuis longtemps ses devoirs. Les promesses d’un étrange prisonnier l’entraînent pourtant dans une quête insensée. Car, au cœur de la cordillère, se trouveraient des filons d'un mythique minerai : l'orichalque. Voire quelque chose de plus précieux encore…

lundi 13 novembre 2023

MISKA de Eva Martin

 


Éditions Critic
504 pages
23,50 euros






L'avis express de Dup sur Miska de Eva Martin

Un premier roman passionnant et percutant.
À lire sans hésitation !

L'AVIS DE DUP


Avouez que cette couverture de Sébastien Annoni, en plus d'être belle avec ses couleurs qui pètent, interpelle beaucoup. Mais qu'est donc ce beau mais monstrueux bateau qui semble voler là ? Et puis on lit le pitch et... oui, c'est confirmé, ce bateau vole ! Vous rajoutez à cela que c'est un one-shot de fantasy, et hop, il n'en fallait pas plus pour que je plonge.

Mais il faut quand même que je vous avoue une chose bizarre, ce titre m'a pourri mon début de lecture ! À chaque fois que j'empoignais mon livre, Miska se transformait en Mirza et j'avais cette foutue chanson en tête 😠 ! Et cela a duré jusqu'à ce que j'apprenne enfin la signification de ce mot. Mais ne comptez pas sur moi pour vous vendre la mèche ! 😁

Dès le premier chapitre Eva Martin donne le ton et il est plutôt rugueux, violent. Des envahisseurs se pointent, avec une technologie bien supérieure aux autochtones, en tout. Leurs voiliers déjà ont été capables de franchir le maelström de l'est. Supérieurs également en armement et en agressions magiques grâce à une poignée de mages surpuissants. 

Le capitaine Dacien et sa troupe participent à la défense d'Assale, la capitale, où les navires caldéciens sont proprement coulés, puis le port et la partie de la ville attenante bombardée, brûlée. C'est l'hécatombe, la débandade. Et les étrangers débarquent, envahissent, soumettent et font la loi. Dacien prend la tête de la résistance, dans l'ombre et appelle tout naturellement son groupuscule "Miska"... et non, je ne vous dirai toujours pas la signification de ce mot ! Plus qu'une solution : le lire !

Ce roman est donc le récit de l'affrontement de deux peuples aux cultures radicalement différentes. Le peuple Kinosh, conquérant, se montre au premier abord rigide, pétrit de codes de conduites, en plus d'être méprisant avec les Caldéciens, les "sauvages" donc. Dacien est atterré par le gouffre qui sépare leurs façons de penser, notamment après avoir enlevé dans le but de faire une otage, puis apprivoisé une gamine kinosh qui sera baptisé Petite.

Je restai incrédule en écoutant cette description d'une « civilisation » capable de livrer une enfant à un vieux briscard sans broncher, mais où laisser une femme s'habiller comme elle le souhaitait était sacrilège.

Et puis, un peu avant le milieu du roman, nous faisons la connaissance d'Azalon, un technologue Kinosh. Et nous voyons le paysage par l'autre côté de la lorgnette. Azalon effaré par l'attitude belliqueuse des têtes pensantes de son peuple, comprend qu'ils ne viennent pas apporter une culture mais en écraser une existante... 

Un rapprochement entre Azalon et Miska, Dacien donc, va se faire, et ensemble, ils vont devoir s'acharner pour sortir leurs deux pays de l'impasse. Car ils sont bien dans une impasse, et le récit nous décrit la situation de façon terriblement crue et sanglante. L'autrice ne prend pas des pincettes, loin s'en faut. Néanmoins, il n'y a pas les blancs d'un côté et les noirs de l'autre, tout est en nuances de gris. Chaque peuple a ses vertus, ses croyances, mais chacun aura commis de son côté ses horreurs, ses crimes de guerre...

Au fil d'un récit bien prenant, Eva Martin aborde les thèmes du racisme et de la colonisation d'une façon à la fois violente et touchante. Les personnages sont attachants, et pas seulement les principaux. Par le biais de Petite, Miska devient également un texte féministe pertinent sans être lourd. Un système de magie original mais discret nous rappelle que c'est bien de la Fantasy. Et de la bonne, vous pouvez me croire. Un premier roman que je salue bien bas, une autrice à suivre donc !

 


dimanche 26 mars 2023

Week-end chargé pour les Vénérables ... Part 1: Oniriques et le tour des librairies

 

Hé oui le week-end dernier a été intense et c'est même pour ça qu'il n'y a pas eu de bilan dimanche dernier. Mémé Dup est arrivée chez mémé Phooka le vendredi et ça a lancé le week-end du papotage et l'augmentation de leurs PAL respectives ...


La samedi, elles ont écumés les librairies de Grenoble, O'merveilles, Decitre, Fnac, BD fugue et autres Momies (manga et BD), tout y est passé. Puis ce fût le tour des magasins de jeux de plateau après une pause dans un resto coréen (oui oui vous saurez tout!)


Le dimanche direction Meyzieu pour les Oniriques. La liste des auteurs était alléchante pour le plaisir de les voir et de taper une petite discute, mais peu d'achats en vue puisque les deux avaient déjà tous leurs bouquins ... et dédicacés en plus.




Le premier à subir l'enthousiasme des mémés a bien évidemment été Olivier Gay. Ça faisait un moment qu'elles ne l'avaient pas vu alors le plaisir a été au rendez-vous et le bavardage intense ! Olivier a promis qu'il se remettait aux romans (après toutes ses BD). Il avait quand même une chouette nouveauté avec la BD "Succès Damné" dont on vous reparlera prochainement.


Place au voisin d'Olivier ... un autre Olivier, Paquet cette fois. Phooka ne l'ayant jamais lu a craqué pour Composite, tandis que Mini-Phooka (toujours dans les bons coups celui-ci) a plongé pour Les loups de Prague.


Puis vient le tour de Morgan of Glencoe. Oui, oui, elle a voulu poser en Wolverine stylos colorés en main. Son concert de la veille l'avait épuisée avec un nombre de rappels qui a battu des records.




Nouveau papotage intense quand est venu le tour d'aller voir Estelle Faye. Toujours aussi accueillante et sympathique, c'est un immense plaisir de la voir à chaque fois. Une grande dame de la littérature de l'imaginaire! ❤


Ariel Holzl casqueté et souriant avait son petit dernier en stock, le tome 2 du Règne des chimères. Un plaisir aussi de discuter avec lui comme toujours.


Euh...il y avait Adrien Tomas aussi avec qui les mémés ont échangé et c'était tellement sympa...qu'elles en ont oublié les photos ...

Bon ben pour compenser on vous met les photos des créatures qui hantaient le salon ...





Les Oniriques est un petit salon agréable, avec une belle brochette d'auteurs et autrices qui méritaient le déplacement. Il y a beaucoup moins de monde que dans un grand salon donc ça laisse le temps de discuter, échanger sans pression et c'est très agréable. Cette fois-ci le salon était distribué sur deux lieux différents (la médiathèque et la salle des fêtes) laissant plus d'espace à tous (nous avions le souvenir d'un salon extrêmement bondé les fois précédentes).
Nous avons cependant eu l'impression qu'il y avait moins d'auteurs que la dernière fois... Réalité ou impression due à l'espace supplémentaire ?

Retour à la casa dimanche aprem (après un arrêt dans un petit resto indien de Voiron si vous voulez tout savoir ... 😁)

La suite demain ... Stay tuned !




mardi 18 octobre 2022

GRAIN DE SABLE de Louise Roullier




Editions CRITIC
Parution: 20 octobre 2022
500 pages
20 euros
11.99 euros en numérique










☇ L'avis éclair de Phooka sur Grain de sable de Louise Roullier  ☇



D'abord il y a eu la couverture, si attirante.
Puis la quatrième de couverture, si intrigante.
Et enfin la lecture du roman, si passionnante.
À découvrir !



L'AVIS DE PHOOKA:




Comment ne pas être attirée par cette magnifique illustration de Sébastien Annoni servant de couverture à ce joli pavé des éditions Critic ?
Comment ne pas être tentée par le synopsis intrigant décrit sur la quatrième de couverture ?
Comment ne pas être happé quand on feuillette le roman et qu'on tombe sur la toute première page en guise de prologue ?



Parce que oui, Lidia va modifier le passé, l'effacer et le réécrire au fur et à mesure. Exactement comme sur cette photo ...

Mais revenons au début.

Cobal, le père de l'héroïne Lidia, est un mage de talent. Un mage très très doué. Quand Lidia a huit ans, elle va assister au tournois des Sept Oriflammes à Puyberil. Un tournoi extrêmement prestigieux auquel son père va participer. Il est même l'un des favoris. Le sort qu'il a prévu de présenter est incroyablement complexe mais Cobal a toutes les capacités nécessaires pour le réussir.
Sauf que ça ne se passe pas comme prévu et le mage meurt laissant derrière lui une femme éplorée, et deux enfants Lidia et son jeune frère.
Quinze ans plus tard, la famille est dans une situation catastrophique. La mère n'a jamais réussi à se remettre de la mort de son époux, et tous les trois vivent dans la misère. Lidia, elle aussi une mage brillante, espère obtenir un poste à l'académie de magie. Mais depuis la mort de son père ce sont deux autres mages qui ont pris l'ascendant. Des mages qui haïssaient Cobal ... Alors Lidia n'aura pas le poste et sa colère va renforcer sa détermination à se venger. Enfin se venger n'est pas le mot puisque son père est apparemment mort par sa propre faute. Non, ce qu'elle veut c'est modifier le passé ...

Facile à dire, mais personne ne connait ce genre de magie. Mais ce n'est pas ça qui va arrêter Lidia et elle n'aura de cesse de chercher que lorsqu'elle aura trouvé une solution. Et cette solution elle va la trouver mais si elle pense que ses problèmes vont s'arrêter là, elle se trompe lourdement. Parce qu'on le sait tous...modifier le passé n'est pas sans danger ...

Grain de sable est un roman sacrément ambitieux. Alors que, naïve, je pensais que la trame du roman allait être la recherche du moyen de modifier le passé, la résurrection du père et les larmes de joies de Lidia ... je me suis rendue compte à quel point je me trompais. Lourdement. Oui bien sûr, il y a cette quête de la solution, mais l'essentiel n'est pas là.

Lidia va trouver un moyen de modifier le passé et ce n'est pas spoiler que de le dire. Mais ce qu'elle n'a pas prévu ce sont toutes les implications de ces changements (oui ,oui je vous vois au fond penser à Retour vers le futur, ici c'est la version fantasy et beaucoup plus poussée ;)). Et telle une boule de neige qui dévale la pente, c'est une avalanche qui va se déclencher. Parce que c'est tout l'équilibre de ce monde qui va être touché. Mais ceci je vous laisse le découvrir.

Ce sur quoi je voulais aussi insister c'est la beauté et la complexité de l'univers créé par Louise Rouillier. Des quartiers populaires de Puyberil, à l'école de magie en passant par les quartiers riches de Maravilhèes, ce sont tout un ensemble d'atmosphères extrêmement détaillées et immersives que l'autrice créé ici. Et ce qui est étonnant c'est que, bien que chaque endroit soit décrit avec précision, cela n’empiète en rien sur le rythme toujours soutenu du récit. Et que dire de ces magnifiques bibliothèques et du rôle important du livre et du récit ...

Et puis il y a les personnages. Finalement on en sait assez peu sur l'héroïne elle-même. On ne sait même pas à quoi elle ressemble par exemple mais finalement peu importe. Elle est entourée de tout un tas de personnages secondaires qu'elle va croiser au gré de ses rencontres et de ses besoins. Mais ce qui est vraiment fascinant c'est que Lidia va croiser et recroiser ces personnages à chaque fois qu'elle va modifier le passé et à chaque modification leur personnalité va changer. Un peu, beaucoup, pas du tout ... Des "gentils" deviennent des "méchants" et réciproquement. Et ce tour de force de Louise Rouillier est une belle réussite. Nous faire redécouvrir encore et encore, chaque protagoniste du récit ... y compris l'héroïne. Hé oui!

Et je devrais rajouter un mot sur la calligraphie, mais vous avez une photo au début c'est plus simple pour moi que de décrire. Le passé s'efface et se modifie, le texte du roman aussi ... C'est énorme !

Bref, Grain de sable est un roman de fantasy vraiment étonnant. Du genre qu'on n'oublie pas. Il se dévore de bout en bout et révèle ses surprises petit à petit. Le voyage temporel est un thème souvent abordé en imaginaire, mais la construction de ce roman est suffisamment complexe et innovatrice pour vous tenir en haleine de la première à la dernière page. Une très belle découverte !


Une autre très belle chronique sur le Bibliocosme

samedi 22 janvier 2022

GpP2022 : CRITIC vous offre...

 

Critic et Bookenstock vous offrent :


1er lot





2 exemplaires

2ème lot


2 exemplaires


3ème lot :


2 exemplaires


4ème lot :


2 exemplaires



Une seule solution pour avoir une chance de gagner : Voter pour le GpP !

Un immense merci à eux pour cette belle mise en avant de Clément Bouhélier qui le mérite bien !!!


jeudi 10 septembre 2020

OLANGAR, UNE CITÉ EN FLAMME de Clément Bouhélier

 



Éditions Critic
670 pages
24 euros





L'avis express de Dup sur Olangar, une cité en flamme de Clément Bouhélier


Un retour brillant dans l'univers d'Olangar qui ravira les initiés mais qui saura convaincre les novices


L'AVIS DE DUP




Nous retrouvons Olangar et son univers cinq ans après les événements de Bans et Barricades. Les nains veillent farouchement sur les acquis sociaux durement arrachés à l'époque et les orcs se font oublier de l'autre côté de la Mer des Tempêtes après la déculottée qu'ils ont encaissée. Le nouveau chancelier étiqueté régionaliste a laissé passer l'établissement de zones franches, libres de droits et de regards, mais négocie avec les Duchés éloignés en vue d'une colonisation d'îles voisines promettant toujours plus de gains. 

La situation est donc bien différente. Cependant nous allons retrouver quelques personnages forts de la précédente aventure : Torgend, l'elfe déchu, Evyna qui se retrouve suzeraine de la province d'Enguerrand (une femme, OMG !), et du côté des nains, l'absence de Baldek est compensée par le duo Nockis et Kalin. Même s'il est vrai qu'Une cité en flamme peut se lire indépendamment, ce serait quand même dommage que vous passiez à côté de Bans et Barricades, pour deux raisons : 1) La découverte de l'univers, et notamment des deux cités Olangar et Frontenac. 2) Le passé et les aventures de ces personnages influent directement sur leur attitude d'aujourd'hui. Et puis d'ailleurs, 3) Bans et Barricades est juste énorme ! (Vous trouverez les liens en bas de page)

Cette fois ci, ce n'est pas une lutte sociale qui rassemblera nos personnages, mais un ensemble d'éléments disparates, à priori sans liens. Des attaques terroristes non revendiquées frappent autour d'Olangar, puis directement Evyna à Enguerrand. Une pollution de l'environnement ravage les terres des elfes et échauffe ces derniers contre les humains. Quant à Torgend, il veut comprendre pourquoi des hommes recrutent des mercenaires orcs... Ce sera donc trois intrigues sous forme d'enquêtes qui vont évoluer en parallèle jusqu'à se regrouper, toutes pointant vers Lorkhil, la zone franche au sud de Frontenac.

Clément Bouhélier nous régale une fois de plus avec sa fantasy atypique, loin des clichés moyenâgeux (attention j'aime aussi les clichés moyenâgeux !), pleine de poudre et de charbon mildur, avec un côté steampunk bien marqué. Les personnages cités au dessus prennent encore plus d'ampleur et le roman gagne un côté intimiste qui m'a beaucoup plu. De nouveaux personnages sont à découvrir, notamment l'elfe Eirukkus, le capitaine d'Albénas et le sergent Keiv. Intimiste, mais non dépourvu d'action ! Je ne peux malheureusement pas en parler sous peine de spoiler ce roman, mais sachez que Clément Bouhélier a fait encore plus fort que son attaque de train à cheval ! Wow, les cent dernières pages sont justes énormes !!! J'ai sans doute dû rester la bouche ouverte et les yeux exorbités pendant toute leur lecture !

Si on résume : terrorisme, pollution de l'environnement, racisme envers les êtres différents de soi, place de la femme dans la société, développement économique et profit avant tout... Fantasy ou monde réel ? Une cité en flamme est un retour plus que réussi dans l'univers d'Olangar. Si vous avez aimé Bans et Barricades, vous ne pourrez qu'aimer ce nouvel opus. Si vous ne le connaissez pas, réparez vite cette erreur !

 

Clément Bouhélier sur Bookenstock :


















*** Son mois2

Les chroniques :

PETITE LÉGENDE :
☺ = Chronique de Phooka
☻ = Chronique de Dup

jeudi 27 août 2020

TEPUY de François Baranger





Éditions Critic
426 pages
20 euros






L'avis express de Dup sur Tepuy de François Baranger


Un thriller d'aventure mené tambour battant.
Dépaysement assuré !




L'AVIS DE DUP







François Baranger est un auteur que je "surveille" toujours, mais de loin, parce que même si j'ai déjà à mon actif L'effet domino, il est classé SF dans ma tête. Mais je guette toujours ses sorties, car c'est également un illustrateur de talent, qui se charge bien souvent de ses couvertures et elles sont toutes à tomber. Tepuy ne déroge pas à la règle, elle est superbe !

C'est ainsi que j'ai bien failli passer à côté de cette lecture que j'avais toute seule estampillée SF, ne sachant pas encore ce qu'était un tepuy. Un nom de planète ? Une race extraterrestre ? Et bien non, un passage sur wikipédia et hop :  Un tepuy est un haut plateau à contours particulièrement abrupts, fréquent dans la Gran Sabana vénézuélienne et dans les régions voisines. Ce sont des reliefs tabulaires résiduels, dont les altitudes s'échelonnent de 1 200 à 3 050 m.
Même mon correcteur ne sait pas ce que c'est et s'acharne à me le souligner !

©Coelhojess

Je vous conseille de faire un tour par ICI, c'est juste magnifique !

Lorsque nous découvrons Ruz, elle émerge contusionnée de partout et amnésique, sur un tepuy ! Elle est saucissonnée dans un parachute, en pleine forêt tropicale et ne sait ni comment, ni pourquoi elle est là. Des réflexes de survie en milieu extrême lui reviennent par bribes, elle va s'en contenter et parer à l'urgence : trouver d'autres rescapés éventuels, trouver de quoi manger, boire il y a ce qu'il faut un peu partout, trouver l'épave de l'avion...

Parallèlement, nous suivons Fisher, un détective privé un peu désabusé par son métier, à qui on confie le soin de rechercher les traces d'un petit avion volé, ou plutôt, emprunté sans autorisation par Ruz. Cette enquête va très vite le passionner, car remplie de points d'interrogations. Le profil de Ruz va l'amener à fouiner du côté d'un grand groupe pharmaceutique pour lequel travaille son fiancé. Un groupe tout puissant et qui agit comme tel, s'affranchissant des lois devant Dieu profit.

Et puis il y a deux autres personnages qui vont entrer dans la danse de l'alternance, même s'ils restent secondaires et moins fouillés. Chris qui était un passager de l'avion conduit par Ruz. Et Skaff, un sous-directeur de Dervac Pharmaceutics aux dents longues, un qui aimerait bien être calife à la place du calife...

Une partie du roman se déroule donc dans le sud du Venezuela, plus exactement sur le tepuy de Sarisarinama, l'autre à Atlanta, aux États-Unis. Les deux sont portées par des personnages charismatiques et extrêmement fouillés. Pourtant aux antipodes l'un de l'autre car c'est le grand écart entre une sportive de l’extrême toujours en quête de sensations fortes et un quadra pantouflard, préférant lire dans un fauteuil confortable, on va s'attacher à chacun d'eux. 

De l'action, du danger, il va y en avoir également dans chaque partie, et cette alternance augmente encore le rythme de lecture. À peine entamé, ce roman est impossible à reposer. C'est un thriller d'aventure que nous propose cette fois François Baranger. Côté tepuy, l'intrigue va rebondir sans cesse, au gré des fragments de mémoire que recouvrent petit à petit Ruz, et c'est super bien amené par l'auteur, créant ainsi un tas de cliffhangers dans ce récit. Quant à l'enquête de Fisher, elle aussi sera menée tambour battant, contre un trust aux allures de mafia.

Et puis viendra un virage fantastique du récit, de cette découverte au fond d'une doline par l'équipe de scientifiques menée par le fiancé de Ruz. 
Doline, définition de wikipédia : Une doline est une forme caractéristique d'érosion des calcaires en contexte karstique. La dissolution des calcaires de surface conduit à la formation de dépressions circulaires mesurant de quelques mètres à plusieurs centaines de mètres de diamètre.
(J'ai trouvé une photo, mais pas le copyright, donc je vous envoie ICI)

La donne en soit, pourquoi pas, en plus elle est très bien amenée et passe crème. Mon bémol viendra du fait que j'ai tiqué sur certaines conséquences sur l'homme, plus exactement sur la rapidité d'évolution que je ne trouve vraiment pas crédible, ce qui m'empêche d'en faire un coup de cœur. C'est dommage, même si je conçois bien que les impératifs du timing des enquêtes ne donnaient pas le choix. Mais tout le reste est top, et surtout la conclusion de cette histoire que j'ai adoré. 

Un thriller d'aventure mené à cent à l'heure qui ne vous laissera aucun répit, vous surprendra sans aucun doute et surtout, surtout, vous dépaysera.  Les descriptions vendent du rêve, autant que la couverture superbe réalisée par François Baranger




vendredi 8 mai 2020

OLANGAR, Une cité en flammes de Clément Bouhélier [Sortie]



Sortie prévue fin juin 2020


Retour dans le monde d'Olangar de Clément Bouhélier
pour notre plus grand plaisir !



Éditions Critic ♥



samedi 25 janvier 2020

GpP 2020 : La liste des cadeaux débute avec Critic !



Comme vous le savez maintenant, le GpP est l'occasion pour nous de gâter un maximum nos lecteurs, nos participants en vous offrant la possibilité de gagner de beaux et bons livres.
Ainsi donc commence la longue liste des offrandes.



Les Éditions Critic s’associent donc avec Bookenstock pour vous offrir :



2 exemplaires de

Le phare du corbeau
Rozenn Illiano



2 exemplaires de 

Les révoltés de Bohen
Estelle Faye



2 exemplaires de

Lasser # 5 : Trahisons en terres celtes
Sylvie Miller et Philippe Ward





Pour tenter de gagner un de ces romans, il vous suffit juste de participer au GpP 2020 en votant !

Un grand merci aux Éditions Critic !




jeudi 16 janvier 2020

LA PISTE DES CENDRES de Emmanuel Chastellière





À paraître le 20 février 2020
Éditions Critic
615 pages
22 euros




L'avis express de Dup sur La piste des cendres de Emmanuel Chastellière


Un immense coup de cœur pour ce roman profond et émouvant.




L'AVIS DE DUP



Rho mais quel plaisir de retourner dans cette péninsule de la Lune d'Or ! De retrouver ce Nouveau-Coronado théâtre des aventures précédentes de L'Empire du Léopard.  Mais je tiens à préciser tout de suite qu'il n'est nul besoin de l'avoir lu pour découvrir ce nouveau roman La piste des cendres, il ne s'agit en aucun cas d'une suite.

Nous sommes 25 ans après les événements précédents qui ont entraîné la chute de ce glorieux Empire et le chaos qui s'en est suivi. Une nouvelle vague de colons a suivi cette chute et commencé à exploiter les plaines du nord de la péninsule, loin de Carthagène,  la capitale située dans le sud. Ces colons chez qui souffle un vent de sécession vis à vis de l'ingérence de Carthagène dans leurs affaires, de la régence de la couronne du Coronado.

L'événement déclencheur sera un attentat qui coûtera la vie de Rodrigo le Vice-Roi de la colonie. Artemis Cortellan (seul personnage présent dans L'Empire du Léopard qu'on retrouvera ici, il n'était alors que simple mercenaire) qui avait été mis à la retraite forcée avec un grade de Général sur une île non loin de Carthagène est rappelé en renfort par sa cousine la Reine Constance. Cortellan va prendre des mesures immédiates en vue de mater l'insurrection nordiste à la tête de l'armée. Je l'avais déjà beaucoup apprécié dans le premier roman, là je l'ai adoré ce vieux renard rusé !

En alternance on suivra un autre personnage, Azel, fils métis du grand colon Julen Alborán et d'une indigène "ouvrière" pour ne pas dire esclave sur leur domaine du nord où ils élèvent des "licornes". Un bâtard reconnu dont l'enfance n'a pas été tendre, malmené par deux demi-frères plus âgés que lui. Azel aujourd'hui vit sa vie en tant que chasseur de primes loin du domaine familial et de ses démons, avec pour seule compagnie son demi-loup Apisi. Il aura beau tout faire pour se tenir à l'écart de l'agitation qui règne dans la région, il sera rattrapé par son destin. Je peux juste vous dire que ce dernier ne sera pas une ligne droite, et réservera de sacrées surprises !

Autour de ces deux personnages principaux graviteront une flopée de personnages secondaires forts et marquants. Zuhaitza et la Reine Constance pour les féminins, une sacrée trempe ces deux là !!! Je crois que je préfère les personnages féminins chez cet auteur, Zuhaitza est d'une profondeur incroyable. Heitor, un des demi-frères d'Azel, Calider un jeune journaliste indépendant... Tous ces personnages, principaux comme secondaires sont extrêmement travaillés, creusés et aucun ne vous laissera indifférent. C'est un des points forts des romans d'Emmanuel Chastellière.

Mais vous savez quoi, c'est loin d'être le seul point fort... je pourrai même reprendre ce que j'avais dit pour le roman précédent : « J'ai tout aimé dans ce roman, TOUT : l'histoire, les intrigues, les magouilles, les thèmes abordés, l'univers, la magie, les personnages, tout quoi ! ». Peut-être un peu moins de sang, encore que...les thèmes abordés : la colonisation, l'esclavage, l'indépendance apportent leurs lots de morts et toujours autant de fureur et de poudre dans un décor somptueux. Et un sens incroyable du rythme : encore une fois ce roman démarre piano piano, puis finit par aller crescendo pour terminer sur un final époustouflant. Un épilogue jouissif qui apporte un peu de baume au cœur après une fin dramatique. Un gros coup de cœur encore une fois. Foncez sans hésiter, il est en pré-commande chez Critic !


Emmanuel Chastellière sur Bookenstock :


   Un mois2, enfin, un 15/15 !