Snow :
Je suis un peu en dilettante ces derniers jours ;) mais je continue toujours de lire ;)
Je reviens donc pour une question assez pragmatique, encore combien de livres/saga avant le Grand final du Grand Projet (que clairement je ne veux pas quitter, parce que je sais que je ne serai jamais prête pour la fin ! )
Et seconde question, as-tu des projets hors GP pour après ? Si oui, peux tu nous en parler ou pas ?
Yeah, contente de te revoir !
Actuellement, pour finir le Grand Projet, je dois écrire 7 romans : le tome 3 du Temps des cendres, les tomes 2 et 3 de Marcheurs de rêves, un roman de fantasy qui s’appellera La Cité sans Roi (qui se passe à Atlacoaya, qu’on aperçoit de-ci de-là dans certains textes, et enfin la trilogie finale qui s’appelle pour le moment le Grand Projet et qui reliera tous les fils du truc.
Ça, c’est pour les romans “obligatoires”, parce qu’il y en aura d’autres qui sont plus optionnels. Ils développeront beaucoup de choses mais ne seront pas indispensables pour suivre le GP. Et là, c’est difficile de les compter 😂 Il y a pas mal de one-shots, mais aussi La Constellation, une série avec des romans qui seront indépendants et se liront dans l’ordre qu’on voudra (un truc qui ressemblera un peu au lore de John Wick mais avec des sorciers).
Pour finir, oui, il y aura des romans hors du GP. Dont un énorme projet dans un même univers avec deux sagas en parallèle, pour lequel je prends des notes depuis des années. Je ne peux pas en dire plus, par contre. Même révéler le titre est impossible ! Il y aura un lien avec le GP. C’est tout ce que je dirai ! 😁
Phooka :
Bonjour Rozenn, à mon tour
Tu as un univers bien à toi, mais alors que répondrais tu si on te proposait une commande de roman? Mettons qu'il y ait un pactole en échange. Te sentirais- tu à l'aise ? Y a t'il certains genres que tu refuserais d'écrire ?
Bonjour ! Voilà une question que je ne m’étais jamais posée jusqu’ici. Je suppose que tout dépendrait de la commande :) Si c’est un genre que j’ai l’habitude d’écrire, comme du fantastique, de l’urban fantasy, et à la limite de la fantasy, je le ferais probablement. Par contre, il y a des chances que je refuse s’il s’agit de thriller, de romance ou de SF, tout simplement parce que je n’ai pas l’habitude d’en écrire. Ce sont des genres qui répondent à des codes que je n’ai pas, et à mon humble avis, le résultat ne serait pas du tout à la hauteur !
Ramettes :
Bonsoir,
Chaque lecteur à ses petites manies... moi entre autre j'aime découvrir ce qui touche à la nourriture. Ça peut sembler secondaire mais cela donne des infos. Dans "d'hiver..." ils découvrent différents univers mais les infos autour de la nourriture sont presque passées sous silence. Est-ce que c'est volontaire ? Pour toi tes personnages doivent se nourrir pour vivre ? Ça na pas lieu d'apparaître dans cette histoire ?
Est-ce que c'est un aspect personnel qui fait que cela ne t'intéresse pas plus que ça ? Bon j'avoue que nourrir mon entourage fait partie de moi ... et je suis gourmande !
Bon appétit !
Voilà une question super intéressante, parce qu’elle fait écho à quelque chose que j’ai réalisé récemment. Le fait de ne pas parler de nourriture dans mes romans (parce que ce n’est pas que dans D’Hiver et d’ombres) est totalement involontaire ! Pendant longtemps, je ne m’en suis pas préoccupée, mais ça a une explication beaucoup plus vaste : mes personnages, en vrai, n’ont pas d’envie.
Ou plutôt, ils n’expriment pas leurs sensations et leurs envies (de manger, de vivre des trucs particuliers, de faire pipi, de faire l’amour, etc), tout simplement parce que moi je n’exprime pas les miennes. Je dirais même que j’ai du mal à les percevoir de l’intérieur. Pourquoi ? Aucune idée. Je suis dans l’intériorisation constante, ce qui me fait voir l’écriture comme une sorte de soupape de sécurité et qui me joue beaucoup de tour dans la vraie vie. Et donc, ça se ressent dans mes livres.
J’ai aussi un rapport compliqué avec la nourriture : je suis gourmande aussi et en même temps, si l’on pouvait arrêter de se nourrir pour vivre, je le ferais sans hésiter (d’autant plus aujourd’hui puisque je suis obligée de changer mon régime alimentaire pour cause de bientôt 40 ans). Un peu contradictoire, je suis d’accord !
Bref, je travaille sur tout ça, je me suis posé beaucoup de questions là-dessus au moment où j’ai écrit Lettres de sang par exemple, et je chemine petit à petit pour me “reconnecter au monde extérieur”. Peut-être que je devrais écrire un livre où la bouffe est importante 😁
Phooka :
Coucou Rozenn, sur Bookenstock nous sommes gourmandes de livres audio ( un moyen de lire quand on ne peut pas lire, en conduisant, en jardinant, en marchant, en cuisinant...). Est-ce un support que tu utilises. Si oui ou non, pourquoi ? Envisages-tu un jour de distribuer tes romans avec ce moyen ?
Hello !
Alors non, je n’écoute pas de livre audio. J’ai beaucoup de mal à me concentrer quand il s’agit d’un support auditif, ce qui explique pourquoi je regarde peu de vidéo ou écoute peu de podcast (et galérais à suivre en cours !).
Quant à distribuer mes romans en livre audio, j’aimerais énormément, mais malheureusement ce n’est pas près d’arriver. Soit on gère soi-même en payant un service qui va enregistrer et produire le livre, ce qui coûte archi-cher, soit on conclut un contrat avec Audible, mais pour ça il faut justifier de ventes conséquentes pour que ça les intéresse (et encore, je ne suis même pas sûre qu’ils le fassent encore). Avec mes toutes petites ventes, il y a peu de chance que ça se fasse avant un moment :)
Fantasy à la carte :
Bonjour Rozenn, quel est ton rapport avec tes lecteurices? Echanges-tu beaucoup? Par quel biais? Message privé? Commentaire sur tes posts? Et comment prends tu les critiques ? Est ce qu'elles t'aident dans ton écriture?
Bonjour ! J’aime beaucoup échanger avec mes lecteurices : je considère qu’il y a autant de versions d’un même roman qu’il y a de lecteurices, pour la simple et bonne raison que chacun et chacune se fait sa propre image du livre, et c’est un plaisir de découvrir tous ces “livres parallèles”. C’est aussi très plaisant (et enrichissant) de découvrir qui sont les gens qui lisent mes bafouilles, qui résonnent avec mes histoires et mes personnages.
Après, comme j’ai de gros problèmes d’anxiété, je les rencontre très peu (voire jamais ces dernières années) “en vrai”. Je préfère discuter sur les internets ! Ça se fait par plusieurs biais : en DM, en commentaire sur Instagram et par email, très souvent en réponse à une de mes newsletters. D’ailleurs, grâce à elle, des correspondances régulières sont nées avec des lectrices, parfois depuis plusieurs années ! C’est l’un des meilleurs aspects à ce métier.
Quant aux critiques, c’est un peu du jonglage ! Lorsque je peux éviter de lire des avis négatifs, je ne m’en prive pas. Parfois, ça fait mal, tout simplement ! Mais le plus dur à mes yeux, c’est lorsqu’une personne que je sais aimer mes romans formule un avis négatif, que ce soit sur un aspect du livre ou sur le livre entier. J’ai l’impression d’avoir échoué, en quelque sorte, parce que j’ai déçu une personne déjà convaincue. Quand ça arrive, je me mets à douter de mon propre travail : je remets en question ce qui est à moi, par exemple la longueur de mes romans, le fait qu’il y ait beaucoup de passages introspectifs (ma marque de fabrique), etc, et passer au-dessus est un très long processus.
En revanche, je ne prends pas en compte les avis pour améliorer mon écriture. Si je veux l’améliorer, j’écris, ou alors je demande (et rémunère) des personnes dont c’est le métier :) À mon sens, ces avis sont là pour les autres lecteurices, pas pour moi. De toute façon, ces avis sont souvent contradictoires : Untel va dire que c’est trop long quand Trucmuche dira l’inverse, Machin jugera mon style parfait, Bidule le trouvera trop familier… On est vraiment dans les goûts et les couleurs, et, comme je le disais, dans la perception que chacun & chacune se fera de mon histoire :)
Ramettes :
Bon voyage en Bretagne !
Ramettes :
Dup :

















