lundi 21 mars 2016

IMRIEL Tome 2 de Jacqueline Carey



LA JUSTICE DE KUSHIEL

IMRIEL # 2



Éditions Milady
918 pages
12,90 euros


4ème de couv :


Héritier d'une lignée mortellement dangereuse, le prince Imriel est troisième dans l'ordre de succession au trône de Terre d'Ange. Pion majeur sur l'échiquier politique, il n'a guère le choix de son destin. Lorsqu'il sacrifie l'amour au devoir, les dieux eux-mêmes ne peuvent rien pour le protéger des conséquences de ses actes. En Alba, de sombres puissances œuvrent pour utiliser ses propres passions contre lui.
L'aventure l'entraînera encore plus loin qu'il ne l'avait rêvé, jusqu'à un pays déchiré par la guerre où, d'une foi ancienne, une nouvelle est en train d'éclore.
Lorsque tout sera fini, la justice divine de Kushiel se fera sentir sur la Terre comme au ciel...



L'avis de Dup :

Ah, Imriel ! Quel plaisir de retrouver ce sombre et beau jeune homme. Je viens de passer une petite semaine de rêve à ses côtés, à soupirer, à sourire, à rire mais aussi à sangloter, pleurer, hurler. Et rappelons le, c'est Jacqueline Carey à la plume : à aimer intensément et avec passion, avec mesure parfois, avec démesure souvent. Quelle aventure, quelle épopée !

Une semaine c'est long dans ma vie de lectrice compulsive, voire boulimique. Et pourtant j'en ai savouré chaque seconde. Cet auteur n'a pas son pareil pour créer un personnage aussi intense et aussi réel. On le veut à soi Imriel, on le veut ami, confident, amant. On veut pouvoir apaiser toutes les souffrances marqués dans sa chair au fer rouge par une enfance des plus dévastatrice. Et comme si cela n'avait pas été suffisant pour un seul homme, encore si jeune, l'auteur ne le ménage pas dans ce volume. Sa souffrance physique et morale sera plus grande encore. Élua, quel destin pour un si jeune homme, de devoir se battre, se justifier encore et toujours pour des fautes qu'il n'a pas commises. Oui Imriel est le digne descendant de ce dieu vénéré en Terre d'Ange : Elua le béni, dont le précepte est l'amour charnel. Mais sa branche maternelle le rattache à Kushiel, le dieu de la vengeance et du châtiment corporel. Il ne peut nier cette fibre, même si toute son âme maudit cette mère, la plus grande traîtresse du Royaume. Mélisande, cette femme que je ne connais toujours pas... un jour peut-être je prendrai le temps de lire la trilogie précédente : Kushiel.

Mais revenons à Imriel. Prince Imriel, fils adoptif de Phèdre et Joscelin. Deux sacrés personnages eux aussi. Imriel qui se découvre amoureux de la dauphine de Terre d'Ange, Sidonie. Imriel qui accepte de se laisser marier à Dorelei, la nièce du Cruarch d'Alba et père de Sidonie, afin de consolider les liens entre ces deux royaumes, afin de donner une descendance royale en Alba. Il va donc aller contre les préceptes d'Elua. Et il va le payer très cher... Mais je vous laisse découvrir ce que Jacqueline Carey lui a réservé comme sort.

À ses côtés, nous allons cette fois-ci voyager en Alba puis remonter loin vers le nord du continent. Les Pays Plats, la Skaldie, puis plus loin encore, au fin fond de Vralia. Dans le nord du Nord, en plein hiver... Parez vous de votre plus chaud manteau, de bottes et gants fourrés et surtout n'oubliez pas la toque de fourrure si vous voulez survivre au climat de ces latitudes.

Mais il n'y a pas qu'Imriel dans ces 900 pages, on y trouve une sacrée galerie de personnages qui vont interférer avec lui. Les citer n'apporterait pas grand-chose et surtout je ne saurais lesquels privilégier. Ils ont tous une réelle profondeur et apporte beaucoup de véracité à ce récit, qu'ils croisent brièvement ou plus longuement sa route. Ils sont tous ciselés à la perfection et ne peuvent laisser indifférent.

La magie discrète proposée par Jacqueline Carey est là, bien présente et rappelle que c'est bien de Fantasy dont nous parlons ici. Charmes, visions prémonitoires, envoûtements, métamorphoses bestiales, elle flirte avec la mythologie celte et ce n'est que du bonheur de lecture. Mais je crois que la plus belle magie ici, c'est bien de la plume de l'auteur qui est réellement envoûtante. Elle manie à merveille le passé simple qui confère à ce récit un soupçon de préciosité que j'ai beaucoup aimé. C'est un beau, un merveilleux coup de cœur.



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