samedi 1 mai 2021

Premier volet de l'ITV participative de Sylvie Kaufhold [le mois de Sylvie Kaufhold]

 




C'est avec un très grand plaisir que nous accueillons ce mois-ci, Sylvie Kaufhold. Peut-être ne connaissez-vous pas cette autrice de talent. Voilà une bonne occasion de remédier à cette lacune ! Laissons lui alors la parole avant que nous ne veniez poser vos questions:


Je rêvais de faire un mois2 sur Bookenstock et voilà, j’y suis ! Ma première réaction a été de sauter de joie et d’envoyer un grand merci à Dup et Phooka pour cette invitation. Et puis… et puis j’ai commencé à frémir : je vous passe les « personne ne va s’inscrire » (mon syndrome de l’imposteur se réveille toujours au milieu de la nuit) et les «Paul Beorn ? Je passe après Paul Beorn ?» (souvenir angoissé d’oraux de français juste après le meilleur orateur de la classe) en lisant son intro parfaite. Bref, j’ai respiré un grand coup et là j’en suis à : « Allez, tant pis, je saute ! ».

Pour tout vous dire, je vous écris de mon lit. Mon bureau (si, si, j’en ai un) est une table alibi qui ne me sert qu’à empiler jusqu’à écroulement toutes sortes de livres, de papiers, d’objets divers et variés. La pièce étant ouverte à tous vents dans un appartement qui fut longtemps plein d’adolescents bruyants et qui héberge encore (covid oblige) un jeune adulte étudiant, je fuis dans le silence de ma chambre (si petite qu’il n’y rentre que le lit, immense lui) et le confort de ma couette pour écrire. Et j’écris essentiellement le soir et le week-end, quand mon cerveau essoré par l’intensité de mes élèves commence à se régénérer. Car dans la journée, pendant que mes collègues enseignent des matières sérieuses comme l’allemand ou les maths, j’enfile mon costume de Marie Poppins, je fais des bateaux en pâte à modeler, des fleurs en papier, des cours sur les artistes que j’aime, des gâteaux et des crêpes, je chante (faux, très faux) en français, je fais du feu avec des silex et de la marcassite, je mélange au petit bonheur des liquides colorés qui finissent toujours par mousser… bref, j’enseigne le français langue étrangère, les arts plastiques (ceux et celles qui me suivent sur fb connaissent mes publications colorées) et une matière fourre-tout regroupant histoire-géo-biologie-chimie… en primaire, et ce en Allemagne, pays où je vis depuis plus de vingt ans.

Le soir donc, je range mon parapluie et mon sourire bienveillant pour sortir mon arme favorite (une lame de préférence), aiguiser mes pouvoirs magiques (j’ai un faible avoué pour la télépathie), siffler mes félins, sauter sur mon cheval ou hisser la grand-voile et partir à l’aventure… 

Voilà, c’est tout pour moi, pour cette première fois. Vous avez bien sûr le droit de poser toutes sortes de questions, des plus sérieuses aux plus loufoques. J’y répondrai sous ma couette. 


Maintenant c'est à vous. Nous attendons vos questions et remarques.

👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇👇


Régina / Élodie :

Bonjour Sylvie. Bienvenue.
LE MOIS DE est pour moi un rdv exceptionnel, et je suis autant ravie de retrouver des auteurs que j'adore que de découvrir de nouveaux.
Première question large: Je vois que vous exercez deux métiers. A quel moment avez vous commencé à écrire ? Quel a été votre parcours d'autrice jusqu'au 1er roman publié ?


Bonjour Régina, comme beaucoup d’auteurs j’ai un métier alimentaire à côté de l’écriture. Je suis prof (après plein d’autres choses…) à l’étranger. J’aime beaucoup mon métier mais si un jour un de mes romans me permettait de vivre, je choisirais l’écriture à temps plein. Mon premier roman publié en 2011, Le monde d’Allia (le premier tome de la version intégrale actuelle), est également le premier texte que j’ai écrit. Je me suis mise à écrire, bêtement, parce que je n’avais plus rien à lire et que j’avais un peu peur de perdre progressivement la maîtrise du français. Je vivais en Allemagne depuis 1998 et à part mes propres enfants, en primaire à l’époque, tous mes interlocuteurs étaient germanophones. Je gribouille beaucoup et j’avais eu l’idée de royaumes entourés de peuples anciens. Je me suis mise à écrire une histoire à l’intérieur du croquis. L’aventure a commencé sans que je m’en rende compte ! Quelques mois après, n’y connaissant rien en édition mais encouragée par ma sœur qui est prof de français, je me suis mise à chercher des contacts et je suis tombée sur un appel à textes des éditions jeunesse Oskar. L’appel à textes était dirigé par Christine Férêt-Fleury et elle a retenu mon manuscrit rapidement, même si j’ai passé les 3 mois suivant à l’améliorer en fonction de ses conseils. Un an plus tard, Le Monde d’Allia était en librairie. J’ai beaucoup appris sous sa direction et elle est toujours aujourd’hui quelqu’un dont l’avis est très important pour moi sur mes nouveaux textes.



Ramettes :

Bonjour,
Bienvenue dans l'antre des Vénérables... elles m'ont autorisée à venir te poser des questions.

Bon ça commence bien... tu réponds à plusieurs de mes questions préparées dans ma tête. Jour férié donc ecriture.. ton bureau ressemble au mien... et j'aime écrire dans mon lit mais pas de romans ! Alors faut que je trouve une question...
Quel élément déclencheur t'a fait basculer dans l'écriture ?
A plus.


Comme je l’ai écrit plus haut, c’est un croquis qui m’a fait basculer. J’étais et je suis toujours une grande lectrice, de romans historiques et de fantasy, j’ai fait des études de sciences du langage, j’ai toujours aimé écrire, au lycée, pendant mes études, des lettres, mais mon premier roman s’est construit un peu par hasard autour d’un dessin.



Ramettes :

As-tu toujours ta casquette l'éditrice ?


Officiellement oui, mais je ne trouve plus le temps de m’y consacrer et ne relis que des textes de copains et encore, très rarement. J’ai aussi mis les traductions de polars en pause. Je reste encore très attachée aux éditions du 38, pour qui j’ai – avec Anita Berchenko – construit la Collection du Fou, mais je ne suis plus qu’auteure à l’heure actuelle. Cependant je n’exclue pas de m’y remettre un jour, ca a été une expérience extrêmement enrichissante.



Laura Collins :

Quel plaisir de faire plus amplement ta connaissance ! maintenant que je bois te smots, oui oui c'est le terme exact, je me demandais, pourquoi as-tu choisi de plonger au coeur de la fantasy? qu'est-ce qui motive ce choix ?


Coucou Laura, ravie de voir que tu es plongée dans Royaumes ! J’ai toujours lu des romans historiques (mes premiers amours ont été le Bossu de Paul Féval et tous les romans de Dumas, j’ai grandi avec les romans de cape et d’épée, avant de découvrir le moyen-âge avec Jeanne Bourrin ! et de lire en cachette le Nabab d’Irène Frein que ma mère ne considérait pas de mon âge 😉 Au collège et au lycée je lisais tout ce qui me tombait sous la main. Je me souviens d’avoir lu toutes les pièces de Shakespeare en un été sur la plage… ). Et puis peu à peu, j’ai bifurqué vers la fantasy et les autres genres de l’imaginaire. Le Seigneur des anneaux, puis Dune, via la mère d’une copine. Un an avant de me mettre à écrire, j’avais découvert Robin Hobb et tout (mais vraiment tout de Robin Hobb et ce qu’elle a publié comme Megan Lindholm) lu en immersion totale.

J’aime la liberté que le genre permet. Même si cette liberté a des limites et que plus, à mon avis, un roman se fonde sur des éléments réels et une vraie recherche (comme pour un roman historique), plus il est crédible. Allia par exemple, c’est vraiment freestyle comme diraient mes élèves, c’est un premier texte écrit par une novice, enthousiaste certes, mais amateure. Alors que Royaumes m’a demandé de vraies recherches sur les coutumes des steppes, les plantes, les chevaux, les stratégies militaires, le processus de la poudre explosive, etc… même si ces éléments sont ensuite transposés, modifiés, adaptés, ils sont nécessaires à la construction d’un monde complexe.


Gilwen :

Bonjour Sylvie. Bienvenue dans ce Mois de. Je suis ravie de découvrir une nouvelle autrice. Je passerai ce mois de mai en compagnie de Sol, un roman dont la thématique climatique m'a tout de suite attirée.

Cela m'amène donc à ma première question (et j'en profite pour te tutoyer, oups) : j'ai l'impression que la dimension écologie revient souvent dans tes romans, est-ce que c'est une thématique qui te tient à coeur ? Écriture rythme-t-il avec engagement pour toi ?

Je vois également avec joie que tu résides en Allemagne (8 ans à Freiburg pour moi !) et tout de suite la question de la biculturalité me vient à l'esprit : dans quelle mesure ces vingt ans en Allemagne ont une influence, s'ils en ont une, sur ton écriture, ton rapport à la langue ou certaines thématiques que tu abordes dans tes romans ?

À plus tard.


Oui, c’est une dimension qui me tient très à cœur ! Tous mes romans jeunesse contiennent des éléments de réflexion sur la nature et l’écologie. Sol tout particulièrement mais aussi Terres Obscures. La notion du partage des ressources est centrale dans les deux romans. Ce sont des mondes en déclin dans lesquels l’alliance et le partage doivent triompher sur les stratégies de domination. L’écriture jeunesse est pour moi une écriture qui se doit de faire réfléchir les lecteurs, sans oublier de les faire rêver.Dans Royaumes la nature tient un grand rôle aussi, mais l’engagement est plutôt sur les femmes et leurs combats. J’ai de plus en plus de mal à lire ou à regarder des créations où les personnages principaux sont des hommes, je peine à m’identifier. Donc j’écris en donnant aux uns comme aux autres des rôles intéressants (ou du moins qui m’intéressent). Ceci dit, Royaumes n’est pas un roman militant.


Non ?! Je vis à Freiburg (Ebnet) depuis 1998 ^^ On peut se retrouver pour une promenade le long de la Dreisam ou un café au Biosk !! La première influence, ça a été la trouille de perdre mon français qui m’a poussé à écrire. Ensuite oui, certainement, la vie ici m’a formée, j’y suis devenue maman, j’y ai (re)découvert le vélo au quotidien, un mode de vie plus lent qu’à Paris, plus respectueux de la nature. Et plus la langue allemande s’infiltre dans les noms de mes peuples et de mes personnages. Surtout dans mes premiers romans. Les Winds maîtrisent le vent 😉



Dup :

Re bonjour Sylvie,
Comme j'ai commencé à te tutoyer dans les coulisses, je continue ici !

Comment te vient la genèse d'une saga de Fantasy comme tes Royaumes ennemis ? Qu'est ce qui prime dans ta tête en premier lieu. Les personnages, leur histoire ou l'univers ?

Royaumes ennemis, ce sera un diptyque, une trilogie, plus ?


Bonjour Dup, tous mes respects à toi, vénérable 😉 Ça a l’air d’un gros mensonge, mais je rêve la nuit de ce que j’écris le lendemain ! Cependant pour l’idée de départ, cette fois-ci, c’est The last Kingdom qui m’a mise sur la route. Avouons-le, j’étais en phase sérivore avec Vikings et d’autres séries du même genre. J’ai bien craqué sur la série TLK (bon ok, aussi sur l’acteur, en mode sérivore, j’ai 16 ans dans ma tête…) puis j’ai lu les tomes suivants (je suis de nature impatiente) et en découvrant l’écriture du britannique Bernard Cornwell, je me suis dit que j’avais du boulot pour faire des progrès côté batailles (gros déficit d’Allia par exemple) et que c’était l’occasion ou jamais de m’y mettre. J’ai donc imaginé le personnage de Khazan comme un guerrier de la trempe de son héros. La première scène que j’ai écrit (pour voir) c’est celle de l’arrivée martiale de ce type sur le parquet ciré de la Ruche. La scène n’est plus la première et elle a beaucoup évolué, mais c’est comme ça que l’aventure a démarré. Bien qu’au final, Khazan ne soit plus qu’un fil rouge qui permet à d’autres personnages, souvent féminins, de lui voler la vedette.
C’est cependant un début atypique pour moi. Normalement c’est l’univers qui précède les personnages dans ma tête. Je visualise un univers et un problème (un conflit qui gronde, un soleil qui s’éteint, un hiver qui s’étend….) et j’y jette ensuite des personnages. Qu’ils s’y débrouillent !

Il y aura 3 romans dans le cycle Royaumes Ennemis. Je ne sais pas si on peut parler de trilogie parce que les trois romans ne sont pas ordonnés chronologiquement et que le premier peut être lu comme un one-shot. Le second est une préquelle et le troisième (qui paraitra en fin d’année) est l’histoire des héritiers, 15 ans plus tard. J’ai en tête un quatrième roman dans cet univers, qui se nommera Archipels, mais qui ne concernera pas les personnages de Royaumes Ennemis. Il y aura peut-être aussi un one-shot sur les débuts de la Ruche, plus SF, puisque cette civilisation vient d’ailleurs. Mais rien n’est sûr, à part que je me sens vraiment chez moi dans cet univers.



Gilwen:

Oh ! Le monde est petit. Cela aurait été avec grand plaisir, surtout que j'ai bien hanté les bords de Dreisam (scolarité au DFG oblige, et l'Uni ensuite ^^), mais j'ai quitté la ville à mon grand regret il y a un moment déjà. Elle, en revanche, est toujours fermement ancrée en moi et j'y retourne trop rarement à mon goût. C'est intéressant ce que tu dis sur le fait d'avoir écrit pour ne pas perdre sa langue, j'avais souvent l'impression d'être dans un entre-deux linguistique là-bas.


Tu parles sinon de Royaumes ennemis et du fait que tu y abordes d'autres engagements ; qu'est-ce qui t'as donné envie de t'adresser à un public plus adulte avec ce roman ?


Mes enfants ont fait leur secondaire au DFG, j’y ai encore beaucoup d’anciens élèves. C’est une ville qui ne s’oublie pas facilement, je pense.
Notre famille parle – comme beaucoup de binationaux – un abominable mélange des deux langues. J’ai souvent l’impression que c’est un incroyable enrichissement mais aussi parfois peur de ne plus rien parler correctement à force de parler tout un petit peu !
J’ai longtemps écrit pour la jeunesse, et je pense continuer, mais la majorité de mes lecteurs sont adultes, des adultes qui apprécient les romans ados/YA. Et puis je ne sais pas, je pense que j’avais envie d’aller plus loin, de creuser les personnages, de complexifier les trames narratives. En jeunesse tu peux en croiser 2, 3 à la rigueur, mais ensuite le lecteur ado est un peu perdu. Dans Royaumes, ce ne sont pas les personnages qui manquent et chacun a son histoire. Les trames s’entrecroisent mais elles ne se rejoignent vraiment qu’à la fin. Et puis la littérature jeunesse, c’est un univers forcément limité sur les batailles (j’ai apprécié faire couler un peu de sang, j’avoue) et les relations amoureuses bien sûr. Pour avoir de vraies femmes avec des rôles complets, convaincants, j’avais aussi besoin d’aborder des thèmes plus adultes.




Olivier Bihl:

Bonjour Sylvie, ravi de découvrir une nouvelle auteure (Autrice tu préfères ? allez j ouvre le débat... 😀) j entame à peine simultanément Allia la intégrale et le tome 1 de Royaumes Ennemis.... Même pas peur 😂 donc pas encore de questions sur ton écriture et le contenu mais comment passe t on du registre Youth à celui plus élargi et non forcément antagoniste de un plus large public ? Quels sont tes rapports avec tes homologues féminines et mâles made in France de ce vaste univers de la littérature Fantasy (ou Fantastique )?


Bonjour Olivier, je préfère auteure mais autrice ne me dérange pas. Tu vas vite découvrir (enfin j’espère) qu’il y a dix ans entre l’écriture d’Allia et celle de Royaumes. Je pense avoir beaucoup évolué en tant qu’auteure, mais je me trompe peut-être. On verra bien.

Mes romans Youth étaient dans ma tête des romans tout public, et mon lectorat le montre, il y a beaucoup d’adultes parmi mes lecteurs. Royaumes contient quelques scènes qui sont adultes parce que le sang y coule plus et surtout parce que les thèmes abordés et le nombre de personnages n’en font pas un roman facile pour le jeune public. Comme je l’ai dit plus haut, je suis une habituée des romans choraux où plusieurs trames s’entrecroisent. En jeunesse je suis obligée de me brider pour ne pas perdre le lecteur. Cette fois-ci j’ai lâché la bride 😉

Je vis à l’étranger, j’ai débuté chez un éditeur jeunesse connu mais pas spécialisé en sfff et je suis passée ensuite par plusieurs expériences numériques avant d’arriver au 38 qui est une maison généraliste (dans laquelle je me sens très bien). Du coup je ne suis pas vraiment dans le « milieu », je ne suis dans aucun grémium, je ne participe à aucune revue, je ne suis pas novelliste donc les antho, ce n’est pas vraiment mon monde. Je n’ai jamais hanté les salons avant d’écrire moi-même. Bref, je n’ai pas les codes et je dois aussi avouer que je n’aime pas trop le côté entre-soi du saint des saints. Il y a une certaine arrogance que je n’apprécie pas. Cependant, petit à petit, au gré des rencontres, des salons, des discussions online, j’ai noué plein de relations avec bon nombres d’auteurs et de chroniqueurs (dont les vénérables ici qui m’ont fait confiance très tôt, ou Nicolas Soffray de Yozone par exemple). Lors de ma première expérience chez Oskar, j’ai noué des liens professionnels et amicaux avec Christine Férêt-Fleury qui dirigeait la collection mais aussi avec Sophie Moulay et Lucie Chenu qui y étaient auteure et anthologiste. Mais le premier cercle aujourd’hui, c’est la famille du 38, les auteurs comme Nicolas Cluzeau (je ne vais pas les citer tous ici) et Jef, l’illustrateur, qui m’y ont rejoint sont des amis. Les Aventuriales m’ont également beaucoup apporté en termes de rencontre. Dès que je peux repasser la frontière, j’y retourne ! Mais le voyage ne fait que commencer, 10 ans d’écriture ce n’est pas grand-chose.




La suite de l'ITV par ICI


10 commentaires:

  1. Regina Falange1 mai 2021 à 11:11

    Bonjour Sylvie. Bienvenue.
    LE MOIS DE est pour moi un rdv exceptionnel, et je suis autant ravie de retrouver des auteurs que j'adore que de découvrir de nouveaux.
    Première question large: Je vois que vous exercez deux métiers. A quel moment avez vous commencé à écrire ? Quel a été votre parcours d'autrice jusqu'au 1er roman publié ?

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour,
    Bienvenue dans l'antre des Vénérables... elles m'ont autorisée à venir te poser des questions.

    Bon ça commence bien... tu réponds à plusieurs de mes questions préparées dans ma tête. Jour férié donc ecriture.. ton bureau ressemble au mien... et j'aime écrire dans mon lit mais pas de romans ! Alors faut que je trouve une question...
    Quel élément déclencheur t'a fait basculer dans l'écriture ?
    A plus.

    RépondreSupprimer
  3. As-tu toujours ta casquette l'éditrice ?

    RépondreSupprimer
  4. Laura Collins1 mai 2021 à 11:41

    Quel plaisir de faire plus amplement ta connaissance ! maintenant que je bois te smots, oui oui c'est le terme exact, je me demandais, pourquoi as-tu choisi de plonger au coeur de la fantasy? qu'est-ce qui motive ce choix?

    RépondreSupprimer
  5. Bonjour Sylvie. Bienvenue dans ce Mois de. Je suis ravie de découvrir une nouvelle autrice. Je passerai ce mois de mai en compagnie de Sol, un roman dont la thématique climatique m'a tout de suite attirée.

    Cela m'amène donc à ma première question (et j'en profite pour te tutoyer, oups) : j'ai l'impression que la dimension écologie revient souvent dans tes romans, est-ce que c'est une thématique qui te tient à coeur ? Écriture rythme-t-il avec engagement pour toi ?

    Je vois également avec joie que tu résides en Allemagne (8 ans à Freiburg pour moi !) et tout de suite la question de la biculturalité me vient à l'esprit : dans quelle mesure ces vingt ans en Allemagne ont une influence, s'ils en ont une, sur ton écriture, ton rapport à la langue ou certaines thématiques que tu abordes dans tes romans ?

    À plus tard.

    RépondreSupprimer
  6. Re bonjour Sylvie,
    Comme j'ai commencé à te tutoyer dans les coulisses, je continue ici !

    Comment te viens le génèse d'une saga de Fantasy comme tes Royaumes ennemis ? Qu'est ce qui prime dans ta tête en premier lieu. Les personnages, leur histoire ou l'univers ?

    Royaumes ennemis, ce sera un diptyque, une trilogie plus ?

    RépondreSupprimer
  7. Oh ! Le monde est petit. Cela aurait été avec grand plaisir, surtout que j'ai bien hanté les bords de Dreisam (scolarité au DFG oblige, et l'Uni ensuite ^^), mais j'ai quitté la ville à mon grand regret il y a un moment déjà. Elle, en revanche, est toujours fermement ancrée en moi et j'y retourne trop rarement à mon goût. C'est intéressant ce que tu dis sur le fait d'avoir écrit pour ne pas perdre sa langue, j'avais souvent l'impression d'être dans un entre-deux linguistique là-bas.

    Tu parles sinon de Royaumes ennemis et du fait que tu y abordes d'autres engagements ; qu'est-ce qui t'as donné envie de t'adresser à un public plus adulte avec ce roman ?

    RépondreSupprimer
  8. Bonjour Sylvie, ravi de découvrir une nouvelle auteure (Autrice tu préfères ? allez j ouvre le débat... 😀) j entame à peine simultanément Allia la intégrale et le tome 1 de Royaumes Ennemis.... Même pas peur 😂 donc pas encore de questions sur ton écriture et le contenu mais comment passe t on du registre Youth à celui plus élargi et non forcément antagoniste de un plus large public ? Quels sont tes rapports avec tes homologues féminines et mâles made in France de ce vaste univers de la littérature Fantasy (ou Fantastique )?

    RépondreSupprimer
  9. Coucou Sylvie

    je suis effarée de ton efficacité ! Quand je vois que tu attaques déjà le tome 3 de Royaumes Ennemis, à quelle vitesse tu réponds aux questions ici. Es-tu toujours comme ça ? =D Si oui, tu dos faire une quantité de choses incroyables en une journée!! :)
    Racontes nous une journée type semaine et weekend!

    RépondreSupprimer
  10. Bonjour du dimanche,

    En débutant Royaume une question "simplette"m'est venue à l'esprit. Les personnages boivent du thé noir fort ... et toi quelle boisson accompagne ton écriture...
    J'admire pouvoir passer de la vie quotidienne à celle d'auteure... moi j'ai du mal et ce n'est que pour lire et tenir mon blog.
    Je suis fan des activités artistique que tu réalises avec tes élèves. Est-ce que ta sensibilité artistique (ex. Couleurs et matières) jouent un rôle dans ton univers de fiction ?
    Bon dimanche.

    RépondreSupprimer