jeudi 22 octobre 2026

8,2 SECONDES de Maxime Chattam [audio]

 


Audiolib
Lu par Cachou Kirsch
11 heures et 29 minutes





L'avis express de Dup sur 8,2 secondes de Maxime Chattam


Un thriller pas comme les autres, du tout.
Une surprise que j'ai adoré.


L'AVIS DE DUP



Cela faisait un moment que je ne lisais plus du Chattam, après deux déconvenues, Le coma des mortels et Lux. Comme en plus je lis plus de fantasy que de thrillers aujourd'hui, je préférais me concentrer sur des valeurs sûres pour mes goûts : Thilliez, Delzongle and co. Avec un arrière goût amer cependant, Maxime Chattam a été mon premier amour en thriller.

Et puis j'ai craqué, ayant des jetons audible en rab et la possibilité d'écouter peinarde, seule chez moi tout en ayant les mains occupées utilement. Verdict : j'ai adoré mais je n'ai pas eu l'impression de "lire" du Chattam. Je vais m'en expliquer dans cette chronique.

8,2 secondes n'est pas le temps pour commettre un crime mais celui pour tomber amoureux... une romance ??? WTF ! Ne vous méprenez pas, j'aime les romances, mais là, je n'avais pas signé pour ça. Après avoir ronchonné dans mon coin, je me suis lancée.

On alterne entre un chalet paisible au bord des grands lacs de la frontière canadienne et la frénésie new-yorkaise. Dans le chalet de son enfance, Constance, la cinquantaine, vient se ressourcer et trouver un sens à sa vie après un drame lui ayant arraché son mari et son fils. À New-York, May, inspectrice trentenaire et solitaire dans les faits, son binôme la rejetant, se retrouve sur la piste d'un tueur en série surnommé par la presse "le grand méchant loup".

La mécanique de l'alternance des chapitres est cependant biaisée dès le début par la différence de rythme très nette entre ces deux ambiances. Côté Constance, c'est contemplatif et introspectif. L'accent est mis sur le décor et la beauté des lieux, c'est feutré et lent. Côté May c'est frénétique, chaque détail compte et l'enquête, comme souvent avec ce type de tueur, s'apparente à une course contre la montre. Finalement l'alternance est contre-productive en tant que moteur car à chaque fois, il faut se réadapter au changement radical d'ambiance et de rythme. L'effet page-turner n'est pas là, et pourtant...

Pourtant, chaque aspect de ce roman est immersif grâce à la plume de l'auteur et au soin porté sur la psychologie de ces deux femmes que tout oppose. Leur psyché est tellement décortiquée qu'on a l'impression de vivre leur vie. On souffre avec Constance, on espère avec May qui, en plus de son enquête, va être confrontée aux fameuses 8,2 secondes... Elle est là la romance, et elle s'intègre parfaitement bien au récit. Elle adoucit l'aspect râpeux de la chasse à l'homme.

Et puis fréquemment on se dit qu'il va arriver ce fameux plot twist qui reliera les deux récits. Et plus on avance et plus on l'attend et je me suis créée toute seule la tension et l'angoisse. Elle est montée crescendo, bien plus que celle engendrée par la traque du tueur en série à New-York. Pour la simple et bonne raison que je ne voyais absolument pas comment relier ces deux parties, et je savais que j'allais me faire rouler dans la farine. Et purée, en beauté !!! 

Immense coup de cœur pour ce thriller pas comme les autres, qui en plus m'a permis de découvrir une narratrice excellente, Cachou Kirsch. Dans la foulée, j'ai craqué un autre jeton pour Prime time, le précédent de Maxime Chattam, même si j'ai d'autres audios qui doivent passer avant. Je l'ai sous le coude !

* Écoute personnelle *

mardi 20 octobre 2026

CHAOS ET MOKA AU FAIRY POST de Jennifer Kroft

High Court of the Coffee Bean
tome 2



Éditions Calix
Parution 26/08/2026
Version reliée
25.90 euros
512 pages








☇ L'avis éclair de Phooka sur Chaos et Moka au Fairy Post  ☇


Une excellente série. 
Le tome 2 est peut être même encore meilleur que le premier !
❤❤❤



L'AVIS DE PHOOKA:



    

    J'avais adoré Welcome to Fae Cafe, un mélange de cosy fantasy et de vraie fantasy en réalité. Et surtout, surtout, je m'étais vraiment attachée aux personnages. Ces quatre Faes, des grands gaillards hyper entraînés, costauds et armés jusqu'aux dents. Des assassins. Le prince Cressica, Mor, Shayne et Dranian, qui se retrouvent projetés dans le monde des humains dont ils ne connaissent rien et qu'ils ne comprennent pas. Du jour au lendemain ils passent de guerriers à gérants d'un café. C'est juste énorme ! Le premier tome mettait en scène leur arrivée, et nous expliquait les tenants et aboutissants de la vie de l'autre côté du portail (côté Royaume des Faes donc) avec en fil rouge la relation de Cress avec Kate, la gérante dudit café. Cette fois, on va suivre de près Mor. Mor Trisencor ou plutôt Le maître du Malheur selon Violet. Un Fae de l'ombre. Depuis longtemps il est poursuivi par Luc Zelsor, un autre Fae de l'ombre, fils d'un roi de l'ombre, et surtout Renard à neuf queues (haaa les légendes Corréennes ❤). En gros il a neuf vies et il lui en reste huit ...

    Mor qui veut protéger ses frères d'armes a quitté le Fae café pour s'installer dans une église abandonnée. De là il rédige les articles pour son journal Le courrier des Faes. Cress, Shayne et Dranian sont furieux de ne pas avoir de ses nouvelles et de ne pas savoir ce qu'il devient. Furieux et inquiets. Mais Cress a du pain sur la planche puisqu'il prépare sa cérémonie de mariage avec Kate ... à sa façon bien sûr.

    Mor s'est donc isolé pour ne pas que Luc s'attaque à ses amis. Il vit seul dans cette église en ruine, jusqu'au jour où Violet Miller tombe du clocher. Littéralement ... Violet venait rencontrer le patron du Courrier des Faes pour obtenir un poste de journaliste après s'être faite virer du Scoop Croustillant. Depuis des mois elle enquête sur l'individu qui agresse des jeunes femmes et les abandonne inconscientes et sans aucun souvenir de leur vie passée. Va alors commencer une rencontre improbable entre une Violet pleine de vie et de réparties, et un Fae sombre et taciturne qui ne veut surtout pas qu'on s'intéresse à lui.

    On retrouve dans ce deuxième opus toute la fraîcheur et l'humour du premier. On y retrouve aussi tous les personnages sans exception et c'est un immense plaisir. Cette fois l'intégralité de l'action se passe dans le monde des humains (ou presque, à part quelques flashbacks). L'action tourne autour du trio Mor, Violet et Luc. Et ce qui est franchement savoureux c'est que la relation Mor/Luc qui est une relation de haine et de vengeance entre guerriers, pourrait être une sorte d'ennemis à amants. Les comportements des deux, mais surtout de Luc sont parfois ambigus et ça y ressemble vraiment fortement. C'est parfaitement dosé et très juste. J'ai adoré la relation entre ces deux-là, tout autant que celle entre Mor et Violet. Ne vous méprenez pas ça n'a rien d'un triangle amoureux. Il y a bien une histoire de vengeance, une volonté de tuer et d'utiliser n'importe quel moyen pour arriver à leur fin. Et Violet se retrouve bien malgré elle au beau milieu de tout ça. On a donc un roman bourré d'action, d'amour, d'humour, de fantasy et le tout servi par quatre Faes assassins aussi charmants et drôles (malgré eux souvent) que dangereux. Un régal.

    Chaos et Moka au Fairy Post est un roman à prendre à la légère. Il ne cherche pas à prétendre à plus. L'humour est délicieux, les personnages attachants et le récit bien ficelé. Jennifer Kroft excelle dans l'exercice.Pour le moment quatre tomes sont sortis. Un par guerrier Fae. Le tome 3 de la série High Court of the Coffee Bean: Wanted: A Roommate Who Isn't Evil est consacré à Luc et Dranian et vu le synopsis, en gros les deux se retrouvent co-loc sans le savoir, j'ai terriblement hâte de le découvrir. Quant au quatrième (et sans doute dernier) tome Fake Dating a Human 101, il est consacré à Shayne et Lily. Monsieur et Madame Calix, je compte sur vous pour continuer à les publier aussi rapidement ❤

    En résumé, comme pour le premier tome, je fais un gros coup de cœur de celui-ci. Cette série est vraiment originale et drôle. C'est tout à la fois léger, drôle, dense et sombre. Un mélange parfaitement dosé. Un régal! 


*Service de Presse*
lundi 19 octobre 2026

VAUDOU Tome 1 de Angel Arekin [audio]

 

Tome 1 - Winter & Oaks



audible
Lu par Mélina Sia
11 heures et 34 minutes




L'avis express de Dup sur Vaudou T1 de Angel Arekin

Un premier tome où se mêle habilement la tension de l'enquête policière à celle de la relation entre Winter et Oaks, sur fond de rituels vaudous.


L'AVIS DE DUP


Ben voilà, j'ai une nouvelle marotte : deuxième Romantic Thriller à mon actif après The mindfuck, pardon Mindf*ck serie, et j'adore toujours autant. Mais soyons honnête, les authentiques amateurs de thrillers purs et durs seraient déçus par ce genre. Le côté thriller psychologique est quand même plutôt léger. Mais bon sang, quel plaisir malgré tout.

Et ici je dois dire que le plaisir en est décuplé par la prouesse narrative de Mélina Sia, que je salue bien bas ! C'est la première fois que j'écoute un audio avec cette femme, et wouah ! Je suis scotchée. La lutte finale de Winter contre le meurtrier à la toute fin restera dans ma mémoire. On ressent le stress, la niaque, la douleur, la souffrance, la peur, le désespoir, toutes ces émotions dans la voix de la narratrice. Impressionnant. Certains passages elle accélère tant que j'étais essoufflée pour elle, mais elle pas du tout ! Inutile de vous dire que je vais traquer les audios avec Mélina Sia dorénavant !

Aubrey Winter, inspectrice de police new-yorkaise, débarque à la Nouvelle-Orléans. C'est elle qui a demandé sa mutation, on apprendra au cours de l'histoire pourquoi. Winter est mise en tandem avec Jesse Oaksley, dit Oaks. Un ours mal léché, solitaire, qui a usé tous ses coéquipiers de la brigade. Et bien sûr, magnétique et beau comme un dieu...

Pour leur première enquête ils seront sur le meurtre d'une jeune étudiante, retrouvée dans le bayou, et visiblement éliminée selon un rite vaudou. Mais Oaks, pratiquant lui-même la religion vaudou précise que cette scène de meurtre, glauque à souhait il faut le dire, est fausse, fourvoyée, hollywoodienne.

Ce que j'ai beaucoup apprécié dans cette histoire, outre la romance explosive, ce sont les explications sur le vaudou. On sent que Angel Arekin s'est hyper bien renseignée et nous le retranscrit sans fard, sans fioriture et c'est passionnant. J'ai enfin compris ce que sont les lwas (loas) ainsi que leur hiérarchie, non, leurs différences.

L'attraction entre nos deux protagonistes n'est pas évidente au début. Ils ne peuvent pas s'encadrer même, il faut dire que Oaks y met du sien pour faire fuir Winter. Ils ont chacun un vécu difficile, un passé lourd, des attentes différentes. 

Deux héros que tout oppose, et pourtant la tension est bien là, elle va monter et devenir explosive. C'est chaud bouillant. L'évolution de leur relation est franchement addictive et je me demande bien comment ils vont s'en sortir après la cata qui leur tombe dessus en fin de tome 1... Pas franchement un cliffhanger, mais malgré tout je suis sur les starting-blocks pour écouter la suite.

Ce ne sera hélas pas Mélina Sia à la narration car on aura le point de vue de Oaks pour ce tome 2. Je ne sais donc pas à quelle sauce je serai mangée, mais je le serai, c'est clair. Coup de coeur pour ce tome 1.

* Écoute personnelle *


vendredi 16 octobre 2026

BRIMSTONE de Callie Hart [audio]

 

Fae & Alchimie
Tome 2

Audiolib
Parution 02/09/2026
Durée: 24h34
Narration: Marion Peronnet et Arnaud Masclet









☇ L'avis éclair de Phooka sur Brimstone en audio  ☇



Une version audio somptueuse pour un récit passionnant mais un peu faible parfois.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Soyons clair, j'ai adoré mon écoute, mais vraiment adoré ❤. Cet audio scénarisé est un pur bonheur pour les oreilles. Et le talent de Marion Peronnet et Arnaud Masclet y est pour beaucoup.

    Là où je vais être un peu plus dure c'est avec le texte. Entendons nous bien encore une fois je me suis régalée, mais franchement il y a des faiblesses. Callie Hart adore ses personnages et ça se sent, alors elle passe beaucoup de temps à les mettre en scène, telle un peintre pour avoir le meilleur angle pour son  tableau. Et ça se fait au dépend de l'avancement du récit. 

    Saeris est devenue la reine de la Cour Sanguinaire, à la fin du premier tome. Elle est mi-Fae, mi-vampire. Ses pouvoirs se développent mais elle n'arrive pas à les contrôler. Elle devient de ce fait un danger ambulant. Hayden son frère est toujours à Silvaren et Kingfisher va partir avec Carrion pour essayer de le récupérer. L'association Kingfisher-Carrion est sans  doute la chose que j'ai préférée dans ce roman. C'est incroyablement drôle, mais sous cette relation tendue va se créer petit à petit un lien fort et c'est vraiment fabuleux à suivre. De son côté Saeris va essayer de comprendre et maîtriser ses pouvoirs d'alchimiste et le chemin va être long et difficile.

    Comme je le disais plus haut, on sent à quel point l'autrice aime ses personnages. Elle les façonne et elle les fait interagir, grandir, évoluer. C'est drôle, émouvant ou sexy (selon les protagonistes) et c'est un régal pour les fans (dont je fais partie). Mais il faut reconnaître que du coup il ne se passe pas grand chose et la trame du récit stagne pendant un long moment. La fin par contre, accélère et les révélations fusent (même si pour la plupart, on pouvait les voir venir si on est assez attentif). Si vous aimez l'univers et les personnages, c'est un régal. On se roulent dedans comme un chien se roule dans la boue ... avec bonheur (oui je sais mon analogie n'est pas forcément la plus élégante mais elle est une belle image du ressenti ! :)).

    Néanmoins, si j'avais dû seulement donner mon avis sur le roman, je n'en aurais pas fait un coup de coeur. Loin de là même. Mais le texte est rehaussé par cette interprétation et scénarisation de l'audio, qui sont juste EXCEPTIONNELLES ❤.

Donc coup de cœur pour l'audio, parce que c'est un audio et que c'est un audio extraordinaire. 


jeudi 15 octobre 2026

AATEA de Anouck Faure

 


Éditions Pocket
528 pages
10,90 euros



L'avis express de Dup sur Aatea de Anouk Faure


Laissez-vous noyer, immerger dans le monde fluide et agité de l'autrice pour un merveilleux voyage. 


L'AVIS DE DUP



entre les deux, mon cœur balance



Recevoir un livre que l'on a demandé à une maison d'éditions partenaire, c'est fréquent. Recevoir un livre que l'on n'a pas demandé, c'est moins fréquent et bien souvent cela tombe à côté, car bon, si on ne l'a pas demandé... Et puis, il y a parfois le petit plus, le coup de pouce nécessaire, et carrément rare il faut le souligner, où le livre non demandé vous arrive dédicacé ! 😳

Alors on se dit que peut-être ça pourra le faire. On tente, on verra bien, on n'est engagé à rien. Et bon sang, qu'est-ce que j'ai bien fait de tenter cette aventure ! Je n'ai pas tout compris et pourtant j'ai adoré ce voyage auprès d'Aatea. J'ai aimé ce personnage plus que tout. Bref, j'ai kiffé ma lecture.

Aatea est un navigateur de l'île d'Enatak. Sa mère Kanume est la reine de cette jeune île, mais pas de chance pour lui, il est né quelques jours seulement avant qu'elle entre en symbiose avec l'île. Résultat, il n'a pas obtenu le filament symbiotique, il n'est rien. Un esclave castré vers l'âge de dix ans, élevé par sa grand-tante Atura, navigatrice. Il doit obéissance et respect à tous les nobles de l'île, nobles suffisants et pompeux comme il se doit. C'est pourquoi il ne se sent libre que lorsqu'il dirige un voilier dans (ou sur)(je ne sais toujours pas) la Nuée.

Suite à une succession d'événements tragiques dont il n'est absolument pas responsable, il est châtié, battu, rabaissé encore plus bas et on lui retire le droit de naviguer. Et comme si la coupe n'était pas assez pleine, Atura qu'il considérait comme sa grand-mère et seul membre de sa famille décède. Il décide alors de s'enfuir, seul, à bord du monocoque d'Atura, retrouver la Nuée et voguer le plus loin possible de la prison qu'est devenue Enatak pour lui. Explorer la Nuée, comme l'a fait Atura avant lui, elle qui l'a bercé de ses exploits gamin.

Le monde marin d'Anouk Faure est absolument sublime, vivifiant, mais aussi dangereux. Des îles naissent des racines de ce monde, racines qui sont empoisonnées pour qui ne possède pas le filament symbiote. Ces îles flottent sur des océans. Mais ces océans sont multiples, non pas comme le sont ceux de notre bonne vieille terre, non. Ils sont multiples en strates superposées, parfois certains chutent. Les collisions sont dévastatrices vous vous en doutez bien. Et entre ces océans, et bien parfois il y a le vide, l'apesanteur. Au dessus de tout ça, il y a parfois le firmament, parfois le Corps noir (ne me demandez pas, je n'ai absolument pas compris ce que c'était). 

Les descriptions de l'autrice vendent du rêve, même lorsqu'on ne les comprend pas ! À un moment, Aatea rêvasse à plat dos sur le pont de son navire en admirant le ciel au-dessus de lui constellé de coraux multicolores et de petites méduses translucides... J'avais l'impression que mon esprit beuguait parfois. Aatea onçoit la Nuée, du verbe oncevoir. Gemini m'a affirmé que ce verbe n'existait pas dans la langue française 😂. Et bien il faudra qu'il l'engrange ce nouveau verbe "Faurien" ! Cela veut dire qu'il ressent, il perçoit, il explore la moindre vibration, le moindre flux et sait l’interpréter.

C'est bien la première fois que j'arrivais à m'immerger dans un monde imaginaire qui n'était pas à la portée de mon imagination. Je n'ai pas coulé, je me suis coulée dedans pour suivre Aatea. J'ai vécu avec lui, savouré ses joies, pleuré ses peines, ragé ses humiliations, stressé ses dangers, espéré ses découvertes et vibré de cet amour filial qu'il va se découvrir. Dieu que c'était poignant.

Le roman est parcouru de quelques illustrations noires et blanches somptueuses que l'on doit à Anouk Faure, de même que cette couverture sublime. Cette lecture affleure le coup de coeur. Pendant mon immersion j'ai souvent pensé que j'adorerai croiser l'autrice afin qu'elle m'explique sa Nuée, son monde. Et maintenant que je l'ai fini, et bien je peux affirmer que je préfère rester dans le flou et laisser resurgir Aatea de ma mémoire.

* SP papier *