vendredi 27 juillet 2018

LA PART DES OMBRES # 2 de Gabriel Katz (Dup)





Éditions Scrinéo
276 pages
20 euros


Le pitch :


Dans le royaume de Goranie déchiré par l'occupation, la nasse se resserre autour de la rébellion naissante. Sous la poigne du redoutable chef de guerre Akhen Mekhnet, les Traceurs sont en chasse, et la fragile résistance menée par celui qu'on appelle le Fantôme semble vivre ses dernières heures. 

Mais rien n'est encore joué. La lutte se poursuit sur tous les fronts, par le sang, la diplomatie ou la trahison, de forêts en marécages, de chaumières en palais... Pourquoi la princesse Miljena, après avoir échappé à un mariage forcé, est-elle retournée d'elle-même épouser une brute sanguinaire ? Où se trouve le dernier témoin du massacre qui a donné naissance à la révolte ? Dans un jeu de miroirs et de faux semblants, le roi, le gouverneur et les grandes figures de cette guerre civile s'affrontent pour le contrôle du pays.







J’ai retrouvé nos trois héros exactement là où Gabriel Katz les avait laissé. Plus d’un an et demi a passé depuis ma lecture du tome 1 et pourtant en quelques lignes tout revient, le contexte géographique et politique, les belligérants, les attentes, les buts. La magie katzienne opère… et frustre ! Oui parce que la machine infernale reprend. Encore une fois l’effet page-turner, bien soutenu par l’alternance des chapitres concernant chacun des trois personnages principaux, nous fait arriver en peu de temps à la fin de cet opus (pas bien épais en plus).

Mais j’avoue surtout avoir été frustrée parce que dupée (un comble n'est-ce-pas ?). Tout d’abord par Desmeon, que par ailleurs j’aime toujours autant, je tiens à le préciser. Seulement, ceusses qui ont lu Aeternia me comprendront. Desmeon finit Aeternia avec un "statut" dirons-nous particulier… Et je pensais vraiment que sieur Katz allait jouer avec cette "particularité" et puis rien, niet, que dalle. Voilà, frustration +++.

Bon, si je fais abstraction de ce scregneugneu de détail, j’ai bien apprécié ma lecture. La gouaille et l'humour de Desmeon y est pour beaucoup. La saveur des dialogues de l’auteur est toujours un régal. Puis je dois dire que je suis ravie d’avoir eu une bonne intuition au tome 1 concernant Akhen Mekhnet. Il a une sacrée envergure ce personnage, il prend de l’ampleur dans ce tome 2 et franchement je l’ai beaucoup aimé. Et je rejoins dame Phooka dans sa demande d'une histoire avec la Crête en toile de fond.

Mais revenons à l’intrigue. Vous vous en souvenez : la Goranie opressée, tyrannisée par le peuple des Traceurs descendu des montagnes. Le roi, une marionnette aux mains du gouverneur traceur. Le fils du gouverneur, Inoran, un affreux ado mal élevé, gâté-pourri, qui se croit tout permis et qui se permet tout, et met ainsi le feu aux poudres. La rebellion qui couve puis explose, embauche Desmeon, Kaelyn et Olen en tant que mercemaires. Elle ne change pas d'un iotat, elle se poursuit.

Nos trois protagonistes ont chacun un rôle à jouer dans cette rebellion et ils vont le jouer jusqu’au bout... et au final... ben vous n’avez qu’à le lire ! Je me suis fait rouler dans la farine, mais alors complètement ! Mais encore aujourd’hui, alors que j’ai fini ce livre il y a une dizaine de jours, je suis incapable de dire si j’en suis ravie ou vexée ou frustrée… mais une chose est sûre, DUPÉE oui!
C’est une belle leçon que celle-ci, découvrir que les actions les plus discrètes peuvent avoir autant d’impact, comme quoi il faut toujours se méfier des coulisses… et des auteurs!

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