☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Starside ☇
*Pas de note/coeur*
C'est juste impossible de décider ...
Comment vais je pouvoir écrire une chronique sur ce roman ?
Le contexte déjà, le mien. J'ai lu tout ce qu'Alex Aster a écrit traduit en VF. Parce que j'aime ses univers et son imagination. Cependant souvent il y a des couacs dans son écriture. Heureusement ses qualités outrepassent sans soucis les petits défauts à mes yeux. Alors quand Starside a été annoncé, la quatrième de couv et les images associées au roman ont fait monter l'impatience en moi. Sauf que ...sauf que tout ce que j'ai dit juste avant est présent et en pire, mais je vais y revenir ...
Le contexte encore, celui du roman cette fois.
Starside et Stormside, deux royaumes séparés par une barrière infranchissable. Starside est le monde des immortels, de la magie et de l'opulence. Stormside celui des mortels, du désert, de la famine et de la misère. Une fois tous les cinquante ans, un portail s'ouvre entre ces deux mondes et quelques humains sélectionnés peuvent le franchir pour ramener une coupe de magie dont ils décideront l'usage (richesse, santé, nourriture ...). Évidemment être parmi les sélectionnés n'est pas chose aisée, et une fois le portail passé les épreuves ne font que commencer.
Aris est une jeune femme. Orpheline, elle a été élevée par Stellan un forgeron, alors qu'elle venait tout juste de perdre toute sa famille. Stellan ne lui a jamais demandé quoique ce soit en retour et Aris l'aime comme s'il était son propre père. Mais Aris a décidé d'être parmi les élus qui franchiront le portail. Elle en a fait le serment. Elle ne va pas chercher la magie ... non elle est poussée par la vengeance. Ainsi elle va se lancer à coeur perdu dans les épreuves qui permettent de sélectionner ceux qui passeront le portail. La règle est simple ... ce sont ceux qui survivront. Alors le massacre commence et parmi les candidats se trouve Harlan Raker, le chef de la garde royale. Pourquoi participe t'il ? Personne ne le sait. Par contre, ce que toute le monde sait, c'est qu'il n'a jamais été vaincu dans un combat et pire encore, son armure qu'il porte en permanence n'a pas l'ombre d'une rayure malgré ses nombreuses batailles.
Une fois encore Alex Aster fait montre d'une imagination foisonnante et débridée. J'adore son univers et ses personnages. Une fois encore elle arrive à m'embarquer dans son univers riche et grouillant de détails. J'adore !!
Oui mais ... oui mais elle en fait souvent trop et on a l'impression qu'elle se laisse emporter par son enthousiasme comme un jeune chiot qui court trop vite et dont l'arrière train finit par dépasser l'avant (oui je sais j'ai un langage imagé). Starside grouille de détails de fantasy. Alex Aster veut que ce soit de la Fantasy (et grand bien lui fasse), sauf qu'à un moment donné il faut admettre que tout ne peut pas être présent dans un seul et même roman. On ne peut pas faire apparaître des compagnons, pour les faire disparaître la page d'après puis soudainement réapparaître à la toute fin parce que "mince c'est vrai ce serait bien de savoir ce qu'ils sont devenus" (j'imaginais le commentaire de la béta-lectrice qui lui disait "Hé Alex tu avais créé machin et bidule dans les premiers chapitres, tu ne peux pas les zapper complètement). Idem avec le bestiaire et en particulier le "familier". Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, mais on ne peut pas créer un tel lien pour l'ignorer ensuite dans la totalité du roman..
Et puis il y a les incohérences. Non même Raker ne peut pas plonger secourir une Aris qui se noie et nager comme Léon Marchand alors qu'il est équipé d'une armure complète (même notre Léon national coulerait à pic).
Et non Raker ne peut pas la menacer cent fois de la tuer pour la sauver 99 fois (parce qu'elle n'est vraiment pas douée notre Aris et elle se fourre tout le temps dans des situations impossibles dont il doit l'extraire).
De plus Aris est une héroïne qui a le don d'exaspérer, même si elle s'améliore grandement à la fin de ce tome. Par contre Harlan est vraiment charismatique et intrigant à souhait.
Et des remarques comme ça, j'en ai autant que de pages dans le roman. Clairement la maison d'édition d'origine n'a pas fait son boulot de relecture/correction et elle a laissé Alex Aster en roue libre. Franchement ces défauts étaient déjà visibles dans Lightlark mais pas à ce point.
Bon vous allez dire que j'ai détesté vu le nombre de critiques que je fais (et encore croyez-moi je me suis modérée)
Mais vous savez quoi ?
Je me suis régalée !
C'est ça l'absurdité du truc. J'ai pesté, ragé, râlé, ronchonné, trépigné pendant toute ma lecture tout en étant incapable de ne pas tourner la page tellement j'étais dedans.
Et là j'enrage parce que si le roman avait été relu, corrigé et dirigé, on serait devant un truc énorme ! Le dernier quart du roman gagne en intensité et la fin est carrément géniale. Elle a vraiment une imagination de ouf cette autrice!
Donc je ne peux que mettre en garde ceux qui vont se plonger dans ce roman. Vous allez vous régaler à condition d'être capable de mettre de côté votre esprit cartésien et accepter les nombreux défauts pour ne voir que les toutes aussi nombreuses qualités
*Service de Presse*
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