mercredi 30 mars 2016

LE PORTEUR DE LUMIÈRE Tome 3 de Brent Weeks




Éditions Milady
1046 pages
12,90 euros



4ème de couv :


Alors que les dieux s'éveillent, la Chromerie s'efforce de retrouver son Prisme, le seul homme capable d'enrayer le chaos. Mais Gavin Guile a été capturé par des pirates. Pire encore, il a perdu le pouvoir qui le définissait : celui de créer. Privé de la protection de son père, Kip Guile va devoir faire montre de toute son ingéniosité pour survivre à une guerre secrète entre les nobles, les factions religieuses, les rebelles...
et un ordre de mystérieux assassins de plus en plus puissant, l'OEil brisé. Chaque lumière crée une ombre. Chaque ombre dissimule un secret. Chaque secret détient une vérité.




L'avis de Dup :

Attention, spoilers inévitables par rapport aux tomes précédents. 

La longueur de ma chronique va probablement être inversement proportionnelle à celle de ce livre ! Parce que malgré la taille de cet énorme pavé, je dois avouer que l'intrigue n'avance pas beaucoup. On retrouve chaque personnage là où l'auteur les a laissé, c'est-à-dire en situation plus que précaire, et chacun va continuer son bout de chemin indépendamment des autres. 

Gavin a perdu toutes ses couleurs, il voit le monde en nuances de gris et n'a plus aucun pouvoir. Difficile donc d'échapper aux chaînes qui le relient au banc de rames. Il est bel et bien prisonnier du tristement célèbre pirate le Canonnier. 
Quant à Kip, qui a été balancé par-dessus bord car jugé inutile, il va tant bien que mal réussir à rejoindre la Chromerie et son unité de la Garde Noire. Sur son chemin pas mal d'épreuves, plus physiques que morales, qui vont lui permettre de gagner quelques crans à sa ceinture d'ailleurs... Il va poursuivre ses recherches sur le Porteur de lumière dans les bibliothèques cachées, dites "restreintes".
Teia continue son étude du paryl et perfectionne ses capacités à se rendre invisible. Elle va également découvrir que certaines obligations morales sont des chaînes bien plus lourdes que l'esclavage. 
Karris va être prise sous l'aile du Blanc, qui va la formater pour en faire une parfaite espionne. 
Et tandis qu'Andross Guile continue à manigancer et manipuler le plus de monde possible à la Chromerie, le Prince des couleurs et son armée de spirites avancent inexorablement et conquièrent les satrapies, les unes après les autres.
Mais au-dessus de tout ce monde plane l'ombre de l'Oeil Brisé. Qui en est ? Qui n'en est pas ?  

Ce volume aura été intéressant, mais pas captivant. Je ne peux pas dire que je me suis ennuyée, ce serait archi-faux, néanmoins parfois survenaient des moments de lassitude. Comme si j'assistais à la mise en place d'une scène de théâtre, mais pas à la pièce elle-même. On voit bien les personnages, mais ils n'ont pas tous endossés encore leur tenue de scène ! Je dois avouer qu'autant de pages pour faire un tome de transition, c'est un peu long. 

Et puis, heureusement, sur les cent dernières pages, Brent Weeks réenclenche la première et l'accélération est fulgurante. Les derniers chapitres sont haletants, les révélations fracassantes et nous laissent encore une fois dans une situation telle qu'on a qu'une envie : lire la suite ! D'autant plus qu'une de ces révélations me reste en travers de la gorge et que j'aimerai bien un peu plus de lumière. Rhaaa, il est fourbe cet auteur ! Et non je n'en dirai pas plus. En fait si, je rajouterais un message personnel à l'auteur : "Je veux bien que cette trilogie se transforme en beaucoulogie , mais please, plus de volume de transition svp !"




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