lundi 5 mai 2014

Second volet de l'ITV d'Anthelme HAUCHECORNE




L'ITV se poursuit par ici
Pour retrouver le premier volet, suivez ce lien




Cancre cuisiné à la cannelle canaille
Spécialité de Toussaint pour petites pestes et grands malades
Recette proposée par maîtresses Dup et Phooka

Temps de préparation :
34 ans
Cuisson :
Un mois, à feu nourri
Ingrédients :
65 kilos de viande de second choix vigoureusement attendrie au maillet ; 1 intégrale de Pierre Desproges ; 2 sacs de farine de Grands Anciens label Providence A.O.C. ; un sachet de levure chimique Tim Burton ; 3 cubes de bouillon de bave de triton ; une cuillère à café de cannelle en poudre.

Concoction :
Bercez trop près du mur, faites mariner dans le lait et les langes souillés, attendez que votre cancre gazouille.
Nourrissez ensuite votre mascotte de bandes dessinées (Spirou, Achille Talon, Les Eaux de Mortelune…) de sorte qu’elle entre en ébullition.
Laissez reposer quelques années devant des films d’horreur, jusqu’à ce que la croûte de votre cancre se cloque de boutons d’acné. Envoyez au lycée, réglez votre système scolaire sur thermostat 10, fonction grill enclenchée.
Ajoutez une pincée de jeux de rôle, deux-trois séries râpées (Breaking bad, Sherlock…) puis servez avec sa garniture de musiques tonitruantes et ses verrues.

Dégustation :
À vos fourchettes, et n’hésitez pas à piquer les parties tendres de la bête !

Crédit photo : Julie Deltorre, pour Chaudron Magazine




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Bonjour Anthelme !


Ma question initiale ayant déjà été résolue (pseudo ou pas pseudo ?), je vais passer à la suite !

J'ai beaucoup aimé les incursions lorraines dans tes textes (et les lecteurs qui n'aiment pas le patois ni les notes de bas de page n'ont qu'à lire autre chose) et donc, du coup, je me demandais si c'est une langue (dialecte/idiome/patois, au choix, je ne veux vexer personne) que tu pratiques couramment, à la maison mettons, ou si ce sont des mots comme ça qui viennent au quotidien (j'sais pas si c'est très clair...). Quand j'étais petite, j'ai longtemps ignoré le terme français pour certains mots car à la maison nous utilisions très partiellement une autre langue (d'où ma question). 

J'ai également trouvé très intéressante la façon dont le folklore local s'intégrait à l'histoire dans Âmes de verre : on sent que le sujet a été bien bossé ! (D'ailleurs je valide la lecture de Claude Lecouteux, excellent choix). 

Bon, et j'en profite pour une autre question : as-tu déjà envisagé d'écrire à quatre mains ?


Anthelme :



Bonjour Sia !


Je vais te décevoir : je ne parle pas patois couramment (je viens de casser un mythe). Néanmoins, comme toi, j’ai été soumis à des influences corruptrices dans mon jeune âge. Au collège, je me rappelle que nos conversations de cour de récré mêlaient argot « jeun’s » et de petites bribes de patois (avec un penchant pour les termes fleuris). A ce tableau piquant s’ajoute ma charmante maman et ses pincées de néologismes auvergnats. Tu l’auras compris, j’ai vécu une enfance traumatisante, dont mon écriture porte les séquelles.



Sur la question du vocabulaire plus généralement, malgré mon attachement à la langue de Rabelais, j’aime mêler à mes univers des mots « étrangers ». J’ouvre grands les frontières, quand bien même celles-ci ne seraient que lexicales. A travers ce procédé, j’espère provoquer un dépaysement. Dans Le Carnaval aux corbeaux par exemple, les créatures du Nibelung sont désignées sous leur nom allemand. Dans La Croisade des marmots, je me pencherai cette fois sur l’arabe, une façon comme une autre de rappeler l’apport de cette civilisation à notre culture.



L’écriture à quatre mains fait partie de mes projets à plus long terme. La littérature française de l’imaginaire fourmille d’excellents auteurs avec lesquels j’aimerais collaborer. Dans l’immédiat cependant, avec trois projets en cours, j’ai de quoi me tenir (sur)occupé !


Dup :

À mon tour, et cela va être presque une engueulade... qui aime bien, châtie bien :))
Alors, Le carnaval aux corbeaux n'est pas encore sorti que tu me sembles d'ores et déjà plongé dans ta Croisade des marmots... Quid de l'En-Deçà que j'attends en piaffant ???


Que NOUS attendons en piaffant, n'est-ce-pas Sia !


Anthelme :




« Le Mois d’Anthelme Hauchecorne »… Je craignais que sous ce titre ô combien flatteur se cache un dessein malhonnête. J’avais vu juste : traquenard et coups fourrés. Ôte ton masque, Gríma « Langue de Serpent », ton déguisement de Dup n’abuse plus personne. Apprête-toi plutôt à ravaler ton venin…



À ce jour, L’En-Deçà compte déjà 2 321 pages de note (ai-je mentionné plus tôt que je ne prenais pas de vacances ?). Le roman a déjà bien mûri, il me trotte souvent en tête (range ta pioche Dup, c’est une métaphore).



Toutefois, avant de me replonger dans l’univers du Sidh, j’apprécie de travailler à des projets plus courts et moins glauques… Même si je me languis de retrouver cette canaille de Craqueuhle et sa gouaille visqueuse. L’ouvrage devant compter une quarantaine d’illustrations, je dois également remplir en prévision mon cochon tirelire (mi-cochon mi-pelote de scotch, le pauvre suidé a beaucoup souffert).



Je souhaite offrir une suite de qualité. Si comme moi vous haïssez ces séries qui tournent en eau de boudin parce que l’auteur est pressé d’en finir, vous comprendrez alors que je prenne mon temps… Sauf peut-être Dup qui me cassera les rotules lors d’un salon prochain, parce que son stage à la Vigie lui a refilé tout plein de sales habitudes (les Cogneurs voient en elle une recrue prometteuse, je rappelle que ce n’est pas un compliment).

Entre-temps, une courte nouvelle (pléonasme) dans l’univers du Sidh est en préparation. Elle devrait dévoiler la triste origine du Requiem du dehors, avec son lot de surprises pas piquées des vers et sa garniture de révélations tourneboulantes.


2321 pages de notes !!! Non seulement c'est énorme, mais en plus c'est précis :ko: 
Impressionnée la Dup, sifflet coupé :)) 
Note à moi même : équiper mon BookBringer d'un casse-rotules =D

Dup :

Well, après m'être lavée la bouche plusieurs fois au savon ( beurk), je continue sans venin...ou pas :)
Donc, si je relis le début de cette ITV, tu écris depuis que tu sais tenir un crayon. Est-ce une passion ou un besoin ? Comment réagis-tu si les circonstances t'en empêche ?
Y-a-t'il des conséquences de cette implication sur ton entourage ?
Psychorigide tu dis...j'ai tendance à plaindre la personne qui partage ta vie ! ... *file se relaver la bouche*


Anthelme :


Je ne suis pas plus drogué à l’écriture que je ne suis shooté à l’oxygène : simplement je n’envisage pas de vivre sans.



Je n’ai jamais été empêché dans mon écriture puisque je trouve toujours moyen de gribouiller : crayon, smartphone, PC, papyrus, palimpseste, tablettes d’argile, peintures rupestres, rien ne m’arrête.



Si je ne pouvais plus écrire, j’ignore précisément quelles seraient les conséquences mais je les devine funestes. Tant d’histoires prisonnières d’une cervelle si minuscule, sans moyen d’évacuer la pression, je finirais fatalement par exploser. Le cas échéant, après le casse-rotule madame Dup, prévoyez le parapluie !



Mon entourage se porte bien et je ne vais pas davantage explorer le sujet de ma vie privée. C’est là le grand avantage de l’avènement de la téléréalité : depuis M6, Endemol et tutti quanti, étaler son intimité au grand jour n’a jamais été ni aussi has been ni aussi ringard qu’à notre époque. Je me soustrais donc joyeusement à cet exercice, ce sera ma grande évasion.



Au surplus, je suis le plus à plaindre de devoir cohabiter avec moi-même, parce que je ne suis pas près d’en être débarrassé ! ^^

À la fin de ce mois, il n'y aura plus de place dans BookBringer pour y mettre un livre si ça continue :))



2321 pages de notes !!! Mazette, c'est un chiffre qui laisse rêveur (et c'est très impressionnant) !
C'est quel type de notes, d'ailleurs ? Des indications d'intrigue, de psychologie des personnages, des recherches ..?

PS : moi aussi je préfère les suites travaillées et qui ne laisse pas une impression de "vite fait mal fait". 


Anthelme :


J’aimerais vraiment te répondre en détail Sia, mais à ce stade il nous faudrait inventer toi et moi le mot pour désigner la mère de tous les spoilers. Je propose « über-spoiler », ça sonne joliment à l’oreille, c’est un néologisme très intuitif, en l’écoutant le néophyte devine d’emblée un « équivalent bombe H » à même d’anéantir efficacement tout plaisir de lire.



Donc bien évidemment ma réponse restera évasive, mais je ne me défile pas !



Ces notes contiennent toute la cosmogonie du Sidh tel que je l’ai imaginé, avec ses régions, ses peuples et ses légendes. Au gré des trois prochains tomes, la dimension d’origine des streums fera l’objet de découvertes crescendo de la part de nos héros. Camille et ses compagnons s’immergeront progressivement dans cette culture, au point d’en perdre leurs repères. Âmes de verre initie un cycle dans lequel il est avant tout question de l’altérité et du dialogue entre deux univers.



En vérité, cette quantité de matière n’est pas si impressionnante. Après tout, ce ne sont que des notes ! Toutes ces idées ne sont pas forcément bonnes, loin de là. Espérer écrire une belle histoire, c’est déjà partir du postulat de sacrifier les trois-quarts de ses trouvailles afin de ne servir que les meilleures aux lecteurs.

Ramettes :


Bonjour Anthelme,

J'ai découvert que ce prénom ne se prononçait pas comme il s'écrivait... Première découverte.

Alors 2321 pages de notes... j'ai déjà essayé de me servir de "Âmes de verre" pour caler un meuble et je n'en avais pas d'assez bancal... (je plaisante bien sûr... je ne ferai jamais ça avec un livre !) avec deux je pourrais poser une étagère ? (je suis vilaine)

Je suis en train de lire "Âmes de verre" et je vais de surprises en surprises (bonnes) et à un moment donné Vincent détache ses cheveux et je n'ai pu m'empêcher de faire une relation avec la photo ... Alors Vincent c'est un peu Anthelme alors ? Et là, question qui tue... Avez-vous toujours eu les cheveux longs ? Votre Inspiration y trouverait sa source, comme la Force pour Samson ? Je sais ma question est nulle mais je reviens de vacances et je suis fatiguée...

"La croisade des marmots" le pitch me donne envie... j'ai lu il y a peu un roman jeunesse où ce sujet était traité. ("Petit-Cuivre") ... je suis moins attirée par le côté punk ... je suis plus fantasy.

Plus sérieusement, je suis en train de lire "Âmes de verre" alors qu'il y a eu le festival du livre d'Arras et je trouve qu'il aurait sa place... 

Avez vous un travail (autre qu'auteur) ou vivez-vous que de vos écrits ?

Merci de ne pas me tenir rigueur de mes âneries...


Anthelme :

Je note que tu maltraites ton exemplaire d’Âmes de verre, Ramettes, laisse-moi te dire que tu commences mal. C’est mesquin de s’en prendre à plus petit que soi. Un mauvais point.
Oui, Âmes de verre est plein de bonnes surprises au début. Les mauvaises sont compilées à la fin, afin que le lecteur ne les découvre qu’après son passage en caisse. Une idée de mon éditeur, nous vivons à l’heure du marketing que veux-tu.

« Alors Vincent c'est un peu Anthelme alors ? » Donc là Ramettes, tu sous-entends que comme lui je torture une jeune fille dans ma cave ? Deuxième mauvais point. Si tes autres questions sont du même tonneau, peut-être devrais-je envisager les services d’un avocat.

« Avez-vous toujours eu les cheveux longs ? » Bien sûr, je suis né avec les cheveux longs. Enfant, j’ai joué un petit rôle dans un film d’auteur américain,La Famille Addams, j’y interprétais le cousin Machin. J’avais huit ans et quelques problèmes pileux. Je te raconte pas les complexes à la piscine. Le pire, c’était de faire ma toilette avec le ramasse-miettes. Et puis alors savourer un bol de soupe, imagine la logistique. Tu creuses les traumas de mon enfance, Ramettes, tu aggraves ton cas !

Alors tu vas rire (si, il m’arrive d’être drôle), je devais me rendre au salon d’Arras, c’était prévu, hélas mon covoiturier a écopé la veille d’une gastro carabinée. Oui, c’est la merde.

En dépit de la fortune colossale que j’engrange grâce à mes cuistreries, j’exerce le métier d’enseignant pour le plaisir de traumatiser la jeunesse. Appelons cela de la démence en circuit fermé.

Ne t’inquiète pas Ramettes, je ne te tiens pas rigueur de tes âneries, un coup d’œil aux miennes devrait suffire à te décomplexer.

Sia :


Über-spoiler, j'adore, je note ! D'ailleurs je remarque que j'ai quand même ma réponse, sans über-spoiler, et donc c'est über-classe!

C'est intéressant cette histoire de sacrifice des 3/4 de la matière (il me semble que j'avais déjà lu quelque chose de similaire dans une étude sur le travail de Tolkien) : mais j'aime l'idée que l'univers qu'on arpente temporairement est, en réalité, sacrément plus étendu et fourni !

Comment en es-tu arriver à publier chez Midgard (si ce n'est pas top secret, évidemment !) ?

Anthelme :

Après les coulisses de L’En-Deçà, Sia, voici à présent que tu t’immisces dans les arcanes secrètes de l’édition. Je flaire chez toi une passion un brin obsessive pour les secrets. Mais soit !



Ma publication chez Midgard doit entièrement à la démarche de Peggy van Peteghem, directrice de collection, qui est venue me solliciter après la parution de mon premier roman, La Tour des illusions. Geste que j’interprète comme un élan de pitié.



Nous collaborons depuis gaiement, avec le soutien également de Rémy Guyard dont la direction d’ouvrage a largement profité à Âmes de verre.



Preuve que l’écriture est un métier moins solitaire qu’il n’y paraît !


Mariejuliet :

 En parlant se cochonaille et de tirelire, les droits de Âmes de verre et de Punk's not dead vont des associations. Je voudrais tout d'abord saluer la démarche. La curiosité reprend ensuite la place : d'où est venue cette envie ? Dois-je en conclure que tu ne comptes pas sur tes livres pour devenir richissime et maîtres du monde (là je m'emporte). ?

Dup :

 Je complète la question de Mariejuliet car moi aussi je voulais te parler de ces dons à des assocs humanitaires. Tu disais il y a quelques jours que tu réinvestissais également tes droits dans les illustrations des prochains ouvrages. Il ne te reste plus rien au bout du compte non ? C'est volontaire ?

Anthelme :

Reverser une partie de mes droits me permet de joindre « le geste » à mes écrits. Mes histoires, divertissantes et (vaguement) cousues de réflexions, n’auraient pas la même portée sans cette démarche. À l’heure de la consommation de masse, le sens souvent fait défaut. Je souhaite rendre leur raison d’être à mes ouvrages, tout simplement. 

Je ne compte pas sur l’écriture pour devenir riche, car l’argent est un moyen et non une fin. Je veux perfectionner mon travail, point barre. J’espère en revanche pouvoir vivre un jour de mon écriture, tout en continuant d’effectuer des dons. 

Comme déjà évoqué lors de précédents entretiens, mes doits sont réinvestis dans des dons (entre 50 et 100 euros / associations et selon les années) et dans le financement des illustrations des ouvrages. En toute franchise, non seulement après ces paiements ne reste-t-il rien de mes droits, mais en plus j’en suis de ma poche pour le solde des illustrations. 2013 a marqué un tournant, avec la sortie d’Âmes de verre et de Punk’s not dead. Mes droits me permettent à présent non seulement de poursuivre les dons, mais aussi de couvrir le montant total des illustrations. Ce sera donc une « opération blanche », du moins dès lors que j’aurais touché mes droits.



 Bonjour Anthelme, Je découvre votre écriture avec Baroque N'Roll (j'adore le titre !) et j'ai hâte de lire un roman pour continuer. Les marmots me tentent assez. Vous avez dit plus haut avoir une autre activité (qui vous occupe de 8h à 17h en gros j'imagine), vous écrivez plutôt très tôt le matin ? Plutôt la nuit ? Faites vous des sessions écriture non-stop le wwekend ? Avez-vous des rituels pour vous mettre en train et ou vous contentez-vous d'attraper le stylo/la souris ? Est-ce qu'il vous arrive d'enregistrer une idée sur votre répondeur (ou un dictaphone c'est plus pratique) si vous êtes en panne de stylet/parchemin ? Enfin avez-vous un remontant magique en cas de coup de pompe ? Merci

Anthelme :

Hello Claire, 


Toutes mes condoléances pour la lecture de Baroque’n’Roll, qui commence à accuser son âge. C’est le défaut des œuvres de jeunesse, que de mal vieillir. Si je puis te recommander une prochaine lecture parmi mes ouvrages, je te conseillerais plutôt Âmes de verre ou Punk’s not dead. 


J’attaque mes journées très tôt : en temps normal j’essaie d’être à 6 heures devant mon écran, 7 heures quand je suis fatigué. Un lever à 8 heures équivaut chez moi à une grasse matinée. Bien sûr, les week-ends et les vacances sont l’occasion de cessions d’écriture prolongées. 


Je n’ai pas de rituel particulier avant d’écrire : je n’égorge pas de poulet, je ne sacrifie pas de pot de pâte à tartiner à Polymnie muse de l’écriture. Les seules prières qu’il m’arrive d’adresser, sachant que je travaille sous environnement Windows, appartiennent à ce corpus de croyances modernes très en vogue que l’on nomme « Informatique ». Il m’arrive d’effectuer des rituels en l’honneur de ce nouveau dieu, à coups d’invocations rageuses du genre : « ô saloperie de machine, démarre je t’en prie, ô Seigneur faites qu’elle démarre, sainte merde je vous en supplie… ». Je précise que je suis athée 90% du temps, mais je traverse parfois des accès mystiques en cas de panne informatique. 


Je prends mes notes sur smartphone. Là aussi, il m’arrive de « prier » sur smartphone. Car les voies de l’Informatique sont impénétrables, sauf du service après-vente. 


Je n’ai pas de potion magique car aucun druide n’habite près de chez moi. Aussi dois-je repousser l’envahisseur romain et la fatigue à grand renfort de café.

Paradisio :

Bonsoir !
Que de questions/réponses fortes intéressantes !

Une réponse que j'ai bien aimé (la première de Licorne) qui appui(e?) bien le fait qu'être rangé aux côté du Trône de fer dans la bibliothèque sans être encore lu est déjà bien en soi^^ (private joke)

Bon, là, il commence à se faire tard, et je n'ai toujours pas récupéré de mes vacances (mardi sans doute ça ira mieux ^^), donc pour le moment, je ne poserai qu'une simple question : combien de temps s'écoule entre la dernière nouvelle de "punk's not dead" et "Âmes de verre" ?
Aussi, en écrivant cette question, je viens de remarquer qu'il n'y a pas d'accent circonflexe sur le a de "Âmes" dans le titre mais une barre : est-ce un clin d’œil au cycle du non-a (symbole = Ā) de A.-E. Van Vogt ou rien à voir ? dans le second cas, cela fait-il référence à autre chose ?

En vous remerciant d'avance pour vos réponses, bon lundi !

Anthelme :

Entre le Roi d’automne (nouvelle) et Âmes de verre (roman), vingt années s’écoulent environ. Le temps pour Ambre de se métamorphoser, passant d’une adolescente un tantinet tête brulée à une Chasseuse rôdée et donneuse de leçons… Bien qu’il subsiste chez elle, cachées sous plusieurs couches de cynisme, des traces de la sale gamine de naguère.

Une barre sur le « Â » d’Âmes de verre ? Je plaide pour un problème de copier-coller, lors de la fusion de mes réponses par mail sur le site. Les majuscules accentuées n’apprécient pas toujours ce genre de traitement ! ^^



17 commentaires:

  1. C'est un bonheur pour le lecteur que tu aies gardé de telles "séquelles" :-)

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  2. Merci pour la réponse !
    Je suis d'accord avec Paikanne, il est heureux que ces séquelles perdurent :) D'ailleurs, le dépaysement est très efficace : j'avais vraiment l'impression d'y être en lisant (et c'est une région que je ne connais pas du tout !).

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  3. A mon tour, et cela va être presque une engueulade... qui aime bien, châtie bien :))

    Alors, Le carnaval aux corbeaux n'est pas encore sorti que tu me sembles d'ores et déjà plongé dans ta Croisade des marmots... Quid de l'En-Deçà que j'attends en piaffant ???

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    1. (Piaffons en chœur !)

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    2. Merci de ce soutien Sia, je transmets à l'intéressé :))

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  4. Ce commentaire a été supprimé par son auteur.

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  5. Le jeu des questions et le développement de tes réponses sont des plus variées et sympas. Question musique, composes tu tes livres en musique et si oui sur quelle type ou artiste ? Plutôt francophone ou international ?The Cure ou plutôt Indochine ? Classique ou Rock , Wagner ou Ravel ? Le cancre, tel que tu t'affiches avait-il des encouragements lors de ses compositions et autres rédac en cours ?

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    1. Si si, Olivier, j'y ai bien répondu :
      http://bookenstock.blogspot.fr/2014/05/premier-volet-de-litv-de-anthelme.html
      C'est même à toi qu'échoit l'honneur de clore le premier volet de l'interview ! ^^

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    2. Pardon, je crois que les vacances me feront du bien...lol en tout cas par tes réponses tu viens de considérablement augmenter ma discothèque et je vais devoir investir sur les tires et références que tu nous donne. Merci beaucoup, trop cool.

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  6. Well, après m'être lavée la bouche plusieurs fois au savon ( beurk), je continue sans venin...ou pas :)
    Donc, si je relis le début de cette ITV, tu écris depuis que tu sais tenir un crayon. Est-ce une passion ou un besoin ? Comment réagis-tu si les circonstances t'en empêche ?
    Y-a-t'il des conséquences de cette implication sur ton entourage ?
    Psychorigide tu dis...j'ai tendance à plaindre la personne qui partage ta vie ! ... *file se relaver la bouche*

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  7. 2321 pages de notes !!! Mazette, c'est un chiffre qui laisse rêveur (et c'est très impressionnant) !
    C'est quel type de notes, d'ailleurs ? Des indications d'intrigue, de psychologie des personnages, des recherches ..?

    PS : moi aussi je préfère les suites travaillées et qui ne laisse pas une impression de "vite fait mal fait".

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  8. Bonjour Anthelme,
    J'ai découvert que ce prénom ne se prononçait pas comme il s'écrivait... Première découverte.
    Alors 2321 pages de notes... j'ai déjà essayé de me servir de "Ames de verre" pour caler un meuble et je n'en avais pas d'assez bancal... (je plaisante bien sûr... je ne ferais jamais ça avec un livre !) avec deux je pourrais poser une étagère ? (je suis vilaine)
    Je suis en train de lire "Ames de verre" et je vais de surprises en surprises (bonnes) et à un moment donné Vincent détache ses cheveux et je n'ai pu m'empêcher de faire une relation avec la photo ... Alors Vincent c'est un peu Anthelme alors ? Et là question qui tue... Avez-vous toujours eu les cheveux longs ? Votre Inspiration y trouverait sa source, comme la Force pour Samson ? Je sais ma question est nulle mais je reviens de vacances et je suis fatiguée...
    "La croisade des marmots" le pitch me donne envie... j'ai lu il y a peu un roman jeunesse où ce sujet était traité. ("Petit-Cuivre) ... je suis moins attiré par le côté punk ... je suis plus fantasy.
    Plus sérieusement, je suis en train de lire "Ames de verre" alors qu'il y a eu le festival du livre d'Arras et je trouve qu'il aurait ça place...
    Avez vous un travail (autre qu'auteur) ou vivez-vous que de vos écrits ?
    Merci de ne pas me tenir rigueur de mes âneries...

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  9. über-spoiler, j'adore, je note ! D'ailleurs je remarque que j'ai quand même ma réponse, sans über-spoiler, et donc c'est über-classe!
    C'est intéressant cette histoire de sacrifice des 3/4 de la matière (il me semble que j'avais déjà lu quelque chose de similaire dans une étude sur le travail de Tolkien) : mais j'aime l'idée que l'univers qu'on arpente temporairement est, en réalité, sacrément plus étendu et fourni !
    Comment en es-tu arriver à publier chez Midgard (si ce n'est pas top secret, évidemment !) ?

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  10. En parlant se cochonaille et de tirelire, les droits de Âmes de verre et de Punk's not dead vont des associations. Je voudrais tout d'abord saluer la démarche. La curiosité reprend ensuite la place : d'où est venue cette envie ? Dois-je en conclure que tu ne comptes pas sur tes livres pour devenir richissime et maîtres du monde (là je m'emporte). ?

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  11. Je complète la question de Mariejuliet car moi aussi je voulais te parler de ces dons à des assocs humanitaires. Tu disais il y a quelques jours que tu réinvestissais également tes droits dans les illustrations des prochains ouvrages. Il ne te reste plus rien au bout du compte non ? C'est volontaire ?

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  12. Bonjour Anthelme,
    Je découvre votre écriture avec Baroque N'Roll (j'adore le titre !) et j'ai hâte de lire un roman pour continuer. Les marmots me tentent assez.
    Vous avez dit plus haut avoir une autre activité (qui vous occupe de 8h à 17h en gros j'imagine), vous écrivez plutôt très tôt le matin ? Plutôt la nuit ? Faites vous des sessions écriture non-stop le wwekend ?
    Avez-vous des rituels pour vous mettre en train et ou vous contentez-vous d'attraper le stylo/la souris ? Est-ce qu'il vous arrive d'enregistrer une idée sur votre répondeur (ou un dictaphone c'est plus pratique) si vous êtes en panne de stylet/parchemin ?
    Enfin avez-vous un remontant magique en cas de coup de pompe ?
    Merci

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  13. Mince, me voilà percée à jour ! J'ai non seulement une passion un brin obsessive pour les secrets, mais je cultive également une certaine obsession pour les cachotteries et autres coulisses (à ce stade, j'imagine que nul n'en doutait).
    Je vais donc continuer sur ma lancée, hein, c'est que j'ai quand même une réputation à défendre : as-tu des projets d'écriture plus destinés à la jeunesse ? (Je ne crois pas que la question ait déjà été posée... sinon j'irai méditer au coin sur le bon usage de la concentration pendant la lecture). Tiens, d'ailleurs, jeunesse, ça me fait penser à quelque chose : j'ai furieusement pensé à Punk's not dead - et donc, à toi - durant le Carnaval d'une ville que je fréquente assidûment (si si il y a un rapport attendez) : alors que je me frayais difficilement un chemin dans la foule compacte (à coups de coude, il va sans dire), je me suis retrouvée derrière un môme arborant un T-shirt avec une mention "Punk's not dead" du plus bel effet (mais il n'étais pas costumé, snif).

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