lundi 2 décembre 2019

WYLD Tome 1 de Nicholas Eames



Tome 1 - LA MORT OU LA GLOIRE




couverture du livre Wyld T1 de Nicholas Eames (version française)

Éditions Bragelonne
576 pages
18,90 euros





L'avis express de Dup sur La mort ou la gloire de Nicholas Eames


Une lecture jouissive qui m'a fait rire, pleurer, frémir, alternativement ou en même temps.
Énorme coup de coeur !





L'AVIS DE DUP

curseur de satisfaction : coup de coeur



Saga, c'est le nom de ce groupe légendaire de cinq mercenaires, une roquebande que tout le monde a connu... enfin, tous les vieux. Quant aux jeunes, et bien leurs "vieux" leurs en ont rabâché les oreilles suffisamment ! Mais voilà, cette gloire, elle date de 20 ans.

Clay Cooper, dit Main Lente parce qu'il fallait toujours qu'il prenne un premier coup avant de réagir, coule des vieux jours, peinard, avec sa femme Ginny et sa fille Tally de 9 ans. Mais tout cela va voler en éclat avec la visite de Gabe, dit Gabriel le Magnifique, qui vient lui demander de l'aide pour sauver sa fille Rose, 20 ans, prise au piège dans une ville assiégée à l'autre bout du royaume, pire, de l'autre côté du Cœur de Wyld, une immense région forestière infestée de monstres. Bien entendu Clay va dire "Non", puis Tally va lui asséner le premier coup nécessaire "Et si c'était moi papa, tu irais ?"

Ils vont partir sur les routes, tous les deux (se faisant détrousser dès le premier jour par une roquebande de nanas), pour reformer Saga, traverser tout le royaume de Grandual, traverser le Coeur de Wyld, franchir une chaîne montagneuse pour atteindre la plaine où se trouve Castia, assiégée par une horde de milliers de monstres assoiffés de sang, rassemblés là par un druine. Oui, un druine, pas un druide. La différence ? Les oreilles poilues de lapins des druines :D. Bref, une quête insensée.

De l'Heroic Fantasy on ne peut plus classique n'est-ce-pas ? Et pourtant, il y a de l'originalité dans ce récit. Ces groupes de mercenaires sont vraiment présentés comme des groupes de rock star, avec un manager, faisant des tournées triomphales, adulés par des milliers de fans. Leurs instruments de scène étant une épée pour Gabe, un bouclier pour Clay, deux dagues pour Matrick, une hache pour Ganelon, et tout et n'importe quoi issu d'un sac sans fond pour Moog, le mage de l'équipe qui me faisait penser sans cesse à un Merlin azimuté !

Que j'ai aimé ces personnages pourtant on ne peut plus caricaturaux, chacun dans le domaine de la baston. Ils ont tous une profondeur incroyable, un caractère propre et une histoire de vie qui remue bien les tripes. Et pourtant, les descriptions de Nicholas Eames ne les épargnent pas ! Cheveux blancs ou clairsemés, voire les deux, gros bide, arthrose et rhumatismes à gogo...Ô vieillesse ennemie. 

Que dire de l'univers ? Du moyenâgeux moderne, si, si ! On y circule à pied, à cheval ou en vaisseaux volants... mais à vos risques et périls car dans les cieux volent aussi des dragons, des vouivres, des chauve-souris de la taille d'un chien... entre autre. Remarquez, au sol, c'est pire ! L'auteur a une imagination débordante dans le domaine des monstres. On y trouve tout le bestiaire classique, toute mythologie confondue, plus des créations propres allant de l'ours-hibou, au lutin des poubelles, en passant par un mix de races, d'espèces, de genres voire de variétés. Un régal vous dis-je ! Ah oui, et j'oubliais de dire, dans cette forêt, il n'y a pas que des monstres, il y a aussi des arbres. Mais peu de ceux-ci sont normaux, les autres sont de véritables teignes appelés aussi tréants, qui se déplacent sur leurs racines, vous broient entre leurs branches, vous réduisent en bouillie avant de vous absorber...

Mille fois j'ai craint qu'ils n'y arrivent pas, mille fois j'ai frémis, serré les dents et eu mal au dos comme eux, mais bien plus de mille fois j'ai souri, parfois ri franchement et souvent, très souvent eu le coeur pressé tant certains passages sont poignants. J'ai a-do-ré cette lecture. C'est un mélange savant de toutes les émotions humaines qui se bousculent dans ces lignes, se mêlent et parfois donnent envie de rire et de pleurer en même temps. C'est une ode à l'amitié et à la famille, mais aussi à la vieillesse, et ma foi, vénérable oblige, j'y ai été plus que sensible ! Énorme coup de coeur ! 
Et même si l'épilogue m'a fichu un sacré coup au moral, je piaffe d'impatience pour lire le tome 2 qui concernera Rose. Cette saga s'annonce donc comme une série de one-shot à ne rater sous aucun prétexte (Phooka si tu m'entends...) !


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