lundi 30 avril 2018

RIVERKEEP de Martin Stewart





Éditions Milan
378 pages
17,90 euros


4ème de couv :

Le fleuve Danèk charrie cadavres et créatures maléfiques. Wull va avoir seize ans : bientôt, il reprendra la charge de son père, le Riverkeep, et devra veiller sur les eaux du fleuve.
Mais un jour, tout bascule.
Son père est entraîné dans l'eau par une force inconnue. Quand il réapparaît, hagard et agressif, il ne reconnaît plus son fils et ne se nourrit que de têtes de poissons... Il semble possédé par un esprit mauvais.
Wull apprend qu'une essence, contenue dans un monstre marin millénaire, pourrait le guérir. Sur sa pauvre barque, il se lance dans une quête désespérée. Au fil de l'eau glacée et des rencontres bizarres, il découvre un monde nouveau, lui qui n'a jamais quitté la batellerie.
Une épopée terrifiante, qui va bouleverser sa vie.










Wull va bientôt avoir 16 ans et la tradition veut qu’il reprenne le flambeau de son père. Sauf que Wull, garde-fleuve ça ne le passionne pas tant que ça. À sa décharge veiller sur les vingt-deux lanternes qui jalonnent leur domaine et repêcher des cadavres n’est pas bien folichon hein ! Le destin va précipiter les choses car son père, en repêchant un cadavre pas comme les autres, va être "parasité" par un esprit malveillant, le bodhan, qui le transforme en légume violent et grossier…

Wull a bien du mal à reprendre la charge paternelle. De plus son père dépérit à vue d’œil. Renseignements pris, il décide de l'embarquer ficelé sur un banc de la bäta, leur sorte de barge, et de descendre le Danèk jusqu’à l’embouchure pour chasser le terrible mormorach qui est apparu dans le secteur. Une sorte de dragon des mers, chargé en magie qui détiendrait le seul fluide susceptible de soigner son père. Et c’est sous les insultes paternelles que "ça qui pue", le doux surnom que lui a attribué son père possédé, commence son voyage...

Riverkeep est un roman qui démarre lentement, le temps de s’approprier un univers imaginaire complexe, et relativement glauque il faut le dire. De plus, les dialogues du début, quand le père de Wull avait encore toute sa tête sont assez difficiles à appréhender. Ce dernier s'exprime dans une sorte de patois qu'il est presque nécessaire de lire à haute voix pour en comprendre le sens.

Mais passé ce cap et dès les premières rencontres de Wull je me suis laissée aller au gré de ces aventures. Le rythme en est lent, sans doute pour calquer avec celui du Danèk. Wull va embarquer sur sa bäta Mix, une gamine espiègle et futée, un brin cleptomane, Remedie une jeune mère d’un nourrisson plus que particulier, mais aussi un personnage tout à fait singulier et passionnant : Tillinghast, un homoncule. Avec ce dernier les dialogues vont être bien plus enlevés. Ensemble ils vont partager, ou subir, de sacrées aventures.

Je vous laisse découvrir la quête de Wull et surtout l’univers particulier dans lequel il évolue. Un monde chargé de traditions et de légendes, de mystères et de magies de toutes sortes qui fut bien intéressant à découvrir. Un monde rude et glauque qui fait ressortir encore plus les beaux sentiments  d'amitié et d'amour paternel qui jaillissent de ces lignes. J’ai bien apprécié cette lecture originale.

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