vendredi 29 juillet 2016

THE SHAMER de Lene Kaaberbøl




Éditions Rageot
280 pages
14,90 euros


4ème de couv :

Certains font le mal sans ressentir aucune honte. Ils pillent. Volent. Tuent.
Alors on va chercher la Clairvoyante.
Dès qu'ils lui font face, ils ne peuvent plus cacher leurs méfaits ou les dissimuler aux autres...

Qui osera défier la Clairvoyante et la regarder dans les yeux ?


L'avis de Dup :

Dina en a ras-le-bol d'être la fille de sa mère ! Plus exactement d'avoir hérité de son regard et du don qui va avec. Déjà que dans le petit village de Birkene ne comprenant qu'une dizaine de maisons et moitié moins de fermes, il y a peu d'enfants de son âge, ceux-ci la fuient depuis peu. Et s'ils ne la fuient pas, ils la tolèrent mais surtout ne la regardent jamais dans les yeux. C'est très horripilant !

Ce don que Dina vit plutôt comme une malédiction est celui de la clairvoyance. Il force les gens qui croisent son regard à avouer tout ce qu'il a de mauvais en eux. Leurs faits, gestes et pensées sont alors scannés et exposés à voix haute... Les clairvoyantes sont donc traitées de sorcières et tenues à l'écart. Sauf lorsque leur don est requis pour résoudre des litiges, voir des enquêtes. 

C'est ainsi qu'on est venu réquisitionner Mélussina Tonnerre, la mère de Dina, la laissant seule avec son grand frère et sa petite sœur. Quelques jours passent, et ce n'est pas Mélussina qui ouvre la porte de la chaumière mais un cavalier, Drakan : sa mère l'appelle à ses côtés. Elle rejoint donc la cité de Dunark en équilibre précaire sur cet immense cheval, accrochée tant bien que mal à Drakan qui se soucie fort peu de son confort. Mais c'était un ignoble piège dans lequel Dina a foncé tête baissée. 

Je vous rassure, je ne spoile rien, je viens juste de vous résumer les trois premiers chapitres. À partir de là, tout s'enchaîne. Dina comprend l'étendue du complot qui se fomente au sein de la forteresse de Dunark. Elle va tout faire pour qu'éclate la vérité, mais aussi et surtout sauver sa mère retenue prisonnière par Drakan, le maître des dragons. 

Un univers féodal, des vilains dragons pas beaux et puants maintenus en captivité, le prince régnant, la veuve de son fils et ses deux enfants assassinés, le second fils Nicodemus accusé. Et au milieu de tout ça, un petit bout de bonne femme de dix ans, Dina, qui va se démener avec courage et obstination. Elle va découvrir également l'étendue de ses pouvoirs, ne pas s'en servir toujours à bon escient, apprendre de ses erreurs, découvrir la valeur d'une vraie amitié. Ce roman est plein de belles leçons. Le personnage principal de Dina est bien charismatique et plaira sans aucun doute aux pré-ados à qui ce roman est destiné. Pour l'adulte que je suis, je dois avouer que Dina comme tous les personnages m'ont paru très clichés. 

Il n'en reste pas moins que l'intrigue "tient bien la route" et que l'écriture de Lene Kaaberbøl est entraînante et fluide. Il plaira assurément et se lit très vite. Je précise d'ailleurs que même s'il s'agit du premier tome d'une trilogie, ce premier volume possède une véritable fin et peut se suffire à lui-même. À offrir donc sans hésiter à nos têtes blondes de 10 - 12 ans.

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