mardi 10 décembre 2024

BOUGIES, PHOTOPHORES ET COHABITATION FOIREUSE de Alex Ferder (Dup)

 

Bougies, photophores et cohabitation foireuse


Éditions Alter Real
Collection Real love
534 pages
17,90 euros





L'avis express de Dup sur Bougies, photophores et cohabitation foireuse de Alex Ferder

Certaines personnes ont un don. Celui d'Alex Ferder est de nous divertir efficacement quoiqu'elle écrive !


L'AVIS DE DUP



Tout d'abord il faut que je vous avoue que je n'ai jamais été attirée par les romances de Noël, préférant laisser passer cette frénésie de fin d'année en me concentrant sur d'autres catégories littéraires... Mais voilà, c'est Alex. Déjà le simple fait d'accoler "romance de Noël" et "Alex Ferder" perturbe, questionne, titille. Néanmoins la réticence a perduré car cela fait un bon mois que ce roman est chargé dans ma Kobo,et à chaque fois que vient l'heure du plouf-plouf, le doigt survole et ripe ailleurs. Même la chronique enthousiaste de Phooka ne m'a pas fait basculer.

Nous faisons la connaissance de Charly dans une situation qui donne le ton tout de suite et qui soulage en même temps : c'est bon, c'est bien Alex à la barre 😂. Charly est donc une créatrice de bougies, jouant avec les formes, les couleurs et les senteurs. Le Marché de Noël est sa période de vente la plus importante de l'année.

Malgré les conditions difficiles, elle ne se plaint jamais, préférant voir toujours le bon côté des choses, retrouver toutes les autres connaissances, faire elle aussi ses emplettes pour Noël, etc. Comme tous les ans, son cabanon qui lui tient lieu de stand se trouve en face du potier. Enfin, plutôt de sa soeur Natasha, parce que lui, Daz, s'il a des mains en or pour créer, il n'a ni la verve ni l'amabilité nécessaire pour la vente.

Puis Alex installe les éléments nécessaires pour dérouler sa romance et bien évidemment c'est hilarant. Entre les conditions difficiles, la barrière morale due à la différence d'âge car Charly a 10 ans de plus que Daz, les éléments favorisants comme Juliette et l'élément perturbateur principal que l'on a croisé dès le premier chapitre, il y a de quoi créer de belles montagnes russes pour le palpitant du lecteur. 

L'humour est omniprésent, que ce soit dans les descriptions des personnages, le grizzli croisé avec une armoire double porte Ikéa restera gravé dans ma mémoire, dans les  situations, dans les dialogues, dans les personnages entourant le couple principal avec une mention spéciale pour la grand-mère de Charly. Et malgré cet humour, Alex Ferder arrive à nous toucher au plus profond car somme toute, c'est un savoureux mélange de relations humaines que l'on lit, des plus belles aux plus laides.

En revanche, j'ai quand même un bémol : on n'a pas eu d'explications quant au vandalisme subi par Charly sur son stand 😡, et ça c'est hyper frustrant car j'ai trop d'hypothèses qui tournent sans arrêt dans ma tête sans jamais s'arrêter. Mais qu'a fait la BL !?!? 😁

Alors ne faites pas comme moi, n'hésitez plus ! Bougies, photophores et cohabitation foireuse, c'est bien du Alex Ferder. C'est drôle, c'est enlevé, c'est spicy (ben oui !) et c'est un régal.


lundi 9 décembre 2024

LA HARPISTE DES TERRES ROUGES d'Aurélie Wellenstein

 

Éditions Outrefleuve
Parution 03/10/2024
Broché
352 pages
20.90 euros



Les informations sur le roman





☇ L'avis éclair de Phooka sur La Harpiste des Terres Rouges  ☇


Un roman de fantasy dur et passionnant.


L'AVIS DE PHOOKA:




    Comment parler de ce roman ? Voilà bien la question que je me pose depuis que je l'ai fini. Parce que ce qui est sûr, c'est que ce roman sort du lot, qu'il est loin d'être de la fantasy "classique" , qu'il est plutôt du genre horrifique et qu'il dénote dans la production actuelle. Ce qui est sûr aussi c'est que je l'ai dévoré en peu de temps et que c'est un gros coup de cœur.

    Commençons par le contexte. Ouch, justement ce n'est pas le plus facile. Imaginez ! Imaginez, la conquête de l'Ouest, les grandes étendues sauvages, l'attrait de l'or et la ruée depuis l'ancien monde vers le nouveau monde. Ça sonne familier non ? Bon maintenant ajoutons l'ingrédient secret, Aurélie Wellenstein. On rencontre alors Abraham. Sa mère vient de mourir, une mère qui n'a jamais cessé de demander des nouvelles du frère prodige, Jarod. Celui qui est parti dans l'Ouest, vers de grandes aventures, vers Nacarat, pendant que le reste de la famille restait à trimer sur le domaine des Kessel. Mais voilà qu'une lettre étrange arrive. Une lettre d'une jeune femme, Amy, qui raconte en substance comment Jarod l'a aidée à s'échapper de la Harpiste des Terres rouges et que, ce faisant il y a laissé sa vie. Aucun autre détail. Mais pour Abraham, ce n'est pas possible. Jarod ne peut pas être mort. Il le saurait. Alors il va partir à sa recherche, quitter ses habitudes et aller à l'aventure. Plus rien ne le retient. 

    Dans cet Ouest sauvage, pour survivre, il faut être spécial. La magie est présente et la vie horriblement difficile. Alors chaque atout petit ou gros constitue un avantage certain. Se faire greffer une partie d'un animal (ou d'un monstre magique) peut -ou pas- donner des pouvoirs spéciaux à son porteur. Mais le succès n'est pas assuré. D'abord parce que les rejets sont nombreux et aboutissent à la mort du porteur. Ensuite, personne ne peut prévoir quel sera le résultat de la greffe. Quel "don" cela peut apporter. Ce don peut être positif ou négatif. S'il est négatif, une fois de plus le porteur en meurt généralement. Mais même si le don est positif, il a toujours un revers. Et ces revers peuvent être mortels ... Alors pourquoi tenter de telles greffes ? Parce que c'est le seul moyen d'avoir une chance de survivre dans cette région très spéciale nommée Symphonie. Une région qui recèle toutes les richesses, qui attire tous les rêves ... mais aussi une région où sévit la harpiste ... Une créature qui contrôle son entourage grâce à la musique et dont la cruauté n'a pas d'égale.

    Vous êtes perdus ? Oui je me doute, parce que ce roman est indescriptible. Un roman de monstres et d'humains, d'humains monstrueux et de monstres bourrés d'humanité. Un roman qui vous entraîne dans un monde où tout est possible et tout est impossible. Un roman sur l'espoir, sur les illusions et sur le désespoir. Un roman souvent sanglant, glauque et horrible mais qu'il est impossible de reposer, tant l'empathie ressentie pour les personnages est forte.  Les personnages ... vous allez rencontrer Abraham bien sûr, le jeune homme plein de bonnes intentions, prêt à tout pour sauver Jarod, il incarne la pureté. À l'autre extrémité de l'échelle, il y a la harpiste, un monstre sans aucune limite. Et entre deux, tout un ensemble d'individus tout à la fois monstrueux et attachants: Belle, Jess, Noah ... tout un petit groupe hétéroclite auquel il est difficile de s'attacher au début tant ils sont "à part", mais que vous finissez par aimer malgré tout, à votre grand damne ...

    Voilà, je vous l'avais dit, je ne sais pas comment parler de ce roman. Un roman incroyablement prenant, qui vous saute à la gorge et vous capture, qui vous entraîne sur des chemins dangereux et qui ne vous laissera pas indemne. C'est sanglant, horrible et ça vous brise le coeur. C'est juste parfait !




dimanche 8 décembre 2024

L'EHPAD des Vénérables de Bookenstock semaine 49/2024

 

 

*EHPAD: Entrée Hebdomadaire de la Pile À Découvrir

 




Chez Phooka

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Chez Dup

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À dimanche prochain

La bise


Bookenstock


vendredi 6 décembre 2024

LE SANG ET LA CENDRE de Jennifer L. Armentrout [audio]

#1 


Lu par : Charlotte Gagnor
Série : Le Sang et la Cendre [Blood and Ash], Volume 1
Durée : 19 h et 22 min
Version intégrale Livre audio
Date de publication : 21/11/2024
Langue : Français
Éditeur : Editions Theleme







 


☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 du Sang et la cendre en audio   ☇ 


Énorme coup de cœur pour ce premier tome interprété magistralement par Charlotte Gagnor.


L'AVIS DE PHOOKA:

💖💖💖


    J'ai déjà eu l'occasion de lire et d'écouter de nombreux romans de Jennifer L. Armentrout et j'ai toujours beaucoup apprécié (voir liste en fin de chronique). Mais là, c'est la grosse claque. J'ai dévoré cette écoute de plus de 19h quand même en à peine trois jours. J'étais scotchée, accrochée à mon téléphone et totalement asociale ...

    Penellaphe, Poppy pour les intimes, est une jeune femme de 18 ans. Elle réside au château des Teerman et dans moins d'un an elle s'élèvera. Poppy n'est pas une jeune femme comme les autres. Elle est "La Pucelle". Et sous cette appellation se cachent bien des choses. Non seulement, elle est évidemment vierge, mais elle a tellement d'interdictions et d'obligations que sa vie semble se passer dans une cage ... même pas dorée. En effet, chaque faute est sévèrement punie par le Duc. Poppy ne s'habille que de blanc, elle n'a pas le droit d'adresser la parole à quiconque, elle doit être constamment voilée, personne ne doit voir son visage. À chaque incartade la punition est sévère. Quand nous la rencontrons, nous ne savons rien d'elle, ni du rôle qu'elle doit jouer en tant que "Pucelle", ni en quoi consiste son "élévation". Mais ne comptez pas sur Poppy pour éclairer votre lanterne parce qu'elle n'en sait pas plus ... C'est sans doute ce qui fait dire à Dup dans sa chronique qu'elle se sentait dans le flou. Oui effectivement et c'est très bien, parce que Poppy aussi est totalement dans le flou. Elle sait ce qu'elle doit faire et surtout ce qu'elle ne doit pas faire, mais elle ne sait pas pourquoi. Personne ne lui explique et personne ne veut répondre à ses questions. Mais ne croyez surtout pas que Poppy est une pauvre petite chose invisible. Ho non, loin de là même. Les interdictions, elle les contourne. Elle se fait prendre, elle accepte les punitions et recommence de plus belle. Son caractère est aussi flamboyant que sa chevelure et c'est un régal de suivre cette jeune femme hors du commun.

    Comme Poppy n'a pas le droit de sociabiliser avec quiconque et que sa vie est l'une des plus précieuse du royaume -même si elle ne sait pas pourquoi-, elle est suivie en permanence par un garde. Et quand son précédent garde meurt suite à une attaque et à une tentative d'enlèvement, on lui en assigne un nouveau: Hawke Flynn. Un jeune garde, arrivé depuis peu de la capitale et qui fait soupirer toutes les femmes du château et alentours. Sa beauté a déjà fait tourner bien des têtes. Pour Poppy ce n'est pas tout à fait un inconnu. Elle l'a déjà croisé ... lorsqu'elle a fait le mur comme souvent mais cette fois pour se rendre à la Perle Rouge, un endroit très réputé de la ville et dans lequel une pucelle n'a rien à faire ... Elle y a rencontré Hawke et leur rencontre a été des plus volcaniques, mais Hawke ne savait pas à qui il avait à faire ...

    Bref, je m'étale sur le résumé qui n'a finalement que peu d'intérêt. Sachez juste que Hawke et Poppy sont deux personnages incroyables qui vont vous happer et ne jamais vous relâcher. Ils sont incroyablement puissants chacun à leur manière, mais surtout leurs interactions sont juste délicieuses. C'est pétillant, drôle et extraordinairement hot. Aucun des deux ne cède et leurs joutes sont un vrai plaisir à entendre.

    Et c'est là que j'ai réalisé ce que c'était que de la romantasy, du moins de la bonne. Car si Jennifer Armentrout qualifie cette série de High Fantasy (et nul doute que ça va le devenir), ce premier tome n'en est en aucune manière et ce n'est que mieux. La Fantasy nous fait découvrir l'univers où se situe l'action à travers de longues descriptions des lieux, de la politique et de l'histoire (et ce n'est pas une critique parce que j'adore ça). En romantasy, du moins si elle est bien écrite (et oui il y a beaucoup de bouses c'est vrai), vous découvrez d'abord des personnages, en général le couple héros du récit et à travers leurs interactions vous découvrez l'univers dans lequel ils évoluent. Très souvent il vous manque des informations, tout simplement parce que les personnages ne les ont pas non plus, vous évoluez au même rythme qu'eux. C'est une approche totalement différente mais tout aussi savoureuse (et souvent spicy).

Fin de l'aparté.

Donc ici le récit est juste fabuleux et il n'y au aucun temps mort, mais la cerise sur le gâteau c'est la narration. Charlotte Gagnor que nous avons déjà adorée dans la série Fourth Wing est juste hallucinante. Elle interprète Poppy à merveille bien sûr, mais elle a aussi le timbre rocailleux de Hawke et elle vous colle des frissons. Elle m'a émue aux larmes quand Poppy réalise à quel point elle est prisonnière et elle m'a fait vraiment pleurer à chaudes larmes quand un des personnages proches de Poppy meurt. Une interprétation pareille devrait mériter un prix. Je lui décerne le prix de la meilleure interprète féminine d'un commun accord avec moi-même! Voilà!

Bon j'arrête de vous raconter ma vie. Je n'ai qu'une chose à dire, cet audio est un IMMENSE coup de cœur, à la fois grâce au fabuleux récit mais aussi grâce à l'interprétation magistrale par Charlotte Gagnor.


Jennifer L. Armentrout sur Bookenstock:



jeudi 5 décembre 2024

UNE OMBRE DANS LA BRAISE de Jennifer L. Armentrout


LA CHAIR ET LE FEU, Tome 1

UNE OMBRE DANS LA BRAISE



Éditions J'ai Lu
736 pages
9,40 euros




L'avis express de Dup sur Une ombre dans la braise de Jennifer L. Armentrout

Début d'une série parallèle au Sang et la cendre. 
Même univers, même sensation de flou tangible.
Même engouement !


L'AVIS DE DUP



Une ombre dans la braise est le tome 1 d'une série parallèle à celle du Sang et la cendre, et dont la lecture est conseillée entre le T3 et le T4, dans le même univers. Comme je suis obéissante, voici donc mon avis sur le premier volume de ce... spin off ? En fait j'hésite, car les faits relatés ici sont bien antérieurs à l'époque de Poppy et Casteel. Alors préquelle ? Bon... on s'en fout, on restera sur "série parallèle" ! 😁

Seraphena est une jeune princesse mise à l'écart par sa famille, élevée dans un seul but, accomplir une tâche précise pour sauver le royaume de Lasania. Sa mère la reine ne lui adresse la parole que pour lui donner des ordres, son demi-frère détestable, sa demi-soeur distante mais aimable. Elle passe sa vie à s'entraîner comme une guerrière aux côtés d'un maître d'armes et ami, Sir Holland. Les similitudes entre Seraphena et Poppy sont nombreuses.

Sa mission (qu'on ne risque pas d'oublier tant elle le répète)(seul bémol à ma lecture) est donc de séduire Nyktos, le Dieu des ténèbres, le faire tomber amoureux, l'épouser et l'occire. Ce n'est qu'à ce prix que son royaume se défera du mal qui ronge ses terres, la Gangrène.

Mais depuis trois ans que vient la date d'invocation, il lui a répondu une fois qu'il ne voulait pas d'elle, et depuis il ignore son appel. Seraphena le vit un peu comme un échec, mais aussi un grand soulagement. En attendant, elle essaye de se rendre utile, d'aider les gens dans la misère à cause de la Gangrène, d'autant qu'elle a un don, elle peut soigner avec son toucher.

Ces derniers temps, il se passe des choses bizarres, elle enquête et découvre des dieux qui fomentent au milieu des humains. Elle va en croiser un autre de dieu, Ash, qui semble surveiller les autres, et se lie d'amitié avec lui... et le "plus si affinités" arrive très vite.

Bien sûr, avec Jennifer L. Armentrout, ce qui semble être ne l'est jamais et tout s'enchaîne. Ce roman devient inlâchable et passionnant (malgré ces screugneugneux de répétitions). Seraphena va plonger dans le dessein des Dieux et des Originaux.

Seraphena et Ash sont des personnages entiers, puissants, et terriblement humains avec leurs failles. L'autrice excelle à développer notre empathie pour eux. Les personnages secondaires ne sont pas en reste, et j'adore l'humour de certains amis de Ash. D'ailleurs, il me semble que certains noms de Dieu ici sont des Originaux du temps de Poppy...

Et comme avec la série d'origine, j'aime ces vampires qui n'en ont pas le nom mais qui aiment bien le sang tout de même, il y a une espèce de dualité que l'on ressent sans pour autant la saisir complètement. Et ça j'adore. La romance occupe une bonne part du récit (et oui, c'est de la romantasy) et est bien sympa à suivre avec sa part de scènes sensuelles et spicy. J'adore cela également.

Je ne peux clore cette chronique sans parler des métamorphes que nous croisons à la cour de Nyktos, des métamorphes dragons 😍. Oui, oui, des gros méchants dragons qui se transforment en beaux gosses c'est déjà pas mal, mais quand l'autrice met en scène un ado et un bébé dragon c'est énorme. C'est presque choupinou... presque j'ai dit !

Et qu'on se le dise, même pas un cliffhanger à la fin de cet opus ! Une mégatonique révélation qui fait, je dois le dire, à peu près le même effet : je veux la suite, et vite !!! Malgré le bémol, j'en fais un coup de coeur, parce que cette double série est vraiment géniale. J'ai vraiment hâte de voir comment elles vont se rejoindre d'ailleurs.