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Une enquête qui va soulever le voile sur des machinations, des trahisons, des rebellions, une remise en question totale de l'univers. Ça ne vous rappelle pas quelque chose? Coïncidence sans aucun doute, je viens de publier la chronique de La cité des marches et je n'ai pas pu m'empêcher de faire le rapprochement bien que les deux univers soient totalement différents. Mais revenons au début du roman ...
Helena Sedanka, la narratrice de cette histoire, est alors une jeune femme de 19 ans. Depuis deux ans, elle est la greffière du Justice Konrad et avec lui et son garde du corps Bressinger, elle sillonne l'Empire Sovan. Le rôle du Justice Konrad est ... de rendre la justice, celle de l'empereur, partout où il passe. Il écume alors les petits villages et les gros bourgs. Si la justice doit être rendue alors il s'y colle. Sa parole est d'or, il ne rend compte qu'à l'empereur lui même. Tout le reste du monde est à ses pieds et se met en quatre pour l'aider dans sa tâche. Pour l'aider, en plus de sa greffière et de son garde du corps il a deux pouvoirs spéciaux. La Voix de l'Empereur qui lui permet d'obliger un suspect à lui dire la vérité et la nécromancie qui lui permet cette fois d'interroger les victimes décédées. Mais cet empire est relativement récent et a été construit sur des guerres sanglantes et couteuses. L'empereur a mis fin aux guerres entre les différents pays et il fait régner la paix et la prospérité. Au fil de leurs pérégrinations, le trio arrive à Rill. Un tout petit village avec un seigneur à peine plus riche et opulent que les villageois. Là, on comprend que le Justice est omnipotent. Il est à la fois juge, enquêteur et bourreau. Il veille aux bonnes mœurs et au respect des lois. En particulier à celle qui interdit toute autre religion que l'officielle. Mais il sait aussi se montrer pondéré et ajuster le châtiment selon le comportement des "coupables". Ce qui met en rogne un prêtre qui les accompagne depuis quelques temps sur la route: Bartolomeow Calder. Mais Vonvalt Konrad est le Justice et personne ne discute ses ordres ... Le voyage se poursuit jusqu'à arriver à la cité de Val-de-Gale où le corps de l'épouse d'un des nobles les plus en vue a été retrouvé dans la rivière. Il s'agit clairement d'un crime et le Justice et ses acolytes vont commencer à enquêter sans réaliser à ce moment que cette enquête va être à l'origine d'une guerre.
Le récit est donc narré par Helena. Une vision un peu naïve due à son jeune âge. Mais en fait, elle nous retranscrit son récit depuis le futur (par rapport au moment de l'action) grâce aux multiples notes qu'elle a prises dans ses carnets. Son rôle de greffière lui imposant de tout noter, cela permet à la vieille femme qu'elle est devenue de retrouver ses souvenirs. Ce type de récit permet donc à l'auteur d'avoir une vue omnisciente des actions et de faire en quelque sorte des prédictions sur ce qu'il va se passer après. Accessoirement cela permet aussi au lecteur de savoir qu'Helena au moins survit à tout ce qui va se passer ... Le récit se passe dans un univers de Fantasy somme toute classique. Un empire immense, des villages, des cités, des seigneurs, une magie un peu oubliée et utilisée par une petite catégorie de personnes (les Justices et l'empereur). L'enquête menée à la base pour retrouver l'assassin de la femme, va soulever bien des voiles. Sans compter que plusieurs évènements vont se produire en parallèle. Ce qui a commencé par une petite enquête va se finir en catastrophe, n'ayons pas peur des mots.
Richard Swan a un talent de conteur certain et entraîne les lecteurs dans son récit avec beaucoup de talent. Oui c'est de la fantasy assez noire, il y a d'ailleurs un nombre non négligeable de morts, on y rajoute de plus de la nécromancie, des démons, des trahisons, une romance qui tourne très mal et des combats sanglants. Cependant le ton global du récit reste léger, c'est une lecture facile et les pages tournent vraiment toutes seules. La justice des rois est un roman agréable et passionnant qui ne révolutionne peut être pas la fantasy ... quoique. Le rôle de Justice est vraiment novateur et les personnages évoluent considérablement au fil du récit. Helena ouvre les yeux petit à petit et commence à voir le monde qui l'entoure différemment. Mais le plus flagrant est le Justice lui même. Vonvalt cet homme si juste, si équitable et tellement plein de principes va commencer à dévier de sa route et clairement on en saura beaucoup plus dans le tome suivant. Il représente à lui seul, l'image de l'Empire. Un empire basé sur des principes a priori sains mais qui peuvent dévier selon les agissements de ses habitants. À quel moment la justice se transforme t'elle en vengeance ?
La justice des rois est un premier tome très prometteur et si la suite se révèle être à la hauteur de ce qui est annoncé ici, nul doute alors qu'on ira vers un gros coup de cœur. Un récit à découvrir pour tous les amateurs de Fantasy !
Ah, la romance et les hockeyeurs...on ne s'en lasse pas ? Si, un peu en fait. Après le sulfureux Pucking around que j'avais trouvé bien sympa, je me suis dit pourquoi pas ? Mais ce devait être la fois de trop car l'engouement était passé. Lauren Blakely n'est pas Emily Rath et on sent bien la différence. Cette fois-ci le scénario était vraiment léger. Juste une intro permettant d'installer les conditions pour des scènes de smut en veux-tu, en voilà. Et ça, ça pèche un peu.
Trina est une jeune bibliothécaire en couple avec un fan de hockey, qui vient de découvrir que celui-ci la trompait. La découverte est pour le moins hilarante, enfin pour le lecteur ou l'auditeur, pas pour Trina bien sûr. Mais je vous laisserai le découvrir...
Elle rassemble ses affaires pour quitter cet ex nid douillet, et choure en passant le billet VIP qu'elle lui avait offert pour un match de hockey puis passer une soirée aux côtés de ses idoles. Trina se contrefiche de ce sport et encore plus de cette stupide idolâtrie, mais merde, hors de questions de lui laisser ce cadeau qu'elle a eu du mal à obtenir.
Elle reprend le cours de sa vie, fumasse mais en même temps soulagée. Plus grand chose n'était palpitant à vrai dire. Et puis, petit à petit, une idée de vengeance germe... Elle sait qu'il sera devant sa télé lors du match, alors elle va y aller et lui dire ce qu'elle pense par banderole interposée... ça aussi c'est drôle, prévisible mais bien sympa. Naturellement, elle se fait remarquer dans les tribunes, par les spectateurs... mais aussi les joueurs !
Ryker et Chase sont deux stars rivales sur la glace, mais meilleurs amis dans la vie. Et ils ont tous les deux repéré cette nana canon qui braillait dans les tribunes en insultant son mec. Mais bon, pour soutenir leur image auprès des fans, ils se sont engagés à devoir passer la soirée avec l'un d'eux, un certain Jeoffrey. Quelle ne fut pas leur surprise lorsqu'au point de rendez-vous, c'est Trina qui les attend.
Bien sûr ils vont tout faire pour l'aider dans sa vengeance...et vous imaginez bien la suite. Dessus, dessous, à l'envers, bref... les coups de chaud du début se sont vite transformés en yeux levés au ciel. Pourtant je peux vous dire que les narrateurs y ont mis du leur !!! Selena Vale incarnait parfaitement une Trina timide et coincée au début, mais curieuse et volontaire. Celui qui joue Chase incarne très bien le joueur posé, sur de son talent mais qui ne la ramène pas et l'autre narrateur mâle (on ne sait qui joue qui de Adam Fleuret et Paul Moretti, c'est ballot) joue à la perfection le grumpy de service qu'est Riker. J'ai adoré son interprétation.
Tout cela pour dire que si j'avais lu ce Double pucked, il me serait tombé des mains avant la moitié, c'est sûr. Mais la réalisation audio relève le défi et nous fait passer tout de même un bon moment. Un immense respect à Lizzie donc ! Finalement, pour en revenir à mon introduction, ce n'est ni la romance spicy, ni les hockeyeurs qui me gavent, c'est le manque d'histoire, d'intrigue, d'enjeu.
Et donc sélectionnés pour le GpP de 2027