vendredi 9 juillet 2021

UMBRA LUNA tome 2 de Nina Davis


#2
L’insurrection des sœurs

Editions Alter Real
Parution 09/07/2021
17 euros 
5.99 euros en ebook










☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Umbra Luna  ☇





Un second opus à la auteur du premier, un petit bémol sur la fin, mais ce récit en deux tomes vaut vraiment le détour, ne serait-ce que pour la richesse des créatures rencontrées.






L'AVIS DE PHOOKA:










Umbra Luna tome 2, voilà un roman qui me titillait tant le premier opus était atypique. J'espérais que le second le serait tout autant et je n'ai pas été déçue. Exit Jenna et Williams, nous faisons cette fois connaissance avec Célia et Corvus. Célia est une jeune orpheline -ou presque- car sa mère est toujours vivante mais l'a abandonnée dans un orphelinat qui dépend de l'Umbra Luna. Célia ignore tout de son père hormis le fait qu'il soit un démon. En effet, sa mère étant sorcière, un enfant né d'un démon et d'une sorcière est censé avoir des pouvoirs extraordinaires. Sauf que Célia n'a aucun pouvoir. Rien ! Même pas le plus petit frémissement de magie. Elle suppose même que c'est pour cette raison que sa sorcière de mère l'a abandonnée à l'âge de 7 ans. Le seul désir de Célia c'est de sortir de cet orphelinat pourri et d'entrer à l'Umbra Luna. Ainsi elle aura accès à ses immenses ressources et pourra retrouver qui est son père.

Arrive Nicolas Lentini qui prend Célia en charge pour la présenter à l'Umbra Luna. Il en est l'un des directeurs, mais avant sa présentation, Célia va devoir passer quelques semaines dans une famille d'accueil. En guise de famille d'accueil, elle se retrouve chez Corvus, un loup-garou solitaire et alcoolique ...

Célia est une jeune femme d'à peine 18 ans, débrouillarde et volontaire. Sa vie n'a rien de très fun, elle n'a jamais vécu en famille ou presque. Elle prend ce qu'on veut bien lui donner et elle fait avec. Alors vivre chez Corvus n'est pas le pire. D'accord son régime alimentaire est quasi exclusivement carné, mais ça lui convient après la bouffe insipide de l'orphelinat. Et puis petit à petit elle s'attache à ce loup un peu paumé. Parce que paumé Corvus l'est. Il a perdu sa femme et noie son chagrin dans l'alcool. Il a beau être l'Alpha, sa meute a été réduite à néant ...

Deux personnages atypiques et bien campés. Célia a du courage à revendre et elle est très attachante. Corvus est plus secret, son attitude laisse souvent à désirer mais on sent qu'il a un grand cœur. Mais ce que j'ai aimé par dessus tout, c'est le fait d'avoir une vision externe de Jenna et William, le couple héros du premier tome de la série. Cette vision externe est loin d'être rose. Et c'est fascinant. Nous, lecteurs, on garde cette belle image du couple et de leurs actions (pour rappel: la révolte contre l'ordre établi de l'Umbra Luna). Or vu de l'extérieur, leurs actions ne semblent pas aussi chevaleresques et bien loin d'être réussies. De plus le caractère bien trempé de Jenna et le fait que William soit un vampire sanguinaire leur dresse un bien mauvais tableau. J'ai beaucoup aimé cette double vision. Il faudra attendre la toute fin pour que nos deux couples se rencontrent. Et cette rencontre ne va pas forcément se passer au mieux ...

Le roman est passionnant (à un détail près je vais y revenir), je l'ai dévoré goulument, vraiment !! Je ne m'y attendais pas. J'ai aimé rencontrer Célia et Corvus ainsi que Loretta la sorcière qui va aider Célia. J'ai adoré cette vision décalée de Jenna et William qui donne tout le sel du récit. Et puis il ne faut pas oublier les terribles machinations et complots qui sous-tendent l'Umbra Luna. Quel sac de crabes !

Et puis il y a la bataille finale. Énorme, dantesque et qui rassemble toutes les créatures fabuleuses du folklore irlandais que nous avions rencontrées au premier tome. Quel plaisir de les revoir malgré les circonstances tragiques. 

Et puis voilà, on arrive à mon bémol. La fin. Quelle fin étrange. Cette volonté de faire dans le tragique grandiloquent ne m'a pas du tout convaincue. Je n'ai pas besoin de happy end, au contraire j'aime bien de temps en temps une fin plus tragique ou douce-amère comme c'est le cas ici. Mais là, j'ai coincé. Je ne me suis pas projetée dans la fin telle que la voulait l'autrice, elle n'a pas réussi à m'embarquer, pas réussi à me tirer les larmes et je le regrette vraiment. Ca m'a juste semblé "abracadabrantesque". J'étais tellement déçue alors que tout le reste du roman est génial. C'est un gros bémol qui m'empêche de faire de ce roman un coup de cœur, vraiment quel dommage!

Umbra Luna vaut le détour ne serait-ce que par l'incroyable richesse de ses créatures magiques. Une richesse rarement égalée par ailleurs. De plus, cette série se termine avec ce tome deux et elle vaut vraiment d'être découverte.





jeudi 8 juillet 2021

SOUS LES BRANCHES D'ADICHARAS de Bradley P. Beaulieu

 

SHARAKHAÏ  # 4



Éditions Bragelonne
624 pages
25 euros


Le résumé


L'avis express de Dup sur Sous les branches d'adicharas de Bradley P. Beaulieu

Toujours le même enchantement procuré par la plume de cet auteur.
ISharakhaï !!!



L'AVIS DE DUP



C'est toujours un plaisir monstre pour moi de me replonger dans un nouveau volet de la saga Sharakhaï. Seulement voilà, le précédent remonte quand même à presque 3 ans, et ma mémoire... bref, vous avez compris ! Mais grosse surprise : l'auteur a dû sentir ma détresse parce qu'il nous offre avant de commencer un résumé de chaque tome précédent. Et là, grosse colère de Dup : le tome 1 que nous avons en français correspond en fait au tome 3 de la saga en VO ! Mais quelle idée éditoriale avons nous là ?!?! 😡

J'ai toujours adoré les romans polyphoniques, et visiblement c'est le cas de Bradley P. Beaulieu qui jongle ainsi allégrement avec pas moins de 8 ou 9 personnages. Même si cela demande une attention accrue de la part du lecteur (je n'imagine même pas ce que ça doit donner d'ailleurs vis à vis de l'auteur !!!), ce procédé assure un véritable moteur de lecture, en tous cas sur moi. Je constate néanmoins que dans cet opus, le rythme en devient presque saccadé tant les chapitres y sont courts. 606 pages de récit (le reste étant un glossaire) réparties en 69 chapitres, ça nous donne des chapitres de 8-9 pages !

Si Ceda poursuit implacablement sa tâche, occire un à un les douze Rois de Sharakhaï, son objectif a un peu changé. Après avoir découvert que les asirim n'étaient autres que les anciens membres de la treizième tribu du désert asservis par les Dieux depuis Beth Ihman. Qu'ils vivent depuis plus de 400 ans terrés sous les champs d'adicharas et sont contraints par les Rois de semer la terreur et tuer les habitants "marqués" par les Rois chaque nuit de pleine lune. Elle veut les libérer tous, et poursuit donc son chemin aux côtés de quelques Vierges du Sabre qui l'ont rejointe. Ceda reste néanmoins le personnages principal.

Emre devenu le représentant de la treizième tribu s'emploie de son côté à rassembler sous une même bannière les douze autres tribus du Grand Shangazi. La tâche est colossale tant la mentalité de ces gens du désert en est éloignée. Mais l'enjeu est de taille, résister tant aux Rois que préserver Sharakhaï, la Perle du désert.

Parce que oui, la guerre est aux portes de la cité du désert. Les royaumes voisins présentant l'affaiblissement des Rois rappliquent, tel des chacals. Du nord rapplique Alansal, la reine de Miréa et ses troupes. Du nord-est ce sont les Malanséens et leurs golems. À l'ouest le Kundhun est attentif, attendant de voir dans quel sens va tourner le vent... Quant au sud-est, à priori le Qaimir se rangerait derrière Sharakhaï depuis que Meryam a "vampirisé" Kiral, le Roi des Rois, l'a épousé et transformé en marionnette à sa solde.

Heureusement Ramahd a réussi à se défaire de son emprise, et depuis il vit terré dans les bas-fonds de Sharakhaï, transportant partout où il va la preuve qui devrait défaire Meryam, la tête de Kiral ! Il sera rejoint dans sa lutte par Davud, même si leurs objectifs sont différents.

Et je pourrai ainsi énumérer les parcours de chaque intervenant, mais ma chronique serait bien longue et fastidieuse... Je préfère m'attarder sur ce qui me plait le plus dans cette épopée : l'ambiance moyen-orientale dans laquelle nous baignons. Parce que outre les descriptions grandioses de ce désert et des bateaux qui le sillonnent, Bradley Beaulieu a soigné le moindre détail, allant jusqu'à créer des expressions locales, en voici un exemple :
- Je ne voudrais pas jeter du sable dans ton thé, mais à ta place je n'y compterai pas trop. 

Tout le vocabulaire est adapté et nous rappelle sans arrêt cette vie si particulière dans un désert : 

Il avait l'impression que sa tête allait éclater ! (jusque là, rien de nouveau...) Il ne s'était saoulé que deux fois dans sa vie et, chaque fois, il s'était réveillé avec la désagréable sensation d'être un vieux bout de cuir abandonné au soleil. Il avait une terrible migraine et un goût de fourrure de chacal moisie dans la bouche.

Franchement j'adore la plume de Bradley Beaulieu ! Il a même réussi à me faire aimer un des antagonistes de cette histoire, un des douze rois, le roi Ishan  Lire Sharakhaï c'est un bonheur, le dépaysement assuré et pour rien au monde je ne raterai la fin de cette série. Je resterai donc au taquet pour lire les suites et, ma foi, les antécédents aussi ! Groumpfff !!!

 


mercredi 7 juillet 2021

Les résultats du partenariat spécial RAPHAËL BARDAS

 

Recevront donc grâce aux Éditions Mnémos :


Le Voyage des âmes cabossées




Les Chevaliers du Tintamarre

Bonne lecture à tous et rendez-vous le 15 septembre 

pour accueillir comme il se doit RAPHAËL BARDAS !


N'oubliez pas les règles !


Bel été à tous !



mardi 6 juillet 2021

LES TRIBULATIONS D'ESTHER PARMENTIER Tome 2 de Maëlle Desard

 

#2
Traffic sanglant, vampires sur les dents


Editions Rageot
Parution: 07/07/2021
15.90 euros





Les informations sur le site de l'éditeur





☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Esther Parmentier  ☇




Notre Book d'or 2022 ?
Et pourquoi pas !



L'AVIS DE PHOOKA:





Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point nous avons adoré le tome 1 des Tribulations d'Esther Parmentier. Et vous savez aussi que nous ne sommes pas les seules puisque ce roman a été élu Book d'or cette année. Mais la contrepartie bien évidemment, c'est que le tome 2 était attendu "au coin du tournant" (oui je sais mes expressions sont vieillottes, mais que voulez-vous, je suis Vénérable et j'assume !). Mon impatience était telle que dès que j'ai eu le roman dans les mains, j'ai tout abandonné séance tenante pour m'y plonger.

On retrouve Esther qui depuis ses dernières aventures cohabite avec Marine et Dario. Elle s'est habituée au comportement outrancier de Marine et ... aux fossettes au-dessus des fesses de Dario ... Elle est toujours stagiaire, sous-payée et surexploitée par l'ACDC (pour rappel: Agence de Contrôle et de Détection des Créatures). La meilleure preuve c'est que son téléphone lui vrille le cerveau pour la sommer de venir immédiatement au bureau à 6h30 du matin alors qu'elle faisait un magnifique rêve dans lequel un certain vampire sortait d'une piscine au soleil couchant ... Fini de baver et de toute façon l'agent Loan (évidemment c'est lui qui hante ses rêves) n'a pas remontré le bout de son nez depuis leurs dernières péripéties. 

Péripéties qui ont d'ailleurs attiré l'attention, puisque cette convocation matinale est due à la présence d'un nouvel agent que le CRIS (Conseil des Royaumes Indépendants de Sidh) a envoyé pour faire un audit sur l'Agence de Strasbourg ... Bienvenue Wolfgang !

Enfin bienvenue c'est peut-être beaucoup dire parce que subir un audit ne réjouit personne et surtout pas l'agent Loan. Ha oui, parce que le tuteur lâcheur est de retour. De fil en aiguille, le tuteur et sa stagiaire vont à nouveau se retrouver mêlés à un traffic qui va les entraîner dans une aventure rocambolesque.

Same player, shoot again ?

Oui ... mais non !

Oui on retrouve Esther et Loan en duo dans une aventure incroyable. Loan toujours aussi beau évidemment, mais toujours aussi coincé. Esther toujours aussi sportive (c'est simple on croirait moi), toujours aussi intelligente (là par contre ...) et pleine d'humour. Mais elle a pris confiance en elle. Leurs discussions et leurs piques sont un régal. Mais cette fois l'ajout de Wolfgang dans le duo va en faire ... un trio (si, si je vous assure) et la donne va un peu changer.

Esther je l'aime. Voilà ! C'est dit ! Elle est drôle et empotée, mais d'une intelligence rare et son humour me laisse sur le carreau. Je ne sais pas quel pourcentage de Maëlle Desard se retrouve en Esther mais je suis curieuse de le savoir. C'est énorme ... et ça fait mouche à tous les coups. Son comportement est d'une incroyable justesse malgré la dérision. La scène du petit déjeuner en Suisse m'a fait hurler de rire vu que je réagis comme Esther à chaque fois que j'y mets les pieds ...

D'ailleurs à propos de la Suisse, un petit commentaire d'Esther à propos de Loan qui a passé du temps chez nos voisins et amis (enfin ça c'était avant l'Euro de foot) helvètes:

Oh ? C’était donc à cela qu’il avait employé ces dernières semaines ? À manger du chocolat vautré dans des montres de luxe sculptées dans du fromage odorant ?

Et puis, il n'y a pas qu'Esther. J'ai tout autant de plaisir à suivre Dario, Marine ou Mireille. Last but not least ... l'agent Loan reste un mystère ambulant (en plus d'être une tentation permanente pour Esther), mais on en apprend beaucoup sur lui pendant cet opus et ça ne fait que le rendre encore plus exceptionnel. Et cette fin ... Non là, vraiment, c'est pas possible ça !! J'ai relu les dernières pages au moins 10 fois. Madame Desard vous avez intérêt à nous pondre la suite fissa hein, sinon je ne réponds de rien !!

Ce que j'aime par dessus tout dans cette série, c'est que sous le couvert d'un récit sympa et bourré d'humour, l'autrice arrive à rouler ses lecteurs dans la farine en leur faisant oublier que c'est d'abord un thriller fantastique. On est tellement obnubilé par le ton du récit, les relations entre les différents personnages, qu'on en oublie le thriller et on se prend les révélations en plein dans la tronche. Le dosage est absolument parfait.

Bon OK, je suis en mode groupie là. Ben oui, j'assume. J'adore! J'adore Esther, j'adore Loan, j'adore tous les membres de l'ACDC, j'adore la plume de l'autrice, son humour, son sens de l'observation, le piquant du récit. J'adore TOUT. Sauf le fait de devoir attendre pour savoir ce qui va se passer ensuite ... mais bon c'est le jeu ma pauvre Lucette ! MEGA COUP DE COEUR !


Esther Parmentier sur Bookenstock:

lundi 5 juillet 2021

FORTHILL # 2 de Vanessa Altmeyer

 

# 2 - LA MARQUE DU POISON



Éditions Alter Real
date de sortie le 25/06/21
440 pages
20,90 euros




L'avis express de Dup sur La marque du poison de Vanessa Altmeyer

Un second tome bien au-dessus du premier, avec tous les ingrédients d'un coup de cœur !


L'AVIS DE DUP



Après 24 ans de déni, il a bien fallu que Lisa admette la réalité. Sa mère est une vraie sorcière, et une bonne apparemment, mais pire, elle doit en être une également ! 

Va commencer un long et fastidieux apprentissage de tout ce qu'elle se refusait à aborder jusque là. Et comme les relations mère-fille sont toujours autant conflictuelles, ça chauffe dans la petite maison heureusement isolée du bourg de Forthill. D'autant que Lisa aura beau y mettre du sien, tout ce qu'elle touche tourne à la catastrophe... Une simple potion, un vague charme se transforme entre ses mains en poison virulent ou en bombe incendiaire.

Heureusement pour décompresser Lisa a toujours sa place de journaliste dans la feuille de chou locale, et puis elle a Ian. Son dragon si charmant, si prévenant. Mais rien n'est jamais simple hélas ! Un ancien collègue est venu jusqu'à Forthill pour la harceler et tenter de la débaucher pour une grande revue. Quant à sa relation avec Ian, même si elle en est à ses balbutiements, il n'y a guère qu'eux deux qui la voient d'un bon œil. Keith le premier, son ami d'enfance ne cesse de la mettre en garde. Mais ne prêche t'il pas pour sa paroisse ?

Puis finalement, Vanessa Altmeyer se décide à pousser un peu sa Lisa dans le dos. Cette dernière franchit enfin le cap, pour notre plus grand bonheur n'est-ce-pas ? Et bien, non non ! Franchement, j'en suis restée comme deux ronds de flan. La façon dont l'auteure/trice (voui, j'ai décidé de ménager les susceptibilités 😁) gère la romance est, euh... inhabituelle dirons-nous ! Il a du soucis à se faire monsieur Altmeyer, moi je vous le dis !!! 😂

Mais le pire dans tout ça, c'est que cette attitude va être lourde, très lourde de conséquences, ET JE NE PEUX RIEN VOUS EN DIRE ! Juste que c'est énorme, que votre coeur de lecteur va faire des bonds, des saltos, des montagnes russes entre le bonheur et les larmes.

Outre les dragons que l'on côtoie cette fois-ci bien plus, voire intimement, que dans le premier opus, Vanessa Altmeyer met en scène un screugneugneu de basilic pas cool. Sueurs froides assurées je vous promets ! Et, cerise sur le gâteau, Lisa découvrira enfin quel type de sorcière elle est. Vous ne me croirez jamais si je vous le disais, alors ben zavez qu'à le lire ! Et toc !

Alors avec, de la romance, enfin non, enfin si quand même 😁, plein de dragons, un affreux basilic et une putain de batailles rangées entre sorcières dans les derniers chapitres de cet opus, vous comprenez aisément pourquoi cette Marque du poison est un coup de cœur. Attention, il ne se lit que d'une traite, prenez vos dispositions à l'avance !