jeudi 5 novembre 2026

THE POET EMPRESS de Shen Tao

 


Olympe Éditions
Édition reliée
512 pages
25,90 euros




L'avis express de Dup sur The Poet Empress de Shen Tao


Une superbe fantasy épique.
Une histoire magnifiquement tragique.

L'AVIS DE DUP


Sous cette magnifique illustration que l'on doit à Kelly Chong se cache une fantasy épique puissante qui permet de dire clairement que les éditions Olympe ne publient pas que de la romantasy. J'avais déjà été surprise par les romans de M.L. Wang, et bien rebelote avec The Poet Empress. Surprise fort agréable par ailleurs.

Wei est l'aînée d'une fratrie nombreuse dont les membres meurent les uns après les autres, de malnutrition tant la famine est sévère dans la région depuis quelques années. Son père et elle se tuent aux rizières pour si peu de récolte, sa mère se prive à outrance pour les plus jeunes. Seul Bao son jeune frère résiste encore.  

Wei est prête à tout pour les sauver et lorsque cette possibilité se présente, elle n'hésitera pas une seconde. Le second fils de l'empereur vient d'être promu héritier au dépend de son aîné, il doit se constituer un harem. Malgré sa basse extraction, malgré son manque d'atout féminin et son physique ingrat, elle arrivera à faire partie de cette première sélection et atteindre les portes du palais impérial.

Mais son calvaire est loin d'être fini ! Il va lui falloir apprendre les codes de ce nouvel univers et survivre au sein du harem, des manigances des eunuques et des autres concurrentes, de la jalousie de l'impératrice elle-même. Un véritable panier de crabes hautement dangereux.

Wei va découvrir que le pire reste à venir lorsqu'enfin le prince Terren la remarque, elle, l'insignifiante, au milieu des plus belles fleurs du pays. Parce qu'au milieu des crabes il s'avère au-dessus du lot, un scorpion mortel. Son attitude tout comme ses actes sont odieux, vraiment.

Tout cela reste classique, vu et revu... jusqu'à ce qu'on découvre le système de magie mis en place par l'autrice qui sort carrément des sentiers battus. Les princes développent un sceau avec des pouvoirs servant l'empire. Celui de Terren est celui de la guerre. Il manie toutes sortes de lames par la simple pensée. Et puis il y a une magie liée à l'écriture de sortes de poèmes qui est bluffante, même si elle n'est pas bien explicitée.

Wei est un personnage fort et déterminé. Elle va passer du statut de paysanne illettrée à celui d'une figure puissante au sein du palais. Cette progression est lente et se fera dans la douleur. On la suivra au plus près car elle est la narratrice de l'histoire. Et même si elle n'est pas toujours sympathique, on ne peut qu'éprouver de la compassion pour elle.

Le prince Terren, cet héritier tyrannique capable de tuer quelqu'un simplement parce que son thé a mal été servi, est un antagoniste d'une grande complexité. Le gap qui existe entre l'enfant doux, timide et attentionné et l'adulte cruel, maniaque paranoïaque est sidérant. Ses actes sont clairement impardonnables, et pourtant, plus on avance dans l'histoire et plus on se rend compte qu'il fait partie de ces monstres qui ont été créés. La vérité sur son "éducation" est glaçante et on arrive presque à développer de l'empathie pour lui !

Pour un premier roman, Shen Tao maîtrise son univers et son intrigue haut la main. Le fait que la seule façon pour Wei de réussir à tuer Terren soit d'écrire un poème sur lui qui vient du cœur sera le sel de cette histoire. Cela implique qu'elle doit le connaître parfaitement, voire l'aimer, alors même qu'elle le hait de tout son être pour ce qu'il lui a fait subir. C'est un véritable tour de force de l'autrice cet équilibre instable entre amour et haine. 

J'ai adoré cette lecture profondément tragique, magnifiquement tragique devrais-je dire. L'accroche de la 4ème de couverture prend tout son sens une fois la lecture achevée : " Pour tuer un monstre, peut-être faut-il en devenir un...". The poet empress est un one shot et je ne peux que vous encourager à le découvrir. C'est un premier roman, inutile de dire que je serai au rendez-vous pour le suivant.

* Service de presse *



mardi 3 novembre 2026

TÉNÉBREUX Tome 1 de Brandon Sanderson [BD]

 


Éditions Le livre de poche
Collection Imaginaire
Roman graphique
Parution 16/09/2026
224 pages
22.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Ténébreux  ☇



Un récit réussi mais un graphisme qui ne ME convient pas.
Déception pour une fois avec un Sanderson.



L'AVIS DE PHOOKA:





    Bon on va commencer par clarifier un point. Bien que le nom de Brandon Sanderson soit écrit en gros sur la couverture, il ne faut surtout pas oublier Jackson Lanzing et Collin Kelly, tous deux scénaristes de cette BD ou plutôt de ce roman graphique (pour utiliser les mots de marketing ...). D'ailleurs la page 5 ci-dessous, donne une image plus réaliste des créateurs de cet ouvrage.




    Ce point étant clarifié, revenons au sujet de ce roman graphique. Le récit nous fait découvrir Paul Tanasin, un adolescent tourmenté par des visions d'un autre monde. Des visions bien noires, violentes et pour le moins troublantes. Se croyant fou, il est suivi par un psy mais un beau jour il se retrouve projeté dans le monde qu'il croyait exister uniquement dans sa tête. Un univers parallèle et fantastique dans lequel il semble être lié à une prophétie ... mais n'allez pas imaginer que Paul en est le héros ... Bien au contraire il est loin d'être le Sauveur, il est le "Ténébreux". La vérité n'est pas facile à accepter. Il se retrouve traqué et son destin semble tout tracé, prophétie oblige. Mais Paul va se battre contre l'inéluctable.

    Le monde créé par Sanderson et ses scénaristes est très manichéen. Poussé à l'extrême même. Il y a les gentils et les méchants. Et il y a le destin. On suit donc le côté des "méchants". Un monde très ancré dans la fantasy dans lequel on y retrouve tous les codes. Action et batailles jalonnent le récit et font avancer l'histoire. Une histoire passionnante et très "sandersonnienne" avec des pauses et des interludes.

    Cependant je dois reconnaître avoir eu beaucoup de mal à me plonger dans ce roman graphique parce que je ne suis pas fan des dessins. Voilà c'est dit ! Je ne suis pas en train de dire qu'ils ne sont pas bons, loin de là même, mais juste que je n'aime pas ce type de graphisme. Et ça m'a perdue. J'ai eu du mal à accrocher malgré l'intérêt du récit ...

    Je vous mets ci-dessous deux planches pour que vous vous fassiez votre propre idée parce que plus encore que pour n'importe quel roman classique, le ressenti pour une BD peut être particulièrement subjectif.



    Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j'adore Sanderson. Alors que je n'apprécie pas ma lecture m'a perturbée. J'ai eu beau m'obstiner, je n'ai jamais réellement réussi à m'investir dans cette lecture. 

    J'ai appris depuis que de plus, cette série n'est pas complète. C'est une trilogie et apparemment la suite n'est pas pour demain. Ce premier tome est sorti en VO en 2021 et aucune nouvelle du tome 2 à ce jour donc vous risquez d'attendre la conclusion du récit pendant un certain temps voire un temps certain ... Après ce n'est pas forcément rédhibitoire. Une fois de plus c'est à vous de juger.

Une chronique bien tiède pour un Sanderson, vous m'en voyez navrée mais malgré le récit bien construit ma lecture a été poussive. Quel dommage que ce ne soit pas un simple roman finalement.


lundi 2 novembre 2026

Nos coups de cœurs d'octobre 2026









COUPS DE CŒUR FANTASY

💙💙💙 RAPPEL 💙💙💙

💙 Fantasy (au sens classique du terme) 






💙 Romantasy  










💙 Autre Fantasy (parce que, m**de, on fait ce qu'on veut!)





COUPS DE CŒUR AUDIO







COUPS DE CŒUR Romance









vendredi 30 octobre 2026

UN DUC POUR L'HIVER de Jenni Fletcher

 


Éditions La Martinière
Parution 09/10/2026
384 pages
18 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Un duc pour l'hiver  ☇



Un nouveau Jenni Fletcher et un nouveau coup de cœur. 



L'AVIS DE PHOOKA:





    Lorsque les éditions La Martinière ont annoncé cette sortie, j'avais vraiment hâte d'avoir le roman entre les mains. J'avais adoré 80 jours pour sauver l'amour et je voulais savoir si j'aimerais autant Un duc pour l'hiver. Inutile de prolonger le suspense, la réponse est OUI.

    Cette fois-ci nous allons faire la rencontre d'Imogen, une jeune femme de tout juste 18 ans. Elle vit à Londres avec ses deux tantes et son petit frère Jack. Imogen est passionnée de botanique et ne correspond pas aux canons des jeunes filles de cette époque. Nous sommes en décembre 1816 et Imogen vient de participer à sa première saison à Londres. Une saison catastrophique qu'elle a passé à faire tapisserie lors des bals organisés par la haute société. Il faut dire qu'Imogen ne correspond pas aux canons de beauté de l'époque, trop grande et ... avec des pieds trop grand (d'après elle) et elle ne s'intéresse que très modérément aux sujets tels que l'étiquette ou la poésie. Toujours est-il qu'elle n'a pas trouvé de prétendants, qu'elle s'est ridiculisée et surtout que ses tantes se sont ruinées pour rien ...

    De son côté Rafe, le Duc de Campion doit se marier. Mais le jour J ... il se retrouve seul devant l'autel. Sa fiancée lui ayant préféré son demi-frère. Il ne perd pas de sa superbe pour autant parce que pour Rafe, le mariage est juste un arrangement contractuel. Pas de sentiments dans cette histoire. La seule chose c'est qu'il doit trouver une autre épouse avant Noël pour des raisons personnelles et le moins qu'on puisse dire c'est que le beau Duc n'est pas très doué pour fleurter.

    La rencontre entre ceux deux-là est une scène d'anthologie que je préfère vous laisser découvrir. Mais en tout cas, même si épouser un duc résoudrait tous les problèmes d'Imogen, il est hors de question pour la jeune femme de faire un mariage de convenance. Surtout que son niveau social à elle est beaucoup trop bas par rapport à celui de Rafe.

    Une fois encore la magie Jenni Fletcher a opéré. Imogen est une jeune femme attachante et courageuse. Le lecteur ressent une empathie immédiate pour elle. Elle a des idées bien arrêtées et elle s'y tient. Rafe lui est plutôt du genre froid et hautain, comme tout bon duc de romance historique se doit de l'être, mais il ne faut pas creuser longtemps sous la surface pour se rendre compte qu'il peut être beaucoup plus que ça.

    J'aime toujours autant l'écriture de Jenni Fletcher. Tout est parfaitement dosé: les descriptions, le contexte historique, la froideur relative du Duc et le côté décalé d'Imogen. Si on prend Imogen par exemple, le personnage est tout en nuance et en réalisme. Oui elle ne correspond pas aux jeunes filles de l'époque mais elle n'est pas du tout caricaturale. Ce sont juste de petits détails qui en font ce qu'elle est et c'est très juste et crédible. Quant à Rafe, il est terriblement humain sous ses allures de Duc glacial. Une écriture toute en finesse donc qui rend le roman terriblement addictif. Je l'ai lu en deux soirées et je ne remercie pas l'autrice pour mes nuits trop courtes.

    Une fois encore je me suis régalée avec une romance historique, ce qui n'est pas ma tasse de thé habituellement. Jenni Fletcher a clairement tout le talent nécessaire pour me séduire à tous les coups. Vivement le prochain ! En attendant si vous souhaitez passer un moment plein de douceur et de découvertes, n'hésitez pas.


*Service de Presse*



jeudi 29 octobre 2026

DARK SHORES Tome 1 de Danielle L Jensen

 


Éditions BigBang
448 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur Dark Shores 1 de Danielle L. Jensen


Un univers fascinant, des personnages attachants et une intrigue passionnante. Bref, gros coup de cœur !

L'AVIS DE DUP


Ayant adoré Le pont des tempêtes que j'ai découvert en audio après la chronique dithyrambique de Phooka, il a fallu que ma route croise un exemplaire de Dark Shores lors de l'une de mes escapades de l'an dernier. Ne jamais lâcher une Dup dans une librairie ! Trop beau, j'achète... pour me rendre compte une fois chez moi que c'était le tome 2... 😭 C'est tout moi ça ! Heureusement Phooka est arrivée à la rescousse pour m'offrir le tome 1.

Et je l'ai lu... mais... l'été dernier ! Et la flemme estivale conjuguée au fait que ce n'était pas un SP et voilà, aux oubliettes la chronique ! Heureusement j'avais pris quelques notes, et puis surtout je me souviens parfaitement de l'univers créé par Danielle L. Jensen tant il est unique et original. En revanche les noms... et c'est là que le bât blesse. Impossible de feuilleter rapidement ce livre ! Voir les explications en fin de chronique...

Cet univers est constitué de deux continents, l'Est et l'Ouest, séparés par une mer aux multiples dangers, infranchissable sauf pour le peuple des Maarins qui savent parler aux dieux, c'est la Mer sans fin. Et ces Maarins ont une devise sacrée : L'Est ne doit pas connaître l'Ouest. Un univers incroyablement bien construit, cohérent avec sa mythologie, son histoire, bref fascinant.

Teriana est une Maarin, fille d'une capitaine réputée et redoutable. Et pour sauver sa meilleure amie de l'Est d'un mariage forcé avec un sénateur aux dents longues, elle va briser cette loi sacrée pour lui proposer la fuite. Et elle va devoir faire face, seule, aux conséquences désastreuses...

Marcus est commandant d'une tristement célèbre légion qui a conquis les derniers territoires de l'Est résistants à l'empire de Celendor. Marcus cache un terrible secret que même ses frères d'armes ignorent. Lorsque le sénateur cité plus haut découvre l'existence de l'Ouest, il va faire du chantage pour que la légion de Marcus influe sur les élections. Il sera alors en position pour imposer une conquête de l'Ouest...

Ce sénateur dont j'ai oublié le nom va forcer Marcus et Teriana à voguer ensemble vers l'Ouest pour préparer le terrain de la future invasion. L'intrigue est claire comme l'eau de roche et pourtant le récit ne sera pas exempt de surprises, de rebondissements et de révélations.

Danielle L. Jensen va alterner dès le début dans ses chapitres les points de vue de Teriana et Marcus rendant le récit totalement captivant tant on découvre deux mondes différents. L'alternance se poursuivra même lorsqu'il seront réunis sur le même bateau... dans tous les sens du terme d'ailleurs ! Cela reste sacrément passionnant, différent car chacun a ses secrets, ses attentes, ses démons. Et c'est surtout un excellent moteur de lecture.

Il y a une attirance certaine entre Teriana et Marcus, mais tellement de choses les séparent que si l'on doit parler de romance, ce serait du slow-slow-slow burn ! Et j'avoue que c'est carrément secondaire par rapport au récit. Même si la fin de cet opus nous jette littéralement sur les starting-block pour découvrir la suite de cette relation entre autre... 

J'ai dévoré ce Dark Shores de presque 450 pages en très peu de temps tellement j'ai adoré ce que j'y découvrais. J'ai tout aimé, l'univers, les personnages, l'intrigue au demeurant simple mais qui promet de belles ramifications. Et je piaffe d'être à l'été prochain pour poursuivre cette trilogie et sans aucun doute m'offrir le tome 3 (sans me tromper ce coup-ci 😁).



Nan mais regardez la tranche de ce livre !
Je ne sais pas vraiment ce qui a pris à Bragelonne 😳!
Essayez donc de feuilleter ça, on passe d'un paquet de 50 pages à un autre...
Heureusement que ce n'est que la tranche latérale, parce que tourner les pages est aussi problématique !



PS : Chronique écrite en avril 25... donc livre lu l'été 2024, oups. J'ai enlevé la poussière promis ! Et la relire m'a donné furieusement envie de me replonger dans cet univers...