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jeudi 2 mars 2023

PROMOTION FUNESTE Leçon N°2 de Naomi Novik

 


Éditions Pygmalion
376 pages
22,90 euros






L'avis express de Dup sur Promotion funeste de Naomi Novik

Encore un début difficile pour un final en apothéose.
Vivement la suite !


L'AVIS DE DUP



Naomi Novik n'a fait aucune transition entre ses deux tomes malgré son cliffhanger qui était bien resté dans ma mémoire. On retrouve El, ses quelques camarades, Liu, Aadhya, et bien sûr Orion dans le réfectoire avec le reste des survivants de leur promo en train d'accueillir les nouveaux arrivants, les petits troisièmes.

L'année de Terminale va donc commencer... la dernière, où ils vont tous devoir affronter la traversée de la salle des Diplômes et son concentré de maléficarias, dits malés. Ils ont un an pour s'entraîner à déjouer leurs pièges, à combattre, à ruser... tout en tâchant de survivre.

C'est sans compter sur la perfidie de la Scholomance qui semble s'acharner sur El, concentrant les attaques de malés tout en écartant Orion qui a de plus en plus l'impression de ne servir à rien, comme si les malés le fuyaient.

J'ai trouvé que Promotion funeste démarrait lentement, et comme pour Éducation meurtrière, j'ai été à deux doigts de baisser les bras. Mais cette fois-ci, pas d'incompréhension, plutôt de lassitude devant la narration adoptée par l'autrice. C'est toujours El qui "tient le crachoir", et c'est essentiellement de l'introspection avec des phrases vraiment à rallonge, comme dans le tome 1.

Et puis les événements nous embarquent, on s'habitue à la narration, la tension monte très vite et on est ferré. El est la parfaite illustration du personnage attachiant et c'est un pari osé qu'a pris Naomi Novik. Lorsque j'étais plongée dans ma lecture, il m'était difficile de m'en détacher mais une fois le livre posé car il faut bien vivre, manger, dormir... et bien je n'avais aucune envie de m'y replonger. J'ai démarré et achevé trois autres romans entre-temps.

Et malgré tout ce que je viens de dire, je réaffirme que j'ai vraiment beaucoup aimé cette lecture. L'univers est franchement incroyable, impitoyable et découvrir que la solution pour s'en sortir devra être l'entraide, la confiance en l'amitié et l'amour est une belle leçon. Tous ces mômes et ces ados sont vraiment attachants, même et surtout El. 

Et cette fin, mon dieu ! Le dernier tiers est "inlâchable" et c'est presque en apnée que je l'ai lu. Et puis la plus grosse surprise m'attendait au bout car pour moi c'était fini, et Naomi Novik nous pond encore un cliffhanger de la mort qui tue ! Ouiiiiii, il va y avoir un tome 3 ! Du coup je suis allée fouiner sur le net, ce tome 3 est déjà sorti en VO et s'intitule The golden enclaves. J'ai hâte !


lundi 14 mars 2022

ÉDUCATION MEURTRIÈRE Leçon N°1 de Naomi Novik

 


Éditions Pygmalion
320 pages
21,90 euros





L'avis express de Dup sur Éducation meurtrière Leçon N°1 de Naomi Novik

Une lecture au démarrage difficile mais qui, à mon sens, vaut le coup qu'on s'accroche. 



L'AVIS DE DUP



Encore un roman pour lequel j'ai du mal à trancher quant à savoir si je l'ai aimé ou non. J'ai eu énormément de mal à rentrer dedans, déjà pour la simple et bonne raison que je ne comprenais pas l'univers dans lequel on évoluait. Alors je vais vous l'expliquer un peu, cela vous évitera mes déboires. D'autant que Naomi Novik nous noie au début dans un vocabulaire bien spécifique, sans aucune explications. Mais vous verrez, cela vaut le coup.

Cette Scholomance est une école de magie comme nous dit le résumé, où il n'y a aucun professeur...C'est l'école qui dispense les cours, qui régit votre orientation. Elle se situe dans le vide, vide accessible dans chaque chambre tel un pan de mur. Il faut la visualiser comme un énorme camembert de 4 étages. 1600 chambres individuelles en font le pourtour, avec donc en guise de fenêtre, le vide. Chaque année, il y a une remise des diplômes pour les Terminales qui consiste à traverser une immense salle qui donne vers le monde extérieur, en restant en vie car la dite salle est infestée de monstres en tous genres communément appelés des malés. 

Il faut savoir également que les Terminales sont installés au "rez-de chaussée" de cette Scholomance, et que suite à la remise des diplômes, le camembert tourne un peu comme une hélice sans fin, leur étage disparait, et un nouvel étage apparait au sommet en même temps que l'arrivée des petits nouveaux, les Troisièmes.

Galadriel, appelée El est en Première. Elle vient encore une fois de se faire sauver d'un malé par Orion. Parce que oui, ces malés on en trouve un peu partout, qui arrivent via les tuyaux d'eau, les bouches d'aération, etc... Et ça l'énerve profondément, parce qu'elle aurait pu s'en débrouiller seule, parce qu'elle n'aime pas devoir être reconnaissante, parce qu'elle aime être en colère. Parce qu'elle a un caractère de chiottes il faut bien le dire !

El est la narratrice de ce récit dans lequel il y a peu, très peu de dialogues et beaucoup d'introspections de sa part. Du coup le rythme de lecture est très lent, du moins au début. Il m'aura fallu passer plus de la moitié du roman pour que la mayonnaise prenne et que je commence à prendre plaisir à sa lecture. Ce choix de style, outre qu'il est surprenant, ne nous permet pas non plus de bien connaître les autres protagonistes, ni même parfois de les comprendre !

Après tout ce que je viens de dire, vous devez vous demander pourquoi je n'ai pas mis plutôt mon curseur de satisfaction au plus bas, genre : Mais en fait, j'ai finalement réussi à m'attacher à cette gamine au début si détestable. On finit tout de même par la comprendre, même si de temps en temps, une paire de claques nous soulagerait. Une mini romance apporte un tantinet de douceur. Il faut aller au bout de l'aventure pour comprendre les enjeux de cet univers clôt, dont va dépendre la vie future des survivants. Parce que s'il n'y arrivent pas dans la Scholomance, ce qui les attend dehors est encore pire !

Et au final, dès la première moitié du roman passé, j'étais accro. Cette Scholomance vaut la peine d'être découverte. Les règles qui régissent la vie des étudiants sont complètement barrées, mais en accord complet avec l'école. Les bastons contre ces monstres de toutes tailles, de toutes formes, avec les pouvoirs magiques surprenant de chaque élève sont délectables. C'est fun et déjanté. Et puis je dois dire que Naomi Novik domine à fond le cliffhanger final !!!

Cette Leçon N°1 pose les bases d'une nouvelle saga ou alors d'un diptyque avec la Leçon N°2 qui concernera l'année de Terminale de Galadriel, mais qui je pense, pourra pas mal nous surprendre. La suite sera forcément plus accessible, car nous avons enfin beaucoup plus d'éléments de compréhension. Oui, j'ai vraiment envie de découvrir cette suite plus que prometteuse ! En espérant qu'elle arrive vite, que je n'ai pas tout oublié d'ici là... 




vendredi 12 novembre 2021

LES PORTES PERDUES de Seanan McGuire

 


Éditions Pygmalion
195 pages
19,90 euros






L'avis express de Dup sur Les portes perdues de Seanan McGuire

Alice au pays des merveilles version adulte, un chouïa gore.
Surprenant !


L'AVIS DE DUP


Voilà typiquement un livre que je n'ai pas choisi pour sa couverture... ni même pour le bandeau accrocheur d'ailleurs, mais juste parce que le nom de l'autrice me parlait. En effet, je l'avais découverte grâce au blogtour de Dehlia, et j'ai à mon actif les 2 premiers tomes de la série «Incryptid».

Quelle n'a pas été ma surprise de découvrir Seanan McGuire sous un tout nouveau jour. Car ici il n'est point question d'Urban Fantasy mais d'un tout autre genre que je serai bien incapable de qualifier d'ailleurs ! J'avoue que cette lecture m'a rendue perplexe... je ne sais d'ailleurs toujours pas si j'ai aimé ou pas, d'où l'absence de curseur de satisfaction sous [L'avis de Dup].

C'est une novella, donc moins de 200 pages et du coup cela se lit très vite. L'autrice nous plonge dans le monde complètement étrange de cette école qui accueille des enfants que l'on pourrait qualifier de "complètement à l'ouest" au regard de notre monde pragmatique. 

Des enfants qui se sont évadés un jour dans un monde imaginaire en passant une porte, qui s'y sont trouvés bien, mais qui s'en sont fait éjecter pour une raison x ou y, et qui depuis leur retour dans le monde réel ne cherchent qu'une chose, retrouver leur porte pour y retourner. Oui, parce que chacun a sa porte personnelle en quelque sorte, qui l'a orienté vers un type de monde particulier. Et là, Seanan McGuire nous livre une classification de ces mondes dans laquelle je me suis complètement perdue...

Nous suivons Nancy qui, elle, a voyagé dans le Couloir des morts. Elle y a appris les vertus de l'immobilité et un goût immodéré pour le style gothique. Pour ses parents, elle s'est fait enlever et ils la confient à Eleanor West, la directrice de cette école, pour lui redonner goût à la vie. Sauf que Eleanor a elle aussi eu sa porte il y a fort longtemps... 

Vous rajoutez à cela quelques meurtres, une enquête intra-muros (parce que oui, mêler la police à ce joyeux capharnaüm et c'est la fermeture directe de l'établissement) et des solutions euh, très spéciales pour faire disparaître les cadavres et c'est déjà la fin de cette histoire chelou. Bon ce que ne dit pas la couverture, c'est que ce volume est en fait un tome 1 et son titre est Les enfants indociles... 

Perplexe... c'est vraiment le terme adapté à mon sentiment sur ce récit complètement décalé. Et pourtant je ne regrette absolument pas ma lecture, j'ai apprécié la plume de Seanan McGuire, je l'ai trouvé belle et précise dans ses descriptions de l'inadaptation de ces enfants. Une novella que je conseille aux amateurs de Tim Burton en quelque sorte ! 


jeudi 3 juin 2021

PAS DE PISSENLITS POUR LE CADAVRE de Andrea Japp

 



Éditions Pygmalion
328 pages
19,90 euros






L'avis express de Dup sur Pas de pissenlits pour le cadavre de Andrea Japp

Retrouvailles ratées entre une vieille Dup et une non moins vieille Andrea Japp...



L'AVIS DE DUP



Mais où est donc passée la grande Andrea Japp que je connaissais ??? Il y a vingt ans de ça, j'étais au taquet pour acheter et suivre son héroïne Gloria Parker-Simmons, consultante pour le FBI (5 volumes), puis ensuite celle d'Helen Baron (3 volumes) qui se recoupait parfois avec la précédente. Il y a dix ans de cela, Andrea Japp s'est lancée dans une saga médiévale : La dame sans terre, 4 tomes qui m'avaient embarquée. Puis Monestarium, 2 tomes, un poil moins parce que trop semblables, mais bon, lu avec plaisir quand même.

Avec Pas de pissenlits pour le cadavre, je me suis ennuyée, mais vraiment ! L'intrigue ne m'a pas du tout accaparée et s'est avérée au final plus que simpliste. Pas de fausses pistes, ni de révélations chocs, rien. Le manque de réalisme dans cette affaire en est presque choquant.

Louise et Chloé sont deux amies d'enfance, qui ne se quittent jamais. Louise fraîchement divorcée décide d'ouvrir un magasin de fleurs. Chloé, dentiste pas loin du burn out décide alors de ne plus faire qu'un mi-temps et de seconder Louise le reste du temps. Tout roule jusqu'au jour où elles découvrent dans la salle réfrigérée le cadavre du pharmacien du coin de la rue. Pharmacien déjà présenté comme véreux, vil et rapiat... Et donc, s'en suit une enquête de police et tous les désagréments qui vont avec.

J'ai eu du mal à m'attacher à ces deux personnages principaux que j'ai trouvé caricaturaux et peu flatteur pour la gente féminine. Entre Louise montrée comme une cruchonne dans ses réactions, ses peurs, son amour pour son ex-mari alors que c'est elle qui a demandé le divorce, ses manies avec son chien. Déjà un terre-neuve dans un magasin de fleurs... bref ! Et Chloé qui s'énerve à tout bout de champ, qui engueule tout le monde. Des personnages bien trop tranchés qui m'ont exaspérée.

Mais le pire de tout restera quand même cet humour lourdingue présent un peu partout et qui ne correspond tellement pas à l'image que j'avais de cette autrice. Comme ces citations à chaque début de chapitre, commentées juste après par l'autrice, allant même une fois jusqu'à se citer elle-même... et donc que je me suis empressée de sauter pour ne pas trop m'escagasser. En voici un exemple :
"La vertu d'un homme ne doit pas se mesurer par ses efforts, mais par ce qu'il fait d'ordinaire."
Nous sommes bien d'accord cher Blaise (Pascal). Cela étant, l'ordinaire implique parfois de gros efforts.
Je n'ai pas retrouvé non plus cette écriture pointue et ciselée que j'aimais tant. Ce fut plutôt l'inverse et j'en suis toute chamboulée. Mais qui donc a pris possession de mon Andrea Japp ??? 
Étant maintenue par les accoudoirs de son siège, elle ne tomba pas de sa chaise. Ni même de l'armoire provençale en noyer richement sculpté qui décorait la salle, puisqu'elle n'avait pas eu l'idée saugrenue de grimper sur sa corniche. Néanmoins, elle eut nettement l'impression que son maxillaire inférieur rejoignait ses genoux de stupéfaction. Elle resta ainsi bouche bée....
Et parfois, c'est exaspérant... 
Il réprima un hoquet d'indignation (Raphaël, en homme très maîtrisé, ne savait ni rugir, ni éructer, ni vitupérer, ni bramer, ni hurler et encore moins glapir, ce qui n'arrange pas l'écrivain qui cherche à éviter les répétitions).

Voilà, voilà... peut-être que ce genre d'humour trouve son public, mais clairement je ne suis pas la bonne cible. Première tentative pour moi de lire du "cosy mysteries", et je crois bien que ce sera la dernière. Grosse déception alors que je me faisais une joie de relire du Japp...


mardi 25 août 2020

LE DERNIER DRAGON SUR TERRE de Eoin Colfer




Editions Pygmalion
400 pages
21.90 euros (papier)
14.99 (ebook)
Sortie prévue le 26/08/2020






☇ L'avis éclair de Phooka sur Le dernier Dragon sur Terre d'Eoin Colfer ☇



De la fantasy adulte ? Oui peut-être.
Un roman atypique, certainement.




L'AVIS DE PHOOKA:






Le roman, un one-shot à priori, est présenté comme le premier roman de fantasy adulte d'Eoin Colfer. En effet, l'auteur est surtout connu pour ses romans jeunesses et en particulier la série de Artemis Fowl. Ce nouveau roman est donc très attendu et beaucoup de lecteurs sont très curieux de découvrir ce que sera cette "fantasy adulte". Dont moi évidemment ...

Autant vous le dire tout de suite, le roman est très éloigné de ce à quoi je m'attendais. Ni mieux, ni pire non, juste très différent. On est bien dans de la fantasy oui, d'ailleurs l'un des héros principaux est un dragon alors aucun doute là-dessus. Oui mais, un dragon qui se cache dans les marécages de la Louisiane, un dragon qui boit de la vodka, regarde Netflix à s'en cramer les pupilles, un dragon qui porte des T-shirts 'Flashdance". Je vous laisse imaginer le tableau, on est loin, très loin des dragons mythiques de la fantasy. Et pourtant quand Vern, c'est le nom du fameux dragon, s'énerve et prend la mouche, son attitude est bien celle d'un dragon plein de fureur et de feu.


Mais Vern n'est pas le seul héros du roman. En fait, il y a un autre personnage principal, Squib. Un jeune ado un peu paumé qui vit dans ce coin paumé près de la Nouvelle Orléans. Il vivote plutôt, avec sa mère infirmière. Il arrondit ses fins de mois avec de petits trafics qui l'amène souvent sur l'eau, dans le bayou. Et c'est ainsi que Squib et Vern vont se rencontrer. Par hasard. Une histoire de grenade, pas le fruit, de celles qui explosent ... 


Et puis il y a Hooke, le flic. Enfin ce qui en tient lieu, ou ce qui devrait en tenir lieu s'il n'était pas pourri jusqu'à la moelle. Un ancien militaire qui vit de gros trafics lui. Une vraie pourriture. Il a des visées sur la mère de Squib. Elle n'est pas du tout intéressée mais difficile de repousser quelqu'un qui a autant de pouvoir. Hooke déteste Squib, il veut le pincer et lui faire payer ... on ne sait pas trop quoi d'ailleurs. Sans doute son manque de succès auprès de sa mère. Et à force de traquer Squib, il va découvrir son secret ...

Mais revenons à Vern, qui reste quand même le pilier de ce roman. Vern, un diminutif de Wyvern, le dernier dragon sur terre. Il est seul, déprimé. Il doit vivre caché. De nos jours avec les caméras partout et les satellites, ça devient de plus en plus difficile. Il se terre au fond du bayou, ne sort quasiment pas de sa cabane. Il se méfie des humains comme de la peste et à juste titre d'ailleurs. Sa rencontre avec Squib est totalement fortuite et son premier réflexe est de le tuer pour rester bien caché. Mais voilà, tout ne se passe pas comme prévu ...

Bon, vu ce que vous lisez ci-dessus, vous comprenez ce que je veux dire par "un roman très éloigné de ce que je pensais". L'histoire de Vern et de Squib n'est pas banale, ça non. Mais à tout ça il faut rajouter l'ironie de l'auteur, son sens de l'humour et son ton décalé. C'est savoureux ... et très perturbant. Ce roman est à la fois une grande aventure de fantasy et un thriller mettant en scène les mafieux de la Nouvelle-Orléans. Je vous le dis tout de suite c'est cette partie qui m'a le moins convaincue. Non pas qu'elle ne soit pas bien amenée, juste qu'elle était un peu trop lourde par rapport à l'histoire 'Squib/Vern" qui elle me plaisait beaucoup. Elle prenait trop d'ampleur, au point de devenir prépondérante. Malgré les qualités d'écriture et l'imagination sans faille d'Eoin Colfer, je suis restée parfois sur les berges du bayou à regarder passer les alligators sans me sentir toujours concernée.

Même si Le dernier dragon sur Terre, ne m'a pas totalement convaincue, je suis contente d'avoir eu l'occasion de découvrir ce roman. Son ton irrévérencieux, son dragon atypique et son contexte sont indéniablement des atouts qui en font un roman vraiment pas comme les autres, un récit bien construit et original. Je ne peux que vous conseiller d'y jeter un œil pour vous faire votre propre avis.

lundi 17 février 2020

LA FILEUSE D'ARGENT de Naomi Novik





Éditions Pygmalion
496 pages
21,90 euros






L'avis express de Dup sur La fileuse d'argent de Naomi Novik


 L'histoire glaçante mais ô combien passionnante de trois jeunes femmes fortes et intelligentes.



L'AVIS DE DUP




Ayant beaucoup apprécié Déracinée de Naomi Novik, je me suis précipitée pour lire ce nouveau roman et je ne regrette pas du tout. Je crois bien même que je l'ai préféré. Ce que j'aime plus que tout avec cette autrice ce sont ses ambiances hivernales dans un monde imaginé à forte ressemblance russe. Les descriptions sont grandioses. Et dans cette Fileuse d'argent j'ai été plus que servie. Enfilez manteau, écharpe et gants avant de débuter cette lecture !

Dans cet univers, les hommes vivent aux côtés d'un peuple d'immortels pas sympas du tout, les Staryks. Plus présents en hiver, ces derniers ont des pouvoirs fantastiques importants, et en profitent pour imposer leurs lois. Or cette année, l'hiver semble s'étendre et engloutir le printemps, maladies et disettes sévissent au Lithvas... Ce roman, c'est l'histoire de trois jeunes femmes fortes et intelligentes qui vont prendre en main leur destin.

Myriem, est la fille d'un préteur sur gages juif bien trop gentil et généreux pour ce métier. Ils vivent plus que chichement dans leur village, mais lorsque la mère de Myriem tombe malade à cause du froid, que les médicaments pour la soigner coûtent trop cher, elle décide de prendre le rôle de son père et aller réclamer partout l'argent qu'on leur doit. Armée de beaucoup de courage, de patience et un sens inné des affaires, elle ne va pas tarder à redresser la barre. Ce don de changer l'argent en or se fera immanquablement repérer par les Staryks.

Wanda est l'aînée d'une fratrie de trois qui vivent dans la misère absolue, avec un père paysan, ivrogne et violent. Myriem, venant réclamer l'argent emprunté par ce dernier et gaspillé en alcool principalement, sera la planche de salut de Wanda d'abord, puis de ses petits frères, Sergey et Stepon.

Irina elle, est la fille du Duc de Vysnia, la grande ville la plus proche du village des deux autres. Même si ce n'est pas la pauvreté son soucis, son sort n'est pas plus enviable. Elle n'est juste qu'une monnaie d'échange entre les mains de son père, sévère, peu aimant et ambitieux.

Naomi Novik nous offre un roman choral envoûtant, donnant la parole à chacune de ces trois jeunes femmes, mais faisant intervenir également quelques personnages secondaires afin d'avoir une vue d'ensemble de ces destins croisés, sur le cours des événements et le sort du Lithvas. Mention spéciale pour les passage où c'est Stepon qui prend la parole. Un petit môme plein de bon sens mais qui vit la peur au ventre en permanence. C'est très émouvant.

Si vous cherchez l'action, passez votre chemin, encore que le dernier tiers est bien rythmé. C'est un roman qui se déguste, la plume de Naomi Novik est fluide et agréable. Elle s'adapte à la personnalité de chaque intervenant de façon admirable si bien qu'à chaque changement de narrateur, le lecteur n'est jamais perdu. Ce roman serait top en audio d'ailleurs ! Magie et démons sont au programme et s'intègrent parfaitement au récit qui n'a rien d'un conte enchanteur, c'est même souvent dur, voire glaçant. Je ne peux que vous conseiller de le découvrir.


jeudi 9 mai 2019

LEONORA KEAN # 1 de Cassandra O'Donnell


Tome 1

CHASSEUSE D'ÂMES



Éditions Pygmalion
384 pages
14,90 euros


Le résumé ici



⏩  L'avis éclair de Dup sur Chasseuse d'âmes de Cassandra O'Donnell  ⏪

Dans la même veine que la série Rebecca Kean, mais avec une héroïne adolescente et avec des pouvoirs sacrément différents de ceux de sa mère. Du pep's, de la baston et de l'humour, bref du Cassandra O'Donnell pur jus !


L'AVIS DE DUP

Curseur de satisfaction de Dup : J'ai adoré




Leonora Kean, 16 ans, est donc la fille de Rebecca, aujourd'hui reine des terribles Vikaris. Fille qu'elle a eu avec un vampire, chose inconcevable vu que ces derniers sont techniquement morts. Mais voilà, c'est ainsi, la magie de Rebecca y est sans doute pour beaucoup. Leonora elle, est bien vivante, mais partage tous les "avantages" des nosferatus : une force considérable et une célérité époustouflante, un corps qu'elle doit nourrir de sang, mais pas que. De sa sorcière de mère, à part la beauté, elle n'a pas pris grand chose, vu comme elle galère à maîtriser les sorts les plus simples...

Mais je me demande pourquoi je vous présente Leonora, vous devez tous la connaître si vous avez lu Rebecca Kean. Or, si vous ne l'avez pas lu, je ne peux que vous conseiller de la lire avant cet opus, sinon vous passerez à côté de beaucoup de choses. La série sur Rebecca se compose à ce jour de six tomes et ce spin off s'inscrit chronologiquement juste après le 6ème.

Leonora est donc envoyée par sa mère au sein du clan des Vikaris pour voir si sa grand-mère, la Gardienne, peut développer chez elle des aptitudes à la magie. Leo sait bien que c'est peine perdue puisqu'elle est une Yamadut, elle appartient à la déesse de la mort alors que les Vikaris vénèrent Akmaleone, la déesse de vie. Cependant ce petit voyage en France n'est pas pour lui déplaire, d'autant qu'Ariel l'accompagne. Et avec un peu de chance, elle pourra peut-être voir son père Michaël, le Consiliere, c'est-à-dire le chef des nosferatus d'Europe.

Dans ce premier tome, on va en apprendre beaucoup plus sur les pouvoirs spéciaux de Leo, et ceux-ci sont impressionnants. Conjugués à ceux d'Ariel qui est un Ombre, il forment un duo détonnant, et surtout très attachant. J'ai bien dit duo, pas couple, même si Ariel aimerait bien...Rebecca lui a donné pour mission de protéger sa fille, et il s'y emploie avec...euh...beaucoup de zèle ! :))

Ce ne sont que des ados, et rien que ça fait une différence certaine avec la série concernant sa mère. Cependant, elle est aussi grande gueule et donc, la saveur principale est sauvegardée. La cohabitation avec Anthéa, la grand-mère est juste hilarante, mais le pompon c'est quand même celle que Cassandra O'Donnell va imposer sur la fin de cet opus. Dommage pour vous, je ne peux pas vous en parler...*rire sardonique*

J'ai beaucoup apprécié ma lecture, même s'il me manquait le ton enjoué et punchy de Caroline Klaus, la narratrice choisie par Audible pour les Rebecca Kean. Ton que je n'arrivais pas à recréer, à moins de lire à voix haute. Mais bon, vu les regards torves que je déclenchais, j'ai vite arrêté ! Vous avez aimé Rebecca Kean ? Vous adorerez Leonora Kean, aucun doute là-dessus !


Cassandra O'Donnell sur Bookenstock :



mardi 11 décembre 2018

FEU ET SANG Tome 1 de George R. R. Martin



Editions Pygmalion
Collection Fantasy
Paru le 21/11/2018
512 pages
21.90 euros



"Au septième jour, une nuée de corbeaux jaillit des tours de Peyredragon pour propager la parole de lord Aegon aux Sept Couronnes de Westeros. Ils volaient vers les sept rois, vers la Citadelle de Villevieille, vers les seigneurs tant petits que grands. Tous apportaient le même message : à compter de ce jour, il n y aurait plus à Westeros qu un roi unique. Ceux qui ploieraient le genou devant Aegon de la maison Targaryen conserveraient terres et titres. Ceux qui prendraient les armes contre lui seraient jetés à bas, humiliés et anéantis."

Trois cents ans avant les événements du Trône de Fer, Feu et sang raconte l unification des sept royaumes.






"A réserver aux lecteurs avertis ... les fans de GoT"

Difficile de chroniquer un tel roman. Ha non, déjà ce n'est pas un roman mais une série de nouvelles dont certaines avaient déjà été publiées. Ce qu'il faut savoir aussi c'est que la publication originale est en un seul volume de 700 pages avec des illustrations et que Pygmalion a choisi de le sortir en deux volumes. Celui ci est le premier, le second sortira en mai 2019. Mais surtout il y a normalement 75 illustrations totalement absentes de ce premier volume. Même pas une petite carte qui permettrait de se remettre Westeros en mémoire.

Vu mon introduction, vous allez vous dire que je n'ai pas aimé. Oui ....et non!

En tant que fan de Game of Thrones, aussi bien la série que les romans, ce livre comble toutes mes envies de connaître l'histoire de Westeros. Qui est Aegon 1er, comment a t'il uni les Sept Royaumes, comment a t'il conquis Westeros ? Que sont devenus ses héritiers, comment étaient réparties les maisons d'alors (Lanister, Stark, Tyrrel etc ...) ? Alors oui, je suis comblée parce que tout y est avec une précision chirurgicale. Toute la lignée des Targaryen est épluchée en détail. Qui a fait quoi!? Qui s'est marié avec qui? Qui a combattu ? Et comment ? Quels ont été les conséquences de telle union ou de tel combat. Bref, un récit méthodique et détaillé de l'histoire des Targaryen et de leurs dragons.

Alors oui c'est super intéressant quand on aime GoT. Mais ....

Il a beaucoup de mais.

Déjà ce sont des nouvelles, qui à priori étaient censées être lues indépendamment. Parce que quand on attaque une "nouvelle nouvelle" et que l'introduction reprend un résumé de la précédente, franchement .... c'est chiant!

Ensuite c'est de la chronique historique, plutôt centrée sur les faits que sur la vie des personnages. C'est une sorte de catalogue des faits et gestes de machin ou truc (remplacer machin par Aegon , Aenys etc ...). C'est intéressant oui, passionnant non. Le lecteur n'entre pas dans l'intimité des héros et ne se sent que moyennement concerné par ce qui leur arrive. On en revient au catalogue, ou plutôt à l'arbre généalogique car c'est ainsi que j'ai ressenti ce livre. Un immense arbre généalogique qui m'amenait à chaque fois à un personnage différent dont j'apprenais le destin en quelques pages.

J'en reviens à ce que je disais avant, c'est tout à la fois passionnant et barbant. Passionnant de retrouver tous ces noms connus de familles légendaires, de connaître l'histoire de Westeros. Mais barbant parce qu'on a cette impression d'être en cours ... quand le prof est mauvais et qu'il récite des faits et dates sans y mettre une once d'âme.

En résumé, je suis contente d'avoir découvert ce livre d'histoire sur Westeros. Sa lecture m'a apporté beaucoup, mais ...
Mais il ne plaira pas à tout le monde, je le déconseille à tout autre qu'aux fans du trône de fer. Il ne faut surtout pas essayer de découvrir GoT en commençant par ce livre là.
Quant à la politique éditoriale qui coupe en deux un livre et en retire les illustrations (sans doute pour obliger les lecteurs à acheter le tome 2 parce que sinon il ne se vendrait pas du tout), je trouve ça quand même limite!

vendredi 16 février 2018

LE ROYAUME MAGIQUE DE LANDOVER - Intégrale - de Terry Brooks



L’INTÉGRALE 1


# 1 - ROYAUME MAGIQUE À VENDRE
# 2 - LA LICORNE NOIRE
# 3 - LE SCEPTRE ET LE SORT



Éditions Pygmalion
1050 pages
24,90 euros


4ème de couv :

Depuis la mort de sa femme deux ans plus tôt, Ben Holiday, avocat talentueux, est en pleine dépression. Un soir, il découvre dans un catalogue qu’un royaume de conte de fées est à vendre pour un million de dollars. Prêt à tout pour redonner un sens à son existence, il s’embarque pour New York afin d’y rencontrer le mystérieux vendeur, Monsieur Meeks. Ce dernier, après l’avoir convaincu de l’existence d’un tel lieu, lui fait signer un contrat en bonne et due forme et l’envoie en Virginie, en plein cœur de la forêt nationale George Washington, près de la ville de Lynchburg. Ben y découvre un passage qui le conduit tout droit vers le royaume magique de Landover. À peine arrivé, il découvre que le vendeur ne lui a pas tout dit…





# 1

ROYAUME MAGIQUE À VENDRE


Avocat brillant à Chicago, Ben Holiday peine à retrouver sa niaque depuis le décès de sa femme. Sa vie manque clairement de sel, aussi lorsqu'il tombe sur cette petite annonce :
  
~ Royaume magique à vendre ~ 
1 million de dollars 

cela le fait réfléchir… mais pas longtemps. Sa décision va vite être prise, il a les fonds, il plonge et achète Landover.

Un étrange médaillon autour du cou, il suit les instructions et se retrouve perdu dans la brume, passe devant un dragon endormi, puis se fait attaquer par un monstre bardé d'acier monté sur une créature d'horreur. Heureusement un Chevalier vient lui sauver la mise au dernier moment puis disparaît.

Après ce premier contact pour le moins mouvementé avec Landover, Ben va rencontrer enfin son premier sujet : Questor Thews, qui était à sa recherche et qui se présente comme "enchanteur royal", premier conseiller du Royaume de Landover.

Ben va vite déchanter, son royaume tombe en ruine, à commencer par son château frappé par le Ternissement. Ses sujets, il ne lui en reste qu'une poignée et ce seront les seuls à se déplacer pour son couronnement. Mais la niaque, il l'a retrouvée, il ne baisse pas les bras et va jouer les Lagardère...

C'est ainsi qu'entouré de Questor qui s'avère une catastrophe ambulante dès qu'il s'essaye à la magie, d'Abernathy le scribe royal transformé en terrier blond à poils longs par Questor et de deux étranges créatures les kobolds, surnommés Ciboule et Navet, Ben va sillonner son royaume pour se faire connaître et reconnaître surtout.

Il va aller à la rencontre des Seigneurs de Vertemotte, la région productive de Landover, du Maître des eaux de la région des marais, des Trolls des montagnes, des lutins mutins, de la sorcière Nocturna, des fées, du dragon Strabo, etc... Chacun lui promet de lui prêter allégeance s'il règle le problème qu'il a avec l'autre...

Chaque étape sera source de découvertes et de pas mal de déboires, d'aventures et de rencontres étonnantes. Ben disposait de 10 jours d'essai et de rétractation possible, mais bien avant cette échéance il savait qu'il resterait. Malgré les frayeurs, malgré les bosses et les blessures, comment envisager de reprendre un rythme métro-boulot-dodo ?

Même si j'ai trouvé pas mal de longueurs dans cette première partie de mon Intégrale, l'originalité de la donne posée par l'auteur m'a séduite. Je pense clairement que je n'ai fait que découvrir l'introduction en sillonnant le royaume de Landover derrière Ben et que le reste n'en sera que mieux. J'écoule donc quelques Services Presse avant de me replonger dans la suite de ces aventures, que je soupçonne plus mésaventures d'ailleurs.

lundi 15 mai 2017

LA COLLINE DU DERNIER ADIEU de Marion Zimmer Bradley




Éditions Pygmalion
394 pages
19,90 euros


Résumé :


Bien des siècles avant la naissance du Roi Arthur et la venue des Dames du Lac dans l'Ile d'Avalon, au temps de la conquête par Rome des terres voilées de brume de la Grande Bretagne, vivait une jeune adolescente, Elane, fille d'un druide qui haïssait l'occupant. Or Elane aimait d'un amour interdit un jeune Romain qui avait, grâce à elle, échappé à la mort. 

Appelée à succéder soudain à la Haute Prêtresse, gardienne et protectrice des rites et des croyances de son peuple, Elane est prise au piège. Obligée de se retirer dans un sanctuaire à la tête d'une communauté de femmes vouées au culte de la Grande Déesse, elle se trouve séparée de l'homme qu'elle aime. 
Déchirée, emportée par le flot tumultueux d'un destin implacable, partagée entre ses devoirs sacrés, son désir de conciliation avec les Romains pour préserver la paix et les aspirations contraires de tribus assoiffées de revanche et de liberté, elle voit peu à peu sombrer tous ses espoirs et son bonheur.




L'avis de Dup :

Marion Zimmer Bradley, ce nom résonnait doucement dans ma tête. La grande série des Brumes d'Avalon et Les dames du lac ont fait vibrer mon adolescence. Alors quand Babélio a proposé la lecture de La colline du dernier adieu, je n'ai pas hésité bien longtemps, ce nom étant pour moi une valeur sûre... Alors soit c'est moi, soit c'est le roman, mais un de nous deux a mal vieilli, c'est clair car je me suis passablement ennuyée pendant toute ma lecture. Partenariat oblige, je suis allée au bout tout en sachant pertinemment la fin prévue pour le couple mis en place.

Cette histoire se situe avant Les dames du lac et nous conte les origines des prêtresses d'Avalon, bien avant qu'elles viennent s'installer dans l'île sacrée. Ici elles sont dissimulées dans la forêt de Vernemeton depuis que les romains ont commis le sacrilège suprême sur l'île de Mona : ils y ont assassinés tous les druides et violés toutes les prêtresses. C'était il y a une vingtaine d'années. Depuis les druides restant tentent de vivre en harmonie avec l'envahisseur pour préserver la paix, chacun enfouissant les exactions de l'autre camp. L'île de Mona pour les Brittons, le massacre perpétré par Boadicée (Boudicca ♥) pour les Romains. Mais c'est sans compter sur les Corbeaux noirs, tous ces jeunes gens nés du viol d'alors. Voilà pour le côté historique.

Pour le côté intrigue, il n'y en a guère. Le fil rouge sera l'amûûûr impossible de deux personnages que nous suivrons tout du long du roman. Mais cet amour je l'ai trouvé bien plat, mièvre, malgré toutes les épreuves que l'auteur mettra sur leur chemin. Deux jeunes se débattant pour s'affranchir du tissu social qui est le leur, de l'emprise paternelle ainsi que des traditions familiales, des préjugés racistes ambiants.

Elane est Brittone, fille de druide. Gaius est Romain, fils d'un préfet de région. Leur amour désapprouvé par les parents des deux côtés, Elane va donc se vouer au culte de la Déesse. En deuxième choix. Ces personnages principaux ne m'ont particulièrement pas touchée et au final leur histoire d'amour m'a plus énervée qu'autre chose. Je subissais cette trame imposée par l'auteur et bien trop présente dans le récit. Ils m'ont paru inconsistants, sans aucune substance.

Mais bon, il y a quand même un côté qui m'a plu dans ce roman : découvrir le fonctionnement de ce culte, la formation des prêtresses ainsi que toutes les connaissances qu'elles doivent acquérir avant de prononcer leurs voeux. La magie qu'elles manipulent, le don de double-vue. Tous ces rites celtes étroitement liés aux différentes phases de la lune, aux saisons. Ça c'était sympa, mais loin d'être suffisant pour en faire une lecture agréable.

Bref une lecture qui ne m'a pas convaincue malgré une écriture fluide et quelques passages intéressants. J'ai trouvé l'ensemble bien fade et sans ressorts, il m'a été pénible d'aller jusqu'au point final. Autre détail qui m'a franchement irritée, c'est cette phrase écrite en gros sur la quatrième de couv : « Quand Merlin, déjà, agissait dans l'ombre... ». Marketing mensonger ! Sa présence dans ce volume est plus que fugace et en plus traitée au conditionnel...

La Colline du dernier adieu par  Zimmer Bradley M.
tous les livres sur Babelio.com





Mon petit lot de consolation : 

p 163
La seconde [on parle d'une sorcière], qui portait la barbe, se plaignit d'avoir soif. On lui apporta aussitôt un tonneau de bière, qu'elle vida d'un trait jusqu'à la dernière goutte en maugréant : J'ai encore soif !

Mon premier point pour le challenge gourmand !!!




Puis j'ai inscris cette lecture également dans le défi des 4 As :



Défi N°2 : Lire un livre et le résumer en 5 mots...

- rites celtes
- druides
- ennuyeux
- gnan-gnan
- marketing mensonger

(elle a dit 5 piles dame Licorne :P)
samedi 15 avril 2017

En juin sortie de MÉROVINGIENS de Patrick McSpare






MÉROVINGIENS
Les royaumes naissent de l'ombre







Chez Pygmalion
Sortie prévue 31 Mai 2017






Après la mort de son père, Childéric 1er, Clovis devient peu à peu le roi de tous les Francs, jusqu'à poser les fondations de la future France. Comment un jeune barbare d'à peine quinze ans a-t-il pu supplanter ses rivaux ? En partie grâce à sa conversion au catholicisme lui assurant le soutien des élites gallo-romaines, en partie grâce à sa science militaire. Mais avant tout grâce à l'action de trois agents secrets, une femme et deux hommes. Ses guerriers de l'ombre. 

Leur tâche sera triple. Un : favoriser l'expansion du royaume sans provoquer une coalition des puissants voisins Burgondes, Wisigoths et Ostrogoths. Deux : faire en sorte que seuls les fils de Clovis héritent un jour de la couronne. Trois : propager les légendes qui établissent la nature divine du roi. 

Manipulations, trahisons, chantages, sexe, meurtres... « Mérovingiens », c'est « Mission impossible » au pays des Francs. Avec un zeste de sorcellerie en plus.
vendredi 14 avril 2017

LA NUIT DES CANNIBALES de Gabriel Katz





Éditions Pygmalion
375 pages
19,90 euros


4ème de couv :


« Le réveil, déjà... Il est sept heures. Bizarre, j'aurais juré l'avoir réglé sur huit. Sous ma main, la table de nuit est plus basse que d'habitude. La radio gueule un truc qui ressemble à Madonna, ou Lady Gaga bref, ce n'est pas France Info. Je me lève dans le noir et me demande d'où vient cette infâme odeur de pieds. Je n'ai jamais senti des pieds de ma vie, et même si j'ai assez bu pour me réveiller dans un lit qui n'est pas le mien, ça n'a jamais fait puer personne. L'interrupteur, enfin, me tombe sous les doigts. J'allume.
Je regarde mon bras... qui n'est pas mon bras. Mon nez me paraît pointu, mes pommettes aussi. Putain, je ne suis pas moi. »
Lorsque Maxime de Retz, homme d'affaires de 43 ans, se réveille dans le corps d'un ado, la situation est pour le moins embarrassante. Mais, quand on essaie de l'assassiner, là, tout part carrément en vrille.



L'avis de Dup :

Relisez donc le résumé, ce "Putain, je ne suis pas moi." donne le ton du nouveau roman de Gabriel Katz... Par déduction, par tâtonnement, Maxime va comprendre qu'il n'est plus Maxime mais Aubert et qu'il n'a que 15 ans. Et en plus de puer des pieds, cela va être re le lycée, re le Bac : un cauchemar !

Très vite il va se rendre compte que son "petit frère" semble aussi paumé que lui. Ouf, il n'est pas tout seul embarqué dans ce délire. Si lui est passé de 43 à 15, José lui est passé de 30-35 ans, on ne sait pas précisément ou je ne m'en souviens plus, à 12 et doit répondre au prénom de Quentin. Maxime repérera aussi dans sa classe un autre gars, David qui semble dans la même galère. Ils vont tâcher de donner le change en attendant de comprendre.

Mais au lieu de s'éclaircir, les éléments vont se précipiter. Une personne qui tente de les aider, qui semble savoir ce qui leur arrive se fait abattre froidement. Puis c'est eux qui deviennent une cible. Alors il n'est plus temps de jouer aux lycéens modèles, il faut fuir et essayer de résoudre ce mystère.

Quand les explications arrivent (et non, je ne vous les donnerai pas, et puis quoi encore !), on se dit bon ok, le Gabriel Katz il veut jouer dans la catégorie fantastique cette fois. J'avais pourtant entendu parler de thriller... Mais finalement il va y avoir tellement d'action, de bastons et de canardages que oui, on peut également le considérer comme un thriller.

Un thriller fantastique alors, et là moi je pense directement à Sire Cédric. Et bien non, rien à voir. Autant ce dernier amène ses éléments fantastiques de façon presque scientifique qu'on y croit, autant Gabriel Katz nous balance la donne et fonce dedans. Alors au lecteur de se l'approprier ou non, ça passe ou ça casse. Personnellement, il pourrait m'écrire une liste de course que j'adorerai, alors... Rien que pour traquer l'humour on tourne les pages, et puis très vite on se prend au jeu, et sans s'en rendre compte on adhère à la donne ! Et puis, pourquoi pas après tout. Certains créés des zombies, Gabriel créé des cannibales. Et là je vous arrête de suite. Non, pas des cannibales comme vous l'imaginez, pas du tout. Les cannibales katziens sont... eh, non ! Muette comme une tombe je serai.

Ne vous attendez pas à un grand roman, non, ça il le réserve pour son univers de fantasy. Les personnages charismatiques, les intrigues puissantes et les mondes envoûtants c'est pour la fantasy, et c'est tant mieux. Le personnage principal Maxime et les secondaires restent néanmoins sympathiques à suivre. Et puis je dois avouer que j'ai adoré la chute !
Avec ce roman, Gabriel Katz reste ancré sur notre monde à nous, la France, qui reconnaissez le est indubitablement moins passionnant. Cependant ce roman, quelque soit la case dans laquelle vous le rangez, reste un pur divertissement. D'ailleurs je me demande même si l'auteur ne les écrit pas pour SE divertir entre deux intrigues bien trapues en Hélion, à Woltan ou en Goranie !





jeudi 16 février 2017

DÉRACINÉE de Naomi Novik





Éditions Pygmalion
512 pages
19,90 euros


4ème de couv :

Patiente et intrépide, Agnieszka parvient toujours à glaner dans la forêt les baies les plus recherchées, mais chacun à Dvernik sait qu’il est impossible de rivaliser avec Kasia. Intelligente et pleine de grâce, son amie brille d’un éclat sans pareil. Malheureusement, la perfection peut servir de monnaie d’échange dans cette vallée menacée par la corruption. Car si les villageois demeurent dans la région, c’est uniquement grâce aux pouvoirs du "Dragon". Jour après jour, ce sorcier protège la vallée des assauts du Bois, lieu sombre où rôdent créatures maléfiques et forces malfaisantes. En échange, tous les dix ans, le magicien choisit une jeune femme de dix-sept ans qui l’accompagne dans sa tour pour le servir. L’heure de la sélection approche et tout le monde s’est préparé au départ de la perle rare. Pourtant, quand le Dragon leur rend visite, rien ne se passe comme prévu...


L'avis de Dup :

Agnieszka fait partie de la génération des jeunes filles dont une sera choisie par le Dragon à la saison des semailles de ses dix-sept ans. Mais elle ne se fait pas trop de soucis, avec sa beauté quelconque et ses habits inévitablement tâchés et déchirés tant elle est maladroite : c'est Kasia, sa meilleure amie, si belle et si bien préparée depuis tant d'années qui sera l'élue.

Ce Dragon, qui n'en est pas un (bouh!), est le sorcier vivant seul dans la grande tour au fond de la vallée et protégeant celle-ci des Bois. Tous les dix ans il vient recruter une jeune fille, ayant relâché la précédente qui jamais ne parle de son séjour, jamais ne reste dans la vallée. Sauf que c'est Agnieszka qui sera choisie. C'est la peur au ventre qu'elle va découvrir la tour, le Dragon et surtout la véritable raison de cette sélection : elle a des aptitudes à la magie, elle va donc être en apprentissage pour seconder le Dragon.

L'ennemi est donc ce fameux Bois qui jouxte la vallée, qui s'étend et rogne inéluctablement les terres cultivées, les villages proches. Ce n'est pas juste un ensemble d'arbres voyez-vous, c'est une véritable entité dotée de pouvoirs maléfiques. Elle est vivante et animée d'une intelligence malveillante. Les descriptions de Naomi Novik font, je vous le promets, un tableau glaçant, menaçant et nauséabond qui fait froid dans le dos.

L'intrigue est multiple, basée sur cette lutte, d'autant plus que ces Bois menacent deux royaumes. Royaumes en querelles permanentes quand ils ne sont pas en guerre ouverte. Complots politiques, manipulations sont bien présents et tirent même parfois en longueur. J'avoue m'y être perdue parfois, j’emmêlais les royaumes aux noms très approchants, je ne m'y retrouvais plus dans les volontés vengeresses des dirigeants de ces mondes. Mais qu'importe, je préférai suivre celle reposant sur les épaules d'Anieszka basée sur cette amitié si forte et sur son amour pour sa vallée.

Le Dragon est un homme froid, hautain, dédaigneux et même colérique, bref l'auteur a tout fait pour le rendre antipathique. Sauf que Agnieszka saura percer sa carapace qui n'était rien d'autre qu'un mur érigé devant ses sentiments. Quant à elle, de jeune fille naïve et maladroite, elle va très vite mûrir et se révéler une femme entière, têtue, mue par son amitié indéfectible à Kasia qui aura été marquée par les Bois. Agnieszka qui au début ne voyait aucune utilité à cet apprentissage de la magie, va s'en imprégner pour sauver Kasia, sauver sa vallée, sauver son royaume.

Ce que je retiendrai surtout de ce roman c'est l'omniprésence de la magie. Celle maléfique et puante des Bois, se propageant violemment ou insidieusement. Celle rugueuse et écailleuse du Dragon, pleine de rectitude, en opposition complète avec celle d'Agnieszka qui va se révéler intuitive, à l'image de la Baba Yaga des contes russes. À sa magie carrée elle opposera la sienne faite de rondeurs, à sa mémoire des formules compliquées elle montrera un tâtonnement des syllabes, un chant des mots. Et c'est lorsqu'ils la pratiqueront en duo qu'elle prendra toute sa saveur, sa force, à l'image de leur relation dont j'ai beaucoup apprécié la subtilité.

J'ai bien aimé cette lecture, même si je m'y suis perdue parfois. Naomi Novik nous offre une vision approfondie et poétique de la magie classique que j'ai adoré. C'est un roman qui ne plaira sans doute pas à tout le monde, dont les personnages manquent peut-être d'un peu de chaleur, mais personnellement j'y ai trouvé mon compte grâce à la magie qui ruisselle véritablement de chaque page.



Neuvième et dernière lecture à inscrire au Challenge de la Licorne.
La section thriller est un peu en rade ces derniers temps...


Un Fantasy : 3 points
+ de 400 pages : 1 point
Auteur femme : 1 point
Pas française... raté :)