mardi 27 septembre 2022

VENDREDI DANS LA PEAU DE MA PROF de Nadia Coste et Silène Edgar

 

Editions Syros
Parution: 01/09/2022
224 pages
9.95 euros en broché












☇ L'avis éclair de Phooka sur Vendredi dans la peau de ma prof  ☇




Un roman franchement sympa pour les collégiens.
Mais les adultes y trouvent du plaisir aussi ... ;)



L'AVIS DE PHOOKA:



Hana est une collégienne, en classe de 5ième. Bonne élève, elle est l'archétype de la jeune fille que tout prof rêve d'avoir en classe. Intéressée et intéressante. Elle est même déléguée et prend son rôle très au sérieux. D'ailleurs ce vendredi soir c'est le conseil de classe et Hana stresse un peu parce que sa meilleure amie Marie-Charlotte, MC pour les intimes, joue sa montée en 4ième. Marie-Charlotte c'est l'opposé de Hana. Ne vous fiez pas à son prénom très vieux jeu, elle a un look gothique et la fâcheuse manie de s'attirer des ennuis en classe. Non pas qu'elle ne soit pas une gamine intelligente, loin de là, c'est juste que les méthodes appliquées au collège ne lui conviennent pas. Alors Hana réfléchit à comment la défendre, comment faire pour mettre certains profs de son côté ...

Madame Morvant (surnommée La Morve par MC) est elle, prof de français. Cinq années d'enseignement, cinq collèges ... Elle aimerait bien se poser quelque part, et d'ailleurs elle doit avoir son entretien avec le principal à 15h et elle va jouer gros. Il va falloir qu'elle outrepasse sa timidité. Timidité qui lui vaut d'être mise à l'écart dans la salle des profs.


Arrive le cours de français des 5ième, l'étude d'un poème d'Andrée Chedid, L'échange. Et là... tout bascule à la sortie du cours. Une bousculade et Hana se retrouve dans la peau de La Morve tandis que Morvant se retrouve dans celle d'Hanna. 

Et ainsi chacune va découvrir la vie de l'autre. Morvant va vivre la vie d'une élève de 5ième bousculée par les grands, mal comprise par les profs, stressée par le conseil de classe. elle va aussi apprendre à mieux connaître MC ...
Hana, elle, va se rendre compte que les profs sont aussi des humains avec une vie, des rires et des pleurs mais surtout elle va réaliser à quel point se retrouver devant une classe de 'morveux" peut être difficile.

Bref, un magnifique roman pour découvrir ou re-découvrir la vie dans un collège. Une lecture qui devrait être obligatoire pour tous les collégiens, pour qu'ils se rendent compte que tout le monde passe par cette case pas toujours très drôle et pour qu'il réalise que les profs ne sont pas (forcément ;)) des monstres venus de l'espace. Deux points de vue qui alternent, deux magnifiques plumes, Nadia Coste et Silène Edgar pour donner vie à deux attachants personnages.

Bref, à lire !

lundi 26 septembre 2022

PILE OU FACE Tome 1 de Vickie Combers

 

Tome 1 : WHO'S THE BOSS


Éditions Alter Real
420 pages
23 euros





L'avis express de Dup sur Who's the boss de Vickie Combers

Laissez vous prendre au piège de cette romance muy caliente !


L'AVIS DE DUP




Un été sans la lecture d'au moins une romance ne serait pas un bon été. J'ai donc jeté mon dévolu sur Pile ou face le diptyque de Vickie Combers, une autrice de la team Alter Real que je tenais à découvrir. 

Who's the boss était parfait pour cela, il se dévore en l'espace de deux jours avec plaisir et délectation jusqu'à la presque toute fin. Oui, parce que, annonçons la couleur tout de suite, j'ai détesté cette fin. Outre le fait que c'était un put*** de cliffhanger, il m'a laissée toute chamboulée.

Il m'aura fallu plusieurs jours pour la digérer, et enfin comprendre. C'est un sacré tour de force qu'a fait là Vickie Combers en m'attachant complètement à sa Pénélope alors qu'objectivement, elle ne devrait rien avoir d'attachant. Je suis tombée dans le piège toute debout et avec les deux pieds !

Pénélope Richard est une canadienne francophone issue d'une fratrie nombreuse et envahissante et elle compte bien prendre le large. Elle a des ambitions euh... bien ciblées et les capacités pour en venir à bout dirons nous. Et c'est donc direction New-York que nous l'accompagnons.

Elle a obtenu le job qu'elle voulait, dans la boite qu'elle voulait. Il ne lui reste plus qu'à obtenir sa place dans la coloc qu'elle a visitée. Une coloc de rêve, classos, dans un quartier richou et bizarrement pas chère du tout. Des colocataires, un frère et une soeur un brin spéciaux, une liste de règles longue comme le bras elle qui a des boutons au simple mot "règle", mais qu'importe, Pénélope est prête à toutes les concessions.

Que je vous décrive la fautive : derrière une rousse pulpeuse, délurée et pour le moins libérée sexuellement se cache une carriériste et une manipulatrice hors pair. Mais je crois bien que dans l'histoire, c'est Vickie Combers la plus manipulatrice, car je l'ai adoré ce personnage au point de passer complètement outre ses défauts et son arrivisme. Le côté canadien francophone aussi a beaucoup joué, car j'adore lire cet accent. Il manquait juste les "calices" mis à toutes les sauces par Patrick Senécal, mon auteur canadien favori !

Les personnages secondaires sont eux aussi délicieux, les colocs barrés, notamment la sœur végan (on sent le vécu là... et je parle en connaissance de cause...), la famille, avec une mention spéciale pour la grand-mère encore plus délurée que sa petite-fille, et même certains collègues.

Et je n'en dirai pas plus car vous aussi, je veux que vous vous laissiez prendre dans les rets de Vickie Combers. Parce que, avouons le, c'est un délice. Une écriture fluide, suggestive, crue même, mais sans être vulgaire, bref une romance muy caliente et un cliffhanger de ouf qui appelle à la lecture de He is the boss le T2, même si je ne sais absolument pas quand je pourrai glisser cette lecture au milieu de ma gigantesque PAL. Aux prochaines vacances peut-être ?


dimanche 25 septembre 2022

Semaine 38/2022 sur Bookenstock

 


Alors que les mémés sont parties faire la fêtes aux Aventuriales, je reste fidèle au poste et je vous fais le bilan de cette semaine.



  • Lundi Dup vous a parlé de sa petite déception avec Blackwater dont elle avait entendu beaucoup de bien




  • Puis jeudi elle a chroniqué une pure romance (ça ne lui arrive pas souvent) CatchLove de Julie Saurel, une autrice dont elle adore la plume et ça se confirme ici.






Ce week-end donc ce sont les Aventuriales, je suppose que mes Vénérables vont vous en parler plus en détails la semaine prochaine !!


Et c'est tout !

À la semaine prochaine,

La bise

Bookenstock
vendredi 23 septembre 2022

KELEANA Tomes 1-2-3 de Sarah J. Maas (Dup)

 

KELEANA tomes 1, 2 et 3


 


Éditions La Martinière jeunesse



L'avis express de Dup sur les trois premiers tomes de Keleana de Sarah J. Maas


Génial, puissant.
À lire absolument !!!



L'AVIS DE DUP



Si on récapitule, cela nous fait donc trois tomes que je vais chroniquer dont je vais vous parler, juste pour le fun, pour le plaisir. Si vous voulez des vraies chroniques, les liens se trouvent juste en-dessous, elles sont de dame Phooka et elles sont tops !

Tome 1 : L'assassineuse

Tome 2 : La reine sans couronne

Tome 3 : L'héritière du feu.


Sarah J. Maas j'adore, mais que depuis récemment. En fait depuis que j'ai découvert Crescent City et que je piaffe pour lire la suite, sans cesse repoussée d'ailleurs 😡. ACOTAR, j'ai lu les 2 premiers tomes et dû arrêter au milieu du 3ème. Depuis, je n'arrive pas à reprendre. Alors cet été, voyant Phooka continuer à se pâmer devant les tomes successifs de Keleana, je me suis penchée dessus. 

Bien m'en a pris, car je me suis régalée. Pas lus d'une traite mais pas loin, en tout cas j'ai enchaîné 2 et 3 sans temps mort, ça c'est sûr ! Je trouve incroyable que cette série ne fasse pas plus parler d'elle car je la trouve vraiment un cran au-dessus de ACOTAR. Peut-être a-t'elle pâti des défauts inhérents aux premiers romans, encore que franchement rien ne m'a beaucoup dérangé ici. Bref...

Keleana c'est d'abord et avant tout, une jeune femme avec un sacré tempérament. Lorsque nous la découvrons, elle est dans les mines de sel d'Endovier, un bagne dont on ne ressort pas vivant. Mais elle compte bien être l'exception car si elle y est, c'est qu'elle a été trahie, et donc que ça doit se payer. Parce qu'elle sait qu'elle est la meilleure des assassins de ce royaume.

Lorsqu'elle acceptera le marché proposé par Dorian, le fils du roi, Chaol, le capitaine de la garde aura du boulot pour la remettre en forme. Inlassablement, elle ira au bout de ses forces, elle a la niaque. Gagner ce fichu tournoi de ce fichu roi pour gagner sa liberté et trouver qui l'a trahie.

Finalement, elle va se trouver liée à ce roi qu'elle déteste par dessus tout, devient le champion du roi et va devoir assassiner sur ordre royal. Heureusement l'amitié et peut-être plus que ça, qui la lie à Dorian et Chaol sera un baume au coeur pour Keleana et le lecteur.

Mais le destin n'en a pas fini avec elle, lui ouvre les yeux sur son passé qu'elle avait occulté et la force à revenir sur ses origines faé, qui plus est royales. En passe d'être démasquée par le roi, seul Chaol va réussir à l'éloigner d'Adarlan. Dorian, s'étant découvert des pouvoirs magiques, il marche sur des oeufs : si son secret est découvert, prince ou pas, c'est l'exécution immédiate.

C'est donc loin d'Adarlan et sous la tutelle de Rowan que Keleana va devoir trimer pour réapprendre à dompter les pouvoirs immenses qui sommeillent en elle. Et quand je dis trimer... je suis gentille hein. Elle est vraiment sans cœur Sarah J. Maas !!! J'ai rarement vu une autrice en faire autant baver à son personnage principal ! 

Le roi d'Adarlan s'est "acheté" une compagnie de sorcières immortelles particulièrement retorses, mauvaises et surtout détestant les humains. En échange d'une wyverne chacune, elles seront à ses côtés dans la guerre d'invasion qu'il fomente.

La lecture devient alors complètement addictive car les chapitres vont alterner entre Keleana en territoire faé, Chaol qui complote pour sauver le peu d'alliés de Keleana d'un côté, Dorian qui tente de se dépatouiller de ses pouvoirs magiques de l'autre, et l'arrivée d'un nouveau personnage marquant, Manon, une sorcière pour le moins singulière, repoussante... et finalement attachante !

J'ai adoré ma lecture et n'ai qu'une hâte, d'être à nouveau sans obligation pour pouvoir poursuivre ! Un bon conseil : découvrez Keleana, c'est un must !


Sarah J. Maas sur Bookenstock :




jeudi 22 septembre 2022

CATCHLOVE tome 1 de Julie Saurel


CatchLove


Tome 1




Editions L'Abeille bleue
Parution 13/09/2022 en numérique
4.99 euros en ebook
(en promo à 2.99 euros en ce moment)
16.99 euros en broché
324 pages











☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Catchlove de Julie Saurel  ☇





Une histoire de contrat totalement bateau, mais la Julie Saurel's touch en fait une romance délicieuse !!



L'AVIS DE PHOOKA:




Alison est une jeune graphiste travaillant pour l'entreprise CatchLove. Une entreprise bien connue ayant pignon sur rue et dont le cœur de métier est de trouver l'âme-sœur à tous ceux qui la cherchent. Et ils sont nombreux ... Alors l'entreprise est florissante. Elle a été crée il y a déjà longtemps par Madame Carlier mais depuis quelques temps c'est son fils qui en a repris la direction. Et si tout le monde le surnomme Monsieur Love et qu'il a le physique parfait pour inspirer l'amour, son caractère fait plutôt répulsif. Froid et autoritaire, il n'a que faire de ses employés. Tout ce qu'il fait, il le fait par intérêt. Il ne semble y avoir aucune place pour les sentiments sous cette plastique parfaite.

Alison elle, est une employée plutôt effacée et bosseuse. Elle végète dans l'entreprise et décide d'aller demander une augmentation à son patron. Ce patron qu'elle déteste et qui l'impressionne. Elle a vraiment besoin d'argent depuis qu'elle a récupéré la tutelle de sa jeune sœur au décès de ses parents. Mais tout ça évidemment elle ne peut pas l'expliquer à Monsieur Love, de son vrai nom Noah Carlier. Elle a pourtant lu des bouquins de développement personnel et répété cette discussion des centaines de fois. Elle doit éviter de perdre contenance, de regarder ses pieds et surtout tenir sa langue.  Monsieur Love, fidèle à lui même, la traite comme un chien dans un jeu de quilles et la renvoie malproprement de son bureau avant de se raviser et de lui proposer un contrat pour qu'elle se fasse passer pour sa petite amie. Contrat séparé en deux périodes, une première partie consistant à prendre des cours pour pouvoir s'adapter à la vie "des riches". Le premier réflexe d'Alison est de refuser, mais après tout, se faire payer à prendre des cours, elle peut accepter. Pour le reste ... rien ne l'y oblige.

Alors vous me direz que ce scenario de base a été vu et revu et même re-revu dans toutes les romances à base de millionnaires et autres milliardaires (si,si, je vous le dis! ;)). Mais celle-ci se démarque par la personnalité de l'héroïne et je dirai même surtout par la personnalité de l'autrice: Julie Saurel. Si vous suivez ce blog, vous savez à quel point j'aime ses romans (voir en bas de cette page). Julie Saurel tape plutôt normalement dans l'urban fantasy ou le fantastique, et son humour et sa plume me séduisent toujours. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai voulu découvrir sa nouvelle romance. Et franchement j'ai bien fait. Le sens de la répartie d'Alison m'a fait pouffer plus d'une fois et associer ce caractère  un peu déjanté à un héros aussi coincé (on pourrait dire: avec "un balai dans le cul" désolée y'a pas d'autre terme) donne un cocktail explosif. Certaines scènes me resteront à jamais en mémoire comme celle de l'initiation à la marche avec talons ...

Mais surtout ce qui est étonnant c'est que le personnage d'Alison n'est pas que ça; Elle est aussi d'une profondeur et d'une puissance de caractère qui force l'admiration. Elle m'a tiré des larmes. C'est une femme vraiment exceptionnelle et qui sonne incroyablement vrai.

À côté d'elle, Noah Carlier, Monsieur Love, fait un peu plus pâle figure. Froid et monolytique au début du roman, il finit petit à petit à faire entrevoir ses fissures et ses faiblesses. Lui non plus n'a pas été épargné par la vie et il pourrait être l'image du fameux adage "l'argent ne fait pas le bonheur".

Leur relation matche parfaitement, mais il faut le temps. Tout le temps du roman même et paf ...là ...il faut attendre le tome 2. Rhaaaaaaa, Julie je te déteste (oui je lui ai déjà dit, elle sait qu'elle est une horrible autrice perverse !!).

Donc si vous cherchez une chouette romance avec de l'humour, un personnage féminin vraiment réussi, drôle et touchant, et un héros masculin qui pourrait être l'archétype du connard impassible mais qui vaut le détour, foncez ! Et oui, je l'avoue je l'ai lu d'une traite. C'est pour ça que je suis fâchée de devoir attendre la suite maintenant !! 

Message pour Dup: c'est du ennemi to lovers, slow-burn ! mdr




Julie Saurel sur Bookenstock:




mardi 20 septembre 2022

ROBIN PAGE tome 1 de Annette Marie


#1
Apprivoiser les démons:
 Niveau débutant


Editions Bookmark
Parution 14/09/2022
7.99 euros en numérique
Parution papier 17/10/2022
19 euros
336 pages













☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 de Robin Page  ☇




Qui n'a pas été raisonnable et s'est jetée dessus ?

Qui a dévoré ce tome d'une traite ?

Qui doit maintenant attendre pour la suite ?

Suivez mon regard ...



L'AVIS DE PHOOKA:





Robin Page ... Les lecteurs de la série Tori Dawson l'ont déjà croisée à la fin du tome 4 et ceux du webtoon la connaissent bien. Robin et "son démon" Zylas ... Rendons à César ce qui lui appartient, le timing des éditions Bookmark est parfait. Alors qu'ils viennent de publier le tome 4 de Tori Dawson, tome dans lequel le lecteur croise pour la première fois Robin, ils enchainent avec la série Robin Page. On se retrouve donc dans une parfaite continuité de récit.

Robin est une jeune femme effacée, fragile et surtout dévastée par la mort récente de ses deux parents. Depuis, elle vit chez son oncle Jack, dans l'attente de pouvoir toucher son héritage. D'après son oncle, ces choses là prennent du temps. Il n'empêche, entre deux il a vendu la maison de ses parents et elle n'a toujours pas vu le plus petit dollar. Ce qui lui manque surtout c'est le grimoire de sa mère. Un grimoire familial. Robin n'est pas une magicienne, non, elle pourrait mais ses parents lui ont toujours dit de se tenir loin de la magie.

Robin est un rat de bibliothèque, elle pourrait passer sa vie le nez dans les bouquins. Son autre passion c'est la pâtisserie, mais depuis que ses parents ne sont plus là elle n'a plus personne pour qui préparer des douceurs. Alors qu'elle s'ennuie, elle descend au sous sol de la maison de son oncle. Là, il y a une belle bibliothèque, elle trouvera sans doute de quoi lire. Mais ce qu'elle va trouver surtout, c'est un cercle d'invocation ... avec un démon à l'intérieur. Un démon qui refuse de se montrer et de se lier.

Par un curieux jeu de hasard, Robin va être celle qui va réussir à interagir avec le démon, Zylas. Comme tous les démons, il est retord, puissant ... mais il a aussi quelque chose de différent. Ce qui ne change pas par contre, c'est que la violence est au cœur de sa façon de vivre. Or la violence n'est pas la tasse de thé de Robin et leurs interactions vont être délicieuses.

Robin n'est pas Tori. Loin de là. On la sent fragile, petite. Elle est le genre de femme à raser les murs pour ne pas se faire remarquer en entrant dans une pièce. D'ailleurs cette phrase extraite du roman la définit très bien:

Amalia avait fait remarquer que j’avais l’air prête pour toute la violence d’un… salon du livre.

 Mais quand il le faut, elle sait aussi trouver les ressources nécessaires, surtout quand il s'agit de défendre les gens ou les causes qu'elle aime. Son association avec Zylas est juste parfaite. Zylas est un démon, pas le plus puissant de tous, mais sans doute le plus malin, le plus retord (Zylas et sa façon d'engloutir les cookies sans les mâcher)... Et Robin va devoir apprendre à déchiffrer ses attitudes et ses paroles pour mieux le comprendre. Le relation qui les lie va clairement plus loin qu'un simple assujetissement de démon par son invocateur ...

Une fois de plus, Annette Marie, nous entraîne dans son univers. Un univers dans lequel on va croiser Tori, Aaron, Kai et Ezra. De loin certes, mais ils sont là. Un univers dans lequel le danger rode, les démons sont un danger mais pas le seul danger loin de là. La relation entre Robin et Zylas est bien différente de celle de Tori et ses trois mages, mais tout aussi délicieuse. C'est un vrai régal. Ces séries dans lesquelles tout est imbriqué sont juste un piège à lecteur.

J'ai dévoré ce premier tome d'une traite. Je me retiens (peut être pas très longtemps c'est à voir) de poursuivre en VO. Si vous aimez Tori Dawson, vous aimerez Robin Page , c'est certain. C'est de l'urban tout ce qu'il y a de plus jouissif. Foncez !



Annette Marie sur Bookenstock:

lundi 19 septembre 2022

BLACKWATER Tome 1 de Michael McDowell

 

Tome 1 : LA CRUE



Éditions Monsieur Toussaint Louverture
256 pages
8,40 euros en papier
7,99 en numérique...







L'avis express de Dup sur Blackwater I, La crue de Michael McDowell

En fait de crue... c'est ma lecture qui a pris l'eau



L'AVIS DE DUP



Phénomène extraordinaire depuis la parution de ce premier tome, la saga Blackwater ne cesse de faire parler d'elle. D'abord parce que l'éditeur a pris le pari de la publier sous le format original (datant de 1983 tout de même), c'est-à-dire un tome tous les 15 jours. Ensuite parce qu'il lui a réservé un écrin magnifique dans un format poche. J'ai failli craquer cet été en en voyant quelques uns alignés dans une librairie. Ils forment sans conteste une très belle collection.

Malgré les coups de cœur fleurissant partout sur la toile, j'ai préféré jouer de prudence, me procurer et lire le format numérique du premier tome avant. Bien m'en a pris, car même si j'ai relativement apprécié ma lecture, celle-ci ne m'a pas transcendée au point de vouloir me ruer sur le suivant, voire même de poursuivre l'aventure. 

Blackwater est le nom d'une des deux rivières qui bordent la ville de Perdido qui tire son nom de la seconde rivière. Nous sommes en 1919 en Alabama, et même si l'esclavage est aboli depuis 1865, les noirs restent des serviteurs corvéables à merci, des enfants aux vieillards, pour un salaire de misère et entassés dans des logements insalubres.

Lorsque nous découvrons Perdido, la crue annoncée dans le titre a déjà eu lieu et la ville est sous les eaux. La population s'est retranchée dans les hauteurs en attendant la décrue. Oscar Caskey, faisant un dernier tour d'inspection en barque, découvre Elinor, une jeune femme réfugiée à l'étage d'un hôtel et lui porte secours. Personne ne sait d'où elle vient, et elle même reste très évasive. 

La famille Caskey est une des familles les plus en vue de Perdido et Mary-Love, la matriarche et mère d'Oscar et Sister, voit d'un très mauvais œil la présence de cette nouvelle arrivante qui va taper l’incruste au sein de sa famille. Elinor va d'abord s'installer chez James, le frère de Mary-Love, qui élève seul sa petite fille dans la maison d'à côté, sa femme préférant les activités pétillantes et alcoolisées des grandes villes. Et je devrais mettre des guillemets à "seul" car il y a une batterie de domestiques dans chaque maison... 

Nouant facilement contact avec la gamine, Elinor va très vite se rendre indispensable et c'est tout naturellement que James va lui trouver du travail dans la commune. Elle va ensuite se rapprocher d'Oscar jusqu'à le prendre dans ses filets et obtenir la demande en mariage attendue. Mais Mary-Love veille et retardera le plus possible cette échéance.

Le démarrage de cette histoire est pour le moins assez poussive. Il ne se passe rien ou pas grand chose, même si l'ensemble se lit facilement, porté par l'écriture fluide de Michael McDowell. Le mystère sur les origines d'Elinor n'accapare bien que Mary-Love ! Il faudra être très patient pour voir surgir par petites touches (mais vraiment très petites hein !) des éléments fantastiques renforçant le mystère autour de cette femme. 

Ce premier tome est avant tout la mise en place d'une ambiance, et on pénètre très vite dans celle-ci, l'ambiance ouatée et policée d'une aristocratie 19ème pleine de codes, surtout dans ces petites villes du sud où tout le monde se connait. L'ambiance lourde et plus que gênante de cet esclavagisme masqué, de ce gouffre entre les situations respectives des blancs et des noirs.

Mais l'ambiance ne fait pas tout hélas. Il y a peu d'émotions dans ces pages, les interactions entre les personnages sont toutes prévisibles et le récit qui en découle m'a semblé plat, factuel. Je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. Je suis vraiment passée à côté de l'engouement général, ce qui est rarement le cas habituellement, moi qui suis bon public... 

Même si je reconnais que j'abandonne cette lecture alors que le mystère reste entier, même si je pense que la suite pourrait être plus ancrée fantastique, je me suis trop ennuyée sur cette Crue et j'ai bien assez de lectures plus tentantes qui m'attendent. Ma curiosité est satisfaite et c'est déjà pas mal.


dimanche 18 septembre 2022

Semaine 37/2022 sur Bookenstock

 

Semaine studieuse pour mes mémés, même si elle n'a pas été organisée classiquement.





  • Jeudi, encore Dup, mais loin d'un coup de coeur ce coup ci, avec le dernier roman de Pierre Grimbert : Le sang des parangons.



  • C'est Phooka qui finit la semaine en beauté vendredi avec un ÉNORME COUP DE COEUR pour Malice de John Gwynne.





Et c'est tout !

À la semaine prochaine,

La bise

Bookenstock


vendredi 16 septembre 2022

MALICE de John Gwynne


Le Livre des Terres Bannies

Tome 1



Editions LEHA
Parution août 2022
640 pages
25 euros












☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 1 du Livre des Terres Bannies  ☇


Á lire absolument.
Pour son récit.
Pour son univers.
Pour le suspense et le tension qui monte.
Et surtout, surtout pour ses personnages.
De la très grande Fantasy.



L'AVIS DE PHOOKA:




Au commencement il y a eu l'Ours Inculte avec la chronique en VO de cette fameuse série The faithful and the fallen de John Gwynne. La conséquence c'est que j'avais été ensuite lire d'autres avis sur ces romans et de fil en aiguille j'ai même acheté le tome 1 en ebook. Et puis comme toujours ... il est resté dans ma PAL. Mais voilà, la petite maison d'édition qui devient très grande, Leha pour ne pas la nommer a décidé de publier cette saga en français. ENFIN! OUI, ENFIN !!! Cette fois, je ne serais pas en retard.

Alors, on ne va pas revenir sur un sujet qui fâche, mais si vous êtes du genre à cracher sur un certain type de fantasy dite "classique", passez votre chemin. Ou plutôt, non tiens ! Venez donc découvrir ce tome 1 de la saga Le livre des terres bannies. Parce que "classique", ce roman en a toutes les caractéristiques. Tout comme il a toutes les caractéristiques d'un immense coup de cœur et d'une énorme saga. Mais reprenons au début ...

Venez donc faire la connaissance de Corban, Veradis, Nathair, Kastell, Gar et tous les autres. Parce que oui, Malice est un roman choral. Le point de départ c'est le retour annoncé d'Asroth, le dieu déchu du mal. Tous les signes l'indiquent. Les géants attaquent à nouveau, les worms réapparaissent, les pierres sacrées saignent ... Les prophéties ont annoncé ce moment (que serait la fantasy sans les prophéties hein :)) et elles annoncent aussi que chaque dieu, Asroth qui représente le Mal et Elyon qui lui symbolise le bien, aura son champion. Qui sont ces champions ? Nul ne le sait, mais le roi Aquilus, le grand roi de tous les rois va réunir tout le monde pour créer une alliance et préparer la stratégie pour combattre le mal. Mais on le sait tous hein ...tant que le MAL n'est pas clairement là, le doute règne et forcer des monarques à s'allier n'est pas chose aisée ...

Mais ne vous méprenez pas, le roman ne se lit pas du point de vue des rois, ou si peu. Non, nous allons suivre des jeunes gens, des enfants même. Car quand nous allons rencontrer Corban, il a 14 ans. Il n'a même pas encore commencé sa formation de guerrier. Et de toute façon de guerrier il n'en a guère l'étoffe. Il est peureux, voire même lâche ... Et puis, nous ferons aussi connaissance de Veradis, le cadet d'une fratrie qui va faire ses premières armes auprès de Nathair, le fils d'Aquilus, qui constitue sa propre armée. Kastell et son bouclier Maquin dont le cousin Jael cherche à se débarrasser et Camlin, le forestier ... comprendre par là un bandit qui vit en forêt. Nous allons suivre tous ces protagonistes et d'autres encore dans des chapitres qui alternent par leur point de vue. Parfois il vont se croiser, ou se voir de loin. Parfois ils vont faire un bout de chemin ensemble ou simplement boire une bière. Parfois enfin ils vont être liés.

Prophéties, destin, narration suivant des points de vues multiples, apprentissage, adolescents qui grandissent et deviennent des guerriers, dieux, trahisons et complots ... "classique" non ? Oui classique mais énorme. Chaque chapitre est une perle et chaque personnage est émouvant et attachant. Alors quelque soit le chapitre qui suit on a envie d'y plonger et il est vraiment difficile de s'arrêter dans sa lecture. Parce que la richesse des personnages et des situations est juste ahurissante. Parce que qu'ils soient du côté des "gentils" ou des "méchants" les protagonistes sont incroyablement attachants. Aucun n'est laissé de côté, aucun n'est négligé, aucun n'est caricatural. On les aime tous, c'est fou. Vraiment. Parce que John Gwynne arrive à nous surprendre et à nous emmener sur de fausses pistes sous prétexte de "classicisme". Parce que enfin on se plonge dans cet univers et qu'on s'y sent bien. Chez soi. Entouré de tout un tas de nouveaux amis fascinants.

Les personnages c'est indéniablement le point fort du roman. Oui vous avez sans doute déjà lu des romans de fantasy avec des prophéties, oui vous avez sans doute déjà lu des romans de fantasy avec des batailles entre des dieux, oui vous avez sans doute déjà lu des romans de fantasy avec des points de vues multiples, oui vous avez sans doute déjà lu des romans de fantasy construits autour de l'apprentissage de jeunes. Mais croyez-moi, vous n'avez JAMAIS lu un roman dans lequel tous les personnages sans exception sont fascinants, attachants, captivants et pour lesquels votre intérêt me va pas faiblir à aucun moment. 

Sans compter que le talent de conteur de John Gwynne est juste ahurissant.

Ça faisait longtemps qu'un roman de pure fantasy ne m'avait pas emportée avec lui de cette façon. Malice est vraiment à part. Par sa façon de revisiter les classiques, par la tension qui monte au fil des pages et par ses incroyables personnages tous plus fascinants les uns que les autres. Un must-read. Foncez !




jeudi 15 septembre 2022

LE SANG DES PARANGONS de Pierre Grimbert


 


Éditions Mnémos
320 pages
21 euros





L'avis express de Dup sur Le sang des parangons de Pierre Grimbert

De la fantasy bien dark et singulière, réservé à un public adulte.



L'AVIS DE DUP


Qui ne connait pas le cycle de Ji, Gonelore, La Malerune et donc son auteur, Pierre Grimbert. Ji, un cycle majeur de fantasy qui a conquis un vaste public. Mais c'était dans les années 2000-2010, et depuis ce grand succès, on a peu entendu parler de lui. Et puis, il y a un peu moins d'un an, j'ai lu le premier tome d'une nouvelle série pour young adult, 21 lames. Mais, avant même de poursuivre cette dernière, voilà que monsieur Grimbert nous propose ce one shot : Le sang des parangons.

L'auteur nous propulse dans un monde à l'agonie où les catastrophes naturelles se succèdent, toujours plus violentes que les précédentes. Est alors décidé qu'il fallait aller plaider la cause de l'humanité auprès des dieux afin que cesse leur courroux. Chaque nation, chaque tribu, chaque institution même, va se choisir un parangon et ensemble ils vont se rendre sur la montagne sacrée dans laquelle est communément admis que siège le palais des dieux.

Une fin de monde, une quête, des héros... de la fantasy classique au premier abord. Sauf que ce groupe de parangons est constitué de pas moins d'une quarantaine de personnes que Pierre Grimbert va nous faire découvrir au fil des pages, au rythme d'un ou deux par chapitre. Ce groupe de parangons, on ne peut plus hétéroclite,  est composé des meilleurs guerriers, archers, mercenaires, religieux, scientifiques, universitaires, humanistes, sages, oracles, voyants, commerçants, voleurs, assassins et même mendiants. 

Composé d'une quarantaine de chapitres courts, où les points de vue changent constamment, la lecture de ce roman est rapide et nerveuse. Et même si l'alternance va très vite se faire plutôt sur les différents groupes qui se forment, il m'a été difficile de m'attacher à un ou plusieurs personnages. Qu'ils soient antipathiques ou sympathiques, ils sont tous traités au même niveau. Soit, beaucoup meurent en cours de route, certains même qu'on venait tout juste de découvrir, et donc d'autres seront suivis plus longuement. La cadence des décès est ahurissante, parfois j'avais envie de crier "George RR Martin, sort du corps de Pierre Grimbert !".

Les embûches et les pièges multiples qui les attendent dans les entrailles de la montagne sacrée dénotent un trésor d'imagination, parfois à glacer le sang : arachnophobes, passez votre chemin ! Ce parallèle entre les épreuves affrontées et la quête d'une clémence divine ne cesse cependant de questionner le lecteur qui envisage forcément des hypothèses. J'avoue que l'explication finale a fait retomber le soufflé que je gonflais méthodiquement sur les derniers chapitres.

Cependant, même si cette lecture est loin d'un coup de coeur, je ne la regrette absolument pas. C'est une fantasy bien sombre et singulière que nous propose Pierre Grimbert avec ce Sang des parangons, à réserver aux adultes uniquement. Tous parangons qu'ils sont, ils n'en restent pas moins des hommes avec leurs failles et leurs faiblesses. J'ai adoré la philosophie qui suinte de l'épilogue, elle est grinçante et cynique à souhait.  


mercredi 14 septembre 2022

LE LIVRE DES GLACES Tome 1 de Mark Lawrence

 

1 - La fille et les étoiles



Éditions Bragelonne
480 pages
25 euros




L'avis express de Dup sur La fille et la montagne de Mark Lawrence

Un retour magistral sur l'Abeth, l'univers de la trilogie précédente de l'auteur.
J'ai adoré.


L'AVIS DE DUP



Lorsque j'ai demandé ce roman en SP, une seule chose m'a motivée, le nom de l'auteur. J'avais tellement aimé sa trilogie précédente et la seule à mon actif d'ailleurs, Le livre des Anciens (voir les chroniques en bas de page), que j'ai plongé directement. Et quel plaisir de découvrir dès les premières pages que nous sommes à nouveau dans le même univers !

L'Abeth donc, une planète envahie par les glaces parce que son soleil se meurt. Deux immenses calottes glaciaires qui se rapprochent gentiment mais sûrement de l'équateur. Une planète habitée par les Absents, disparus depuis longtemps puis à nouveau colonisée par un arrivage de "sang frais". Quatre tribus de sang et de pouvoirs différents qui ont débarqué avec des vaisseaux spatiaux. Les Gerants plus grands et plus forts que la normale, les Hunskas aux sens sur-développés, les Marjals possédant une magie mineure en affinité avec un des éléments, et enfin les Quantals qui accèdent à la "Voie" et déploient une magie majeure.

Si la trilogie du Livre des Anciens se passait entièrement dans le Goulet, cette étroite bande de terre restante de l'Abeth, cette fois-ci Mark Lawrence situe son action sur la glace, bien au nord. Donc même univers mais avec un nouveau background.

Yaz, 16 ans fait partie de la tribu des Ictha, les plus endurants, ceux qui vivent le plus au nord. Là où rien ne pousse, où aucun animal ne survit. Tous les quatre ans, les différentes tribus sont rassemblées au Gouffre des Absents et tous les enfants de plus de 8 ans sont inspectés par un régulateur. Soit ils sont considérés aptes à la survie sur la glace, soit ils sont poussés dans le gouffre !

Lorsque c'est au tour de Yaz, le grand prêtre décrète qu'elle devra rester avec eux sur le Roc Noir. Vient le tour de Zeen, son petit frère si vif, et celui-ci est propulsé sans états d'âme dans l'abîme. Yaz saute.

C'est un autre monde qu'elle va découvrir et faire la connaissance des Détraqués. Tout un peuple vit en dessous de la glace, issus des rebuts de la surface qui ont survécu à leur chute. Que des couloirs et des cavernes creusés dans la glace, éclairés par des brisures de roches scintillantes qu'ils appellent étoiles. Plus de vents hurlants mais les sinistres craquements et gémissements de la glace.

Elle va vite comprendre que cette mise à l'écart vient des propriétés "magiques" de leur sang et qu'elle est un atout majeur pour les Détraqués, étant une quantal. Les étoiles brillent plus en sa présence. Ces derniers veulent l'intégrer à leur bande mais Yaz n'a qu'une idée en tête, retrouver son petit frère. Il s'avère qu'il est tombé du mauvais côté, de celui de la glace noire. Une glace polluée par des diables qui s'imprègnent dans ceux qui y vivent et les transforment en monstres décérébrés : les Impurs.

Partagée entre ce nouveau sentiment d'amitié qu'elle découvre avec quelques détraqués et sa volonté de libérer Zeen de ses démons, Yaz va devoir affronter bien des épreuves. Et elle n'est pas au bout de ses découvertes. Je ne peux pas vous en dire plus, et c'est bien dommage. Juste vous dire que l'imagination de Mark Lawrence est immense, aussi bien dans l'horreur que l'émerveillement. 

La fille et les étoiles a été une lecture captivante. Je ne sais comment les puristes pourraient classer ce roman : de la science-fantasy ? mais bien dark quand même. De la dark science-fantasy ? Ça existe ça ? Un univers ahurissant que je n'ai fait qu'effleurer dans ce que je viens de dire. Des personnages profonds, vrais, qui donnent envie de poursuivre sans cesse la lecture, malgré toutes les horreurs qui surgissent. Et cette fin, mon dieu ce dernier chapitre ! Rarement lu un tel cliffhanger, digne de la charrette de Karen Miller (private joke).


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