mardi 2 juin 2026

ACCOMPLICE TO THE VILLAIN de Hannah Nicole Maehrer

 

Assistant to the Villain
Tome 3


Éditions CALIX
19.90 en broché
25.90 en relié
544 pages
Parution 22 avril 2026












☇ L'avis éclair de Phooka sur Accomplice to the Villain  ☇



Dans la droite lignée des deux précédents tomes.
Un pur bonheur de lecture.




L'AVIS DE PHOOKA:







    On reprend les mêmes et on recommence ? Mais en fait non ! Ce qui est étonnant (aussi) avec cette série c'est que le nombre de personnages augmente et cette augmentation permet d'enrichir les relations entre tous. Évidemment notre couple principal et chouchou reste toujours Trystan Maverine et Evengelina Sage ou plutôt devrais-je dire Le Vilain et la Malfaisante, mais ce troisième tome est bien plus que ça. On commence de façon classique par une prophétie qui annonce en gros que si Trystan et Evie ont une relation c'est la fin du monde, puis on enchaîne avec la magie qui disparait petit à petit et qui fait écrouler les bases du monde, et pour couronner le tout des attaques dans le manoir même du Vilain et des assassins qui s'en prennent à tout le monde. Ha oui et j'oubliais un traitre (ou plusieurs) dans l'entourage propre du Vilain. Disons que ça commence à faire beaucoup.

    Donc nous suivons Trystan et Evie qui s'évitent comme la peste depuis cette fameuse prophétie. Le Vilain ne veut absolument pas être à l'origine de la fin de monde et on le comprend un peu. Sauf qu'Evie elle, est très en colère de ce choix. Et quand elle est en colère, elle parle encore plus et surtout elle s'amuse. Elle s'amuse à aguicher ce pauvre Vilain qui souffre le martyre de se voir provoquer à tout bout de champ tout en feignant de ne rien remarquer ...

    En parallèle de nombreux couples se sont -plus ou moins- formés au fil des tomes. Nous allons donc suivre Blade et Becky, Clare et Tatiana, Gideon et Keeley. Et Gideon ... pauvre Gideon ou plutôt pauvre Prince Alexander, toujours sous sa forme de grenouille, mais l'affaiblissement de la magie fait que parfois il se comporte en vraie grenouille en oubliant qu'il est un prince. Quant aux autres couples, ils rencontrent chacun leurs problèmes et ce n'est pas simple du tout. Pas plus simple que pour notre couple principal. Ce qui est étonnant dans l'écriture de ce troisième tome c'est que la ligne principale est constituée par toutes ces histoires de couples, mais que grâce à ce fil rouge c'est tout le récit qui progresse. Et franchement c'est un procédé d'écriture très original. C'est la "romance" qui fait avancer le suspense, les découvertes et autres batailles. Alors oui c'est parfois perturbant parce que dans cet opus, tous nos héros sont dispersés et chacun mène sa propre quête. Même si le but ultime est le même: comprendre la prophétie et empêcher la magie de disparaître. 
    Toujours aussi étonnant aussi, c'est le nombre de morts, un nombre élevé mais qui passe crème parce que voilà, nos héros sont des vilains donc ils tuent des gens c'est leur boulot. Même si parfois Evie ressent le besoin de s'en excuser ...

    Accomplice to the Villain est un roman choral. Et quelle chorale ai-je envie de dire puisque tous les personnages (y compris Gideon) ont droit de prendre la parole en s'octroyant des chapitres. Si Evie et Trystan sont ceux qui ont le plus le droit à la parole, tous les autres y vont de leur grain de sel, ce qui rend la lecture addictive.

    Si vous avez aimé les deux premiers tomes, nul doute que vous accrocherez à celui-ci aussi. Le slow (veryyyyy slow) burn entre Evie et Trystan mettra vos nerfs à rude épreuve croyez-moi et votre frustration va grandir au fil des pages mais ...  non je ne dis rien ❤❤❤. Mon seul bémol c'est que comme tous nos protagonistes sont séparés il manque certaines interactions que j'avais adorées dans les autres volumes. Cependant ceci est très largement rattrapé par tout ce qui se passe.

    Curieusement, si à la lecture on a parfois l'impression que rien n'avance, quand on y repense après coup il y a en fait tellement de choses que c'est impossible à résumer. Je réalise que je n'ai pas parlé de Nounours, ni des vouivres, ni du roi Benedict, ni de la mère d'Evie, ni de celle du Vilain, ni de son père, ni de Lyssa la soeur d'Evangelina. Ils sont TOUS importants mais c'est impossible de tous les citer.

    Et puis il y a les derniers chapitres!! Han !! Quand on pensait commencer à pouvoir mettre chaque personnage dans une case, toutes les cartes sont rebattues !!!!! Alors ça je ne m'y attendais pas et les développements pour la suite sont incroyables.

    Bref, bon ben comme d'hab' hein. Coup de cœur pour cette série qui sort vraiment des chemins battus. Je conçois que le style ne convient pas à tous les goûts mais si vous aimez la dérision, la fantasy, l'humour et la romance, vous allez vous régaler !


*Service de Presse*


Hannah Nicole Maehrer sur Bookenstock:
lundi 1 juin 2026

PROMESSES & GRENADES Tome 1 de Sav R. Miller


PROMESSES & GRENADES

Tome 1 : PERSÉPHONE


PAL Éditions
422 pages
8,10 euros



L'avis express de Dup sur Perséphone de Sav R. Miller


Une dark romance très hot et très épicée, pour les amateurs du très très dark.


L'AVIS DE DUP



Sav R. Miller s'inspire du mythe de Hadès et Perséphone qu'elle transpose dans notre époque contemporaine, qui plus est, dans le monde de la mafia. Nous avons donc ici Kallum et Elena que l'autrice plonge dans une dark romance.

Elena est la fille aînée d'une importante famille mafieuse de Boston. Elle doit épouser son fiancé choisi par son père, Mateo, un magnat des médias, afin d'asseoir l'empire Ricci et conforter la fortune familiale. Mais le jour J, Kallum, le bras droit de son père intervient, tue Mateo et grâce à un bon chantage des familles et un flingue sur la tempe du curé, épouse Elena et s'enfuit avec elle. 

Kallum a été recueilli par la famille Ricci à l'âge de 16 ans alors qu'il venait de perdre sa mère. S'il a fait ses études de médecine, il a quand même été poussé vers les magouilles mafieuses et tracté contre son gré dans le lit de Mme Ricci. Son doux surnom : Docteur la mort. Elena, qui n'a pas eu son mot à dire de toute façon, est ravie en son for intérieur. Elle a toujours été attirée par l'amant de sa mère.

Commence alors un apprentissage de la vie à deux avec une base pour le moins inhabituelle. Ils ne se connaissent pas, ou si peu. La relation entre les protagonistes est tendue malgré une forte attirance de part et d'autre. Elle va cependant se dégeler très vite et les scènes de smut s'enchaîner plus que de raison. Cela ne me dérange pas habituellement, mais lorsqu'il y en a trop, cela en devient lassant ! L'intrigue du chantage et du danger que court le couple devient secondaire et tout tourne autour de cette relation. 

Kallum fait un parfait Hadès, il a grandi dans la perte, la violence et les ténèbres. Il a perdu sa mère jeune, n'avait plus de famille et s'est retrouvé dans la mafia faute d'autre choix. Son penchant pour la violence s'est développé lorsqu'il a été contraint d'exécuter des meurtres, puis a été affiné, limite perfectionné, par ses études médicales. Elena est pour lui une lueur d'espoir dans son monde de ténèbres.

Elena quant à elle, est attirée par ces ténèbres. Princesse de la mafia réprimée sexuellement, elle va trouver sa liberté dans la sexualité sombre de son mari. Elle sera toujours consentante. Si avec sa fragilité apparente elle rappelle Perséphone, son manque de personnalité et d'ambition l'en éloigne. Autre point qui me chiffonne, c'est le manque de crédibilité que son attitude donne. Elle a 18 ans, est "quasi" vierge (Kallum étant passé par là à sa demande lorsqu'on lui a imposé son fiancé Mateo) et de suite elle accepte toutes les pratiques plus que tordues de Kal... mouais.

Promesses & Grenades est une revisite du mythe de Hadès et Perséphone dans un contexte actuel et mafieux servi par une plume fluide et crue (et non sensuelle comme j'ai pu le lire ça et là). Sav R. Miller nous sert une dark romance hot et tellement épicée qu'elle en est amère. Pas ma cam ça !


* SP papier *


mercredi 27 mai 2026

LES IMAGINALES 2026... SANS NOUS FINALEMENT !

 



C'est la mort dans l'âme que nous avons pris la décision d'annuler notre virée aux Imaginales. 😓😓😓

Le peu d'enthousiasme dû aux nombreux absents, l'organisation catastrophique avec la présence d'un cirque sur le parking, le coût et les kilomètres induit par ce déplacement VS la joie de rencontrer une petite poignée d'auteurs et quelques amies blogueuses qui se reconnaîtront... la balance a largement penché en faveur de l'abandon.


Je (Dup) garde mes sous pour me venger dans les librairies grenobloises, parce que mine de rien, j'avais une belle liste d'achats en prévision. En espérant très fort pouvoir les emmener à dédicacer l'année prochaine, aux Ima 2027 !


Je (Phooka) me vois donc forcée d'accueillir une Dup SSF (Sans Salon Fixe) et dans l'obligation de l'accompagner à faire toutes les librairies de Grenoble (et les magasins de jeux de plateau je suppose aussi). Bref un enfer ... 😂😂😂 (Mon porte monnaie vient de hurler à la trahison ... 😕). 


Mais plus sérieusement, j'ai longtemps hésité à venir ou pas aux Imaginales mais non, cette année quelque chose ne va pas dans le Royaume d'Épinal ...



mardi 26 mai 2026

CICATRICES d'Estelle Faye

 


Éditions Rageot
Parution: 06/05/2026
352 pages
19.90 euros










☇ L'avis éclair de Phooka sur Cicatrices d'Estelle Faye  ☇


Un roman horrifique et fantastique pour les grands ados, servi par le talent d'Estelle Faye.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Maïlys est une jeune femme de 24 ans. Elle avait tout: le talent, une belle carrière ... Mais ça c'était avant l'accident. Depuis elle a tout perdu ou du moins elle s'est perdue. Les séquelles de l'accident sont à la fois physiques et morales. Son visage est balafré par une énorme cicatrice qu'elle ne peut cacher, contrairement aux autres, mais les plus profondes sont sans aucun conteste morales. Elle a perdu beaucoup, beaucoup trop. Alors elle décide de tout lâcher et de partir se perdre dans le fin fond du nord de l'Angleterre à Seasmouth (bon j'ai cherché sur Google map mais pas trouvé ..). Seasmouth est un petit village perdu au bord de la mer, loin, très loin de tout. À tel point que Maïlys qui s'est renommée May pour simplifier pour les anglosaxons, se perd en cours de route. Ou plutôt elle s'enlise avec sa moto et se retrouve coincée au milieu de la forêt. Là elle croise un viel homme armé d'un sabre qui l'emmène dans les ruines d'une ancienne église ... et meurt. Non, ne croyez pas que je vous spoile le roman, c'est juste le premier chapitre. Et quel chapitre ! Une mise en bouche absolument parfaite. May finit par atteindre le village et son premier acte consiste à aller prévenir le police du décès de l'homme qu'elle a croisé, un certain Percy, avant même d'aller prendre son logement et son boulot chez l'antiquaire du village.

    À partir de là, l'ambiance va s'installer. Un village ancien, une côte inhospitalière, des habitants on ne peut plus étranges et l'ombre ... Elle va croiser la route de Josh, un "Mud boy" à la façon punk et de toute sa bande, d'Adrian un dandy sorcier, d'une vieille lady, Lady Saint John qui fait régner la tyrannie sur son domaine et au delà. Tous ont un passé étrange, tous cachent bien des choses qui vont se révéler au fil de la lecture.

    Estelle Faye est vraiment fabuleuse pour installer une ambiance. Ses descriptions, les petits détails qu'elle y insère contribuent à donner une atmosphère si particulière qui lui est propre. Les descriptions poétiques et sombres, les personnages troublants et fascinants, le surnaturel qui survole le tout. Tout y est parfait et dosé. Même la "romance" et je mets des guillemets à dessein. Je me souviens avoir lu une chronique sur Instagram (si la personne se reconnaît qu'elle n'hésite pas à se manifester parce que ne ne me souviens plus de qui il s'agit). Une chronique tiède qui reprochait la "romance" dans ce récit. Or il n'y a pas de romance ici, du moins pas dans le sens strict du terme. Il y a des relations entre des personnes qui parfois amènent à passer la nuit ensemble, mais rien de plus. Et à chaque fois c'est une façon pour May de s'exprimer, de se reconstruire et de "vivre" tout simplement. Malgré tout ce qu'elle a subi et tout ce qui se passe à Seasmouth.

Cicatrices est un roman à cheval entre le gothique et le fantastique, avec des créatures surnaturelles, des évènements étranges et inexpliqués. C'est essentiellement un roman d'atmosphère et en ça Estelle Faye excelle. L'atmosphère qu'elle créé au fil des pages est sombre, déconcertante et fascinante. La seule chose qui m'a un peu perturbée c'est à quel point May prend tout ce qui se passe avec facilité, mais c'est son rôle.

    Le roman est plutôt "jeune adulte" et par conséquent passe un peu rapidement sur certains faits. Ce sera mon seul bémol, mon esprit cartésien aurait besoin de plus d'explications, mais c'est un choix de laisser certaines choses inexpliquées et je peux l'accepter.

Un petit mot sur la couverture qui reflète parfaitement la personnalité de May. Sorte de poupée de porcelaine brisée ...

En résumé, une fois de plus Estelle Faye arrive à nous emporter dans un récit bien à elle. Cicatrices est "Fayien" de la première à la dernière page et c'est un régal.


*Service de Presse*

PS: Petit message pour Estelle: Comment peux tu parler de "The man who sold the world" de Nirvana (que j'adore) sans citer la version originale de David Bowie ? 😭 C'est limite un Casus Belli 😂

lundi 25 mai 2026

L'APPEL DES VAISSEAUX D'OS de R.J. Barker

 


Éditions LEHA
475 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur L'appel des vaisseaux d'os de R.J. Barker


Une saga maritime qui prend de l'ampleur et de l'intensité.
Énorme coup de cœur !


L'AVIS DE DUP



Lorsque nous retrouvons Joron Bitord, toujours second (garde-pont) de Meas la Chanceuse (l'épouse de bord), à peu près un an s'est écoulé depuis la fin des événements du premier tome. Ils sont toujours des parias, toujours animés d'une volonté de faire cesser la guerre séculaire existant entre les Cent Îles et les Îles Décharnées.

Ils viennent de tomber sur un mystère en arraisonnant un vaisseau qui s'est mis à fuir à leur approche. Celui-ci a la cale remplie de cadavres et d'humains en passent de l'être, entassés comme du bétail. Un trafic d'esclaves ? Pourquoi la mère de Meas, la dirigeante impitoyable des Cent Îles s'abaisserait à une pratique qu'elle abhorre ?

En naviguant de port en port, en essuyant des tempêtes boréales épouvantables, en faisant face à une mutinerie, ils continuent de chercher des renseignements pour résoudre cette énigme tout en ramenant vers leur point de ralliement, Havre Sûr, les survivants bien mal en point qu'ils ont secourus. 

Les surprises, les déceptions, les embuscades sont au rendez-vous bien évidemment, et la vie à bord de L'Enfant de la marée toujours aussi intense. On continue de suivre avec passion l'évolution de Joron et constater le chemin qu'il a parcouru depuis le début de cette saga est vraiment incroyable. Entre l'épave alcoolique et le garde-pont d'aujourd'hui, c'est impressionnant, passionnant. Joron devra faire face à bien des déboires, des agressions, des blessures aussi bien physiques que de l'âme. Son respect et son admiration pour Meas est justifiée, la confiance qu'elle lui porte en retour également. 

La relation entre Joron et le gullaime, cet étrange volatile plein de pouvoirs, s'intensifie également. Ensemble ils vont accomplir des prouesses fantastiques, dans tous les sens du terme. Leur lien de chant réalisera de véritables miracles que je tairai bien évidemment. On en a déjà eu un aperçu au tome 1, cela se confirme et s'intensifie ici. La trilogie de L'Enfant de la marée est une véritable épopée maritime fantastique dont le rythme s'intensifie nettement.

On finit par connaitre une flopée de personnages secondaires, les apprécier et la perte de certains est dure à encaisser. On change d'avis sur d'autres, qui de haïssables deviennent un pilier incontournable... surprenant, incroyable. On espère un rapprochement, et au moment où celui-ci est enfin possible, Barker se charge d'en éliminer un de l'équation, rhaaaa 😡. Je reste volontairement vague pour ne rien spoiler, mais ceux qui ont lu cet Appel des vaisseaux d'os comprendront tout ce paragraphe de ma chronique et sauront mettre un nom sur chacun.

La plume de R.J. Barker est toujours aussi immersive, visuelle, spectaculaire dans ses descriptions maritimes. Barker est capable de nous faire flipper lors d'une tempête, de nous coller le mal de mer rien qu'en lisant, jamais vu lu ça !!! Il nous laisse sur un cliffhanger (à son corps défendant nous dit-il dans les remerciements... mouarf !) qui nous propulse directement sur les starting-blocks dans l'attente du dernier tome. Hermine et Erwan, au boulot, et que ça saute !  "Connerie" dirait Orris, le corbeau de L'Enfant de la marée. 😉

Par l'Oeil de Skearith, énorme coup de cœur !


* SP papier *