mercredi 28 octobre 2026

STARSIDE Tome 1 d'Alex Aster

 

Édition LUMEN
Parution 01/10/2026
661 pages
19 euros en broché
27 euros en relié








☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Starside  ☇



Entre coup de cœur et coup de gueule.
Mon cœur balance ...



L'AVIS DE PHOOKA:

*Pas de note/coeur*

C'est juste impossible de décider ...


    Comment vais je pouvoir écrire une chronique sur ce roman ?

    Le contexte déjà, le mien. J'ai lu tout ce qu'Alex Aster a écrit traduit en VF. Parce que j'aime ses univers et son imagination. Cependant souvent il y a des couacs dans son écriture. Heureusement ses qualités outrepassent sans soucis les petits défauts à mes yeux. Alors quand Starside a été annoncé, la quatrième de couv et les images associées au roman ont fait monter l'impatience en moi. Sauf que ...sauf que tout ce que j'ai dit juste avant est présent et en pire, mais je vais y revenir ...

    Le contexte encore, celui du roman cette fois.

    Starside et Stormside, deux royaumes séparés par une barrière infranchissable. Starside est le monde des immortels, de la magie et de l'opulence. Stormside celui des mortels, du désert, de la famine et de la misère. Une fois tous les cinquante ans, un portail s'ouvre entre ces deux mondes et quelques humains sélectionnés peuvent le franchir pour ramener une coupe de magie dont ils décideront l'usage (richesse, santé, nourriture ...). Évidemment être parmi les sélectionnés n'est pas chose aisée, et une fois le portail passé les épreuves ne font que commencer.

    Aris est une jeune femme. Orpheline, elle a été élevée par Stellan un forgeron, alors qu'elle venait tout juste de perdre toute sa famille. Stellan ne lui a jamais demandé quoique ce soit en retour et Aris l'aime comme s'il était son propre père. Mais Aris a décidé d'être parmi les élus qui franchiront le portail. Elle en a fait le serment. Elle ne va pas chercher la magie ... non elle est poussée par la vengeance. Ainsi elle va se lancer à coeur perdu dans les épreuves qui permettent de sélectionner ceux qui passeront le portail. La règle est simple ... ce sont ceux qui survivront. Alors le massacre commence et parmi les candidats se trouve Harlan Raker, le chef de la garde royale. Pourquoi participe t'il ? Personne ne le sait. Par contre, ce que toute le monde sait, c'est qu'il n'a jamais été vaincu dans un combat et pire encore, son armure qu'il porte en permanence n'a pas l'ombre d'une rayure malgré ses nombreuses batailles.

    Une fois encore Alex Aster fait montre d'une imagination foisonnante et débridée. J'adore son univers et ses personnages. Une fois encore elle arrive à m'embarquer dans son univers riche et grouillant de détails. J'adore !!

    Oui mais ... oui mais elle en fait souvent trop et on a l'impression qu'elle se laisse emporter par son enthousiasme comme un jeune chiot qui court trop vite et dont l'arrière train finit par dépasser l'avant (oui je sais j'ai un langage imagé). Starside grouille de détails de fantasy. Alex Aster veut que ce soit de la Fantasy (et grand bien lui fasse), sauf qu'à un moment donné il faut admettre que tout ne peut pas être présent dans un seul et même roman. On ne peut pas faire apparaître des compagnons, pour les faire disparaître la page d'après puis soudainement réapparaître à la toute fin parce que "mince c'est vrai ce serait bien de savoir ce qu'ils sont devenus" (j'imaginais le commentaire de la béta-lectrice qui lui disait "Hé Alex tu avais créé machin et bidule dans les premiers chapitres, tu ne peux pas les zapper complètement). Idem avec le bestiaire et en particulier le "familier". Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, mais on ne peut pas créer un tel lien pour l'ignorer ensuite dans la totalité du roman..

    Et puis il y a les incohérences. Non même Raker ne peut pas plonger secourir une Aris qui se noie et nager comme Léon Marchand alors qu'il est équipé d'une armure complète (même notre Léon national coulerait à pic).

    Et non Raker ne peut pas la menacer cent fois de la tuer pour la sauver 99 fois (parce qu'elle n'est vraiment pas douée notre Aris et elle se fourre tout le temps dans des situations impossibles dont il doit l'extraire).

    De plus Aris est une héroïne qui a le don d'exaspérer, même si elle s'améliore grandement à la fin de ce tome. Par contre Harlan est vraiment charismatique et intrigant à souhait.

    Et des remarques comme ça, j'en ai autant que de pages dans le roman. Clairement la maison d'édition d'origine n'a pas fait son boulot de relecture/correction et elle a laissé Alex Aster en roue libre. Franchement ces défauts étaient déjà visibles dans Lightlark mais pas à ce point.

    Bon vous allez dire que j'ai détesté vu le nombre de critiques que je fais (et encore croyez-moi je me suis modérée)

Mais vous savez quoi ? 

Je me suis régalée !

C'est ça l'absurdité du truc. J'ai pesté, ragé, râlé, ronchonné, trépigné pendant toute ma lecture tout en étant incapable de ne pas tourner la page tellement j'étais dedans.

    Et là j'enrage parce que si le roman avait été relu, corrigé et dirigé, on serait devant un truc énorme ! Le dernier quart du roman gagne en intensité et la fin est carrément géniale. Elle a vraiment une imagination de ouf cette autrice!

    Donc je ne peux que mettre en garde ceux qui vont se plonger dans ce roman. Vous allez vous régaler à condition d'être capable de mettre de côté votre esprit cartésien et accepter les nombreux défauts pour ne voir que les toutes aussi nombreuses qualités


*Service de Presse*



ALEX ASTER sur Bookenstock


lundi 26 octobre 2026

THE RUINOUS LOVE Tome 1 de Brynne Weaver [audio]

 

Tome 1 - BUTCHER & BLACKBIRD



Éditions Cascades
Lu par Jeanne Deau et Antoine Doignon
10 heures et 2 minutes




L'avis express de Dup sur Butcher et Blackbird de Brynne Weaver

Overdose de smut...😝


L'AVIS DE DUP



Les Romantic Thriller se suivent et ne se ressemblent pas par ici. The ruinous love est une série qui fait aussi beaucoup parler d'elle. Je me suis donc lancée dans l'écoute de ce premier tome... et au vu de la place du coeur rouge ci-dessus, vous vous doutez bien que je n'irai pas plus loin. 

Ceci dit, cette écoute n'était pas une torture grâce aux deux narrateurs qui faisaient parfaitement le taf. C'est juste l'histoire qui ne m'a pas convaincue. Pour moi, The ruinous love est une romance cochonne érotique, les tueurs en série sont juste le worldbuilding autour.

Sloane (Blackbird) fait la connaissance de Rowan (Butcher) en plein bayou alors qu'elle est en mauvaise posture. Elle s'est faite enfermer dans une cage par le tueur en série qu'elle venait de poignarder à mort. Et de fait, il a fini par mourir de l'autre côté des barreaux, la clé inatteignable. Rowan qui traquait le même tueur la sauve donc et va naître entre eux une amitié basée au départ sur la fascination du "travail" de l'autre.

Ces deux justiciers à la Dexter ont effectivement pas mal de points en commun, s'attaquant tous deux en priorité aux pédophiles, mais aussi aux tueurs particulièrement tordus du style Hannibal Lecter. Pour garder le contact alors qu'ils habitent chacun à un bout des États-Unis, ils s'organisent une fois par an un concours, en traquant la même proie.

Mais bon, on se rend compte très vite que cette amitié est factice... Chacun a envie de plus mais n'ose pas faire le premier pas. Entre les litanies de l'un "putain elle n'a pas de soutif" et les "dieu qu'il est beau" de l'autre, guère de doutes ! Les scènes de traques annuelles se suivent, ne se ressemblent pas, on peut saluer l'imagination de l'autrice dans le genre gore d'ailleurs. 

Jusqu'à la traque où tout bascule, le frappadingue qu'ils chassent ne se laissant pas faire. Chacun de nos protagonistes a peur pour l'autre, alors qu'ils sont normalement en compétition. Ils devraient juste essayer de tuer le forcené, pas protéger l'autre. Ça dérape, Blackbird est blessée, et Butcher pète un plomb et massacre leur proie, à coups de hache. Il finit par avouer que sa réaction découlait de la peur de la perdre. Elle avoue qu'elle a été blessée parce qu'elle était déconcentrée par la même peur...et ils tombent dans les bras l'un de l'autre.

Il reste 1/3, 1/4 de l'audio et ce ne sera quasiment plus que du smut. Le Rowan si gentil et prévenant s'avérant un dominant au lit, mais cela semble convenir à Sloane. Cependant ces scènes à n'en plus finir frisent la pornographie et deviennent lassantes. On a tout de même une demande en mariage un brin tordue et gore sur une scène de crime, puis un mariage avec du c** avant, pendant et après 😝. 

Malgré tout, on va au bout du chemin car Brynne Weaver monte le suspens d'un cran sur ce dernier bout de chemin. Vous comprendrez néanmoins mes bémols et ma décision d'en rester là avec cette série et même cette autrice. 

* Écoute personnelle *










vendredi 23 octobre 2026

BLOOD OF LILITH tome 1 de Scarlett St Clair [audio]

#1 
Terrors at the Gate

Éditions Lizzie
Durée: 12h41
Parution 15/10/2026
Narration Alizé Lombardo et Gary Renna










☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome1 de Blood of Lilith  ☇



Un roman dont je n'avais pas entendu parler.
Une interprétation magistrale.
Magnifique découverte et gros coup de cœur !



L'AVIS DE PHOOKA:



    Il est des jours comme ça où le hasard fait bien les choses ... Je fais un tour sur Netgalley, je vois cet audio. Le titre ne me dit rien, mais la couverture me plait. Le pitch aussi, puis le nom de l'autrice (même si je ne l'ai jamais lue). Pour une fois je suis passée avant que Dup ne mette l'oreille dessus et zou sur mon téléphone ...


    Une ville moderne séparée en cinq quartiers, chacun dirigé par une famille puissante. Hiram le quartier chic et parfait. Nineveh, le quartier des péchés sombre et dangereux. Une ville sous la domination de l'église et de son archevêque, l'Archevêque Lisk. Il a un pouvoir absolu sur cette société totalement sous la coupe de la religion. Les femmes n'ont aucun droit et pourtant ce sont elles qui portent la magie. Elles seules. Mais elles ne peuvent l'utiliser que sous la supervision de leur époux.

    Lilith Leviathan est une jeune femme, mais pas n'importe quelle jeune femme. Elle est l'héritière de la famille Leviathan qui dirige Hiram. Mais depuis deux années elle vit à Nineveh. Son père a accepté de la confier à Zahariev Zareth le maître de Nineveh. Lilith ne supportait plus sa vie de bonne petite fille à marier et l'endoctrinement de sa mère. Elle vit donc avec sa copine Coco dans un appartement un peu pourri de Nineveh. Elle vit de petits boulots et de larcins pour payer son loyer mais elle est mille fois plus heureuse comme ça. Lilith n'a pas la langue dans sa poche et ses confrontations avec Zahariev qui garde constamment un œil sur elle, sont délicieuses.

    Zahariev a quelques années de plus que Lilith. Il veille sur son quartier comme un père sur sa famille ... ou un Don sur son cartel. Parce que honnêtement le début du roman fait beaucoup penser à une romance mafieuse. Zahariev a toutes les caractéristiques du héros de ce type de roman. Il est beau (évidemment), jeune et respecté. Il fume comme un pompier et ... il est raide dingue de Lilith. C'est clair dès le début du roman (le trope "He falls first and harder" dans toute sa splendeur), mais il est à la fois très respectueux de Lilith et très au courant qu'il est interdit aux héritiers des familles d'être ensemble.

    Bref ! On croirait que je chronique une romance et effectivement ça commence un peu comme ça. Jusqu'au jour où Lilith dérobe un étrange couteau. Un couteau qui va attirer toutes les convoitises. Petit à petit la "romance" va se teinter de fantastique, voire d'horreur et au final on est bel et bien dans une belle romantasy. J'insiste sur le "belle" (ou bonne comme vous voulez), parce que l'univers construit par Scarlett St Clair est sacrément bien fichu, dense et tient la route. Et pas que. Les personnages aussi sont étoffés et incroyablement attachants. Bien sûr les deux principaux, Lilith la tête brûlée et Zahariev le Sugar Daddy green flag absolument craquant ❤❤❤. Mais ils ne sont pas les seuls. Les personnages secondaires sont très développés et ils ont leur importance (Gabriel ❤, Coco, Cassius ...). L'ensemble forme un premier tome dense, passionnant, flippant parfois, hot (sur deux chapitres 😱), drôle, bourré de suspense et de rebondissements, sans aucun temps mort.

    Je connaissais l'autrice de nom (et non je n'ai pas lu Hadès et Perséphone), mais je n'avais pas vu passer celui-ci. Je me suis régalée. Et le top du top, c'est la narration. Alizé Lombardo (que j'avais déjà adoré dans Les artefact d'Ouranos et Abysses entres autres) campe une Lilith parfaite. Et Gary Renna (fabuleux narrateur des romans de John Gwynne, Iron Prince et de Fourth Wings) interprète Zahariev. On l'entend peu car les chapitres de Zahariev sont courts et incroyablement percutants. 

C'est d'ailleurs un procédé narratif que j'adore. Tout le récit est narré du point de vue de Lilith, avec de longs chapitres qui lui sont consacrés. Mais entre ces chapitres s'intercalent ceux de Zahariev. Quelques phrases. Toujours à bon escient. Percutant. Bref. Un contrepoint au flot de paroles de Lilith. C'est incroyablement efficace et incisif. Je vous mets en image le premier chapitre du pont de vue de Zahariev...




    Oui je me suis régalée. Le texte, l'univers, les personnages, le contexte tout m'a plu. Attention c'est parfois sombre, voire très sombre. Scarlett St Clair explique à la toute fin qu'elle a eu cette idée suite à la lecture d'un article sur les abus sexuel de l'église en Californie. Et même si elle ne montre rien, on le comprend clairement donc je préfère prévenir. J'insiste parce que ce roman n'est pas une bluette. Loin de là. On y rajoute l'interprétation magistrale d'Alizé Lombardo et de Gary Renna et vous avez là un fabuleux audio à ne pas rater!

En résumé: FONCEZ !


*Service de Presse*

jeudi 22 octobre 2026

8,2 SECONDES de Maxime Chattam [audio]

 


Audiolib
Lu par Cachou Kirsch
11 heures et 29 minutes





L'avis express de Dup sur 8,2 secondes de Maxime Chattam


Un thriller pas comme les autres, du tout.
Une surprise que j'ai adoré.


L'AVIS DE DUP



Cela faisait un moment que je ne lisais plus du Chattam, après deux déconvenues, Le coma des mortels et Lux. Comme en plus je lis plus de fantasy que de thrillers aujourd'hui, je préférais me concentrer sur des valeurs sûres pour mes goûts : Thilliez, Delzongle and co. Avec un arrière goût amer cependant, Maxime Chattam a été mon premier amour en thriller.

Et puis j'ai craqué, ayant des jetons audible en rab et la possibilité d'écouter peinarde, seule chez moi tout en ayant les mains occupées utilement. Verdict : j'ai adoré mais je n'ai pas eu l'impression de "lire" du Chattam. Je vais m'en expliquer dans cette chronique.

8,2 secondes n'est pas le temps pour commettre un crime mais celui pour tomber amoureux... une romance ??? WTF ! Ne vous méprenez pas, j'aime les romances, mais là, je n'avais pas signé pour ça. Après avoir ronchonné dans mon coin, je me suis lancée.

On alterne entre un chalet paisible au bord des grands lacs de la frontière canadienne et la frénésie new-yorkaise. Dans le chalet de son enfance, Constance, la cinquantaine, vient se ressourcer et trouver un sens à sa vie après un drame lui ayant arraché son mari et son fils. À New-York, May, inspectrice trentenaire et solitaire dans les faits, son binôme la rejetant, se retrouve sur la piste d'un tueur en série surnommé par la presse "le grand méchant loup".

La mécanique de l'alternance des chapitres est cependant biaisée dès le début par la différence de rythme très nette entre ces deux ambiances. Côté Constance, c'est contemplatif et introspectif. L'accent est mis sur le décor et la beauté des lieux, c'est feutré et lent. Côté May c'est frénétique, chaque détail compte et l'enquête, comme souvent avec ce type de tueur, s'apparente à une course contre la montre. Finalement l'alternance est contre-productive en tant que moteur car à chaque fois, il faut se réadapter au changement radical d'ambiance et de rythme. L'effet page-turner n'est pas là, et pourtant...

Pourtant, chaque aspect de ce roman est immersif grâce à la plume de l'auteur et au soin porté sur la psychologie de ces deux femmes que tout oppose. Leur psyché est tellement décortiquée qu'on a l'impression de vivre leur vie. On souffre avec Constance, on espère avec May qui, en plus de son enquête, va être confrontée aux fameuses 8,2 secondes... Elle est là la romance, et elle s'intègre parfaitement bien au récit. Elle adoucit l'aspect râpeux de la chasse à l'homme.

Et puis fréquemment on se dit qu'il va arriver ce fameux plot twist qui reliera les deux récits. Et plus on avance et plus on l'attend et je me suis créée toute seule la tension et l'angoisse. Elle est montée crescendo, bien plus que celle engendrée par la traque du tueur en série à New-York. Pour la simple et bonne raison que je ne voyais absolument pas comment relier ces deux parties, et je savais que j'allais me faire rouler dans la farine. Et purée, en beauté !!! 

Immense coup de cœur pour ce thriller pas comme les autres, qui en plus m'a permis de découvrir une narratrice excellente, Cachou Kirsch. Dans la foulée, j'ai craqué un autre jeton pour Prime time, le précédent de Maxime Chattam, même si j'ai d'autres audios qui doivent passer avant. Je l'ai sous le coude !

* Écoute personnelle *

mardi 20 octobre 2026

CHAOS ET MOKA AU FAIRY POST de Jennifer Kroft

High Court of the Coffee Bean
tome 2



Éditions Calix
Parution 26/08/2026
Version reliée
25.90 euros
512 pages








☇ L'avis éclair de Phooka sur Chaos et Moka au Fairy Post  ☇


Une excellente série. 
Le tome 2 est peut être même encore meilleur que le premier !
❤❤❤



L'AVIS DE PHOOKA:



    

    J'avais adoré Welcome to Fae Cafe, un mélange de cosy fantasy et de vraie fantasy en réalité. Et surtout, surtout, je m'étais vraiment attachée aux personnages. Ces quatre Faes, des grands gaillards hyper entraînés, costauds et armés jusqu'aux dents. Des assassins. Le prince Cressica, Mor, Shayne et Dranian, qui se retrouvent projetés dans le monde des humains dont ils ne connaissent rien et qu'ils ne comprennent pas. Du jour au lendemain ils passent de guerriers à gérants d'un café. C'est juste énorme ! Le premier tome mettait en scène leur arrivée, et nous expliquait les tenants et aboutissants de la vie de l'autre côté du portail (côté Royaume des Faes donc) avec en fil rouge la relation de Cress avec Kate, la gérante dudit café. Cette fois, on va suivre de près Mor. Mor Trisencor ou plutôt Le maître du Malheur selon Violet. Un Fae de l'ombre. Depuis longtemps il est poursuivi par Luc Zelsor, un autre Fae de l'ombre, fils d'un roi de l'ombre, et surtout Renard à neuf queues (haaa les légendes Corréennes ❤). En gros il a neuf vies et il lui en reste huit ...

    Mor qui veut protéger ses frères d'armes a quitté le Fae café pour s'installer dans une église abandonnée. De là il rédige les articles pour son journal Le courrier des Faes. Cress, Shayne et Dranian sont furieux de ne pas avoir de ses nouvelles et de ne pas savoir ce qu'il devient. Furieux et inquiets. Mais Cress a du pain sur la planche puisqu'il prépare sa cérémonie de mariage avec Kate ... à sa façon bien sûr.

    Mor s'est donc isolé pour ne pas que Luc s'attaque à ses amis. Il vit seul dans cette église en ruine, jusqu'au jour où Violet Miller tombe du clocher. Littéralement ... Violet venait rencontrer le patron du Courrier des Faes pour obtenir un poste de journaliste après s'être faite virer du Scoop Croustillant. Depuis des mois elle enquête sur l'individu qui agresse des jeunes femmes et les abandonne inconscientes et sans aucun souvenir de leur vie passée. Va alors commencer une rencontre improbable entre une Violet pleine de vie et de réparties, et un Fae sombre et taciturne qui ne veut surtout pas qu'on s'intéresse à lui.

    On retrouve dans ce deuxième opus toute la fraîcheur et l'humour du premier. On y retrouve aussi tous les personnages sans exception et c'est un immense plaisir. Cette fois l'intégralité de l'action se passe dans le monde des humains (ou presque, à part quelques flashbacks). L'action tourne autour du trio Mor, Violet et Luc. Et ce qui est franchement savoureux c'est que la relation Mor/Luc qui est une relation de haine et de vengeance entre guerriers, pourrait être une sorte d'ennemis à amants. Les comportements des deux, mais surtout de Luc sont parfois ambigus et ça y ressemble vraiment fortement. C'est parfaitement dosé et très juste. J'ai adoré la relation entre ces deux-là, tout autant que celle entre Mor et Violet. Ne vous méprenez pas ça n'a rien d'un triangle amoureux. Il y a bien une histoire de vengeance, une volonté de tuer et d'utiliser n'importe quel moyen pour arriver à leur fin. Et Violet se retrouve bien malgré elle au beau milieu de tout ça. On a donc un roman bourré d'action, d'amour, d'humour, de fantasy et le tout servi par quatre Faes assassins aussi charmants et drôles (malgré eux souvent) que dangereux. Un régal.

    Chaos et Moka au Fairy Post est un roman à prendre à la légère. Il ne cherche pas à prétendre à plus. L'humour est délicieux, les personnages attachants et le récit bien ficelé. Jennifer Kroft excelle dans l'exercice.Pour le moment quatre tomes sont sortis. Un par guerrier Fae. Le tome 3 de la série High Court of the Coffee Bean: Wanted: A Roommate Who Isn't Evil est consacré à Luc et Dranian et vu le synopsis, en gros les deux se retrouvent co-loc sans le savoir, j'ai terriblement hâte de le découvrir. Quant au quatrième (et sans doute dernier) tome Fake Dating a Human 101, il est consacré à Shayne et Lily. Monsieur et Madame Calix, je compte sur vous pour continuer à les publier aussi rapidement ❤

    En résumé, comme pour le premier tome, je fais un gros coup de cœur de celui-ci. Cette série est vraiment originale et drôle. C'est tout à la fois léger, drôle, dense et sombre. Un mélange parfaitement dosé. Un régal! 


*Service de Presse*