#1L'appel des ombres
L’Appel des ombres
Tenebräe 1
De : Anna Briac
Lu par : Eva Maxwell, Erwan Zamor, Louis Sellin
Durée : 9 h et 49 min
Date de publication : 07/11/2024
Langue : Français
Voilà un livre que je m'étais offert l'an dernier pour mon anniversaire et qui a donc somnolé durant un an, mais pas loin de mes yeux car il était trop beau pour l'enfouir. Je l'avais mis sur mon étagère de PAL à SP, donc recouvert en permanence. Mais cela a été le premier à rejoindre mes mains il y a quelques jours alors que j'avais épuisé mon dernier Service de presse. Entre-temps, j'ai reçu le T2 du Bouffon de Thibault Lafargue... mais trop tard ! J'étais happée pour ce nouveau récit.
Et pour cause ! Notre protagoniste Tristan que l'on va suivre, bon vivant du monde de la nuit, mais disparaissant avant que l'aube ne pointe, se nourrit principalement de larmes. Celles-ci sont le vecteur principal des émotions, chacune parfumant les fluides excrétés par le corps. Les larmes ne sont pas la nourriture exclusive, ainsi la sueur peut convenir, comme le liquide amniotique (oui, beurk... certaines scènes sont pour le moins gore !).
Aubrey vient de perdre sa sœur jumelle lorsque nous faisons sa connaissance. Il a beau être dévasté, c'est lors de son inhumation qu'il se découvre un penchant pour le moins original. Il est attiré sexuellement par les magnifiques statues de marbre qui ornent ça et là certaines stèles, homme ou femme, peu importe.
Ainsi va-t'il devenir un fidèle arpenteur des cimetières la nuit, puis des églises le jour, aux heures où elles sont délaissées par les croyants. Invité à une fête nocturne par son professeur de piano, Lord Henry, il y rencontrera Tristan de Vardalec. Ce dernier s'incrustera dans le manoir de la famille d'Aubrey toutes les nuits, faisant une cour assidue à sa mère délaissée par son mari lui préférant le laudanum...
Le récit épistolaire conçu par nos auteurs se présente sous la forme de sept longues lettres qu'Aubrey adresse à une personne inconnue de nous, du moins au début. Il lui conte sa vie à partir du décès de sa sœur jumelle pour, on va le comprendre petit à petit, le prévenir des méfaits de Tristan. Jamais il n'obtiendra de réponses, mais il continuera jusqu'au bout...
Sans que jamais ne soit écrit nulle part le mot vampire, on n'en est cependant, littéralement parlant, pas loin : Vardalec pour Vourdalak, Lord Henry Hesselius faisant parti d'un ordre obscur rappelle fortement le clan Van Hesling, etc... Des clins d’œil à la littérature vampirique parsèment ce Festin de larmes de façon subtile.
J'ai beaucoup apprécié ma lecture, j'ai été envoûtée par cette écriture à quatre mains qui me fera sans aucun doute me pencher sur l'autre roman qu'ils ont déjà co-écrit, Entrevue choc avec un vampire. Malgré certaines scènes plutôt repoussantes, j'étais scotchée. J'avoue même que voir notre protagoniste lécher des larmes et remonter jusqu'aux yeux me dégouttait plus qu'une scène d'un vampire se nourrissant à la jugulaire ! L'impact était clairement là, et fonctionnait diablement...
Le récit est entrecoupé de somptueuses illustrations que l'on doit à Morgane Caussarieu elle-même, signées du nom d'un peintre que l'on découvrira à la fin de l'histoire. La compréhension qui se révèle à nous à la toute fin est vertigineuse et je dois dire bluffante. Festin de larmes est une ode à ce héros du bestiaire fantastique qu'est le vampire. Il m'a rappelé brutalement le mantra de Morgane Caussarieu qu'elle imprimait fut un temps sur des tee-shirts, "Les vampires ne sont jamais gentils" (du temps du phénomène Twilight plus exactement). Le duo formé par Morgane Caussarieu et Vincent Tassy n'a rien à envier aux grands de la littérature vampirique tels que Oscar Wilde et Anne Rice.
Un communiqué de presse qui nous est parvenu annonce que la maison d'éditions Le chat noir en difficulté rejoint le groupe éditorial Salomon pour poursuivre son activité.
Elle bénéficie donc d'une seconde vie, au même titre que Les éditions actusf il y a peu, devenues Les nouvelles éditions actusf.
Réjouissons nous de cette belle nouvelle et attendons ensemble leur prochaine parution prévue fin 2026, début 2027 !
La team Bookenstock.
*Service de Presse*
Convaincue par l'écoute de Blackthorn quant à l'imagination de J.T. Geissinger, je n'ai pu résister à la proposition sur NetGalley d'écouter Le prisonnier. D'autant que c'était encore Margaux Rinaldi la narratrice et elle m'avait beaucoup plu. Et puis ce résumé qui laissait présager d'une relation épistolaire m'enthousiasmait grandement.
Mais en fait de relation épistolaire, ce bref échange de lettres que l'on retrouve dans le résumé n'est là que pour lancer le récit, car on n'y revient quasiment plus, ou si peu. Je ne sais si vous avez pris le temps de regarder la couverture du livre, mais on y trouve en gros caractère "La dark romance N°1 au monde"... rien que ça. Heureusement que cela n'a pas été repris par la couv de l'audio car je serai pas là à vous en parler !
Ce que j'ai découvert avec Le prisonnier est assurément bien plus que ça. C'est avant tout un roman d'ambiance froide, un peu glauque avec cette vieille maison lugubre dans laquelle Kayla habite seule depuis la mort de son mari. Mais il y a un côté thriller à suspense aussi, le tout mâtiné de surnaturel comme dans Blackthorn et ça j'adore. Il y a une romance, oui, un peu chaude, un peu spicy, mais la qualifier de dark... quelques fessées et un peu de jeu de domination-soumission sont loin d'en faire une dark, qui plus est numéro 1 ! 😂
Kayla a bien des soucis avec sa maison, d'étranges phénomènes électriques, la télé qui s'allume ou s'éteint toute seule. Elle fait venir un technicien, bien sympathique mais un brin planant, qui la rassure et lui dit que tout est en ordre. Dès le lendemain cela reprend avec des portes de placard qui s'ouvrent toutes seules et les lumières clignotent toujours. Mais en plus il y a des fuites dans la toiture.
Kayla fait venir un couvreur, et c'est la rencontre avec Aidan... grand, costaud, tatoué, bref le brun ténébreux quoi ! L'alchimie est immédiate, mais Kayla se retient, son mari n'est décédé que depuis peu bon sang. Quand la maison continue à lui faire des blagues elle se réfugie chez Aidan.
Puis Kayla se résout à suivre les conseils de sa femme de ménage pour une séance de spiritisme, cette dernière étant convaincue qu'un fantôme hante la maison. La séance a lieu et c'est à ce moment là que le récit prend un tournant complètement inattendu. Encore une fois je me suis fait rouler dans la farine ! Oui, je sais, j'adore ça. Mais deux fois, par la même autrice et en si peu de temps, mon ego en prend un coup j'avoue.
La relation qui se crée entre Kayla et Aidan est agréable à suivre, les réparties fusent, on ne s'ennuie pas. Tout est consenti, coule de source et jamais posé là comme un cheveu sur la soupe. Aidan est un dominateur, soit, mais il est tellement amoureux de Kayla que pour moi cela n'a rien d'une dark. J'ai bien aimé cet aspect du roman, mais ce qui a été le plus captivant est bien l'intrigue de ce roman. Voir Kayla comprendre ce qui lui arrivait m'a tenu en haleine jusqu'à la fin.
Une fin heureuse, comme il se doit avec toute romance, et en deux temps qui plus est, histoire de rajouter un peu d'humour et que le méchant de l'histoire ne s'en sorte pas trop bien. La plume de J.T. Geissinger est fluide et agréable. J'ai adoré ce roman et j'ai une autrice de plus à ajouter à mon interminable liste d'auteurs à suivre.
* SP audio NetGalley *