vendredi 20 mars 2020

LA MALÉDICTION DES DRAGENSBLÖT Tome 1 Anne Robillard



Editions Michel Lafon
Parution 12/03/2020
16.95 euros




☇ L'avis éclair de Phooka sur La malédiction des Dragensblöt d'Anne Robillard ☇



Vous avez envie de rencontrer des fantômes, beaucoup de fantômes ?
Vous avez envie d'être dépaysé ?
Ce roman est fait pour vous !



L'AVIS DE PHOOKA:




Samuel est un musicien, plutôt bon d'ailleurs mais pas gestionnaire pour un sou. Du coup, il a signé un contrat totalement en sa défaveur avec une maison de disque. En gros, il a perdu tous les droits sur ses chansons et il ne gagne pas un radis. Fauché et déprimé, sa femme le quitte et part avec sa fille Emily. Samuel est au fond du trou et ce n'est pas étonnant qu'il pense au suicide. Mais voilà sur le chemin entre le bar où il vient de claquer ses derniers billets en alcool et la rivière où il compte bien se jeter, il rencontre un drôle de personnage, habillé bizarrement et qui lui dit en résumé qu'il est l'héritier des Dragensblöt. Évidemment Samuel n'a pas jamais entendu ce nom de sa vie, mais il se retrouve avec une sorte de rouleau de papier officiel (non pas du PQ ne psychotez pas!)  dans les mains et l'émissaire disparaît ...

Désorienté Samuel tente toujours de se diriger vers la rivière mais se retrouve face à un portail ouvragé qu'il va franchir. Au bout de l'allée, un château, dans le château ... des fantômes. Toute une lignée de fantômes en réalité, tous descendant d'un ancêtre commun, un Viking du nom d'Ulrik. Celui-ci a eu l'excellente idée de brûler la maison d'une sorcière lors d'un raid dans les années 1000. En représailles, la sorcière l'a maudit, lui et ses descendants. Tous ont donc eu des morts violentes ou pas naturelles, et tous se retrouvent coincés dans ce château. Samuel est le 46ème et le seul être vivant. Le seul peut-être aussi à pouvoir contrer cette malédiction, ne serait-ce que pour sauver sa fille. Il va devoir empêcher Ulrik de brûler la maison de la sorcière et donc remonter dans le passé. Pour cela il devra franchir l'une des 46 portes  situées à l'étage du château et dont personne ne sait où elles mènent. Il va ainsi se retrouver propulsé dans le(s) passé(s) des différents descendants.

L'idée de ce roman est vraiment originale. Un héros sympathique auquel on s'attache très vite mais qui est loin d'être un surhomme, un château hanté par 46 fantômes dont certains sont trop timides pour se montrer. 
Alors on va les découvrir petit à petit. Samuel est peut-être un raté selon ses propres dires, mais il est incontestablement empathique. Il va faire connaissance des descendants à leur rythme, en apprendre plus sur leur vie, leur mort et leur destin. Une façon vraiment atypique de brosser le portrait des protagonistes d'un roman. Samuel va leur parler dans le château sous leur forme spectrale, mais aussi parfois les rencontrer "vivants" dans leur propre passé.
Et puis il y a Esther, une fantôme elle aussi, qui se met en quatre pour rendre la vie de Samuel au château la plus agréable possible. Et elle lui réserve bien des surprises.

L'écriture d'Anne Robillard est toujours aussi vive et agréable, le rythme du roman est soutenu sans être effréné, Samuel prenant le temps de découvrir le monde qui l'entoure. Le mystère rôde et la variété des descendants et des époques créé un exotisme parfait. Mais ce qui me plaît aussi beaucoup c'est le côté poupées russes avec des histoires à l’intérieur des histoires, des récits imbriqués de Samuel qui rôde dans le passé de fantômes que l'on croise à l'époque actuelle, et puis surtout le roman dans le roman (ça c'est vraiment un must mais je n'en dirais pas plus). Évidemment c'est un tome 1 et compte tenu de la progression du récit il y a fort à parier que cette série sera une beaucoulogie , comme toutes les séries de l'auteur.

Un premier tome très séduisant, bourré d'idées originales et prenantes. Cette Malédiction des Dragensblöt semble bien partie pour nous faire découvrir pléthore de paysages, de personnages et d'époques. À suivre !!



Aucun commentaire:

Publier un commentaire