Tome 1
Les informations sur le site des éditions Cyplog
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Cyrielle est novice dans un couvent, expédiée là depuis la mort de sa famille 6 ans plus tôt, période dont elle n'a gardé aucun souvenir. Lorsque nous faisons sa connaissance, le couvent est attaqué par des brigands qui y boutent le feu. Les occupantes ont réussi à fuir dans les bois alentours et seront sauvées in extremis par l'arrivée d'une troupe de mercenaires effrayants qui massacrera méthodiquement tous les brigands avant de tourner bride.
Le couvent ne pouvant plus assurer le gite et le couvert, les novices sont renvoyées temporairement dans leurs foyers. Ainsi Cyrielle, chaperonnée par deux vieilles nonnes acariâtres, retourne au château des Montfaucon où son oncle règne en comte. Oncle dont elle n'a plus eu de nouvelles depuis 6 ans. Mais elle est ravie, elle va revoir son ami et amour d'enfance, Tristan.
Après une entrée en matière tonitruante, le rythme ralenti grandement. Cyrielle reprend ses marques au château, y découvre un étage fermé abandonné et des bribes de souvenirs lui reviennent de façon étrange. Elle découvre également les activités de fauconnier de sa famille auprès de son cousin et c'est un aspect très intéressant pour le lecteur.
Elle va se lier d'amitié avec Anselme, un troubadour de passage qui a la particularité de parler toujours en rimes. Elle recroisera également les mercenaires étrangers dont le chef, Godefroy le sanguinaire, fera comme s'il ne l'avait jamais vue, alors qu'elle lui a sauvé la mise au couvent.
Et puis à nouveau, des découvertes, des révélations, des souvenirs plus tangibles, des actes barbares et le rythme s'emballe jusqu'à la fin. Le secret du faucon est un roman de fantasy médiévale à l'univers bien construit. La plume de A.D. Martel est fluide et Sonia Erhard, la narratrice, lui rend bien justice. Cette dernière a notamment la capacité de bien mettre en avant les accélérations de rythme dans la narration, au point de réussir à faire perdre haleine à l'auditeur qui veut reprendre sa respiration pour elle !
Je suis pourtant restée en retrait de cette histoire car j'ai eu beaucoup de mal à apprécier l'héroïne principale que je n'arrivais pas à trouver cohérente. Elle fait tantôt preuve de beaucoup de courage, de convictions et l'instant d'après, elle est naïve et presque sotte dans ses décisions... pour regretter après. Je vais être méchante mais Cyrielle m'a semblé niaise dans ses relations aussi bien vis à vis de Tristan que de Godefroy. Bref elle m'a escagassée !
Bon, il faut dire aussi que ce petit audio écouté pendant ma période "aveugle" est passé juste après l'écoute des tomes 3 et 4 de la Guilde des ombres, Le don de vie... À l'heure où j'écris cette chronique, j'ai écouté le tome 2 de Ce secret du faucon, et même si les événements et les coups de théâtre s'enchaînent, mon impression générale reste la même. J'en resterai donc là.
Il est possible cependant que ce roman s'adresse à des ados me suggère Phooka, ce qui justifierai alors le côté niais que je ressens. Mais ce détail n'est inscrit nulle part, et c'est bien dommage...

Tome 3 : THE BEAUTY OF DARKNESS
La trilogie s'achève avec ce troisième tome et j'avoue que Mary E. Pearson m'a définitivement conquise et je serai au rendez-vous de ses prochaines sorties. Ce qui démarrait comme une romance young adult classique s'avère bien plus profond au final. Car si Lia et Rafe s'aiment toujours autant, ils portent chacun un amour profond pour leur royaume, et vont tout faire pour sauver leur peuple.
Ce tome 3 démarre exactement après les événements finaux du précédent. Rafe et ses compagnons ont réussi à retrouver et repêcher Lia, la soignent et ils fuient tous Venda, direction Dalbreck, le royaume le plus proche, celui de Rafe. Ils seront rejoins en chemin par Kaden qui écoute enfin son moi profond et tourne le dos à son pays d'adoption. Long sera le chemin, encore plus long celui de la confiance entre ces deux hommes.
Mais la déconvenue est au rendez-vous pour Lia. Elle n'arrive pas à convaincre de l'importance de la menace que Venda fait planer sur les royaumes. Les forces armées d'un simple barbare sont gaussées, méprisées. Et surtout, elle sait au plus profond de ses tripes que le Komizar s'attaquera à Morrighan d'abord.
Elle sait également qu'elle va d'abord devoir démasquer les traîtres au sein de la cour, déjouer le complot d'envergure ourdi depuis tant d'années par le Komizar. Heureusement, elle peut compter sur Pauline et quelques amis fidèles.
Comme avant, le récit est écrit la plupart du temps du point de vue de Lia, mais de temps en temps, nous avons les points de vue de Rafe, de Kaden ou de Pauline. C'est toujours aussi passionnant, addictif. Et le côté émotionnel est à son paroxysme, Mary E. Pearson n'épargne rien à ses personnages. Elle les met en permanence en conflit avec leurs devoirs et leurs convictions, c'est bouleversant. On aurait aimé les trouver parfois un peu plus égoïstes...
Le seul bémol que j'émettrai vient de la résolution de la bataille finale qui m'a fait l'effet d'un soufflé qui retombe, même si je comprends bien le choix de l'autrice vu le déséquilibre des armées et la portée symbolique qu'elle y met.
The Remnant Chronicles est une trilogie de fantasy young adult passionnante que je ne peux que recommander. D'ailleurs, si ce n'est déjà fait, je conseille fortement de lire cette saga originale avant la duologie spin-off Dance of thieves qui se passe après. Cette dernière prendra alors beaucoup plus de sens et cela vous évitera quelques spoils...
Semaine 100% littéraire par ici 😁
Des chroniques, et puis des chroniques et puis c'est tout ! Revoyons ça dans l'ordre chronologique.
Lundi, Dup vous parlait d'un magnifique roman sur la mythologie celtique : Cœur de sorcière de Geneviève Gornichec. Premier ouvrage de la toute nouvelle collection Sabran, de De Saxus.
Et voilà, c'est tout !
Bon dimanche et à la semaine prochaine.
La bise
Bookenstock