mardi 3 novembre 2026

TÉNÉBREUX Tome 1 de Brandon Sanderson [BD]

 


Éditions Le livre de poche
Collection Imaginaire
Roman graphique
Parution 16/09/2026
224 pages
22.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Ténébreux  ☇



Un récit réussi mais un graphisme qui ne ME convient pas.
Déception pour une fois avec un Sanderson.



L'AVIS DE PHOOKA:





    Bon on va commencer par clarifier un point. Bien que le nom de Brandon Sanderson soit écrit en gros sur la couverture, il ne faut surtout pas oublier Jackson Lanzing et Collin Kelly, tous deux scénaristes de cette BD ou plutôt de ce roman graphique (pour utiliser les mots de marketing ...). D'ailleurs la page 5 ci-dessous, donne une image plus réaliste des créateurs de cet ouvrage.




    Ce point étant clarifié, revenons au sujet de ce roman graphique. Le récit nous fait découvrir Paul Tanasin, un adolescent tourmenté par des visions d'un autre monde. Des visions bien noires, violentes et pour le moins troublantes. Se croyant fou, il est suivi par un psy mais un beau jour il se retrouve projeté dans le monde qu'il croyait exister uniquement dans sa tête. Un univers parallèle et fantastique dans lequel il semble être lié à une prophétie ... mais n'allez pas imaginer que Paul en est le héros ... Bien au contraire il est loin d'être le Sauveur, il est le "Ténébreux". La vérité n'est pas facile à accepter. Il se retrouve traqué et son destin semble tout tracé, prophétie oblige. Mais Paul va se battre contre l'inéluctable.

    Le monde créé par Sanderson et ses scénaristes est très manichéen. Poussé à l'extrême même. Il y a les gentils et les méchants. Et il y a le destin. On suit donc le côté des "méchants". Un monde très ancré dans la fantasy dans lequel on y retrouve tous les codes. Action et batailles jalonnent le récit et font avancer l'histoire. Une histoire passionnante et très "sandersonnienne" avec des pauses et des interludes.

    Cependant je dois reconnaître avoir eu beaucoup de mal à me plonger dans ce roman graphique parce que je ne suis pas fan des dessins. Voilà c'est dit ! Je ne suis pas en train de dire qu'ils ne sont pas bons, loin de là même, mais juste que je n'aime pas ce type de graphisme. Et ça m'a perdue. J'ai eu du mal à accrocher malgré l'intérêt du récit ...

    Je vous mets ci-dessous deux planches pour que vous vous fassiez votre propre idée parce que plus encore que pour n'importe quel roman classique, le ressenti pour une BD peut être particulièrement subjectif.



    Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j'adore Sanderson. Alors que je n'apprécie pas ma lecture m'a perturbée. J'ai eu beau m'obstiner, je n'ai jamais réellement réussi à m'investir dans cette lecture. 

    J'ai appris depuis que de plus, cette série n'est pas complète. C'est une trilogie et apparemment la suite n'est pas pour demain. Ce premier tome est sorti en VO en 2021 et aucune nouvelle du tome 2 à ce jour donc vous risquez d'attendre la conclusion du récit pendant un certain temps voire un temps certain ... Après ce n'est pas forcément rédhibitoire. Une fois de plus c'est à vous de juger.

Une chronique bien tiède pour un Sanderson, vous m'en voyez navrée mais malgré le récit bien construit ma lecture a été poussive. Quel dommage que ce ne soit pas un simple roman finalement.


lundi 2 novembre 2026

Nos coups de cœurs d'octobre 2026









COUPS DE CŒUR FANTASY

💙💙💙 RAPPEL 💙💙💙

💙 Fantasy (au sens classique du terme) 






💙 Romantasy  










💙 Autre Fantasy (parce que, m**de, on fait ce qu'on veut!)





COUPS DE CŒUR AUDIO







COUPS DE CŒUR Romance









vendredi 30 octobre 2026

UN DUC POUR L'HIVER de Jenni Fletcher

 


Éditions La Martinière
Parution 09/10/2026
384 pages
18 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Un duc pour l'hiver  ☇



Un nouveau Jenni Fletcher et un nouveau coup de cœur. 



L'AVIS DE PHOOKA:





    Lorsque les éditions La Martinière ont annoncé cette sortie, j'avais vraiment hâte d'avoir le roman entre les mains. J'avais adoré 80 jours pour sauver l'amour et je voulais savoir si j'aimerais autant Un duc pour l'hiver. Inutile de prolonger le suspense, la réponse est OUI.

    Cette fois-ci nous allons faire la rencontre d'Imogen, une jeune femme de tout juste 18 ans. Elle vit à Londres avec ses deux tantes et son petit frère Jack. Imogen est passionnée de botanique et ne correspond pas aux canons des jeunes filles de cette époque. Nous sommes en décembre 1816 et Imogen vient de participer à sa première saison à Londres. Une saison catastrophique qu'elle a passé à faire tapisserie lors des bals organisés par la haute société. Il faut dire qu'Imogen ne correspond pas aux canons de beauté de l'époque, trop grande et ... avec des pieds trop grand (d'après elle) et elle ne s'intéresse que très modérément aux sujets tels que l'étiquette ou la poésie. Toujours est-il qu'elle n'a pas trouvé de prétendants, qu'elle s'est ridiculisée et surtout que ses tantes se sont ruinées pour rien ...

    De son côté Rafe, le Duc de Campion doit se marier. Mais le jour J ... il se retrouve seul devant l'autel. Sa fiancée lui ayant préféré son demi-frère. Il ne perd pas de sa superbe pour autant parce que pour Rafe, le mariage est juste un arrangement contractuel. Pas de sentiments dans cette histoire. La seule chose c'est qu'il doit trouver une autre épouse avant Noël pour des raisons personnelles et le moins qu'on puisse dire c'est que le beau Duc n'est pas très doué pour fleurter.

    La rencontre entre ceux deux-là est une scène d'anthologie que je préfère vous laisser découvrir. Mais en tout cas, même si épouser un duc résoudrait tous les problèmes d'Imogen, il est hors de question pour la jeune femme de faire un mariage de convenance. Surtout que son niveau social à elle est beaucoup trop bas par rapport à celui de Rafe.

    Une fois encore la magie Jenni Fletcher a opéré. Imogen est une jeune femme attachante et courageuse. Le lecteur ressent une empathie immédiate pour elle. Elle a des idées bien arrêtées et elle s'y tient. Rafe lui est plutôt du genre froid et hautain, comme tout bon duc de romance historique se doit de l'être, mais il ne faut pas creuser longtemps sous la surface pour se rendre compte qu'il peut être beaucoup plus que ça.

    J'aime toujours autant l'écriture de Jenni Fletcher. Tout est parfaitement dosé: les descriptions, le contexte historique, la froideur relative du Duc et le côté décalé d'Imogen. Si on prend Imogen par exemple, le personnage est tout en nuance et en réalisme. Oui elle ne correspond pas aux jeunes filles de l'époque mais elle n'est pas du tout caricaturale. Ce sont juste de petits détails qui en font ce qu'elle est et c'est très juste et crédible. Quant à Rafe, il est terriblement humain sous ses allures de Duc glacial. Une écriture toute en finesse donc qui rend le roman terriblement addictif. Je l'ai lu en deux soirées et je ne remercie pas l'autrice pour mes nuits trop courtes.

    Une fois encore je me suis régalée avec une romance historique, ce qui n'est pas ma tasse de thé habituellement. Jenni Fletcher a clairement tout le talent nécessaire pour me séduire à tous les coups. Vivement le prochain ! En attendant si vous souhaitez passer un moment plein de douceur et de découvertes, n'hésitez pas.


*Service de Presse*



jeudi 29 octobre 2026

DARK SHORES Tome 1 de Danielle L Jensen

 


Éditions BigBang
448 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur Dark Shores 1 de Danielle L. Jensen


Un univers fascinant, des personnages attachants et une intrigue passionnante. Bref, gros coup de cœur !

L'AVIS DE DUP


Ayant adoré Le pont des tempêtes que j'ai découvert en audio après la chronique dithyrambique de Phooka, il a fallu que ma route croise un exemplaire de Dark Shores lors de l'une de mes escapades de l'an dernier. Ne jamais lâcher une Dup dans une librairie ! Trop beau, j'achète... pour me rendre compte une fois chez moi que c'était le tome 2... 😭 C'est tout moi ça ! Heureusement Phooka est arrivée à la rescousse pour m'offrir le tome 1.

Et je l'ai lu... mais... l'été dernier ! Et la flemme estivale conjuguée au fait que ce n'était pas un SP et voilà, aux oubliettes la chronique ! Heureusement j'avais pris quelques notes, et puis surtout je me souviens parfaitement de l'univers créé par Danielle L. Jensen tant il est unique et original. En revanche les noms... et c'est là que le bât blesse. Impossible de feuilleter rapidement ce livre ! Voir les explications en fin de chronique...

Cet univers est constitué de deux continents, l'Est et l'Ouest, séparés par une mer aux multiples dangers, infranchissable sauf pour le peuple des Maarins qui savent parler aux dieux, c'est la Mer sans fin. Et ces Maarins ont une devise sacrée : L'Est ne doit pas connaître l'Ouest. Un univers incroyablement bien construit, cohérent avec sa mythologie, son histoire, bref fascinant.

Teriana est une Maarin, fille d'une capitaine réputée et redoutable. Et pour sauver sa meilleure amie de l'Est d'un mariage forcé avec un sénateur aux dents longues, elle va briser cette loi sacrée pour lui proposer la fuite. Et elle va devoir faire face, seule, aux conséquences désastreuses...

Marcus est commandant d'une tristement célèbre légion qui a conquis les derniers territoires de l'Est résistants à l'empire de Celendor. Marcus cache un terrible secret que même ses frères d'armes ignorent. Lorsque le sénateur cité plus haut découvre l'existence de l'Ouest, il va faire du chantage pour que la légion de Marcus influe sur les élections. Il sera alors en position pour imposer une conquête de l'Ouest...

Ce sénateur dont j'ai oublié le nom va forcer Marcus et Teriana à voguer ensemble vers l'Ouest pour préparer le terrain de la future invasion. L'intrigue est claire comme l'eau de roche et pourtant le récit ne sera pas exempt de surprises, de rebondissements et de révélations.

Danielle L. Jensen va alterner dès le début dans ses chapitres les points de vue de Teriana et Marcus rendant le récit totalement captivant tant on découvre deux mondes différents. L'alternance se poursuivra même lorsqu'il seront réunis sur le même bateau... dans tous les sens du terme d'ailleurs ! Cela reste sacrément passionnant, différent car chacun a ses secrets, ses attentes, ses démons. Et c'est surtout un excellent moteur de lecture.

Il y a une attirance certaine entre Teriana et Marcus, mais tellement de choses les séparent que si l'on doit parler de romance, ce serait du slow-slow-slow burn ! Et j'avoue que c'est carrément secondaire par rapport au récit. Même si la fin de cet opus nous jette littéralement sur les starting-block pour découvrir la suite de cette relation entre autre... 

J'ai dévoré ce Dark Shores de presque 450 pages en très peu de temps tellement j'ai adoré ce que j'y découvrais. J'ai tout aimé, l'univers, les personnages, l'intrigue au demeurant simple mais qui promet de belles ramifications. Et je piaffe d'être à l'été prochain pour poursuivre cette trilogie et sans aucun doute m'offrir le tome 3 (sans me tromper ce coup-ci 😁).



Nan mais regardez la tranche de ce livre !
Je ne sais pas vraiment ce qui a pris à Bragelonne 😳!
Essayez donc de feuilleter ça, on passe d'un paquet de 50 pages à un autre...
Heureusement que ce n'est que la tranche latérale, parce que tourner les pages est aussi problématique !



PS : Chronique écrite en avril 25... donc livre lu l'été 2024, oups. J'ai enlevé la poussière promis ! Et la relire m'a donné furieusement envie de me replonger dans cet univers... 

mercredi 28 octobre 2026

STARSIDE Tome 1 d'Alex Aster

 

Édition LUMEN
Parution 01/10/2026
661 pages
19 euros en broché
27 euros en relié








☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Starside  ☇



Entre coup de cœur et coup de gueule.
Mon cœur balance ...



L'AVIS DE PHOOKA:

*Pas de note/coeur*

C'est juste impossible de décider ...


    Comment vais je pouvoir écrire une chronique sur ce roman ?

    Le contexte déjà, le mien. J'ai lu tout ce qu'Alex Aster a écrit traduit en VF. Parce que j'aime ses univers et son imagination. Cependant souvent il y a des couacs dans son écriture. Heureusement ses qualités outrepassent sans soucis les petits défauts à mes yeux. Alors quand Starside a été annoncé, la quatrième de couv et les images associées au roman ont fait monter l'impatience en moi. Sauf que ...sauf que tout ce que j'ai dit juste avant est présent et en pire, mais je vais y revenir ...

    Le contexte encore, celui du roman cette fois.

    Starside et Stormside, deux royaumes séparés par une barrière infranchissable. Starside est le monde des immortels, de la magie et de l'opulence. Stormside celui des mortels, du désert, de la famine et de la misère. Une fois tous les cinquante ans, un portail s'ouvre entre ces deux mondes et quelques humains sélectionnés peuvent le franchir pour ramener une coupe de magie dont ils décideront l'usage (richesse, santé, nourriture ...). Évidemment être parmi les sélectionnés n'est pas chose aisée, et une fois le portail passé les épreuves ne font que commencer.

    Aris est une jeune femme. Orpheline, elle a été élevée par Stellan un forgeron, alors qu'elle venait tout juste de perdre toute sa famille. Stellan ne lui a jamais demandé quoique ce soit en retour et Aris l'aime comme s'il était son propre père. Mais Aris a décidé d'être parmi les élus qui franchiront le portail. Elle en a fait le serment. Elle ne va pas chercher la magie ... non elle est poussée par la vengeance. Ainsi elle va se lancer à coeur perdu dans les épreuves qui permettent de sélectionner ceux qui passeront le portail. La règle est simple ... ce sont ceux qui survivront. Alors le massacre commence et parmi les candidats se trouve Harlan Raker, le chef de la garde royale. Pourquoi participe t'il ? Personne ne le sait. Par contre, ce que toute le monde sait, c'est qu'il n'a jamais été vaincu dans un combat et pire encore, son armure qu'il porte en permanence n'a pas l'ombre d'une rayure malgré ses nombreuses batailles.

    Une fois encore Alex Aster fait montre d'une imagination foisonnante et débridée. J'adore son univers et ses personnages. Une fois encore elle arrive à m'embarquer dans son univers riche et grouillant de détails. J'adore !!

    Oui mais ... oui mais elle en fait souvent trop et on a l'impression qu'elle se laisse emporter par son enthousiasme comme un jeune chiot qui court trop vite et dont l'arrière train finit par dépasser l'avant (oui je sais j'ai un langage imagé). Starside grouille de détails de fantasy. Alex Aster veut que ce soit de la Fantasy (et grand bien lui fasse), sauf qu'à un moment donné il faut admettre que tout ne peut pas être présent dans un seul et même roman. On ne peut pas faire apparaître des compagnons, pour les faire disparaître la page d'après puis soudainement réapparaître à la toute fin parce que "mince c'est vrai ce serait bien de savoir ce qu'ils sont devenus" (j'imaginais le commentaire de la béta-lectrice qui lui disait "Hé Alex tu avais créé machin et bidule dans les premiers chapitres, tu ne peux pas les zapper complètement). Idem avec le bestiaire et en particulier le "familier". Je ne veux pas trop en dire pour ne pas spoiler, mais on ne peut pas créer un tel lien pour l'ignorer ensuite dans la totalité du roman..

    Et puis il y a les incohérences. Non même Raker ne peut pas plonger secourir une Aris qui se noie et nager comme Léon Marchand alors qu'il est équipé d'une armure complète (même notre Léon national coulerait à pic).

    Et non Raker ne peut pas la menacer cent fois de la tuer pour la sauver 99 fois (parce qu'elle n'est vraiment pas douée notre Aris et elle se fourre tout le temps dans des situations impossibles dont il doit l'extraire).

    De plus Aris est une héroïne qui a le don d'exaspérer, même si elle s'améliore grandement à la fin de ce tome. Par contre Harlan est vraiment charismatique et intrigant à souhait.

    Et des remarques comme ça, j'en ai autant que de pages dans le roman. Clairement la maison d'édition d'origine n'a pas fait son boulot de relecture/correction et elle a laissé Alex Aster en roue libre. Franchement ces défauts étaient déjà visibles dans Lightlark mais pas à ce point.

    Bon vous allez dire que j'ai détesté vu le nombre de critiques que je fais (et encore croyez-moi je me suis modérée)

Mais vous savez quoi ? 

Je me suis régalée !

C'est ça l'absurdité du truc. J'ai pesté, ragé, râlé, ronchonné, trépigné pendant toute ma lecture tout en étant incapable de ne pas tourner la page tellement j'étais dedans.

    Et là j'enrage parce que si le roman avait été relu, corrigé et dirigé, on serait devant un truc énorme ! Le dernier quart du roman gagne en intensité et la fin est carrément géniale. Elle a vraiment une imagination de ouf cette autrice!

    Donc je ne peux que mettre en garde ceux qui vont se plonger dans ce roman. Vous allez vous régaler à condition d'être capable de mettre de côté votre esprit cartésien et accepter les nombreux défauts pour ne voir que les toutes aussi nombreuses qualités


*Service de Presse*



ALEX ASTER sur Bookenstock