jeudi 3 octobre 2024

Tome 8 de l'ITV de ROZENN ILLIANO

 

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Snow :

Je suis un peu en dilettante ces derniers jours ;) mais je continue toujours de lire ;)

Je reviens donc pour une question assez pragmatique, encore combien de livres/saga avant le Grand final du Grand Projet (que clairement je ne veux pas quitter, parce que je sais que je ne serai jamais prête pour la fin ! )

Et seconde question, as-tu des projets hors GP pour après ? Si oui, peux tu nous en parler ou pas ?

Yeah, contente de te revoir !

Actuellement, pour finir le Grand Projet, je dois écrire 7 romans : le tome 3 du Temps des cendres, les tomes 2 et 3 de Marcheurs de rêves, un roman de fantasy qui s’appellera La Cité sans Roi (qui se passe à Atlacoaya, qu’on aperçoit de-ci de-là dans certains textes, et enfin la trilogie finale qui s’appelle pour le moment le Grand Projet et qui reliera tous les fils du truc.

Ça, c’est pour les romans “obligatoires”, parce qu’il y en aura d’autres qui sont plus optionnels. Ils développeront beaucoup de choses mais ne seront pas indispensables pour suivre le GP. Et là, c’est difficile de les compter 😂 Il y a pas mal de one-shots, mais aussi La Constellation, une série avec des romans qui seront indépendants et se liront dans l’ordre qu’on voudra (un truc qui ressemblera un peu au lore de John Wick mais avec des sorciers).

Pour finir, oui, il y aura des romans hors du GP. Dont un énorme projet dans un même univers avec deux sagas en parallèle, pour lequel je prends des notes depuis des années. Je ne peux pas en dire plus, par contre. Même révéler le titre est impossible ! Il y aura un lien avec le GP. C’est tout ce que je dirai ! 😁





Phooka :

Bonjour Rozenn, à mon tour

Tu as un univers bien à toi, mais alors que répondrais tu si on te proposait une commande de roman? Mettons qu'il y ait un pactole en échange. Te sentirais- tu à l'aise ? Y a t'il certains genres que tu refuserais d'écrire ?

Bonjour ! Voilà une question que je ne m’étais jamais posée jusqu’ici. Je suppose que tout dépendrait de la commande :) Si c’est un genre que j’ai l’habitude d’écrire, comme du fantastique, de l’urban fantasy, et à la limite de la fantasy, je le ferais probablement. Par contre, il y a des chances que je refuse s’il s’agit de thriller, de romance ou de SF, tout simplement parce que je n’ai pas l’habitude d’en écrire. Ce sont des genres qui répondent à des codes que je n’ai pas, et à mon humble avis, le résultat ne serait pas du tout à la hauteur !



Ramettes :

Bonsoir,

Chaque lecteur à ses petites manies... moi entre autre j'aime découvrir ce qui touche à la nourriture. Ça peut sembler secondaire mais cela donne des infos. Dans "d'hiver..." ils découvrent différents univers mais les infos autour de la nourriture sont presque passées sous silence. Est-ce que c'est volontaire ? Pour toi tes personnages doivent se nourrir pour vivre ? Ça na pas lieu d'apparaître dans cette histoire ?

Est-ce que c'est un aspect personnel qui fait que cela ne t'intéresse pas plus que ça ? Bon j'avoue que nourrir mon entourage fait partie de moi ... et je suis gourmande !

Bon appétit !

Voilà une question super intéressante, parce qu’elle fait écho à quelque chose que j’ai réalisé récemment. Le fait de ne pas parler de nourriture dans mes romans (parce que ce n’est pas que dans D’Hiver et d’ombres) est totalement involontaire ! Pendant longtemps, je ne m’en suis pas préoccupée, mais ça a une explication beaucoup plus vaste : mes personnages, en vrai, n’ont pas d’envie.

Ou plutôt, ils n’expriment pas leurs sensations et leurs envies (de manger, de vivre des trucs particuliers, de faire pipi, de faire l’amour, etc), tout simplement parce que moi je n’exprime pas les miennes. Je dirais même que j’ai du mal à les percevoir de l’intérieur. Pourquoi ? Aucune idée. Je suis dans l’intériorisation constante, ce qui me fait voir l’écriture comme une sorte de soupape de sécurité et qui me joue beaucoup de tour dans la vraie vie. Et donc, ça se ressent dans mes livres.

J’ai aussi un rapport compliqué avec la nourriture : je suis gourmande aussi et en même temps, si l’on pouvait arrêter de se nourrir pour vivre, je le ferais sans hésiter (d’autant plus aujourd’hui puisque je suis obligée de changer mon régime alimentaire pour cause de bientôt 40 ans). Un peu contradictoire, je suis d’accord !

Bref, je travaille sur tout ça, je me suis posé beaucoup de questions là-dessus au moment où j’ai écrit Lettres de sang par exemple, et je chemine petit à petit pour me “reconnecter au monde extérieur”. Peut-être que je devrais écrire un livre où la bouffe est importante 😁




Phooka :

Coucou Rozenn, sur Bookenstock nous sommes gourmandes de livres audio ( un moyen de lire quand on ne peut pas lire, en conduisant, en jardinant, en marchant, en cuisinant...). Est-ce un support que tu utilises. Si oui ou non, pourquoi ? Envisages-tu un jour de distribuer tes romans avec ce moyen ?

Hello !

Alors non, je n’écoute pas de livre audio. J’ai beaucoup de mal à me concentrer quand il s’agit d’un support auditif, ce qui explique pourquoi je regarde peu de vidéo ou écoute peu de podcast (et galérais à suivre en cours !).

Quant à distribuer mes romans en livre audio, j’aimerais énormément, mais malheureusement ce n’est pas près d’arriver. Soit on gère soi-même en payant un service qui va enregistrer et produire le livre, ce qui coûte archi-cher, soit on conclut un contrat avec Audible, mais pour ça il faut justifier de ventes conséquentes pour que ça les intéresse (et encore, je ne suis même pas sûre qu’ils le fassent encore). Avec mes toutes petites ventes, il y a peu de chance que ça se fasse avant un moment :)




Fantasy à la carte :

Bonjour Rozenn, quel est ton rapport avec tes lecteurices? Echanges-tu beaucoup? Par quel biais? Message privé? Commentaire sur tes posts? Et comment prends tu les critiques ? Est ce qu'elles t'aident dans ton écriture?

Bonjour ! J’aime beaucoup échanger avec mes lecteurices : je considère qu’il y a autant de versions d’un même roman qu’il y a de lecteurices, pour la simple et bonne raison que chacun et chacune se fait sa propre image du livre, et c’est un plaisir de découvrir tous ces “livres parallèles”. C’est aussi très plaisant (et enrichissant) de découvrir qui sont les gens qui lisent mes bafouilles, qui résonnent avec mes histoires et mes personnages.

Après, comme j’ai de gros problèmes d’anxiété, je les rencontre très peu (voire jamais ces dernières années) “en vrai”. Je préfère discuter sur les internets ! Ça se fait par plusieurs biais : en DM, en commentaire sur Instagram et par email, très souvent en réponse à une de mes newsletters. D’ailleurs, grâce à elle, des correspondances régulières sont nées avec des lectrices, parfois depuis plusieurs années ! C’est l’un des meilleurs aspects à ce métier.

Quant aux critiques, c’est un peu du jonglage ! Lorsque je peux éviter de lire des avis négatifs, je ne m’en prive pas. Parfois, ça fait mal, tout simplement ! Mais le plus dur à mes yeux, c’est lorsqu’une personne que je sais aimer mes romans formule un avis négatif, que ce soit sur un aspect du livre ou sur le livre entier. J’ai l’impression d’avoir échoué, en quelque sorte, parce que j’ai déçu une personne déjà convaincue. Quand ça arrive, je me mets à douter de mon propre travail : je remets en question ce qui est à moi, par exemple la longueur de mes romans, le fait qu’il y ait beaucoup de passages introspectifs (ma marque de fabrique), etc, et passer au-dessus est un très long processus.

En revanche, je ne prends pas en compte les avis pour améliorer mon écriture. Si je veux l’améliorer, j’écris, ou alors je demande (et rémunère) des personnes dont c’est le métier :) À mon sens, ces avis sont là pour les autres lecteurices, pas pour moi. De toute façon, ces avis sont souvent contradictoires : Untel va dire que c’est trop long quand Trucmuche dira l’inverse, Machin jugera mon style parfait, Bidule le trouvera trop familier… On est vraiment dans les goûts et les couleurs, et, comme je le disais, dans la perception que chacun & chacune se fera de mon histoire :)




Ramettes :

Bonjour,

Merci pour toutes tes réponses.

C'était drôle tu disais que tu observais les pies depuis ton immeuble. Je t'imaginais tellement au milieu de la forêt... ou au moins à la campagne...

J'ai fini "d'ombre..." qui m'a laissé je ne sais pas comment dire... "mélancolique", chronique dans la semaine promis.

Jai décidé de me plonger dans "le phare au corbeau " et dès les premières lignes j'ai trouvé que ta voix avait changé. Autre univers autre façon d'écrire. Wouah ! Les pouvoir des mots, assemblés d'une façon ou d'une autre cela donne une autre ambiance.

Pas vraiment de question juste ces réflexions.

Je file en Bretagne... 😊

Bonjour ! J’ai toujours vécu à la ville, mais c’est vrai qu’avec le temps, je commence à avoir envie de campagne !

C’est vrai que D’Hiver et d’ombres n’est pas des plus joyeux ! Il explique surtout tout le lore de mon univers… Quand on a lu celui-ci, on sait presque tout le “pourquoi” ! Et c’est vrai qu’il est différent du Phare au Corbeau. En fait, j’adapte le style en fonction de l’univers ou de la temporalité : plus familier quand il s’agit d’urban fantasy contemporaine et plus soutenu en fantasy ou pendant l’époque victorienne (que j’affectionne beaucoup).

Bon voyage en Bretagne !




Ramettes :

Bonsoir,

Une question me vient, pas le courage de voir si elle a été posée.

Préfères-tu écrire à la première ou 3ème personne du singulier ? As-tu écrit à la deuxième un de tes roman? Dans laquelle te sens-tu la plus à l'aise ?

Et re ! Au début, j’écrivais exclusivement à la première personne, parce que j’avais besoin de ce niveau d’immersion. Et depuis quelques années, c’est le contraire, j’ai eu besoin de m’éloigner de mes personnages ! Récemment, j’ai eu envie de réécrire à la première personne, donc je vais probablement alterner dans mes prochains romans.

J’ai écrit des passages à la deuxième personne dans La Maison des Épines, et j’ai beaucoup aimé !




Dup :

Coucou Rozenn,

Tu as dis que tu avais du mal à lire de la Fantasy (😳je trouve ça chelou alors que tu en écris hein)(mais là n'est pas le sujet 😁). J'ai démarré en parallèle de mes autres lectures Le livre qui refusait de brûler de Mark Lawrence, or j'ai vu dans une de tes newsletters que tu l'avais lu cet été. Qu'en as-tu pensé ? J'en suis à peu près au milieu et j'avoue que je peine un peu depuis peu. Alors que j'avais trouvé le début génial, une idée de folie bien exploitée, et toutes les réflexions sur les biblis, les livres, les auteurs et les lecteurs savoureuses. Et maintenant j'ai du mal à me replonger dedans, mes autres lectures prennent le pas, ce qui est mauvais signe...

Bizarrement oui, j’ai du mal à lire de la fantasy, et je n’ai jamais pu l’expliquer ! Pourtant, oui, j’en écris, mais j’ai l’impression que ça ne compte pas parce que mes mondes de fantasy sont liés à notre monde. Bref, on n’est pas à une contradiction près !

J’ai adoré Le Livre qui refusait de brûler, au point qu’il m’a fallu des semaines avant de trouver quoi lire ensuite ! (du coup je relisais mes propres romans, j’avais besoin de chercher des infos dedans). Je ne sais pas, j’ai vraiment aimé l’univers, les personnages, le mystère qu’il y avait autour de cette bibliothèque. Mais peut-être que ça peut traîner un peu en longueur vers le milieu, en effet. Trop de mystère peut tuer le mystère ! En tout cas, je dirais de persister un peu, la fin vaut le coup, à mon avis :)


Bientôt
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L'ULTIME AVERTISSEMENT de Nicolas Beuglet [audio]

 



Lizzie

L'ultime avertissement 
de Nicolas Beuglet
Lu par Anne-Sophie Nallino
Durée : 7 h et 8 mn





L'avis express de Dup sur L'ultime avertissement de Nicolas Beuglet.


Mouais... à mon avis, ça passe ou ça casse !
Ça a cassé sur Bookenstock.


L'AVIS DE DUP


si je l'avais lu :


grâce à l'audio :



Cet Ultime avertissement sera peut-être mon ultime "lecture" de Nicolas Beuglet tant je suis déçue par ce dernier roman. Et ce n'est absolument pas le support, l'audio, qui est en cause. La narratrice Anne-Sophie Nallino est parfaite et il n'y a vraiment rien à lui reprocher. 

Felicia, jeune experte en art est mandée pour expertiser trois objets au domaine de Castelmore, célèbre collectionneur richissime, par le fils de ce dernier. Mais très vite elle comprend que son expertise n'est nécessaire que pour mener une enquête sur la disparition du maître des lieux et de ses invités. Elle est appelée à faire équipe avec Armand, un ancien flic devenu prêtre. 

Ces deux personnages forment un tandem atypique et sympathique. Le côté pétillant de Felicia est tempéré par le pragmatisme de son coéquipier. Leur intelligence et leurs déductions seront en phase, on a très vite l'impression qu'ils sont en tandem depuis des années. Les conclusions de leur enquête sur place, au manoir des Castelmore serait presque un cas d'école tant tout coule de source.

Là où cela commence à se gâter pour moi en crédibilité c'est quand la véritable action arrive. Cette jeune femme, citadine, adepte des transports en commun, se retrouve à gérer une fuite en conduisant un hummer, talonnée par des tueurs. Ils arriveront à les éliminer... si, si, et se rendront compte que c'est l'armée, directement sous les ordres du Pentagone, qui cherche à les éliminer. Après avoir traversé les USA en largeur, allant d'Atlanta en Georgie à Los Angeles en Californie, la suite de leur périple les emmènera en Afrique du sud, puis en Suisse, puis... etc. Sous une autre identité, avec de faux papiers. Donc ils ne sont plus inquiétés !!! Comme si le Pentagone n'avait pas les ressources pour les traquer, les tracer... bref !

Mais je dois avouer que lorsque arrive le fameux avertissement, j'étais complètement blasée par ce que j'écoutais. Je suis pourtant adepte des lectures de l'imaginaire, et peut-être que dans un autre contexte fortement teinté de SF j'aurai adhéré, mais pas dans cette histoire, pas dans cette enquête. Je ne veux pas en dire plus, cette "surprise" peut peut-être plaire ou simplement fonctionner avec d'autres lecteurs. L'avenir nous le dira.

Si la première moitié de cette histoire est intrigante et prenante, très vite pas mal d'éléments du récit en faisait chuter la crédibilité. Mais lorsque arrive le fameux avertissement j'ai bien failli tout laisser tomber tant c'était capillotracté. Je suis allée au bout de mon écoute parce que c'était un partenariat avec netgalley et Lizzie, qui produit toujours des audios de qualité, et que la narratrice méritait qu'on parle d'elle. Elle a su garder un stoïcisme exemplaire en lisant cet avertissement, un professionnalisme que je salue !

J'ai été une lectrice de la première heure de Nicolas Beuglet, déjà à l'époque de son premier roman où il se faisait appeler Nicolas Sker. Nous l'avions même reçu sur Bookenstock pour un Mois2. Ma dernière lecture concernait Le dernier message, premier opus de la trilogie Grace Campbell que j'avais adoré. Si je n'ai pas lu les deux suivants, c'est par manque de temps, les thrillers n'étant plus ma priorité. J'avoue que je suis fort déçue 😢


mercredi 2 octobre 2024

Tome 7 de l'ITV de ROZENN ILLIANO

 


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Ramettes :


Bonjour,

Je me demandais si le corbeau (ou oiseau noir) avait une signification personnelle ? Est-ce que dans ton œuvre il y a d'autres animaux emblématiques qui t'inspirent ?

La corneille noire est mon animal préféré, alors j’ai tenu à la mettre en avant dans mes romans :) Je suis fascinée par les corvidés depuis toujours. Chez moi, je regarde les pies faire leur vie dans les arbres près de mon immeuble et j’adore ça. Les corbeaux et les corneilles font partie de ces animaux injustement mal traités, avec une mauvaise réputation pour des tas de raisons, et c’est pour ça aussi que je les aime autant. Ils sont à la marge. Peut-être que c’est aussi parce que je me sens comme eux ! Les autres animaux que l’on croise souvent dans mes romans, ce sont les chats, souvent en hommage à mon ancien chat aujourd’hui disparu :)




Dup :

Je viens de finir Elisabeta que j'ai adoré ! Cependant le Virgile dépeint pour l'instant n'a pas atteint mon cœur, sauf dans les rares occasions où il laisse transparaître un peu de Nestor. Mais tel que tu le décris, profiteur, escroc patenté, connard imbus de lui-même (pour Gia) et sa tête de fouine... disons que le tableau n'est pas en sa faveur !!! En revanche Oxyde est toujours aussi charismatique ❤❤❤ Mais ma question ne concerne ni Virgile, ni Oxyde. Depuis que j'ai refermé Elisabeta, je suis pantoise : cet épilogue de Dieu !!! Ce lien direct avec Le temps des cendres ! C'est juste énorme ton univers et tes séries qui s'entrecroisent. Je suis d'ailleurs ravie de les avoir lu dans cet ordre, le TDC avant Elisabeta. Car sinon, l'allusion m'aurait glissé dessus et je ne sais pas si je m'en serai souvenue. Alors même si tu as dit dans cette ITV qu'on pouvait aborder ton univers par n'importe quelle entrée, tu dois pouvoir me donner un ordre plus spécifique non ? Comme justement, tu conseillais d'intercaler Lettres de sang (que j'ai commandé dans la foulée) entre Elisabeta et Sinteval. Et maintenant je maudis mes SP qui vont m'empêcher de poursuivre dans l'immédiat...

Yay, je suis contente que tu aies aimé Elisabeta 💙

Alors oui, on ne voit pas Virgile dans toute sa splendeur dans ce livre-là, surtout que comme tu dis, c’est un beau connard qui ne se préoccupe que de lui-même. Mais… mais. Il faudra lire la suite pour savoir 😁 Et alors j’adore parce qu’Oxyde on le voit genre sur trois pages et demi, mais il marque toujours autant les lecteurices. Je l’aime trop 😍

À l’époque où j’ai écrit Elisabeta (ça date, c’était en 2016 !), je travaillais déjà sur ce qui deviendrait le Temps des cendres, et j’avais déjà cette volonté de tout relier. J’ai donc mijoté la fin d’Elisabeta en fonction, et c’est toujours un plaisir de voir que ça fait son petit effet. Surtout qu’au fur et à mesure, les liens sont de plus en plus importants…

Je considère, oui, qu’il y a plusieurs portes d’entrée, tout simplement parce que tout a été conçu pour que ça reste clair (du moins le mieux possible) à la lecture, même si on lit dans le désordre. En général, je conseille de lire dans l’ordre de parution, parce que c’est comme ça que je l’ai écrit.

Mais c’est difficile de donner véritablement un ordre parce que je ne suis pas sûre moi-même. Les événements se mélangent, la chronologie aussi, et je ne sais pas non plus si c’est pertinent de conseiller aux lecteurices de lire deux séries en parallèle ou de terminer tout une série avant de passer à la suivante… Dans ton cas, je réitère ma suggestion : soit tu enchaînes avec Lettres de sang et tu finis avec Sinteval pour suivre l’ordre chronologique des événements, soit tu fais l’inverse, cette fois pour suivre l’ordre d’écriture. À mon humble avis, si tu veux suivre l’arc narratif de Virgile et le découvrir dans toute sa splendeur (et expérimenter ce que les fans de Virgile de la première heure ont expérimenté), il faut faire Sinteval puis Lettres de sang !





Ramettes :

J'ai vu dans un de tes messages Instagram que l'humain était au cœur de tes préoccupations dans ton œuvre. C'est la réflexion que je me faisais en lisant "d'hivers et d'ombre" mais j'ai aussi ressenti le fait que les humains en abusant des technologies pouvaient détruire la magie qui est en eux et qui les relie à la nature. J'enfonce peut-être des portes ouvertes. Est-ce ce que tu as voulu dire ?

Oui, au final les histoires ce n’est que ça, raconter ce que font et sont les humains, “commenter” le réel, quelque part. On a beau rajouter des fantômes, des vampires ou tout ce qu’on veut, à la base, ce sont les humains les plus importants !

C’est exactement ce que j’ai voulu dire dans D’Hiver et d’ombres : en faisant du mal à son environnement, on fait du mal aux gens, et donc on se fait du mal à soi. Ça a la même mécanique que l’écoféminisme, quelque part (je reprends la définition donnée sur Wikipédia : “Le courant écoféministe considère qu'il existe des similitudes et des causes communes entre les systèmes de domination et d’oppression des femmes par les hommes et les systèmes de surexploitation de la nature par les humains (entraînant le dérèglement climatique et le saccage des écosystèmes). En conséquence, l'écologie nécessiterait de repenser les relations entre les genres en même temps qu'entre les humains et la nature.”).

L’idée était aussi, avec Filius, de montrer que si on “inhibe” ce que l’on est (dans son cas, le fait qu’il possède la capacité de voir d’autres mondes dans ses rêves), on se perd de vue (c’est aussi le cas avec Jacob et Enys). On devient moins humain.




Heclea :

Pas de nouvelle question pour moi aujourd'hui, mais juste l'envie de dire vous dire un immense merci les vénérables, car ce Mois de m'a permis de découvrir l'univers et l'écriture de Rozenn et que j'adore. Et pour Rozenn, j'ai pour l'instant lu La Maison des Epines, Oracle et Les griffes du sommeil, et j'ai été transportée à chaque fois, et je suis trop contente d'avance de savoir que j'en ai encore plein à découvrir, alors merci d'écrire et d'éditer tes livres :)

Eh bien merci beaucoup ! L’expérience du Mois de m’a permis de creuser un peu les messages dans mes bouquins, de sortir un peu de ma coquille et de partager avec des personnes que je ne connaissais pas et, j’espère, de continuer à papoter avec elles !

Je suis vraiment ravie que ces livres t’aient plu autant. J’espère que ce sera le cas pour les suivants.

Merci à toi 💙



Dup :

Trois pages et demi, trois pages et demi... oui, mais pour un rôle important et significatif nanmého, pas juste la présentation de sa belle trombine ! D'ailleurs tu ne le décris pas tant que ça ! Le néolecteur il passe complètement à côté je suis sûre !!! Bon, faut que tu te grouilles de publier le T3 du Temps des cendres hein :))

Et bien je te remercie malgré tout pour ta non réponse, ma suite sera donc Sinteval, car Virgile m'intrigue au travers des commentaires de ceux qui l'ont déjà lu... et puis je l'ai déjà sous la main ! :D

Oui, c’est vrai, on ne le voit pas assez, le Oxyde 😝 En vrai, plus sérieusement, l’idée était de faire un clin d’œil pour les lecteurices qui le connaissent déjà, et pour les curieux qui liraient d’autres romans ensuite. Ah, et il faut surtout que je me grouille de l’écrire, ce tome 3 😆 (je galère. Beaucoup)

Sinteval est un bon choix, surtout si tu l’as déjà à disposition ! Et comme tu as lu Tueurs d’anges, tu connais déjà le contexte :)




Fantasy à la carte :

Bonjour Rozenn, quel est ton livre de chevet du moment ? Sinon est ce que ça t'arrive d'abandonner une lecture quand tu n'accroches pas à l'histoire?

Bonjour ! En ce moment, je lis La Colline Hantée d’Elizabeth Hand, qui est une suite officielle de la Maison Hantée de Shirley Jackson, un classique du genre (qui a été adapté (très librement) par Mike Flanagan dans la très connue série The Haunting of Hill House).

Il m’arrive d’abandonner une lecture, même si c’est rare. Et en général c’est de ma faute : je me laisse tenter par un livre qui n’est pas du tout dans le genre que je lis d’habitude, le plus souvent de la fantasy. Il n’y a rien à faire, la fantasy, j’ai du mal !




Liz :

Coucou ! Trop stylé de papoter avec toi. J'adore ton travail, et j'adore Oxyde ! (oui, cash). Bref, grâce aux excellentes Dup et Phooka, voilà que je viens de lire Lettres de Sang, et je dois te dire que le concept du Cercle m'a laissée bouche bée. J'avoue que ca m'a même fait réfléchir. J'adore l'idée!

Petite question qui me turlupine depuis L'ombre dans la pluie : tu manies les méandres obscurs des institutions (dont l'Eglise catholique) avec brio, jusqu'à faire frissonner notre imagination. As-tu une expérience particulière dans ce milieu ?

Hello ! Je trouve ça vraiment génial de pouvoir papoter comme ça, ça me permet aussi de connaître les lecteurices ! En particulier quand iels aiment Oxyde 💙 (allez, je révèle mon secret : je n’écris que pour qu’on me dise “j’adore Oxyde”). Je suis très contente que tu aies aimé Lettre de sang. Le Cercle est une de mes inventions littéraires que j’aime le plus !

Et euh alors non, je n’ai aucune expérience là-dedans ! J’aime énormément ça, par contre. J’ai inventé le Cercle parce que j’adore les sociétés secrètes qui existent depuis des centaines d’années, avec leurs rituels, leurs codes, leurs archaïsmes aussi. Par exemple, j’adore la société vampirique dans la série de films Underworld (OK, les trois premiers). J’ai traité l’Église catholique de la même manière, mais au fur et à mesure cette fois, en creusant à mesure que j’écrivais mes livres. Il y a beaucoup de fantasme là-dedans, et c’est très fun d’imaginer les secrets que l’Église cache. Tout comme ça a été très fun d’imaginer ce qu’il y a dans le sous-sol de la ville de Rennes !

Oh, et bravo pour le Mois de !


La suite par ici
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Nos coups de cœurs de septembre 2024

 







Et donc sélectionnés pour le GpP de 2025




COUPS DE CŒUR SFFF











COUPS DE CŒUR Audio




COUPS DE CŒUR Urban Fantasy/Romance paranormale





mardi 1 octobre 2024

THROTTLED tome 1 Lauren Asher [audio]

 Dirty Air
 #1


Éditions AUDIOLIB
Lauren Asher
Traduit par Lucile Trouvé
Lu par Cosimo Di Daniele et Suzanne Krep
Parution : 25/09/2024
Durée : 9h40
Collection : Littérature


Les informations sur le site des éditions AUDIOLIB






☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Dirty Air ☇



Une romance dans le domaine de la F1, c'est pas commun ... et c'est génial!


L'AVIS DE PHOOKA:



Pour info: Throttled c'est un terme "technique" lié à un moteur (gaz d'échappement) dont la signification va de accélérer à mettre (ou réduire) les gaz. Full Throttle = plein gaz

    Noah Slade est le meilleur pilote de Formule 1 de sa génération. Il a de qui tenir puisque son père était lui aussi le meilleur à son époque. Il court pour la meilleure écurie, se fait un fric monstre et se trouve une nana à chaque fois qu'il en a besoin, la virant au petit matin. Il faut dire que son physique ravageur le rend irrésistible. Son seul but, être champion du monde et gagner à chaque course. Alors quand il apprend que son co-équipier pour l'année à venir n'est autre que Santiago Alatorre, Noah est furieux. Santagio est un jeune pilote espagnol qui lui a déjà couté la première place lors d'une course il y a 2 ans en provocant un accident alors qu'il essayait de le doubler. Il ne veut pas d'un chien fou et dangereux comme équipier ...

    Maya Alatorre est la sœur de Santiago. Elle vient de finir ses études et se cherche. Alors elle décide d'accompagner son frère pendant cette année de Grand Prix à travers le monde et de faire un vlog sur son frère, les courses et la F1 ...

    Maya et Noah, ça va être électrique dès le début. Sachant l'antagonisme entre son frère et Noah et surtout connaissant le comportement de Noah vis à vis des femmes, il est hors de question qu'elle cède juste parce qu'il est beau comme un dieu.

Scénario classique pour une romance me direz vous et je vous répondrai que c'est tout à fait ça.

Sauf que ...

Sauf que ça se passe dans le monde la F1. Un monde que personnellement je ne connaissais que pour avoir regardé quelques Grand Prix à la télé (enfin surtout les départs parce que c'est là que c'est palpitant et risqué) et j'ai appris plein de choses. C'était carrément passionnant, chose que je n'aurais jamais pensé !

    Sauf surtout que j'ai adoré la relation entre Noah et Maya. Une fois qu'ils se sont trouvés ils se font confiance et se racontent tout. Alors pas de révélations de dernière minute, de twist qui fait que les deux se séparent sur un malentendu pour se retrouver après. Non, rien de ça. ET C'EST GÉNIAL ! Oui  il y a des retours de bâtons et certains vont essayer de les séparer. Mais comme ils se sont parlés, qu'ils se font confiance, ça ne marche pas et c'est si bien !!! Totalement différent de ce qu'on lit dans les romances habituellement qui collent à tous prix des rebondissement dans tous les coins. C'est reposant pour mon petit cœur.

    Et sauf enfin que nous sommes dans une version audio et que l'interprétation des narrateurs est géniale. Cosimo Di Daniele campe un Noah absolument parfait, avec sa morgue, ses doutes et ses failles. Quant à Suzanne Krep, elle incarne parfaitement Maya, une jeune femme qui doute et qui aime son frère par dessus tout.

    J'avais déjà apprécié Lauren Asher avec The Fineprint, et clairement c'est une autrice que je note à suivre dans mon petit carnet.
    
D'autres tomes sont prévus avec d'autres pilotes (dont Santiago bien sûr mais il n'est le héros que du tome 4, il va falloir être patient). Le tome 2 est consacré à Liam, pilote d'une écurie concurrente et ami de Noah que l'on croise souvent et le tome 3 à Jax co-équipier de Liam. J'espère qu'il sortiront rapidement en audio aussi pour les découvrir.

    Throttled est une romance qui sort du lot avec deux héros extrêmement attachants. Une fois de plus l'audio permet de sublimer l'écrit et c'est un énorme plaisir d'écoute. Si vous aimez le genre, n'hésitez pas!