vendredi 12 juin 2026

BROKEN BY DAYLIGHT d'Elizabeth Helen [audio]

 

BEASTS OF THE BRIAR
Tome 4


Beasts of the Briar, Vol. 4/7
Lu par : Suzanne Krep
Durée : 28 h et 3 min
Date de publication : 26/03/2026













☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 4 de Beasts of the Briar en audio  ☇


Quel récit ! J'adore !
Mais l'audio ça ne va pas du tout !!


L'AVIS DE PHOOKA:

 pour le texte

 pour l'audio






    
    Rosalina a été emprisonnée par Cairin, le frère d'Ezrin et depuis c'est la débâcle la plus totale. Tout le monde est à sa recherche, mais de façon dispersée. Les princes ne sont plus en harmonie, très loin de là. Ezrin est devenu le prince sanguinaire. Il tue et torture à tour de bras pour retrouver sa parèdre. Dayton, le prince de l'été ne peut pas accepter que Rosalina ne soit pas sa parèdre à lui alors qu'elle est liée aux trois autres princes. Farron et Keldarion cherchent aussi désespérément Rosalina, mais sans résultat.

    Inutile de passer trop de temps à raconter le roman. Si vous n'avez pas commencé la série, vous n'allez rien comprendre de toute façon et si vous êtes plongés dedans et bien ... vous connaissez l'histoire.

    Ce qui m'a vraiment impressionnée ici, c'est le worldbuilding ! Alors que le premier tome était assez léger et se basait sur la Belle et la Bête avec du smut en plus, on en arrive maintenant à un univers dense, construit et très noir. La situation est souvent désespérée, les combats sont sanglants et le danger omniprésent. Ce quatrième tome se sépare en plusieurs parties. La première est assez lente, peut-être même un peu trop mais ensuite c'est juste de la folie. Les quêtes, nombreuses et variées, envoient nos cinq princes (parce que oui Caspian en fait partie) au cinq coins du monde (oui il y en a cinq puisqu'il y a le monde d'en bas ;)). Rosalina est le centre de tout. Elle est devenue une femme mûre et sûre d'elle, qui assume ses pouvoirs et ses cinq princes ... Manipulations et trahisons sont au rendez-vous, mais les relations entre les six héros sont au centre de tout. Si la romance est bien présente, elle est assumée et gagne en profondeur. Et cette romance ne concerne pas seulement Rosalina et ses princes mais aussi les princes entre eux. Les doutes et les épreuves vont forcer chacun à réfléchir, à douter et à s'investir encore plus. C'est vraiment très fort. Et ce qui est très fort aussi, c'est que ces romances sont intrinsèquement mêlées au récit et à l'intrigue à parts égales. Les actions et les relations de chacun ont un impact sur ce qui va se passer, sur la politique et sur la magie.

    Côté personnages, chacun gagne en profondeur. Et à propos de profondeur, j'ai toujours un énorme ressenti pour le prince des profondeurs Caspian, qui semble toujours payer un prix plus élevé que les autres et l'accepter d'un sourire moqueur. Mais les autres princes ne sont pas en reste, chacun a sa propre personnalité, ses failles et son caractère façonné par son histoire. Quant à Rosalina, elle mène tout ce petit monde de main de maître. elle fait parfois des erreurs, mais sa profonde humanité lui permet de faire face et d'accepter ce que le destin lui impose. Son intelligence et sa profonde gentillesse sont les clés de son avenir ... et de l'avenir de tous et toutes.

    Bref, cette série que je croyais être une petite bluette de romantasy se transforme en récit bien planté et en belle et bonne fantasy. Attention, il y a beaucoup de scènes spicy, voire très spicy, mais elles sont parfaitement intégrées dans le récit et sont même indispensables compte tenu du contexte. Et franchement c'est très fort, mais ça ne conviendra pas à tous.

    Mais voilà, on va en arriver où le bât blesse: l'audio ! Comme j'ai beaucoup de lectures obligatoires et que cette série n'est pas un service de presse, je suis "obligée" de l'écouter pour ne pas prendre de retard. Le livre fait tout de même plus de  1000 pages et l'audio plus de 28 heures. Et alors que j'adooooore les audios, là vraiment c'est presque une punition. Je l'ai déjà dit pour les précédents tomes et je le répète ici, Suzanne Krep est très bonne pour la partie narrative et les dialogues féminins, mais c'est une catastrophe pour les voix masculines. Or il y en a énormément dans ce récit et franchement j'ai les oreilles qui saignent. Il faut vraiment que le texte soit génial pour subir ça. Quand je pense à la qualité des audios de nos jours tels que Quicksilver pour ne citer que lui mais il y en a plein d'autres, comment Audible Studio peut-il produire ça? Et je ne critique pas Suzanne Krep, parce qu'elle fait son max mais elle ne peut pas faire autant de voix. Il aurait suffit de rajouter un narrateur et avec un tel récit ça aurait été absolument fabuleux. Qu'est ce que ça m'énerve! Bon sang.

Bon il reste encore trois tomes. Oui, oui, vous m'avez bien lue. On est parti pour 7 tomes au total. Ma tête s'en réjouit mais mes oreilles pleurent ! 😂

Donc en résumé, ce Beasts of the Briar est vraiment génial, mais si vous le pouvez préférez la version écrite. 




jeudi 11 juin 2026

CHÈRE ELLA de Rebecca Yarros [audio]

 


audiolib
Lu par Marie du Bled et Maxime Van Santfoort
Durée 13 h et 23 mn




L'avis express de Dup sur Chère Ella de Rebecca Yarros

J'ai pleuré, j'ai ri, j'ai souri et j'ai re pleuré. 
Il n'y a que Rebecca Yarros pour me faire aimer cela.
Profond coup de cœur pour le récit ET l'interprétation audio.

L'AVIS DE DUP


Rebecca Yarros, pour beaucoup par ici c'est la série Fourth Wing, évidemment. Mais moi, depuis que je suis sortie de ma zone de confort avec cette autrice en lisant In the likely event, je crois que je vais piocher TOUTES ses sorties. Proposé sur Netgalley, je n'ai pu que plonger sur cet audio : "Yarros + relation épistolaire" ont fait pencher la balance malgré l'horrible "enfant + cancer" sur l'autre plateau. Le sujet est lourd et c'est en connaissance de cause qu'il faut l'aborder.

Jamais je n'ai été aussi remuée, brassée par la fin d'un roman (et je précise pour les esprits chagrins que c'est une vraie romance...). Et pourtant j'affirme que c'est un livre à lire tant il est capable de développer l'empathie pour ces personnages. Rebecca Yarros est vraiment très très forte pour exacerber nos sentiments, pour embarquer notre cœur et lui imposer de véritables montagnes russes.

J'ai lu ça et là que certains lecteurs qualifient ce livre de romance militaire. Je m'insurge un brin, car lorsque ces deux là se rencontrent, Beckett n'est plus militaire. Ils sont dans la vie civile. Mais oui, c'est une romance, mais c'est aussi bien plus que cela. 

Ella fait la connaissance de Beckett par correspondance. C'est son frère qui l'a poussée à écrire à son meilleur ami avec qui il est engagé dans les Forces spéciales, parce que ce dernier n'a ni attache, ni famille, ni foyer. Mais Ella ne connait que "Chaos", le nom de code de Beckett, mission oblige. Dès le début de cette correspondance, Ella va raconter sa vie, seule, avec des jumeaux de cinq ans. Puis la découverte du cancer de sa petite fille. Peu de temps après, le frère d'Ella est tué sur le terrain, ce n'est pas un spoiler, c'est au début du roman. L'histoire fait alors un bond de quelques mois et Beckett se présente à la porte d'Ella.

Ces lettres, qui n'ont rien de mélodramatiques, au contraire elles restent très factuelles, on va les retrouver une par une avant chaque chapitre. Ces lettres relieront le passé et le présent de façon très subtile. Et j'avoue, j'adore sentir fleurir un sentiment amoureux à travers une relation épistolaire. 

Bref, c'est une romance parce que ces deux personnages principaux, Ella et Beckett, que l'autrice a façonnés vont se rencontrer au moment où ils auront tous deux le plus besoin de réconfort. Ils portent le poids de leur passé, mais gardent assez d'espace dans le cœur pour l'amour et la confiance. Et cette romance sera vraiment touchante par sa profondeur.

Mais c'est bien plus que cela, c'est une ode à la persévérance. Quand la vie s'acharne sur Ella, encore et encore, et qu'elle est malgré tout obligée de se relever et de continuer. Quand elle va tout endurer, même lorsque c'est insupportablement lourd. La plume de Rebecca Yarros nous fait ressentir tout cela, et c'est sans aucun doute plus impactant lorsqu'on est mère. La souffrance d'un enfant, ça marque, c'est dur. Le parcours du combattant d'une mère seule, avec des jumeaux qui plus est.

On oscille entre peurs, désespoir, chagrins, espoir, bonheur. Oui, de vraies montagnes russes je vous disais. Mais au milieu de toute cette douleur jaillit une volonté, une résistance silencieuse et obstinée qui éclaire le récit, une force puisée dans l'amour, un soutien puisé dans la confiance en l'autre. Les écueils, les épreuves seront nombreuses, ils vont tout traverser et en sortiront plus forts.

Avec une belle plume, fluide et sûre, Rebecca Yarros détruit votre coeur, le reconstruit, le détruit à nouveau pour le reconstruire encore. Cette histoire m'a épuisée émotionnellement, mais j'avoue, j'adore ça. C'est puissant. L'interprétation audio de Marie du Bled et Maxime Van Santfoort est juste parfaite, c'est un sans faute. Ils forment un duo remarquable qui s'adapte parfaitement aux rôles demandés. J'ai adoré cet audio, j'ai adoré cette histoire. Que j'aime cette autrice !

PS : Je trouve dommage la modification du titre, une traduction du titre original, The last letter, aurait été bien plus adapté. 

* SP audio NetGalley *



mercredi 10 juin 2026

DERELICT de Nolwenn Moon

 


Éditions J'ai Lu
Grand format
Broché jaspé
576 pages
19,90 euros




L'avis express de Dup sur Derelict de Nolwenn Moon.


Une dark romance sur fond de thriller.
Très surprenant.


L'AVIS DE DUP




Une fois n'est pas coutume, je vais vous livrer ici le résumé de ce roman. Pourquoi ? Parce que je me suis fait piéger. Habituellement, quand je connais l'auteur, je ne lis même pas le pitch. Mais c'était la première fois que je voyais ce nom d'auteur, Nolwenn Moon. J'ai donc lu le résumé et me suis dit qu'un petit thriller au milieu de toute cette fantasy, cela changera un peu...

Résumé : 
Loin d’être comblée par sa vie étudiante, Eira n’a de cesse de repousser ses limites en s’adonnant à une activité qu’elle affectionne particulièrement : l’urbex.
Un soir, répondant à l’invitation de ses amis, elle s’introduit dans une maison abandonnée. Mais les murs de la demeure se referment sur les membres de l’expédition, une présence oppressante se fait ressentir et, bientôt, les cris sont le seul bruit qui déchire le silence. Sans le savoir, Eira a pénétré sur le terrain de jeu du plus grand tueur en série du pays.
Une traque débute alors, l’obligeant à devenir la proie de celui que l’on surnomme l’Étrangleur…

Et bien, en guise de thriller, je suis tombée dans une dark romance dérangeante (comme beaucoup de dark romance à vrai dire...). Bah, le but était de changer de catégorie alors...

L'urbex consiste en l'exploration de lieux abandonnés et normalement interdits au public. Eira et ses amis s'apprêtent à franchir les portes d'une immense maison abandonnée, style manoir, avec des dépendances écroulées, située au sein d'un grand parc grillagé et en friche. Dès les premières pages, l'ambiance horrifique est installée, et ma foi, fort bien réussie.

L'exploration tourne à la catastrophe et seule Eira en réchappera. Mais c'est loin d'être fini pour Eira, car l'individu qu'elle y a croisé, Silas, qui se fait appeler l'Étrangleur, n'aura de cesse d'apparaître dans sa vie qui tourne au cauchemar. Et pourtant, elle ne peut nier l'attirance qu'il exerce sur elle, si sensible à l'adrénaline.

Les chapitres vont très vite alterner entre ces deux personnages, mais il faut attendre un bon moment pour en apprendre plus sur l'attitude de Silas. Lorsqu'on comprend qu'Eira était sa cible bien avant de mettre le pied dans ce manoir, c'est l'incompréhension. Et Silas lutte lui aussi, car l'attirance est réciproque... Oh il va craquer, et les scènes de smut sont bien spicy. Mais il poursuit son but malgré tout.

Le fait que Nolwenn Moon taise le secret d'Eira pendant très longtemps rajoute au moteur de lecture, même si ça énerve. D'autant qu'il était déjà bien emballé ce moteur avec les nombreux plot twists et toutes les questions que l'on se pose. C'est là où l'autrice fait fort, c'est qu'Eira non plus ne comprend pas l'attitude de Silas.

La "romance" entre ces deux là est tordue à souhait. Ils sont tous les deux attirés par l'interdit, shootés à l'adrénaline causée par la chasse, la traque, la peur. Le jeu de la domination et de la soumission. Bref, ils sont complètement barrés, mais l'intensité vibrante qu'ils charrient se communique aisément au lecteur et en soi, c'est une réussite.

Bref, Derelict fut une sacrée surprise, que j'ai eu beaucoup de plaisir à lire malgré tout. C'est flippant, trash avec pas mal de morts et chaud bouillant. Cependant quelques incohérences comme le manoir délabré qui devient très vite un lieu d'habitation avec majordome... pour n'en citer qu'un, m'empêche d'en faire un coup de cœur. À découvrir pour les amateurs du genre...si tant est qu'ils soient prévenus du genre d'ailleurs 😁.


* SP papier *


mardi 9 juin 2026

Nos coups de cœurs de mai 2026

 




Et donc sélectionnés pour le GpP de 2027





COUPS DE CŒUR FANTASY

💙💙💙 RAPPEL 💙💙💙

💙 Fantasy (au sens classique du terme) 



💙 Romantasy  



💙 Autre Fantasy (parce que, m**de, on fait ce qu'on veut!)




COUPS DE CŒUR Jeunesse/YA





COUPS DE CŒUR AUDIO




lundi 8 juin 2026

UN CRI DANS LE DÉSERT de Catriona Ward

 


Pocket éditions
Collection New Horror
480 pages
9,90 euros




L'avis express de Dup sur Un cri dans le désert de Catriona Ward


Un roman d'ambiance horrifique d'une rare intensité.
Âmes sensibles s'abstenir.


L'AVIS DE DUP



Nous faisons la connaissance d'une famille "traditionnelle" avec la mère Rob, le père Irving, la fille aînée adolescente, Callie, et la plus jeune, Annie. Callie est proche de son père alors qu'Annie est couvée par sa mère. L'entente entre les parents est loin d'être cordiale, ils s'engueulent en permanence quand ils pensent que les filles n'entendent pas... naïfs qu'ils sont.

Annie vient de déclarer la varicelle, et je vous livre la première phrase du roman alors que Rob est annoncée la narratrice :

C'est la varicelle qui confirme mes soupçons : mon mari me trompe à nouveau.

Callie parle à un moi imaginaire qu'elle a baptisé Callie-Pâle, ainsi qu'aux esprits des animaux morts et collectionne des squelettes d'animaux... Bref charmante famille traditionnelle n'est-ce-pas ? 

Rob vient de découvrir cette collection macabre et décide de s'occuper de sa fille aînée, rassemble un léger paquetage et l'emmène dans le désert, dans la propriété où elle a grandi et qu'elle a hérité de ses parents. Ce qui arrange bien Irving car sa nouvelle maîtresse n'est autre que la voisine et accessoirement l'amie de Rob.

Rob va alors se confier à Callie et lui raconter son enfance dans cette hacienda où elle a grandi avec sa sœur jumelle Jack. Leur relation fusionnelle oscillant entre l'amour et la haine. L'ambiance mi intello, mi hippie qui y régnait. Les expériences barbares pseudo-scientifiques que réalisaient ses parents sur des chiens. Callie est une gamine intelligente et plus le récit de sa mère avance et plus elle se rend compte que sa situation est critique...

Les chapitres alternent entre Callie, Rob aujourd'hui et Rob avant. On se prend en pleine face les expérimentations abjectes sur des animaux vivants, des souvenirs familiaux de plus en plus durs, la situation est flippante à souhait. On ne sait si c'est la mère ou la fille qui va péter les plombs en premier et surtout on se demande sans cesse où nous emmène Catriona Ward. Les derniers chapitres se lisent en apnée, la déglutition difficile.

Avec Un cri dans le désert, Catriona Ward explore sans concession les liens mère-fille, la famille et le libre arbitre, mais aussi l'inné et l'acquis. Le final est époustouflant et me fait dire que je regarderai de plus près à l'avenir les écrits de cette autrice. quand, dans la postface elle nous livre ses sources, de réelles expérimentations réalisées discrètement à une époque par la CIA à Langley où ils implantaient des électrodes dans le cerveau de chiens afin d'établir des techniques de contrôle de l'esprit, on a envie de vomir... Néanmoins, je recommande la lecture de ce roman, pour les amateurs du genre évidemment. 

* SP papier *