vendredi 30 octobre 2026
UN DUC POUR L'HIVER de Jenni Fletcher
jeudi 29 octobre 2026
DARK SHORES Tome 1 de Danielle L Jensen
L'avis express de Dup sur Dark Shores 1 de Danielle L. Jensen
L'AVIS DE DUP
Ayant adoré Le pont des tempêtes que j'ai découvert en audio après la chronique dithyrambique de Phooka, il a fallu que ma route croise un exemplaire de Dark Shores lors de l'une de mes escapades de l'an dernier. Ne jamais lâcher une Dup dans une librairie ! Trop beau, j'achète... pour me rendre compte une fois chez moi que c'était le tome 2... 😭 C'est tout moi ça ! Heureusement Phooka est arrivée à la rescousse pour m'offrir le tome 1.
Et je l'ai lu... mais... l'été dernier ! Et la flemme estivale conjuguée au fait que ce n'était pas un SP et voilà, aux oubliettes la chronique ! Heureusement j'avais pris quelques notes, et puis surtout je me souviens parfaitement de l'univers créé par Danielle L. Jensen tant il est unique et original. En revanche les noms... et c'est là que le bât blesse. Impossible de feuilleter rapidement ce livre ! Voir les explications en fin de chronique...
Cet univers est constitué de deux continents, l'Est et l'Ouest, séparés par une mer aux multiples dangers, infranchissable sauf pour le peuple des Maarins qui savent parler aux dieux, c'est la Mer sans fin. Et ces Maarins ont une devise sacrée : L'Est ne doit pas connaître l'Ouest. Un univers incroyablement bien construit, cohérent avec sa mythologie, son histoire, bref fascinant.
Teriana est une Maarin, fille d'une capitaine réputée et redoutable. Et pour sauver sa meilleure amie de l'Est d'un mariage forcé avec un sénateur aux dents longues, elle va briser cette loi sacrée pour lui proposer la fuite. Et elle va devoir faire face, seule, aux conséquences désastreuses...
Marcus est commandant d'une tristement célèbre légion qui a conquis les derniers territoires de l'Est résistants à l'empire de Celendor. Marcus cache un terrible secret que même ses frères d'armes ignorent. Lorsque le sénateur cité plus haut découvre l'existence de l'Ouest, il va faire du chantage pour que la légion de Marcus influe sur les élections. Il sera alors en position pour imposer une conquête de l'Ouest...
Ce sénateur dont j'ai oublié le nom va forcer Marcus et Teriana à voguer ensemble vers l'Ouest pour préparer le terrain de la future invasion. L'intrigue est claire comme l'eau de roche et pourtant le récit ne sera pas exempt de surprises, de rebondissements et de révélations.
Danielle L. Jensen va alterner dès le début dans ses chapitres les points de vue de Teriana et Marcus rendant le récit totalement captivant tant on découvre deux mondes différents. L'alternance se poursuivra même lorsqu'il seront réunis sur le même bateau... dans tous les sens du terme d'ailleurs ! Cela reste sacrément passionnant, différent car chacun a ses secrets, ses attentes, ses démons. Et c'est surtout un excellent moteur de lecture.
Il y a une attirance certaine entre Teriana et Marcus, mais tellement de choses les séparent que si l'on doit parler de romance, ce serait du slow-slow-slow burn ! Et j'avoue que c'est carrément secondaire par rapport au récit. Même si la fin de cet opus nous jette littéralement sur les starting-block pour découvrir la suite de cette relation entre autre...
J'ai dévoré ce Dark Shores de presque 450 pages en très peu de temps tellement j'ai adoré ce que j'y découvrais. J'ai tout aimé, l'univers, les personnages, l'intrigue au demeurant simple mais qui promet de belles ramifications. Et je piaffe d'être à l'été prochain pour poursuivre cette trilogie et sans aucun doute m'offrir le tome 3 (sans me tromper ce coup-ci 😁).
mercredi 28 octobre 2026
STARSIDE Tome 1 d'Alex Aster
☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Starside ☇
*Pas de note/coeur*
C'est juste impossible de décider ...
Comment vais je pouvoir écrire une chronique sur ce roman ?
Le contexte déjà, le mien. J'ai lu tout ce qu'Alex Aster a écrit traduit en VF. Parce que j'aime ses univers et son imagination. Cependant souvent il y a des couacs dans son écriture. Heureusement ses qualités outrepassent sans soucis les petits défauts à mes yeux. Alors quand Starside a été annoncé, la quatrième de couv et les images associées au roman ont fait monter l'impatience en moi. Sauf que ...sauf que tout ce que j'ai dit juste avant est présent et en pire, mais je vais y revenir ...
Le contexte encore, celui du roman cette fois.
Starside et Stormside, deux royaumes séparés par une barrière infranchissable. Starside est le monde des immortels, de la magie et de l'opulence. Stormside celui des mortels, du désert, de la famine et de la misère. Une fois tous les cinquante ans, un portail s'ouvre entre ces deux mondes et quelques humains sélectionnés peuvent le franchir pour ramener une coupe de magie dont ils décideront l'usage (richesse, santé, nourriture ...). Évidemment être parmi les sélectionnés n'est pas chose aisée, et une fois le portail passé les épreuves ne font que commencer.
Aris est une jeune femme. Orpheline, elle a été élevée par Stellan un forgeron, alors qu'elle venait tout juste de perdre toute sa famille. Stellan ne lui a jamais demandé quoique ce soit en retour et Aris l'aime comme s'il était son propre père. Mais Aris a décidé d'être parmi les élus qui franchiront le portail. Elle en a fait le serment. Elle ne va pas chercher la magie ... non elle est poussée par la vengeance. Ainsi elle va se lancer à coeur perdu dans les épreuves qui permettent de sélectionner ceux qui passeront le portail. La règle est simple ... ce sont ceux qui survivront. Alors le massacre commence et parmi les candidats se trouve Harlan Raker, le chef de la garde royale. Pourquoi participe t'il ? Personne ne le sait. Par contre, ce que toute le monde sait, c'est qu'il n'a jamais été vaincu dans un combat et pire encore, son armure qu'il porte en permanence n'a pas l'ombre d'une rayure malgré ses nombreuses batailles.
Une fois encore Alex Aster fait montre d'une imagination foisonnante et débridée. J'adore son univers et ses personnages. Une fois encore elle arrive à m'embarquer dans son univers riche et grouillant de détails. J'adore !!
Oui mais ... oui mais elle en fait souvent trop et on a l'impression qu'elle se laisse emporter par son enthousiasme comme un jeune chiot qui court trop vite et dont l'arrière train finit par dépasser l'avant (oui je sais j'ai un langage imagé). Starside grouille de détails de fantasy. Alex Aster veut que ce soit de la Fantasy (et grand bien lui fasse), sauf qu'à un moment donné il faut admettre que tout ne peut pas être présent dans un seul et même roman. On ne peut pas faire apparaître des compagnons, pour les faire disparaître la page d'après puis soudainement réapparaître à la toute fin parce que "mince c'est vrai ce serait bien de savoir ce qu'ils sont devenus" (j'imaginais le commentaire de la béta-lectrice qui lui disait "Hé Alex tu avais créé machin et bidule dans les premiers chapitres, tu ne peux pas les zapper complètement). Idem avec le bestiaire et en particulier le "familier". Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, mais on ne peut pas créer un tel lien pour l'ignorer ensuite dans la totalité du roman..
Et puis il y a les incohérences. Non même Raker ne peut pas plonger secourir une Aris qui se noie et nager comme Léon Marchand alors qu'il est équipé d'une armure complète (même notre Léon national coulerait à pic).
Et non Raker ne peut pas la menacer cent fois de la tuer pour la sauver 99 fois (parce qu'elle n'est vraiment pas douée notre Aris et elle se fourre tout le temps dans des situations impossibles dont il doit l'extraire).
De plus Aris est une héroïne qui a le don d'exaspérer, même si elle s'améliore grandement à la fin de ce tome. Par contre Harlan est vraiment charismatique et intrigant à souhait.
Et des remarques comme ça, j'en ai autant que de pages dans le roman. Clairement la maison d'édition d'origine n'a pas fait son boulot de relecture/correction et elle a laissé Alex Aster en roue libre. Franchement ces défauts étaient déjà visibles dans Lightlark mais pas à ce point.
Bon vous allez dire que j'ai détesté vu le nombre de critiques que je fais (et encore croyez-moi je me suis modérée)
Mais vous savez quoi ?
Je me suis régalée !
C'est ça l'absurdité du truc. J'ai pesté, ragé, râlé, ronchonné, trépigné pendant toute ma lecture tout en étant incapable de ne pas tourner la page tellement j'étais dedans.
Et là j'enrage parce que si le roman avait été relu, corrigé et dirigé, on serait devant un truc énorme ! Le dernier quart du roman gagne en intensité et la fin est carrément géniale. Elle a vraiment une imagination de ouf cette autrice!
Donc je ne peux que mettre en garde ceux qui vont se plonger dans ce roman. Vous allez vous régaler à condition d'être capable de mettre de côté votre esprit cartésien et accepter les nombreux défauts pour ne voir que les toutes aussi nombreuses qualités
*Service de Presse*
ALEX ASTER sur Bookenstock
lundi 26 octobre 2026
THE RUINOUS LOVE Tome 1 de Brynne Weaver [audio]
Tome 1 - BUTCHER & BLACKBIRD
L'avis express de Dup sur Butcher et Blackbird de Brynne Weaver
L'AVIS DE DUP
Les Romantic Thriller se suivent et ne se ressemblent pas par ici. The ruinous love est une série qui fait aussi beaucoup parler d'elle. Je me suis donc lancée dans l'écoute de ce premier tome... et au vu de la place du coeur rouge ci-dessus, vous vous doutez bien que je n'irai pas plus loin.
Ceci dit, cette écoute n'était pas une torture grâce aux deux
narrateurs qui faisaient parfaitement le taf. C'est juste l'histoire
qui ne m'a pas convaincue. Pour moi, The ruinous love est une
romance cochonne érotique, les tueurs en série sont
juste le worldbuilding autour.
Sloane (Blackbird) fait la connaissance de Rowan (Butcher) en plein bayou alors qu'elle est en mauvaise posture. Elle s'est faite enfermer dans une cage par le tueur en série qu'elle venait de poignarder à mort. Et de fait, il a fini par mourir de l'autre côté des barreaux, la clé inatteignable. Rowan qui traquait le même tueur la sauve donc et va naître entre eux une amitié basée au départ sur la fascination du "travail" de l'autre.
Ces deux justiciers à la Dexter ont effectivement pas mal de points en commun, s'attaquant tous deux en priorité aux pédophiles, mais aussi aux tueurs particulièrement tordus du style Hannibal Lecter. Pour garder le contact alors qu'ils habitent chacun à un bout des États-Unis, ils s'organisent une fois par an un concours, en traquant la même proie.
Mais bon, on se rend compte très vite que cette amitié est factice... Chacun a envie de plus mais n'ose pas faire le premier pas. Entre les litanies de l'un "putain elle n'a pas de soutif" et les "dieu qu'il est beau" de l'autre, guère de doutes ! Les scènes de traques annuelles se suivent, ne se ressemblent pas, on peut saluer l'imagination de l'autrice dans le genre gore d'ailleurs.
Jusqu'à la traque où tout bascule, le frappadingue qu'ils chassent ne se laissant pas faire. Chacun de nos protagonistes a peur pour l'autre, alors qu'ils sont normalement en compétition. Ils devraient juste essayer de tuer le forcené, pas protéger l'autre. Ça dérape, Blackbird est blessée, et Butcher pète un plomb et massacre leur proie, à coups de hache. Il finit par avouer que sa réaction découlait de la peur de la perdre. Elle avoue qu'elle a été blessée parce qu'elle était déconcentrée par la même peur...et ils tombent dans les bras l'un de l'autre.
Il reste 1/3, 1/4 de l'audio et ce ne sera quasiment plus que du smut. Le Rowan si gentil et prévenant s'avérant un dominant au lit, mais cela semble convenir à Sloane. Cependant ces scènes à n'en plus finir frisent la pornographie et deviennent lassantes. On a tout de même une demande en mariage un brin tordue et gore sur une scène de crime, puis un mariage avec du c** avant, pendant et après 😝.
Malgré tout, on va au bout du chemin car Brynne Weaver monte le suspens d'un cran sur ce dernier bout de chemin. Vous comprendrez néanmoins mes bémols et ma décision d'en rester là avec cette série et même cette autrice.
* Écoute personnelle *
vendredi 23 octobre 2026
BLOOD OF LILITH tome 1 de Scarlett St Clair [audio]
#1 Terror at the Gate
☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome1 de Blood of Lilith ☇
Il est des jours comme ça où le hasard fait bien les choses ... Je fais un tour sur Netgalley, je vois cet audio. Le titre ne me dit rien, mais la couverture me plait. Le pitch aussi, puis le nom de l'autrice (même si je ne l'ai jamais lue). Pour une fois je suis passée avant que Dup ne mette l'oreille dessus et zou sur mon téléphone ...
Une ville moderne séparée en cinq quartiers, chacun dirigé par une famille puissante. Hiram le quartier chic et parfait. Nineveh, le quartier des péchés sombre et dangereux. Une ville sous la domination de l'église et de son archevêque, l'Archevêque Lisk. Il a un pouvoir absolu sur cette société totalement sous la coupe de la religion. Les femmes n'ont aucun droit et pourtant ce sont elles qui portent la magie. Elles seules. Mais elles ne peuvent l'utiliser que sous la supervision de leur époux.
Lilith Leviathan est une jeune femme, mais pas n'importe quelle jeune femme. Elle est l'héritière de la famille Leviathan qui dirige Hiram. Mais depuis deux années elle vit à Nineveh. Son père a accepté de la confier à Zahariev Zareth le maître de Nineveh. Lilith ne supportait plus sa vie de bonne petite fille à marier et l'endoctrinement de sa mère. Elle vit donc avec sa copine Coco dans un appartement un peu pourri de Nineveh. Elle vit de petits boulots et de larcins pour payer son loyer mais elle est mille fois plus heureuse comme ça. Lilith n'a pas la langue dans sa poche et ses confrontations avec Zahariev qui garde constamment un œil sur elle, sont délicieuses.
Zahariev a quelques années de plus que Lilith. Il veille sur son quartier comme un père sur sa famille ... ou un Don sur son cartel. Parce que honnêtement le début du roman fait beaucoup penser à une romance mafieuse. Zahariev a toutes les caractéristiques du héros de ce type de roman. Il est beau (évidemment), jeune et respecté. Il fume comme un pompier et ... il est raide dingue de Lilith. C'est clair dès le début du roman (le trope "He falls first and harder" dans toute sa splendeur), mais il est à la fois très respectueux de Lilith et très au courant qu'il est interdit aux héritiers des familles d'être ensemble.
Bref ! On croirait que je chronique une romance et effectivement ça commence un peu comme ça. Jusqu'au jour où Lilith dérobe un étrange couteau. Un couteau qui va attirer toutes les convoitises. Petit à petit la "romance" va se teinter de fantastique, voire d'horreur et au final on est bel et bien dans une belle romantasy. J'insiste sur le "belle" (ou bonne comme vous voulez), parce que l'univers construit par Scarlett St Clair est sacrément bien fichu, dense et tient la route. Et pas que. Les personnages aussi sont étoffés et incroyablement attachants. Bien sûr les deux principaux, Lilith la tête brûlée et Zahariev le Sugar Daddy green flag absolument craquant ❤❤❤. Mais ils ne sont pas les seuls. Les personnages secondaires sont très développés et ils ont leur importance (Gabriel ❤, Coco, Cassius ...). L'ensemble forme un premier tome dense, passionnant, flippant parfois, hot (sur deux chapitres 😱), drôle, bourré de suspense et de rebondissements, sans aucun temps mort.
Je connaissais l'autrice de nom (et non je n'ai pas lu Hadès et Perséphone), mais je n'avais pas vu passer celui-ci. Je me suis régalée. Et le top du top, c'est la narration. Alizé Lombardo (que j'avais déjà adoré dans Les artefact d'Ouranos et Abysses entres autres) campe une Lilith parfaite. Et Gary Renna (fabuleux narrateur des romans de John Gwynne, Iron Prince et de Fourth Wings) interprète Zahariev. On l'entend peu car les chapitres de Zahariev sont courts et incroyablement percutants.
C'est d'ailleurs un procédé narratif que j'adore. Tout le récit est narré du point de vue de Lilith, avec de longs chapitres qui lui sont consacrés. Mais entre ces chapitres s'intercalent ceux de Zahariev. Quelques phrases. Toujours à bon escient. Percutant. Bref. Un contrepoint au flot de paroles de Lilith. C'est incroyablement efficace et incisif. Je vous mets en image le premier chapitre du pont de vue de Zahariev...
Oui je me suis régalée. Le texte, l'univers, les personnages, le contexte tout m'a plu. Attention c'est parfois sombre, voire très sombre. Scarlett St Clair explique à la toute fin qu'elle a eu cette idée suite à la lecture d'un article sur les abus sexuel de l'église en Californie. Et même si elle ne montre rien, on le comprend clairement donc je préfère prévenir. J'insiste parce que ce roman n'est pas une bluette. Loin de là. On y rajoute l'interprétation magistrale d'Alizé Lombardo et de Gary Renna et vous avez là un fabuleux audio à ne pas rater!
En résumé: FONCEZ !
*Service de Presse*










