lundi 31 août 2026

ALASTOR DE SOMBREGARDE de Dobbs et Morinière [BD]


Tome 1 : L'infâme gentilhomme.

 


Oxymore Éditions
87 pages

L'AVIS DE DUP



Une proposition de lecture qu'il m'a été difficile de refuser tant j'ai trouvé la couverture de cette BD attirante. Pourtant je ne suis pas à l'aise dans l'exercice d'une chronique de ce média...

Tout d'abord, je vous présente le gars Alastor qu'on ne fait que deviner sur la couverture à la fois sombre et lumineuse.



Ouais, il n'a pas l'air cool. Mais c'est pour la bonne cause, c'est un anti-héros dans une dark fantasy médiévale. Le coup de crayon de Morinière le dépeint à merveille. Mais c'est la plume de Dobbs à la fois poétique et pleine de cynisme qui va illuminer ce personnage sombre et empêcher de tomber dans le cliché de la dark très, trop sombre classique.

Mais il faut que je vous présente également Guulghar, son comparse, maître gobelin qui formera avec Alastor un duo maléfique. Guulghar trimbale son frère, enfin le crâne enturbanné de son frère, Huulghar, au bout d'un bâton. Les frères forment un tandem nécromancien performant. Rien qu'en parcourant cette planche, page 7, on sent l'humour caustique de Dobbs.



Si Alastor a son épée, Guulghar a son chapeau... tout aussi efficace !



Bref, trêve de présentations, vous n'avez juste qu'à savoir que je me suis régalée en lisant cette BD et je vous la conseille vivement. Non ? Ce n'est pas assez ?

L'histoire démarre piano piano avec le retour d'Alastor d'entre les morts par la magie combinée de Guulghar et d'Huulghar. On va suivre ce duo improbable dans des aventures réparties en quatre chapitres bien différenciés par des pages sépias, un peu comme un journal de bord tenu par notre chevalier. Celles-ci sont pleines de poésie et de mélancolie. 

Ils veulent rentrer chez eux, à Sombregarde dans les terres écarlates. Il leur faudra trouver une monture, occire quelques chevaliers, puis trouver une troll forgeronne spécifique afin de réparer l'épée d'Alastor malencontreusement abîmée. Une vision non manichéenne de cet univers où nos héros sont supposés être du mauvais côté du Bien et du Mal et où les bons ne sont pas forcément meilleurs que les mauvais.

Les dessins de Morinière claquent, percutent, tout en étant d'une finition superbe. J'adore son coup de patte qui retranscrit parfaitement l'ambiance donnée par ce duo pondu par Dobbs, du taiseux Alastor et du cynique Guulghar. Je reprends donc : je me suis régalée et vous conseille vivement de découvrir cette BD. Pour ma part, il me reste à me procurer le tome 2 ! Je ne manquerai pas de vous donner mon avis.

* Service de presse *

Petit rajout : ne cherchez pas bêtement comme moi le tome 2, il ne paraîtra que fin octobre... 😬


jeudi 27 août 2026

LES BÂTISSEURS de Daniel Polanski

 


Éditions LEHA
160 pages
13,90 euros




L'avis express de Dup sur Les bâtisseurs de Daniel Polanski

Une fantasy animalière au parfum de western.
Un régal !

L'AVIS DE DUP



Si vous suivez ce blog, vous savez que nous ne sommes pas friandes de nouvelles et novellas... Néanmoins ce titre nous a été tellement bien vendu que j'ai fini par craquer ! Oui, je sais, je suis faible dès qu'il s'agit d'une bonne histoire potentielle. Cependant lorsque j'ouvris ce recueil, c'était un peu la boule au ventre. Et si je n'aimais pas ? Et si ça finit en queue de poisson (comme beaucoup de nouvelles) qui me fait penser que je n'ai rien compris ou que j'ai loupé quelque chose ? Et puis arrive le titre du chapitre premier : C'est une souris qui rentre dans un bar... et là un grand sourire s'est affiché sur mon visage et j'ai démarré sereine ma lecture. 

Ce démarrage en forme de début de blague m'a beaucoup plu, et tout le reste a été à l'avenant. On assiste d'entrée de jeu à une sorte de western genre "Règlements de compte à OK Corral", avec des animaux en guise d'acteurs. Et donc notre souris, dit le Capitaine, entre dans le bar (marqué fermé le dit bar), stetson visé sur la tête, cache-poussière relevé, l'oeil torve et presque les mains au-dessus des colts. Plus cliché tu meurs, et c'est bien le but recherché !

Il s'installe et attend. Qui ? Tous ses anciens comparses qui était derrière lui il y a cinq ans, lorsqu'ils ont perdu la dernière bataille suite à une trahison. Et on va vite comprendre que cette défaite n'est toujours pas digérée. Dans les chapitres suivants, le récit est antérieur, chacun étant le recrutement d'un compagnon par le Capitaine qui finit toujours par le rituel "alors, tu en es ?", suivi d'un court chapitre sur l'arrivée au bar du protagoniste recruté.

Cette équipe de bras cassés se compose de Bonsoir, une hermine, mais il est Français s'il-vous-plait ! Savourez donc l'extrait ci-dessous.

Page 13 : Être Français, comme tout bon Français vous le dira, n’est pas sort aisé, car c’est autant un privilège qu’une responsabilité. Être garant des standards de l’excellence et de la plus exceptionnelle grâce tenait déjà du fardeau sur ses terres natales, et se révélait un fardeau incommensurablement plus lourd encore dans les colonies. Être à la fois Français et hermine engendrait chez Bonsoir une crise d’identité quasi permanente, qu’il tentait souvent de résoudre, de la plus française des manières, par un monologue. 😂

Il y a également Boudicca, l'opposum tireuse d'élite, Cinnabar, la salamandre porteur d'une quantité incroyable de revolvers, Orge, le blaireau spécialiste en explosifs, Gertrude la taupe, Elf le hibou qui était amoureuse de Quaker le serpent, mais ce dernier est aujourd'hui dans l'autre camp, et enfin Zapata, le tatou.

J'ai beaucoup aimé cette lecture, le ton cynique et l'humour de Daniel Polanski dont je vous mets un petit extrait en fin de chronique. Une sorte de Tontons flingueurs avec des personnages archétypaux assumés pleins de personnalité. Je n'irai pas jusqu'à parler de leur profondeur, le texte étant trop court pour cela... il n'empêche que j'aurai adoré rester une paire d'heures de plus auprès de cette clique. L'auteur nous offre quelques belles scènes d'action qui se seraient fort bien accompagnées d'une musique de Ennio Morricone. Quant à la fin de cette novella, elle est carrément abrupte (ce doit être dans le cahier des charges !), mais excellente et j'ai adoré. Je conseille vivement cette lecture !

Page 28 : Le Capitaine accueillit la réponse de Cinnabar par un hochement de tête. Un rire éclata depuis l’intérieur de l’auberge. Le chant des criquets commençait à s’élever aux alentours. Les deux vieux amis apprécièrent en silence la tombée de la nuit, quoique ce ne fût pas évident au premier coup d’œil. Qu’ils étaient vieux amis, s’entend, car la nuit, elle, était bel et bien en train de tomber.


* SP papier * 


lundi 24 août 2026

L'HÉRITAGE DE L'ILLUSION de Madeline Taylor [audio]

 


Éditions Thélème
Lu par Gabrielle Chabot
16 h et 5 mn




L'avis express de Dup sur L'héritage de l'illusion.

Démarrage d'une saga de fantasy menée tambour battant. Vivement la suite, en audio.


L'AVIS DE DUP



Ivy Pomeroy possède le pouvoir de l'illusion, et bien plus encore, mais ça je vous laisse le découvrir. Comme elle est capable de dissimuler sa présence, elle est contrainte d'exécuter les basses besognes du roi Baylor, par le biais d'un collier magique. Un collier en forme de ravissant ras-le-cou incrusté de pierres précieuses capable de l'étrangler à la moindre incartade. Ce qui explique son charmant surnom de "petit bichon du roi"... 

Ivy cherche à tout prix une solution pour ce défaire de cette laisse. Lorsqu'elle croise la route d'un faucheur, représentant du dieu de la mort, elle comprend qu'il lui faut s'associer à lui. En effet, Thorn, le faucheur donc, est à la recherche d'un artefact magique qui pourrait résoudre ses problèmes. Association pas facile tant ce dernier est fermé et difficile d'accès.

Côté personnages principaux, Ivy est une jeune femme attachante et pleine de ressources. Une volonté farouche de retrouver sa liberté et un caractère bien trempé qui nous offre des punchlines savoureuses. Mais l'autrice ne la transforme pas en héroïne badass classique, elle reste bien nuancée. Thorn quant à lui est le stéréotype parfait du personnage ténébreux et plein de mystères...Il faudra dérouler tout cet opus pour apprendre à le connaître. Quant au roi Baylor, c'est l'antagoniste de l'histoire et je dois dire qu'il remplit bien son rôle ! Il est détestable au possible.

Premier tome d'une nouvelle saga de fantasy, L'héritage de l'illusion est malgré tout pourvu d'un rythme soutenu et de pas mal de retournements de situations. Madeline Taylor prend tout de même son temps pour développer son univers et introduire des personnages attachants. On sent qu'elle pose des jalons non utilisés pour la suite de sa saga et titille par là même ma curiosité. L'intrigue tourne autour d'une épée légendaire et est passionnante à suivre. Un léger bémol sur la fin que j'ai trouvé bien abrupte après une révélation d'enfer.

La narratrice choisit par les Éditions Thélème, Gabrielle Chabot, que je découvre, nous offre une narration parfaite, fluide et spontanée très bien adaptée au texte de Madeline Taylor. Une écoute agréable qu'il me tarde de retrouver dans le prochain tome.

* SP NetGalley *


vendredi 21 août 2026

Les sorties OLYMPE en août 2026 [sorties]

 


LORE OF THE TIDES

LORE OF THE WILDS II

Analeigh Sbrana

Traduit de l'anglais (États-Unis) par Mathieu Prioux
Relié sans jaquette


💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚💚


FEARLESS

POWERLESS III

Lauren Roberts


Traduit de l'anglais (États-Unis) par Marie Demay
Parution du broché


dimanche 12 juillet 2026

PAUSE ESTIVALE SUR BOOKENSTOCK

 



LE RÊVE...

LE CALME, LA TRANQUILLITÉ

et avouez que cette image transmet une sensation

de DOUCE chaleur !

BREF, LES MÉMÉS SE METTENT EN MODE VACANCES

comme chaque année.

Il y aura des chroniques... ou pas.

Des infos... ou pas

On reprendra... ou pas 😁


BEL ÉTÉ À TOUS !!!