jeudi 22 mai 2014

LE GARDE, LE POÈTE ET LE PRISONNIER de Lee Jung-Myung




Éditions Michel Lafon
360 pages
19,95 euros


4 ème de couv :


Pénitencier de Fukuoka, Japon, 1944. 

Dans ce sombre lieu dont peu sortent vivants, le gardien-chef, Sugiyama, réputé pour sa cruauté bestiale, vient d’être assassiné. Le jeune conscrit Watanabe est chargé de l’enquête ; mais à peine l’a-t-il commencée qu’un détenu coréen, communiste et résistant, s’accuse du crime. Pourtant, Watanabe ne croit pas à sa version des faits et décide de poursuivre ses investigations malgré les ordres. En reconstituant les derniers mois du gardien-chef, il met au jour l’étrange relation qui s’est nouée entre la brute Sugiyama et Yun Dong-ju, un jeune poète coréen condamné pour « écrits séditieux ». Alors que la guerre fait rage et que les bombes pleuvent sur Fukuoka, Watanabe mettra tout en œuvre pour protéger Yun Dong-ju, dont les vers sont si purs qu’ils brisent le plus dur des cœurs. Mais il devra affronter un complot qui dépasse largement l’enceinte de la prison…


L'avis de Dup :

Aujourd'hui je vais tâcher de vous présenter ce livre qui est inclassable dans ce blog. C'est-à-dire qu'il ne correspond à aucune de nos catégories habituelles. Je dis "tâcher" car je ne suis absolument pas sûre d'y arriver. C'est un roman tout court, appelé parfois de la littérature blanche, ou encore roman contemporain. Bref, on s'en fout, ceci est un livre et un bon !

J'ai été kidnappée par ce récit et par l'incroyable dureté des conditions de vie, que dis-je de survie, des prisonniers dans ce pénitencier. Quelques prisonniers de droit commun mais essentiellement des prisonniers politiques, des Coréens. Kidnappée et non happée, car happée sous-entend une frénésie de lecture, une sorte de course en avant. Là, j'étais bien dans ces pages, avec l'envie de le parcourir calmement, de m'en  imprégner pleinement. Et c'est là toute la force de cet auteur, car quand vous lisez mes phrases précédentes, on se dit qu'il y a un "blème" quelque part non ? J'ai été subjuguée par la plume poétique de Lee Jung-Myung, par la beauté de ses mots, par l'optimisme de ses phrases, alors même que le sujet ne s'y prête absolument pas ! Pour cela je remercie vivement Camille et les Éditions Michel Lafon pour avoir suscité en moi la curiosité de lire un tel roman.

Je ne sais même pas si je vais vous parler de ce qu'il y a dedans, le résumé est suffisamment clair et glaçant. 

Construit en deux parties, la première retrace les derniers mois du gardien Sugiyama, avant son assassinat. Des flash-backs provoqués par les recherches de Watanabe affecté à l'enquête. Sugiyama était une brute épaisse, craint de tous les prisonniers et faisant tout pour l'être. Si dans cette première partie on ne peut le trouver qu'abject, ce que va découvrir petit à petit Watanabe va sinon modifier, du moins nuancer notre opinion.

Son enquête va le rapprocher d'un jeune poète coréen, Yu Dong-Ju, emprisonné sous prétexte d'écrits séditieux. Cette relation sera l'objet de la seconde partie du roman. Les échanges entre ces deux amoureux de littérature et de l'art des mots est un délice. Pourtant ni les lieux, ni les conditions n'y sont propices, ils sont tous rationnés, gardiens comme prisonniers, il pleut des bombes chaque jour, etc. La plume magnifique de l'auteur met en exergue tout ce que j'aime dans la littérature, et en premier lieu le pouvoir d'évasion, du rêve éveillé. Cette faculté de pouvoir soustraire le lecteur de son environnement quel qu'il soit. Et pourtant, je peux vous promettre que là, les mauvaises conditions sont poussées à l’extrême !!!

La trame de l'histoire, l'enquête de Watanabe, et enfin le complot qu'il va découvrir au sein de la prison sont devenus totalement secondaire pour moi. Je buvais les mots de l'auteur, je m'imprégnais des vers de ce jeune poète qui a réellement existé et qui parsèment ce roman. Je conseille ce livre à tous les passionnés de lecture, et Dieu sait s'il y en a par ici !!!

mercredi 21 mai 2014

Les résultats du concours Cent Visages de Thomas Geha





Bon, ben croyez-le ou non, lorsque j'ai créé les questions pour ce concours, je ne m'imaginais pas y mettre un piège ! Et pourtant ...

Si aux deux premières les réponses étaient multiples et faciles (quoique certains se soient trompés), la troisième a été source d'une hécatombe. Et pas seulement pour les candidats mais aussi pour Dup et moi ...

Pour rappel, la question était:

  • Quel surnom mémorable nous a donné Thomas Geha lors de son "Mois de" ? (Indice: relisez le texte d'intro de Thomas lors de son dernier "Mois de")
Pour ceux qui suivent le blog, ils savent que la réponses est "Les vénérables". 

Mais cette réponse n'était pas évidente et nous avons eu droit à :

"Les mémés grabataires" ... voire même un "le surnom que Thomas Geha vous a donné est Dup et Phooka." . Ha ben non quand même :) Dup et Phooka ben c'est nous quoi ! Bref, grosse rigolade en lisant vos réponses, c'était pas prévu mais merci quand même! :))



Bon arrivons en au fait, les gagnants du concours sont:


Regina Falange
Licorne
Catherine P
Aurélie B.
Lousines


Vos adresses sont envoyées illico à Rageot. 

Bonne lecture et merci aux éditions Rageot !






mardi 20 mai 2014

L'EMPREINTE DE CINQ de Pittacus Lore





Editions J'ai Lu
317 pages
15 euros


Présentation de l'éditeur :




« Je pensais que les choses changeraient quand j’aurai trouvé les autres. Nous aurions arrêté de fuir. Nous aurions combattu les Mogadoriens. Et nous aurions gagné.



Mais j’avais tort. Bien que nous soyons ensemble, nous avons à peine réussi à sauver nos vies face aux Mogadoriens. Et maintenant nous nous cachons, essayant de savoir comment agir pour la suite.

Nous six sommes puissants – mais pas encore assez forts pour venir à bout de leur armée entière. Nous n’avons pas encore découvert l’entière étendue de nos Héritages. Nous n’avons pas appris à œuvrer ensemble. Et il y a tellement de choses que nous ne savons pas encore sur les Elders et leur plan pour nous. Le temps file et il n’y a qu’une chose dont nous soyons certains: il nous faut trouver Numéro Cinq avant qu’ils ne le fassent.

Ils ont attrapé Numéro Un en Malaisie.

Numéro Deux en Angleterre.

Et Numéro Trois au Kenya.

Je suis Numéro Quatre. J’étais supposé être le suivant.

Mais je suis toujours vivant.

Cette bataille est loin d’être finie. »




L'avis de Phooka:



Voilà enfin la suite de la série de Pittacus Lore, Numéro Quatre. C'est même le tome 4, attendu depuis longtemps. Cette série a été initialement publiée chez Baam! et je suppose que la disparition de cette collection a entraîné le retard entre les sorties. Cet énorme gap, doublé de ma mémoire défaillante a fait que j'ai eu du mal au début à me souvenir de l'histoire en détail, même si des bribes restaient bien ancrées. Du coup, je dois avouer avoir lu les deux premiers chapitres, grosso modo, sans rien comprendre...

Il faut se souvenir déjà que les point de vue alternent. La construction de cette série est assez étrange (et très réussie), dans le sens où, pendant quelques chapitres, on suit le point de vue de l'un des héros. Le texte est donc à la première personne. Puis on passe à un autre héros, le texte est toujours à la première personne et la transition brutale. Pour aider le lecteur, la police de caractère est différente selon le personnage. Oui mais, quand on a lu le tome 3 il y a plus d'un an, on oublie, du moins moi j'oublie, ce genre de détails ... Il m'a donc fallu presque lire les deux premiers chapitres en entier pour réaliser que c'était Sam qui "parlait" et quand j'ai (enfin) percuté, ça a été comme un barrage qui casse. D'un seul coup tout m'est revenu précisément en tête et à partir de ce moment, ma lecture ne fût plus que plaisir.

On retrouve alors petit à petit tous les héros des précédents opus, numéro quatre, six, huit, neuf  etc (et Sam bien sûr)... et la compagnie devient complète avec l'arrivée de numéro cinq, le seul manquant. A ce moment, la lectrice que je suis se dit naïvement que les Lorics étant enfin au complet, ils allaient devenir plus forts et coller la pâtée méritée aux Mogadoriens. Que nenni ! Ce n'est pas si facile que ça et nos jeunes héros ont encore beaucoup à apprendre, d'autant plus que leurs caractères respectifs ne sont pas toujours faciles, au point de se mettre soit même des bâtons dans les roues. Bref, le combat n'est pas gagné d'avance et c'est aussi ce qui fait le charme de cette série. Les jeunes héros ont tous leurs spécificités et si on peut préférer l'un plutôt que l'autre, ils ont tous leurs qualités et leurs défauts, ce qui les rend terriblement humains ...et franchement c'est un comble pour des extra-terrestres non ?


Bref, tout ça pour dire que cet opus est à la hauteur des précédents et que passée la brasse coulée du tout début, le temps de se remettre dans le bain, le lecteur suit les aventures de nos jeunes héros avec beaucoup de plaisir. Des surprises sont au rendez-vous, du suspense et de l'action aussi. Je ne demande plus qu'une chose, c'est que la suite sorte vite pour pouvoir m'y replonger plus facilement et avec tout autant de délice.



Les précédents tomes:


lundi 19 mai 2014

WIDDERSHINS de Ari Marmell



1 - LE PACTE DE LA VOLEUSE


Éditions Lumen
413 pages
15 euros


4 ème de couv :


Dans une autre vie, elle s’appelait Adrienne Satti, mais à présent, elle n’est plus que Widdershins. Gamine des rues, devenue noble, puis voleuse – la vie ne l’a pas épargnée. Orpheline très jeune, elle a connu la pauvreté et le luxe les plus extrèmes. Revenue aux ruelles sombres d’où elle était sortie, elle est désormais considérée comme l’une des voleuses les plus intrépides... Mais ses talents suffiront-ils à la sauver de la ténébreuse conspiration qui ronge inexorablement les entrailles de la cité de Davillon ? Découvrez Widdershins, l’aristocrate devenue voleuse, qui connaît mille façons de couper une bourse et autant de charmer ducs et barons dans les salons de la noblesse !


L'avis de Dup :


Adrienne Satti n'est encore qu'une enfant des bas fonds de la cité de Davillon lorsqu'un incendie la prive de ses parents. Orpheline recueillie par les soeurs d'un couvent priant le Dieu Vercoule, elle ne pourra se plier à l'autorité et choisira de prendre la tangente, retrouver son quartier de miséreux et se débrouiller seule. Ce rude apprentissage va lui inculquer rapidement les bases de son "métier" : voleuse. Elle sera très vite connue et reconnue sous le pseudo de Widdershins = dans le sens inverse des aiguilles d'une montre, à contre-courant. Son intrépidité et sa répartie cynique vont séduire un noble, haut personnage qui va tenter de la hisser au sein de l'aristocratie Davillonaise. Mais des événements vont l'obliger à abandonner cette vie privilégiée et reprendre ses anciennes activités.

Ce sont ces événements que l'on va découvrir dans ce roman. Construit sur un va et vient incessant entre le passé et le présent, les chapitres alternent et déroutent franchement au début, car ce passé est relaté au présent. Mais on s'y habitue bien vite, d'autant que cette trame va servir habilement l'intrigue et augmenter le suspense. Un complot d'ordre religieux se trame depuis des années dans la cité et Widdershins va se retrouver au milieu. 

J'ai beaucoup aimé ce personnage vif, énergique et à la langue bien pendue qui frise souvent l'insolence narquoise. Les dialogues sont savoureux et très nombreux, car même quand elle est seule, elle échange avec un personnage invisible du nom de Olgun. Personnage imaginaire ? Ange gardien ? Je vous laisse le découvrir. Le système de religion et de cultes créé par l'auteur est très original et ma foi passionnant. Il y a les Dieux légaux, approuvé par le Pacte Sacré rédigé par l'Église il y a fort longtemps et les illégaux, que l'on vénère en douce, en cachette. Plus un Dieu compte d'adeptes et plus il prend de l'importance. Certains Dieux n'ont qu'un adepte et cela fait d'eux des Dieux faibles et très vulnérables... Mais il faut aller bien avant dans le texte pour comprendre ce principe.

Mais ce défaut ( à mon sens ) est contrebalancé par une action omniprésente. C'est un livre qui se dévore, les pages tournent très vite afin de suivre les péripéties de cette héroïne attachante. Les rebondissements sont nombreux, quelques surprises au rendez-vous, pas de doute ce roman plaira aux Young Adults auquel il est destiné. Pour ma part, c'est un livre que j'ai lu avec plaisir et je serai au rendez-vous pour suivre les aventures de cette turbulente Widdershins.



dimanche 18 mai 2014

LES AGAPES littéraires au Croiseur à Lyon les 23/24 mai 2014









Au programme :




Vendredi 23 mai



«Histoires de vies»

Au Croiseur

Au menu de la soirée BIOgraphie



18h30

Entrée littéraire 

avec les étudiants de l’ECAM et leurs nouvelles



19h

Spécialités littéraires

Laurent Toquet pour sa bio de Nick Drake

Romuald Boissard (historien et scénariste BD) sur «Délirium» autobiographie de Philippe Druillet

Robert Lapassade et Joachim Expert (piano) sur la bio de Thelonius Monk

Gourmandise littéraire

Emanuel Campo 

«Quand j’étais petit je pensais que la bande de Gaza c’était un groupe de rock»

Ivresse littéraire

Démo slam par le collectif la Déchirature

A manger et à boire

Plat principal

Ernestine (wok végétarien)

Extra

Producteur BIO de vins, fruits et légumes : Les Paniers de Martin, 3 ptits pois

Buvette

Vin du Beaujolais - Bières avec Terre de bières (bières artisanales)

+

librairies Rive Gauche et le Livre en Pente







Samedi 24 mai



"Enfermement et évasion"



Au Modern Art Café 

(Croix-Rousse)

Brunch littéraire

11h

Lecture de Jean-Marc Avocat extraits des Nourritures Terrestres de Gide

Happenings Topor «Cuisine cannibale» par Camille Douls, Agathe Marchal , Maryline Fournier et David Achour

Expression libre! Ramène ton livre!


Pour une lecture d’une page de ta vie (en français ou autres)


Au Croiseur


Expo photo de Karim Kal «L’arrière-cour»



14h

Café/thé littéraire

Témoignages et interventions sur le thème

«Prison: l’évasion est-elle légitime?»

Avec:

Bernard Bolze 

«prisons de Lyon - Une histoire manifeste»

et la participation de : Eric Jayat (ancien détenu), André Boiron (ancien détenu et auteur), 

Sylvain Cormier (avocat)



Nicolas Le Breton 

«Les grands criminels lyonnais»

Lilian Mathieu 

«Columbo, la lutte des classes, ce soir à la télé»

(entretien vidéo réalisé par Bastien Ferré)

Philippe Deschemin (redacteur en chef de l’Incontournable magazine ) et son livre «Contoyen»



A boire et à manger



Spécialités à l’orange

Praline et fleur de sel (crêperie)

On a tueR Maïté (resto mobile véget’)

+

Stand des librairies Rive Gauche 

et le Livre en Pente



18h

Apéritif théâtral sur plateau

«Off Maldoror»

de Marc Chalosse avec Xavier Picou

Compagnie Gemmes



19h

Entrée littéraire théâtrale

Julie Rossello pour la lecture de sa pièce «cage»

Riad Gahmi pour la lecture et la mise en espace de sa pièce «Où et quand nous sommes morts»

Avec : J.M Avocat, Mélanie Bozon, Lucas Vautrin...



21h30

Concert du groupe BASSMA- world music



22h30

Spécialités poétiques sucrées-salées surréalistes

Méli-mélo poétique du syndicat des poètes qui vont mourir un jour façon Frédéric Houdaer 

+ Katia Bouchoueva



23h30

Gourmandise poétique avec accompagnement

Lecture relevée de Tarkos par Raphael Defour avec batteur



A boire et à manger



Apéritifs

Assiettes de charcuteries et fromages 

les Paniers de Martin

Buvette vin BIO du beaujolais - Bières artisanales avec Terre de bières

Plats principaux

On a tueR Maïté : spécialités égyptiennes



Ernestine (wok végétarien)



A partir de minuit

Ivresse littéraire - The great escape



Une nuit sous le signe des étoiles, de la galaxie et des autres mondes



Lectures salon sur le voyage spatial et la SF

A partir de l’ouvrage «le tourisme spatial» de Michel Messager et de nouvelles des auteurs lyonnais de science-fiction Sylvie Lainé et Li Cam



Lecture futuriste mise en espace 

par les élèves du FRACO

(Formation art burlesque et clownesque de la Scène sur Saône)

Galactik Gallery- V-jing

Garden Chill Out - Transats, téléscope et rêves cosmiques



Digestif

Solstice - Cosmic beats



Dancefloor

A boire et à manger
Desserts lactés
par le café culturel l’Antre Autre








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