vendredi 4 octobre 2019

UNE COSMOLOGIE DE MONSTRES de Shaun Hamill





Éditions Albin Michel
Collection Imaginaire
416 pages
24 euros






L'avis express de Dup sur Une cosmologie de monstres de Shaun Hamill



Amateurs de HP Lovecraft, vous devriez apprécier.
Non-amateurs -dont je fais partie- vous y trouverez votre compte également.
J'ai beaucoup apprécié ma lecture.


L'AVIS DE DUP




Il faut quand même que je vous avoue ma crainte première en démarrant ce roman, en partie à cause de la couv. Les tentacules ont beau être rouges, pour moi tentacules = Chtulhu. Or Chtulhu je ne l'ai jamais lu, pire, je pense que je ne le lirai jamais. J'entends déjà les huées... De HP Lovecraft, j'ai seulement lu L'affaire Charles Dexter il y a une bonne dizaine d'années et mon Dieu, je m'en souviens comme d'une purge qu'il fallait que j'avale jusqu'au bout car lu dans le cadre d'une lecture commune. Alors, soit, il y est beaucoup question de HP Lovecraft dans ce roman, par de nombreuses citations notamment, mais je me suis sentie carrément plus à l'aise lorsque Margaret, la mère de famille alors jeune fille donne son opinion sur le premier roman qu'elle découvre de cet auteur : "aride et tarabiscoté"  😃

Et bien, si HP Lovecraft n'est pas pour moi, il en va tout autrement de Shaun Hamill car j'ai beaucoup apprécié ma lecture.

L'auteur va nous faire suivre une famille américaine modeste sur une longue période, quasiment cinquante ans. Le narrateur est Noah, le benjamin, Sydney et Eunice, ses sœurs aînées. Il remonte son histoire à la rencontre entre ses deux parents : l'employée de la librairie et le jeune passionné de Lovecraft. Il reste cependant dégagé du récit jusqu'à ce qu'il entre en scène réellement et adopte alors la première personne du singulier. Le roman devient alors complètement immersif.

Cette famille donc va être entraînée par la passion et l'obsession de Harry, le père, pour créer, construire une maison hantée. Ce qui au début ne devait être qu'une attraction halloweenesque du quartier va prendre de l'ampleur au fil des ans pour devenir un job familial à plein temps.

Côtoyer cette famille dans la vie de tous les jours et surtout voir combien le malheur s'acharne sur eux augmente l'empathie que l'on éprouve. Le décès du père à peu près à la naissance de Noah, la disparition de Sydney, les dépressions à répétition d'Eunice, la coupe est pleine !

Et les monstres me direz-vous, et bien j'y viens. Il y a en fait un sixième membre dans cette famille Turner, un monstre rodant et grattant aux vitres, perçu par tous mais seul Noah va interagir avec lui... euh, plus qu'interagir d'ailleurs ! Ambiance glauque, stressante mais pas trop, plutôt sournoise, voire malsaine, bref n'attendez pas le grand frisson. Ce ne sont pas trop les monstres (oui, ils sont nombreux) en tant que tels qui m'ont effrayée (en vrai même pas peur d'ailleurs) mais plutôt l'impact qu'ils ont sur cette famille à laquelle je me suis franchement attachée.

La narration de Noah est entrecoupée de passage façon scripts de scénario, une séquence par personnage. Si au début cela perd un peu le lecteur, très vite cela prend son sens, révèle l'intrigue et le final est juste génial !

Une construction habile et maîtrisée, une plume fluide et sobre, pour un premier roman c'est une réussite. Ce n'est pas tant le fantastique, encore moins l'horreur qui m'a plu dans ce roman mais plutôt la galerie de personnages attachants créée par Shaun Hamill qu'on y rencontre. Je gage que les amateurs de HP Lovecraft l'aimeront encore plus que moi !



mardi 1 octobre 2019

En novembre 2019 chez Folio SF [sorties]







Novembre 2019

*****

Grégory Da Rosa 

Sénéchal II




*****

Saad Z. Hossain

 Bagdad: La grande évasion !


Traduit de l'anglais (Bangladesh) par Jean-François Le Ruyet




*****

Al Robertson

 Station : La chute


Traduit de l'anglais par Florence Dolisi



*****

Éditions collector :




Mary Shelley

 Frankenstein
ou Le Prométhée moderne

Traduit de l'anglais par Alain Morvan



H. G. Wells
 La machine à explorer le temps

Traduit de l’anglais par Henry D. Davray






lundi 30 septembre 2019

L'ÎLE DU DIABLE de Nicolas Beuglet





Éditions XO
310 pages 
19,90 euros




L'avis de Dup sur L'île du diable de Nicolas Beuglet


Un roman qui clôt la trilogie Geringën à cent à l'heure, riche en révélations et découvertes.
Un coup de cœur encore une fois.



L'AVIS DE DUP



Lorsque l'on retrouve Sarah, notre enquêtrice des forces spéciales norvégiennes, elle termine sa peine de prison suite à la conclusion de son enquête précédente dans Complot (un livre que toutes les femmes devraient lire d'ailleurs). La veille de sa sortie, son père André Vassili est assassiné, son corps torturé. Stefen, son supérieur hiérarchique lui confie l'enquête, officieusement bien sûr car il y a un poil conflit d'intérêt... Pour ce faire, il l'associe à une jeune recrue, Adrian Koll qui ne cache pas sa fierté de travailler aux côtés de l'impitoyable Geringën.

André Vassili était pour Sarah, comme pour sa mère d'ailleurs, un homme renfermé et peu sociable, très secret et surtout dépressif. Elle a beaucoup souffert enfant de ce manque de témoignage affectif. Les premières investigations de Sarah vont lui faire découvrir toute une face cachée de son père, et je vous promets que la surprise est de taille ! Pour ne pas sombrer dans l'émotionnel, Sarah va se lancer à corps perdu dans cette enquête afin de comprendre pourquoi son père était ainsi et pourquoi a-t'il été torturé puis assassiné.

Et puis cette enquête lui permet de se tenir éloignée de Christopher dont elle estime ne pas mériter l'amour. Un Christopher qui, lui, ne lâche pas le morceau et continue de son côté à enquêter sur une autre affaire, bien antérieure, qu'un journaliste à fait resurgir récemment pour nuire à la réputation de Sarah.

Des chapitres courts et bourrés d'action, une ambiance stressante décuplée par le malaise qui va crescendo dans l'esprit et le cœur de Sarah, ce roman est un vrai page-turner. La fin est arrivée bien trop vite à mon goût ! Bon 310 pages contre 490 pour Complot, ceci explique cela...

Avec son écriture toujours aussi percutante, Nicolas Beuglet nous fait comme à son habitude découvrir un fait historique réel, caché bien évidemment tant il est peu reluisant. C'est glaçant, et pas uniquement parce que cela se passe presque en Sibérie. Il nous parle également de découvertes génétiques peu connues mais cependant bien glaçantes elles aussi. J'aime beaucoup quand les recherches scientifiques de nos auteurs se penchent sur le domaine médical comme le fait très souvent Franck Thilliez, on apprend énormément de choses de façon très ludique.

Alors que dans les deux tomes précédents, Le cri et Complot, Sarah Geringën était le pit bull qui talonnait les responsables des intrigues, ici elle en est le centre. Nicolas Beuglet va la ballotter de surprises (toujours désagréables) en révélations (toujours ahurissantes), sans lui laisser le temps de respirer, sans concession aucune pour son personnage principal. Et sans concession non plus pour son lecteur (enfin, ses lectrices essentiellement si j'ai bien compris 😃), il abandonne là notre Sarah, sur cette Île du diable qui clôt la trilogie Geringën. Le voyage aux côtés de Sarah fut stressant, angoissant et instructif, bref passionnant. Trois volumes, trois coups de cœur... que dire de plus ? Si, une autre Sieur Sker Sieur Beuglet !





vendredi 27 septembre 2019

La couv du tome 4 de LA PASSE-MIROIR de Christelle Dabos [Sorties]



En grand, pour le plaisir des yeux !

La Passe-Miroir # 4

La tempête des échos


CHRISTELLE DABOS




Illustration de Laurent Gapaillard
Magnifique, inimitable, encore une fois !
Gallimard Jeunesse

Mais il va nous falloir attendre encore jusqu'au 28 novembre 😩




Notez la belle uniformité !