vendredi 16 janvier 2026

FORTHILL tome 2 de Vanessa Altmeyer

 #2
La marque du poison


Auto-édition
476 pages
version de luxe illustrée
21 euros
5.99 euros en numérique


La boutique en ligne de Vanessa Altmeyer






☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Forthill ☇


Un deuxième tome qui gagne en profondeur.
Les personnages se développent.
Un vrai plaisir de lecture.


L'AVIS DE PHOOKA:






    Depuis le massacre de Coire Gabhail, Lisa se retrouve en apprentissage de magie. Elle a sa mère comme encadrante et autant dire que ça ne passe pas au mieux. C'est un euphémisme même, puisque Lisa a beau potasser les grimoires et s'essayer aux potions, ça finit toujours mal. Rien ne marche, à se demander même si elle est vraiment une sorcière ou non ! Et cerise sur le gâteau, sa mère passe son temps à lui faire des reproches et l'ambiance à la maison est très électrique. Sur le plan professionnel, tout n'est pas rose non plus, puisque la feuille de chou locale pour laquelle elle est pigiste, ne lui offre pas d'opportunité. Et puis côté cœur, il y a Ian, le beau Ian, si parfait, si puissant ... tellement au dessus d'elle. C'est un dragon et elle est une sorcière ratée. Tout le monde au village déteste les dragons et les évite comme la peste, y compris sa sœur Cat. D'ailleurs Keith son ami d'enfance ne se prive pas de le lui faire remarquer. Keith qui lui aussi est amoureux d'elle et qui va le lui faire savoir d'une façon on ne peut plus maladroite. Bref rien ne va en gros ! Sans compter qu'elle apprend par hasard que de vieilles sorcières ont été retrouvées mortes. De mort naturelle ou pas, personne ne le sait. Et ça, elle l'a appris en écoutant aux portes, la preuve que sa mère ne lui fait toujours pas confiance ... Alors Lisa n'hésite pas; puisque c'est comme ça, elle va enquêter de son côté !

    Le premier tome de Forthill permettait de mettre tout l'univers de Vanessa Altmeyer en place et ce second opus peut enfin prendre son envol. Lisa est une jeune femme au caractère bien trempé, parfois un peu trop sans doute, mais elle doute. Elle doute de ses capacités sur bien des plans. Aussi bien en termes professionnels que relationnels, ce qui la rend parfois froide ou fuyante. Keith est un meilleur ami comme on aimerait toutes avoir ... ou pas. Son comportement vis à vis de Lisa est inexcusable, mais il fait ensuite amende honorable. Quant à Ian, mon dieu, il est choupinou ce Ian. Sa crise  dans les montagnes fend le cœur à toutes les lectrices 😭. Mais ne parler que de ces personnages, ce serait oublier Cat la sœur de Lisa, le Grimalkin, la mère de Lisa et surtout le kouign amann ... ha non pardon le Cŵn Annwn (ouais reconnaissez que c'est pas facile hein). Bref le chien des enfers quoi ! Je l'adore lui ❤. J'adore aussi cet univers celte avec toutes ces créatures magiques et ces lieux aux noms imprononçables. Le roman vous y plonge avec délice et c'est une lecture vraiment dépaysante.

    Mais par contre, je suis obligée de le dire, il y a une chose que j'ai détesté dans ce roman: les titres des chapitres. Une petite phrase soit sans intérêt (voire ridicule à mon sens), soit qui dévoile carrément le contenu du chapitre ou un élément crucial (je pense en particulier au chapitre 35, en lisant son titre j'ai tout de suite su qui était le coupable alors qu'à ce moment le doute existait toujours, j'étais furieuse !)

    Ceci étant malgré ce défaut ma lecture a été des plus agréables et j'ai passé un excellent moment. Je sais que je vais continuer la série. C'est bien construit avec des personnages attachants, du suspense et le lecteur ressent l'amour de Vanessa pour l'Écosse et ses mystères. Bref, c'est on ne peut plus plaisant.

*Service de presse numérique*

jeudi 15 janvier 2026

L'EMPIRE DE L'AUBE de Jay Kristoff

 


Éditions De Saxus
version reliée
1176 pages
31,90 euros




L'avis express de Dup sur L'empire de l'aube de Jay Kristoff.

ÉNORME, GRANDIOSE, et je pourrai en aligner d'autres mais vous avez compris.
L'Empire du vampire est une oeuvre majeure de dark fantasy.
À découvrir absolument !

L'AVIS DE DUP



Vous ne m'en voudrez pas si je parodie Gabriel de León pour dire ce que j'ai pensé de ce troisième tome de L'empire du vampire ? Bah, de toute façon, je fais ce que je veux, ceci est une lecture personnelle, na ! Et bien je vous le dis : PUTAIN DE MERDE !!!

Quel final, mais quel final bon sang ! Jay Kristoff est... non, je préfère me museler. Cette trilogie restera gravée au fer rouge dans ma mémoire en tout cas. Grandiose, que dis-je, ÉNORME ! Mais si difficile, si douloureuse, si sanglante, mon dieu !

La narration se poursuit, identique à celle du tome 2 (liens en fin de chronique), où Jean-François l'historien, fait parler alternativement Gabriel puis Celene. Et cela tombe bien à propos car leurs chemins vont se séparer. Gabriel quitte le premier Dun Maergenn juste après la mort de Dior, l'âme déchirée. Il a failli à sa promesse de protection, il ne lui reste qu'une seule motivation, tuer Fabien Voss, le Roi des vampires, celui qui lui aura tout pris. Quant à Celene restée sur place, elle assistera à la résurrection du Graal, et suivra sa route.

Gabriel sera rejoint par Lachlan d'abord, puis ses deux fidèles ex Saint d'argent, Aaron et Baptiste, excommuniés comme lui. Gabriel est de plus en plus aux prises à la soif de sang. Ils vont traverser tout l'empire direction Augustin où doit se rendre Fabien, avec un stop dans la patrie de la mère de Gabriel, le fief des de León . Et que d'épreuves encore ils vont traverser ensemble ! Kristoff ne fait pas dans la dentelle, loin s'en faut...

Quant à Dior qui en sait un peu plus sur la prophétie depuis qu'ils ont sorti du tombeau l'aînée des Essani, mère Maryn, elle va filer en bateau pour rejoindre la ville d'Augustin où tout va se jouer pour défaire La mort du jour. Elle sera accompagnée de sa douce princesse Reynne, de son armée de fidèles avec toujours Joaquim Marenn à leur tête, de Phoebe, de Celene et Maryn.

On est arrivé à un stade du récit de cette trilogie où tous ces personnages en gras ci-dessus on les connait, on les aime profondément pour diverses raisons. Et putain qu'est-ce qu'on peut souffrir avec eux ! C'est monstrueux ce que Kristoff leur fait subir. Tous, tous, tous, pas un n'est épargné ! Ça n'arrête pas !

Mais on a également des scènes pleines de passion, d'amour profond, parfois même chargées d'érotisme. Notamment celle qu'on pressentait venir depuis le début tant la tension était palpable entre Jean-François et Gabriel ! Quel délice de fourberies ce Saint d'argent !!!

Les précisions des récits du frère et de la sœur, qui se haïssent plus fort que jamais, sont d'une précision chirurgicale. Les dates, les faits, tout se raccorde, concorde. Vers la fin de ce récit, notre vampire historien Jean-François fait descendre Gabriel dans la cave, afin que leurs dires coïncident et se complètent lors de la bataille finale d'Augustin... Et on approche de cette fin la mort dans l'âme sachant Gabriel et Celene aux mains des vampires... 

Difficile de conclure cette chronique sans spoiler, sans lâcher une note d'espoir. Mais je vous le dis quand même, ça vaut vraiment le coup de souffrir aux côtés de tout ce beau monde. Rappelez-vous juste une chose, Gabriel de León est le plus grand menteur d'Elidaen...


*lecture personnelle*


Jay Kristoff sur Bookenstock :

mardi 13 janvier 2026

L'EMPIRE DES DAMNÉS de Jay Kristoff

 
L'EMPIRE DU VAMPIRE
Tome 2

Éditions J'ai Lu
Collection Imaginaire
Parution 19-033-2025
1056 pages




#dede81


☇ L'avis éclair de Phooka sur l'empire des Damnés  ☇


Toujours aussi sombre et passionnant.
Toujours aussi bien écrit.
Toujours un énorme coup de cœur.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Voilà un roman que j'avais religieusement mis de côté pour une période où j'aurais du temps devant moi. En général, ça veut dire la période de Noël. Parce qu'un tel roman ne se lit pas par petits bouts de quelques minutes. C'est dense, costaud, intense et il faut y consacrer son temps et son âme. 

    On retrouve Gabriel, notre Gabriel de Leon, le dernier Saint d'Argent dans la même position que dans l'empire du vampire. Il est toujours prisonnier de la reine des vampires de sang Chastain et Jean-François, vampire historien continue de l'interroger pour écrire son histoire. Ou plutôt l'histoire du Graal, puisque c'est de ça dont il s'agit. On a appris que Gabriel avait cheminé en compagnie de Dior Lachance et avait juré de la protéger. Dior Lachance, le Graal ... Celle qui pourrait changer la destinée du monde. Et Gabriel est prêt à tout pour la sauver, même à commettre les pires de crimes comme on l'a vu dans le premier tome. Nous allons donc continuer de découvrir à travers les mots colorés de Gabriel, le destin de cette toute jeune femme qu'il a pris sous son aile. Attention, la prendre sous son aile ne veut pas dire que Gabriel la chouchoute. Non, il n'est pas tendre avec elle, ni avec personne d'ailleurs et surtout pas avec lui-même.

    Alors nous allons suivre Celene, Phoebe, Dior, Gabriel, Lachan et les autres à travers cet univers sombre et dangereux. Leurs destins sont liés et ce n'est pas pour le meilleur. Parce que s'il y a une chose que vous devez retenir de cette chronique avant de vous lancer dans cette lecture, c'est que Jay Krystoff n'est pas tendre avec ses personnages (et par ricochet avec le lecteur). Pas tendre du tout. Combien de fois ai-je reposé mon roman pour souffler, respirer et retrouver assez de courage pour m'y plonger ? Je ne saurais dire ! J'ai lu tout ce tome en apnée, tremblant pour les héros si démunis face à ces vampires si puissants. Le pire ce n'est pas que je craignais qu'il leur arrive quelque chose. Non, pas du tout. Je SAVAIS qu'il allait leur arriver quelque chose et je SAVAIS que ça serait terrible, mais ce que je ne savais pas c'est à quel point. Et c'est juste horrible ... et passionnant.

    L'empire des damnés c'est le destin du Graal, l'histoire de Gabriel de Leon, mais bien au -delà c'est aussi l'histoire de Celene, de Phoebe et celle d'Aaron. Mon dieu Aaron ... comment Jay Krystoff peut-il être aussi cruel ? Mais ce roman est aussi une histoire de vengeance personnelle pour Gabriel. Une vengeance contre les engeances qui ont tué sa femme et sa fille, les Voss. Une lignée de vampires puissante. Mais la vengeance est réciproque puisque Gabriel a tué certains Voss. Le choc des titans ... Et pourtant c'est vers une autre famille de vampires que Gabriel va tourner son attention, contraint et forcé par son serment vis à vis de Dior: les Dyvok. Autres vampires, autres caractéristiques, mais la façon dont Krystoff décrit leur chef, Nikita est tout simplement captivante. Un mélange de beauté, d'horreur et de fascination et de rejet. 

    Et quand Gabriel se retrouve éloigné de Dior Lachance par un coup du sort (ou plutôt par une trahison) entre alors en jeu un deuxième narrateur, lui aussi prisonnier des Chastain. Le récit se fait alors à deux voix et ces deux voix ne racontent pas exactement les mêmes choses ... 

    Ce deuxième tome est donc dans la droite lignée du premier. Donc si vous avez aimé l'empire du vampire, vous aimerez tout autant sinon plus, cet empire des damnés. Et je pense même que vous ne m'avez pas attendue pour le lire. Si vous n'avez pas encore commencé cette série, je préfère vous prévenir. Prenez votre temps, assurez vous d'être bien installé, vous allez vous lancer dans un récit que vous n'oublierez jamais. C'est énorme et intense. Tellement intense même que pour une fois je ne dis pas "j'ai hâte de lire la suite" , parce que oui j'ai hâte mais j'en serais totalement incapable. Il me faut du temps pour panser mes blessures et y retourner. Énorme coup de cœur encore.



Jay Kristoff sur Bookenstock:
lundi 12 janvier 2026

Nom de code : Boréas de Ellie Thellier

 


Éditions Alter Real
Collection Real Love
389 pages 
20 euros
5,99 en numérique



L'avis express de Dup sur Nom de code Boréas, de Ellie Thellier


Cette série Nom de code est réellement délicieuse.
Pour qui aime les romances militaires pleines de belles valeurs.


L'AVIS DE DUP



J'avais adoré le premier tome de cette série Nom de code. C'était Alpha, de son prénom Gabriel, qui était concerné par la romance de Ellie Thellier. Cette fois-ci c'est Max, dit Boréas. J'ai hélas raté la parution du T2, Poséidon, mais je vais m'empresser d'aller l'acheter en numérique sur Amazon où il est encore disponible.

Ce groupe de combattants d'élite, de tueurs d'élite je dirais même, au service de la DGSE, qui vivent en autonomie et dans l'anonymat le plus complet, loin de tout autre corps de métier militaire, me plait vraiment beaucoup.

Ce n'était pas gagné cependant avec Max, qui me paraissait le moins mâture des quatre mecs... sauf en intervention bien sûr. Grande gueule, trublion, et surtout queutard de première. Une romance avec Max ? Je demande à voir... et j'ai vu !

Seulement voilà, Max revient d'une mission d'infiltration en solo où il a été torturé, où il a bien failli y laisser sa peau, au propre comme au figuré d'ailleurs... et tout ça parce qu'il "s'est fait", sans le savoir, la nièce du caïd de la mafia qu'il infiltrait ! Ses potes sont venus le sauver. Mais bon, une sale expérience tout de même.

Convalescent, il broie du noir devant toutes les cicatrices laissées par ses tortionnaires lorsqu'il rencontre sur la plage un petit môme de 6 ans franchement attiré par Anubis, son berger allemand qui le suit partout. Le contact est à peine entamé que surgit la mère, inquiète et toutes griffes dehors, qui planque son môme derrière elle...

Comme la narration alterne entre Max et Sarah, la maman donc, nous savons pourquoi elle est autant sur la réserve. Elle est hongroise, témoin sous protection de l'état français, car elle a témoigné contre un chef mafieux dans une affaire qui concernait la France et la Hongrie.

Et la romance ô combien compliquée commence... Ellie Thellier domine complètement son sujet. L'équilibre est parfait, entre les scènes d'approche, de rétractation, d'hésitation, de confirmation. La présence du môme  ajoute une touche énorme, surtout lorsqu'il se retrouve au milieu de toute l'équipe de méga-costauds. 

Et bien sûr, le monde continue de tourner, les missions s'enchaînent, le passé resurgit et l'action en fin d'opus explose, la tension à son comble. Comme pour le tome 1, j'ai adoré passer du temps auprès de cette équipe. Ils forment réellement une famille et les valeurs véhiculées sont toutes positives. Une série que je conseille sans hésiter si vous aimez le genre !


vendredi 9 janvier 2026

SOURCE DE POUVOIR d'Aurélia Masley

 SURNATÉRIA

 Tome 1


Autoédition
Tome 1/3
15.99 en broché
4.99 en numérique
Abonnement kindle










☇ L'avis éclair de Phooka sur Source de Pouvoir  ☇


Un premier roman non exempt de défauts, mais avec un univers vraiment bien construit et des personnages attachants.
À découvrir !


L'AVIS DE PHOOKA:






    Voilà un premier roman qui mérite le détour. Un univers de fantasy teinté de steampunk, foisonnant de trouvailles et d'une originalité à toute épreuve. Des personnages caricaturaux, mais dans le bon sens du terme, c'est-à-dire qu'ils correspondent à un stéréotype que l'héroïne va déconstruire au fil des pages : un vrai régal ! Mais revenons au début…

    Sanae est une jeune femme pas tout à fait comme les autres. Sa mère est morte à sa naissance et elle a été abandonnée dans un petit village où elle survit difficilement. Elle a appris à se débrouiller seule et sait se défendre, mais ses possibilités d'évolution sont limitées. Et puis, un beau jour (ou plutôt une nuit, d'ailleurs), une porte s'ouvre. Vous savez, une de ces portes magiques qui vous emmènent dans un autre monde. Ni une, ni deux, Sanae se retrouve propulsée « ailleurs ». Dans cet ailleurs, le monde est très différent. Un monde où les métamorphes, les vampires, les démons et les faes cohabitent. Ou du moins, ils essaient... En effet, l'entente entre tous ces peuples n'est pas au beau fixe. Pour les obliger à cohabiter, il y a l'Académie des pouvoirs. C'est là que les différentes créatures magiques trouvent leur « source ». Une source, c'est une personne qui sert de... source. Autrement dit, il ou elle servira de réserve d'énergie pour que son « lié » puisse utiliser sa magie avec plus de puissance. En résumé, la source est un esclave utilisé quand le besoin s'en fait sentir. L'Académie permet aux différentes espèces de cohabiter et d'apprendre à se connaître sauf qu'évidemment c'est un idéal qui n'est pas une réussite ...  Par un étrange coup du sort, Sanae se retrouve à l'Académie, où elle devient non seulement une source pour un surnaturel, mais la source de quatre princes : un démon, un vampire, un métamorphe et un fae. Du jamais vu ! Et cerise sur le gâteau, les quatre princes ne se supportent pas, bien évidemment... Sanae va donc devoir se battre pour trouver sa place et se faire respecter. Et croyez-moi, cette petite humaine a des ressources et elle fera plier ces quatre là.

    J'ai beaucoup aimé : L'univers, un mélange de steampunk et de fantasy, est riche et foisonnant. Un univers très visuel et original qui regorge de trouvailles et de détails. Les personnages, en particulier les princes sont bien construits. Ils ont les caractéristiques propres à leur espèce, ils sont là parce qu'ils n'ont pas le choix, et bien qu'ils soient tout-puissants, ils ont d'énormes failles qu'ils cachent du mieux qu'ils peuvent. Leurs caractères et leurs interactions sont un régal. Ils ont chacun des raisons différentes pour justifier leur comportement et le lecteur les découvre petit à petit. Et puis il y a Sanae, une femme au caractère bien trempé, parfois un peu trop, mais qui saura tenir tête aux plus puissants, quitte à prendre des risques. Elle ne se laissera pas marcher sur les pieds et se fera respecter. L'histoire est un reverse harem qui commence tout en douceur, sans scène de sexe (pour le moment en tout cas), et est construite sur une base solide. Mais Source de pouvoir, c'est aussi un contexte politique, une révolution, des attentats, des trahisons et des complots. Toute une palette d'événements qui rendent le récit très rythmé et sans aucun temps mort. C'est un univers sombre et angoissant rehaussé d'humour et d'amour.

    Maintenant je vais être honnête, c'est un premier roman et comme tout premier roman il n'est pas exempt de défauts. Le principal c'est sans doute l'imagination foisonnante d'Aurélia Masley. Tout ce petit monde dans sa tête... ça déborde parfois ! :)) Et parfois aussi on sent qu'il y a beaucoup de choses qui restent non dites ou non décrites et c'est frustrant pour le lecteur. C'est surtout le cas au début du roman lorsqu'il faut mettre l'univers en place. Le pauvre lecteur un peu perdu aurait bien eu besoin de quelques d'explications et/ou de descriptions supplémentaires. Ce qui vaut d'ailleurs aussi pour Sanae qui s'adapte un peu trop vite à ce nouvel univers totalement étranger pour elle et de bien des manières. Une Sanae un peu trop dure et rigide à mon goût mais elle s'adoucit petit à petit au fil des pages. Alors oui il y a des défauts et des maladresses mais franchement dans la balance défaut/intérêt du roman, le plateau penche du bon côté. Et largement en plus. Je n'ai aucun doute que le prochain tome sera meilleur, plus mâture, plus construit et nuancé. Et à partir de là, le récit prendra une ampleur nouvelle qu'il me tarde déjà de découvrir.

    Source de pouvoir est donc un premier roman débordant d'imagination, riche et passionnant. Les quelques défauts de jeunesse ne m'empêchent en aucun cas de vous le recommander. C'est original, bien mené, bref une très jolie découverte.