lundi 1 février 2010

les Scarifiés de China Miéville



Quatrième de couverture:

Jeune traductrice de langues oubliées, Bellis fuit Nouvelle-Crobuzon à bord du Terpsichoria en route vers l'île Nova Esperium. Arraisonné par des pirates, le navire est conduit vers Armada, improbable assemblage de centaines de bateaux hétéroclites constitués en cité franche, régie par les lois de la flibuste. Bellis y rencontrera bientôt les deux seigneurs scarifiés d'Armada, les Amants, ainsi qu'Uther Dol, mercenaire mystérieux aux pouvoirs surhumains. Un trio qui poursuit sans relâche une quête dévorante, la recherche d'un lieu légendaire sur lequel courent les mythes les plus fous. Sollicitée pour ses talents de linguiste, Bellis commence alors le plus stupéfiant des voyages, un périple aux confins du monde.


L'avis de Phooka:

Comment parler des Scarifiés de China Miéville? Franchement je n'ai pas la réponse. C'est tellement dense et complexe que le seul moyen de savoir "de quoi ça parle", c'est bien de lire le roman. Et sincèrement ce ne serait pas la pire chose à faire!

Pour essayer d'échapper à la police qui la traque, Bellis décide d'embarquer sur le
Terpsichoria pour mettre le plus de distance possible entre elle et la Nouvelle Crobuzon. Le navire est arraisonné par des pirates et tous ses passagers sont emmenés vers la citadelle improbable d'Armada. Cette cité flottante est en fait un gigantesque assemblage de navires. Elle est régie par les lois de la flibuste et est dirigée par un couple, les amants, deux personnages aux corps scarifiés. Bellis devra apprendre à vivre dans ce monde, elle y sera entourée de personnages haut en couleurs et elle va jouer bien malgré elle un rôle clé dans l'histoire d'Armada.

C'est le premier roman de Miéville que je lis. J'avais énormément entendu parler de cet auteur (je pensais à ma grande honte que c'était une femme, sans doute à cause du prénom...). J'en avais lu tellement d'excellentes critiques qu'il fallait que je le découvre. Naïvement j'ai choisit
Les Scarifiés parce qu'il n'y avait qu'un tome, ce qui me semblait bien pour découvrir un auteur. Erreur de ma part, j'ai réalisé pendant ma lecture que ces Scarifiés faisaient suite à Perdido Street Station qui se passe dans le même monde. Honnêtement ça ne m'a pas génée dans ma lecture, même si je suis persuadée avoir manque certaines allusions.

Comme je le disais en introduction il est extrèmement difficile de parler du roman., il est totalement différent de ce à quoi nous sommes généralement habitués. La société inventée par Mieville est complexe et sans aucun repère avec la notre! Au point que parfois je devais m'arrêter un moment pour me représenter ce que l'auteur était en train de décrire car en fait Miéville a une écriture "photographique" qui permet de se représenter avec une telle précision les lieux que l'on fini par réellement voir cette ville comme si nous la connaissions vraiment. Au niveau des personnages c'est tout aussi troublant. En effet les personnages peuplant Armada (et les autres lieux) sont tous plus improbables les uns que les autres, hommes-cactus, hommes-poissons, hommes-crustacés et les fameux hommes-moustiques. Ils sont ô combien
surprenant lorsque nous les découvrons dans le roman, mais Miéville les rend tellement réels qu'ils finissent par faire partie intégrante de l'histoire sans que nous ne fassions plus attention à leurs "particularités" et pourtant quelle imagination il faut pour créer tout ce petit monde...

Le rythme de l'histoire est souvent très lent, un peu comme la vitesse de déplacement d'Armada, car Miéville prend le temps de nous en imprégner totalement pour notre plus grand bonheur. J'avais peur que ce soit trop fou, trop violent et compliqué et que je n'accroche pas. Que nenni! On suit tous ces personnages avec un énorme interêt. La société inventée par Mieville est complexe, sans aucun repère avec la notre et on se noie dedans avec un immense plaisir! J'ai eu un moment de "flottement" entre les pages 200 et 250. Passé l'émerveillement du début je commençais à trouver le temps long...Et puis d'un seul coup l'histoire a décollé et le reste du roman, pourtant conséquent, se lit quasiment d'une traite! C'est un livre sombre, complexe et pas toujours facile à appréhender . Derrière tout cet imaginaire on peut aussi y voir une certaine critique de notre société. Ce roman est vraiment une perle, un merveilleux (au sens strict du terme) livre de littérature alternative, d'une inventivité sans limite. Bref un livre vraiment pas comme les autres, qu'il faut absolument découvrir.

Le Livre De Poche: 10.45 euros

J'ai déjà acheté "perdido street station" car j'ai très envie de me replonger dans l'univers totalement fou de monsieur Miéville
jeudi 28 janvier 2010

La Belgariade de David Eddings





Tome 1: Le pion blanc des présages.
Réfléchissez bien avant d’entamer ce premier tome d’une longue saga en cinq volumes : vous partez pour un long voyage ! L’oeuvre de l’écrivain américain David Eddings est immense. Certains d’ailleurs la comparent volontiers à celle de Tolkien. Il est vrai que tous deux partagent un goût pour les univers complexes, peuplés d’une multitude de dieux et de héros, de funestes prophéties et de guerres fratricides. N’oubliez pas de prendre une épée et un peu de viande de sanglier, on ne sait jamais…

Tome 2:La reine des sortilèges
Horreur! Le dieu pervers, Torak, va s'éveiller ! Les temps sont venus, l'univers vacille et Belgarath se hâte : il n'est que temps de retrouver l'Orbe d'Aldur, le joyau du destin, qui peut sauver les hommes de la colère des dieux.
De la brumeuse Arendie à la putride Nyissie, patrie des Hommes-Serpents, Belgarath entraîne Garion sur une route semée d'embûches. Garion, le petit paysan qui n'a jamais cru aux sorts, ne sent pas la haine qui le menace, ne comprend pas ces femmes qui se pressent autour de lui : une pour l'instruire, une pour le séduire, une pour le réconcilier avec les pouvoirs dont il ne veut pas... Est-ce lui, l'Enfant de Lumière, le descendant des rois de Riva, l'enfant marqué par les présages, de toute éternité, pour affronter Torak ?



Tome3:Le gambit du magicien
Puis le soleil sombra dans les bancs de nuages, le long de l'horizon déchiqueté, et baigna d'une lueur malsaine la sinistre forteresse. Ce fut comme si les murs saignaient, comme si tout le sang versé sur les autels de Torak depuis le commencement des âges éclaboussait d'un coup la cité de la peur. Tous les océans du monde n'auraient pas suffi à la laver. Un cri d'agonie emplit l'espace. Garion épouvanté leva la tête. "C'est la saison de la blessure, dit Belgarath. La saison où jadis l'Orbe a brûlé Torak. Le moment propice aux sacrifices humains." L'Orbe... L'Orbe était là, aux mains du voleur. Garion regarda ses compagnons. Il fallait récupérer la pierre où palpitait la vie. Le sort des royaumes du Ponant en dépendait. Mais le lendemain matin, verraient-ils le soleil se lever ?

Tome4: La tour des maléfices

Garion monta sur le trône de basalte et plaça l'Orbe sur le pommeau de l'énorme épée.
Il y eut un déclic ; la force vive de la pierre fusa dans la garde. La lame se mit à luire et se détacha du mur. Il la rattrapa des deux mains. La foule dans la salle réprima un halètement. Garion sidéré vit l'Orbe jeter une formidable langue de feu bleu. Sans trop savoir pourquoi, il souleva le glaive. "O joie, le roi est revenu, la prophétie s'accomplit ! clama Belgarath. Inclinons-nous devant Belgarion, roi de Riva, suzerain du Ponant !" Et la prophétie suivit son cours.
Au cœur du tumulte, on entendit un bruit métallique, comme si une tombe scellée par la rouille venait de s'ouvrir. Garion en fut glacé. Arraché à des siècles de sommeil, un cri de rage surgit des ténèbres et réclama du sang. Mais ce n'était pas le pire.Torak était de retour, et il tremblait, le dieu défiguré !


Tome5: La fin de partie de l'enchanteur
Soudain jaillirent du sol des formes ténébreuses : silhouettes immenses, robes noires, masques d'acier étincelants. Elles avaient surgi à l'endroit le plus inattendu, entre les rangs mêmes de l'armée. Un jeune chevalier mimbraïque en avisa une à ses côtés et sabra. A l'instant où sa lame traversait l'ombre, il fut frappé par la foudre. Des tourbillons de fumée s'élevèrent des fentes de son ventail et il grilla dans son armure. Ce'Nedra, la Fiancée de Lumière, crispa la main sur son amulette et ferma les yeux : "Aide-nous, Belgarath ! Nous allons être écrasés !" A quoi servait de l'appeler ? Sana doute avait-il atteint la Cité de la Nuit, où Torak s'éveillait au milieu des ruines. L'immense geste s'achevait dans le fracas des armes, et l'enfant de la prophétie n'était pas prêt. La guerre de sept mille ans allait finir par la victoire du Dieu-Dragon des Angaraks !




L'avis de Phooka:


Retour sur un grand immense classique de la Fantasy.
Superbe, magnifique, les qualificatifs manquent.
Grande saga, qui a l'avantage énorme d'être servie par des personnages époustouflants. Eddings a le don de créer des personnages incroyablement haut en couleurs et tellement attachants que on en a les larmes aux yeux quand on finit le dernier tome...comme si on quittait des vrais amis!!!
C'est une saga très classique dans sa construction (une quête, quoi de plus "Fantasy" que ça?!), mais il ne faut pas imaginer que ce coté 'classique' puisse avoir un aspect ennuyeux. On ne s'y ennuie pas une seule seconde et c'est très certainement grâce à la richesse des personnages ainsi qu'à la fluidité de l'histoire.
Je n'ai pas pu lâcher les 5 tomes avant de les avoir fini.
Franchement je n'ai qu'un conseil, hâtez vous de lire ce roman sans lequel vous serez a jamais perdu dans les limbes de la Fantasy!!!!!
mercredi 27 janvier 2010

Troie Tome 1: Le seigneur de l'arc d'argent de David Gemmell

Trois individus vont changer la destinée de plusieurs nations.
Helicon, le jeune prince de Dardanie, hanté par une enfance traumatisante ; la prêtresse Andromaque, dont le caractère de feu et l’indépendance forcenée se dressent contre la volonté des rois ; et le légendaire guerrier Argurios, emmuré dans la solitude, uniquement motivé par son besoin de vengeance. À Troie, ils découvrent une cité déchirée par des rivalités impitoyables – un maelström de jalousies, de tromperies et de traîtrises meurtrières. En dehors des murs de la cité mythique, des ennemis assoiffés de sang convoitent ses richesses et conspirent à sa chute. C’est une époque de bravoure et de trahison. Une époque de bains de sang et de terreur.
Une époque pour les héros !


















Les gens qui ne connaissent pas la Fantasy pensent souvent que Fantasy rime avec magie , sorcier et dragon. Pas du tout!
Pour certains romans oui (et ils peuvent être passionnants), mais la Fantasy c'est d 'abord et avant tout des personnages hors du commun!
Des héros , mais pas au sens manichéen du terme.
Des personnages qui vivent des aventures hors du communs.
En ça, David Gemmell excelle, au même titre que Howard (le papa de Conan) en son temps.
C'est tellement réaliste que parfois on se demande même pourquoi c'est de la Fantasy. Et c'est de la Fantasy parce que le ou les personnages sont fabuleux, hors du commun.
Gemmell nous a livré ainsi Waylander et Druss, deux personnages troubles, violents mais terriblement attachants...
J'ai découvert cet auteur il y a quelques mois seulement et j'en suis devenue fan. Je ne pensais pas qu'il puisse faire mieux, mais il a crée Argurios et repris Hélicon (Enée dans l'histoire grecque) et il en a fait des personnages incroyablement puissants, réels et attachants.
Hélicon coincé entre son coté sombre et son coté clair
Argurios, brillant telle une flamme dans la nuit, brave ,, loyal et sans faille et qui par les méandres du destin se retrouve à se battre contre les siens.
Et je ne parle pas des multiples personnages secondaires , tout aussi fabuleux, dont Gemmell a le secret!
Attention la version de Troie vue par Gemmell est sa propre vision. il y a beaucoup de différences avec la version d'Homère. Il ne faut pas s'attacher à la version "historique" mais vivre celle de Gemmell comme une aventure.
Il est évident que je ne vais pas attendre très longtemps avant de lire la suite!

Gemmell est un excellent auteur, sans aucun doute, mais il est avant tout un magicien c'est sûr!!











Pour ceux-ce qui ne sont pas spécialement attiré par la fantasy, mais qui voudrait découvrir David Gemmell, un conseil, ruez vous sur ce livre! Retrouver Ulysse, Pénélope, Agamemnon, Andromaque...que des personnages mythiques au sein d'une épopée fabuleuse, que du bonheur!

Moi qui avait adoré gamine l'Iliade et l'Odyssée... repartir dans ce monde sous la plume de Gemmell avec des personnages si forts, si attachants, c'était vraiment ENORME. Qu'est-ce-que j'ai aimé!!!


Bragelonne 2008, environ 21 euros.

Le Mystère du lac de Robert McCammon

Sujet : Je m'appelle Cory et je suis né à Zéphyr, ville magique de l'Alabama. Ma vie bascule le jour où j'assiste au plongeon dans le lac d'une voiture folle surgie de nulle part. Au volant, un homme tatoué et menoté a le visage meurtri et couvert de sang. Sur l'autre rive, j'aperçois une ombre. Mon père et moi sommes, dès lors, hantés par ce souvenir et nous allons mettre toute notre énergie à découvrir ce qui se cache derrière cet inexplicable meurtre qui a libéré les forces démoniaques du lac.

Commentaire : La couverture de ce roman fantastique donne le ton : il fait nuit, place aux ombres et au mystère, à travers la vision d'un garçon de dix ans. L'action se déroule sur une année, nous faisant assister pêle-mêle à un mystérieux accident, à la venue de comètes et de météores, à l'apparition d'une diablesse le jour de Pâques et l'invasion de guêpes, à la mort du petit vélo de Cory et à sa résurrection, à la vision d'un bolide couvert de flammes, au barrage de la ville qui cède libérant ses eaux et vomissant ses serpents, à l'envol des enfants le jour des vacances et survolant Zéphyr, aux leçons de morale du révérend baptiste fustigeant l'immoralité d'une chanson tendance, à l'oeuvre du Ku Klux Klan, à la mort suspecte d'animaux... L'auteur, maître de l'épouvante, entretient avec talent mystère et peur, faisant appel à la magie, au rêve, aux apparitions, aux forces démoniaques, et à de terrifiantes descriptions parfois morbides. De nombreux passages traînent en longueur et les dialogues, parfois familiers empruntent aisément jurons et insultes grossières. Le tout est à réserver à de très bons lecteurs, ayant les nerfs solides, et amateurs de phénomènes paranormaux. Ce best seller, traduit de l'américain, a reçu le World Fantasy Award.

Âge : Dès 14 ans

Présentation de l'éditeur
Ce que le jeune Cory a vu ce matin froid de printemps au fin fond de l'Alabama, jamais il ne pourra l'oublier : une voiture folle, surgie de nulle part, s'enfonçant dans les profondeurs du lac, un inconnu attaché au volant par des menottes. Il luttera de tout son cœur pour découvrir ce qui s'est passé et conjurer les forces démoniaques que le mystère du lac a libérées. Pour qu'éclate enfin la vérité. Considéré comme le chef-d'œuvre de Robert R. McCammon, Le Mystère du lac, best-seller traduit dans le monde entier, a été couronné par le World Fantasy Award et le grand prix de l'Association des écrivains américains de fantastique.





L'avis de Phooka:


Un énorme pavé de 600 pages denses et passionantes!
Un livre pour enfants?
Oui peut être, pour des grands donc, vu la longueur, mais pour les adultes oui c'est sûr!
J'ai adoré!
Un mélange de l'ancien Stephen King que j'aimais tant, qui nous racontait une vie ordinaire qui basculait d'un coup dans l'étrange.
Un peu de la quatrième dimension, avec des choses incroyables qui viennent ponctuer une vie "normale"
Beaucoup de tendresse et de nostalgie pour la vie de Cory, le héros.
Beaucoup de suspens et de mystère mais sur le fond le but du livre n'est pas là. Le but c'est vraiment de revivre cette vie d'enfant des années 50.
Et on suit Cory avec un incroyable plaisir! Lui et ses potes, son vélo, son chien. On rit, on pleure et on a peur.
On finit par penser que c'est un môme qu'on connait, on fait partie de sa "bande". J'étais vraiment triste de la quitter.
Et par dessus ça, le style magnifique de McCammon, des phrases précises, incisives, imagées.
Superbe!

Albin Michel Jeunesse Wiz 2007 environ 17 euros.
dimanche 24 janvier 2010

Le Fléau de Chalion de Loïs McMaster Bujold


A la veille du Jour de la Fille - la grande fête en honneur de la Dame Printemps, l'une des cinq grandes déités - un homme au corps et à l'esprit brisés avance lentement sur la route de Valenda. Ancien soldat et courtisan, Cazaril a survécu à l'indignité et à d'horribles tortures comme esclave à bord d'une galère ennemie. Aujourd'hui libre, tout ce qu'il cherche, c'est un travail subalterne dans les cuisines de la Douairière Provincara, dans la noble maison où il servit comme page durant sa jeunesse. Mais les dieux ont d'autres plans pour cet homme humble. Accueilli chaleureusement, vêtu et nourri, il est nommé, à sa grande surprise, secrétaire personnel et tuteur de la Royesse Iselle - la sœur, belle et obstinée, du garçon impétueux destiné à devenir le prochain seigneur du pays. Mais ce poste placera Cazaril à l'endroit qu'il craint plus encore que la mer : la cour royale de Cardegoss, où règnent l'intrigue et la trahison. A Cardegoss, les puissants ennemis qui avaient jeté Cazaril aux fers d'une rame riknari occupent à présent les positions les plus élevées du royaume, juste en dessous du Roya. Pourtant quelque chose de plus sinistre encore que leurs plans machiavéliques pend comme une épée au dessus de la famille royale : une malédiction sanguine qui touche non seulement ceux qui règnent mais également leur entourage. Le futur d'Iselle et de la Maison de Chalion semble compromis. La seule solution pour Cazaril est d'avoir recours à la plus noire des magies, mais pour cela, il devra sacrifier sa vie...



L'avis de Phooka:


Le fléau de Chalion est le premier livre de fantasy de Loïs Mac Master Bujold et le moins que l'on puisse dire c'est que c'est une réussite et même sans doute une petite révolution. Point de sorcier, ni de magicien, pas l'ombre d'un dragon et même pas trace d'un preux chevalier et encore moins de grande bataille!
Mais alors il manque tous les ingrédients de la Fantasy me direz vous ?
Presque oui. A tel point que je me suis demandé pourquoi c'était classé fantasy au premier tiers du roman (de quasi 700 pages). En y réfléchissant un peu (oui, oui, parfois ça m'arrive ! ), j'ai réalisé que dans ce récit absolument rien n'était réelle monde décrit n'est en rien comparable au notre (même a une époque différente) et puis il y a cette malédiction des dieux qui plane sur tout le livre. Et alors là, j'ai réalisé a quel point l'auteur avait du talent !!! C'est tellement bien écrit qu'on a l'impression que tout est réel, que c'est presque un récit historique alors que c'est de la pure Fantasy. Et si je mets un F majuscule c'est pas une faute de frappe, mais une reconnaissance de l'extraordinaire talent de conteuse de Loïs Mac Master Bujold . On s'y croit, on est en plein dedans et on suit les aventures de Cazaril avec beaucoup de passion et d'angoisse !Car elle nous raconte cette histoire, où le héros est vieux, fatigué, blessé presque invalide. Bref, l'antihéros par excellence ! On le suit dès le début du roman dans ce monde qui ressemble un peu a notre moyen âge, mais qui en diffère par bien des détails (et par la présence des cinq dieux). Et il n'a pas la vie facile ce héros ! Et petit à petit on s'attache à lui, on craint pour sa vie, s'attendant a le voir mourir de faiblesse a chaque page et puis on ne peut plus décrocher. On l'aime ce Cazaril, on a envie qu'il s'en sorte, qu'il trouve un moyen de survivre a cet imbroglio qui lui tombe sur le dos ! A partir de là, il devient impossible de lâcher ce livre et on le dévore jusqu'à la dernière ligne !

Franchement c'est de la grande Fantasy, une fantasy à base de politique, de traitrise, de psychologie, bien différente de la fantasy classique à grand coup d'épée et de sorts. Le tout raconté avec beaucoup de finesse !
Quel plaisir de lecture !!! Je le conseille à tous les fans de Fantasy... et aux autres !



L'avis de Dup:

J'ai eu du mal à rentrer dans ce récit. Un personnage qui se trainent en guenille, rien ne se passe. Son but apparemment est d'atteindre le chateau de Valenca où il a été page dans sa jeunesse et où il espère quémander une place insignifiante de marmiton. Il tremble de faiblesse, de peur, et on l'accueille à bras ouvert tel un prince !!!
Puis au fil des pages on découvre son passé, on apprend à le connaître, on apprécie son humour et on en redemande. Et voilà, encore un héros que j'aime, que je ne peux plus lâcher!

Et cerise sur le gâteau, c'est super bien écrit!

J'aime beaucoup aussi cette notion des cinq dieux: Au nom du Père et de la Mère, du Frère et de la Soeur, et du Bâtard...

Le fléau de Chalion, parution avril 2003. Editions Bragelonne
Parution mars 2006. Editions J'ai lu