mercredi 27 mai 2026

LES IMAGINALES 2026... SANS NOUS FINALEMENT !

 



C'est la mort dans l'âme que nous avons pris la décision d'annuler notre virée aux Imaginales. 😓😓😓

Le peu d'enthousiasme dû aux nombreux absents, l'organisation catastrophique avec la présence d'un cirque sur le parking, le coût et les kilomètres induit par ce déplacement VS la joie de rencontrer une petite poignée d'auteurs et quelques amies blogueuses qui se reconnaîtront... la balance a largement penché en faveur de l'abandon.


Je (Dup) garde mes sous pour me venger dans les librairies grenobloises, parce que mine de rien, j'avais une belle liste d'achats en prévision. En espérant très fort pouvoir les emmener à dédicacer l'année prochaine, aux Ima 2027 !


Je (Phooka) me vois donc forcée d'accueillir une Dup SSF (Sans Salon Fixe) et dans l'obligation de l'accompagner à faire toutes les librairies de Grenoble (et les magasins de jeux de plateau je suppose aussi). Bref un enfer ... 😂😂😂 (Mon porte monnaie vient de hurler à la trahison ... 😕). 


Mais plus sérieusement, j'ai longtemps hésité à venir ou pas aux Imaginales mais non, cette année quelque chose ne va pas dans le Royaume d'Épinal ...



mardi 26 mai 2026

CICATRICES d'Estelle Faye

 


Éditions Rageot
Parution: 06/05/2026
352 pages
19.90 euros










☇ L'avis éclair de Phooka sur Cicatrices d'Estelle Faye  ☇


Un roman horrifique et fantastique pour les grands ados, servi par le talent d'Estelle Faye.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Maïlys est une jeune femme de 24 ans. Elle avait tout: le talent, une belle carrière ... Mais ça c'était avant l'accident. Depuis elle a tout perdu ou du moins elle s'est perdue. Les séquelles de l'accident sont à la fois physiques et morales. Son visage est balafré par une énorme cicatrice qu'elle ne peut cacher, contrairement aux autres, mais les plus profondes sont sans aucun conteste morales. Elle a perdu beaucoup, beaucoup trop. Alors elle décide de tout lâcher et de partir se perdre dans le fin fond du nord de l'Angleterre à Seasmouth (bon j'ai cherché sur Google map mais pas trouvé ..). Seasmouth est un petit village perdu au bord de la mer, loin, très loin de tout. À tel point que Maïlys qui s'est renommée May pour simplifier pour les anglosaxons, se perd en cours de route. Ou plutôt elle s'enlise avec sa moto et se retrouve coincée au milieu de la forêt. Là elle croise un viel homme armé d'un sabre qui l'emmène dans les ruines d'une ancienne église ... et meurt. Non, ne croyez pas que je vous spoile le roman, c'est juste le premier chapitre. Et quel chapitre ! Une mise en bouche absolument parfaite. May finit par atteindre le village et son premier acte consiste à aller prévenir le police du décès de l'homme qu'elle a croisé, un certain Percy, avant même d'aller prendre son logement et son boulot chez l'antiquaire du village.

    À partir de là, l'ambiance va s'installer. Un village ancien, une côte inhospitalière, des habitants on ne peut plus étranges et l'ombre ... Elle va croiser la route de Josh, un "Mud boy" à la façon punk et de toute sa bande, d'Adrian un dandy sorcier, d'une vieille lady, Lady Saint John qui fait régner la tyrannie sur son domaine et au delà. Tous ont un passé étrange, tous cachent bien des choses qui vont se révéler au fil de la lecture.

    Estelle Faye est vraiment fabuleuse pour installer une ambiance. Ses descriptions, les petits détails qu'elle y insère contribuent à donner une atmosphère si particulière qui lui est propre. Les descriptions poétiques et sombres, les personnages troublants et fascinants, le surnaturel qui survole le tout. Tout y est parfait et dosé. Même la "romance" et je mets des guillemets à dessein. Je me souviens avoir lu une chronique sur Instagram (si la personne se reconnaît qu'elle n'hésite pas à se manifester parce que ne ne me souviens plus de qui il s'agit). Une chronique tiède qui reprochait la "romance" dans ce récit. Or il n'y a pas de romance ici, du moins pas dans le sens strict du terme. Il y a des relations entre des personnes qui parfois amènent à passer la nuit ensemble, mais rien de plus. Et à chaque fois c'est une façon pour May de s'exprimer, de se reconstruire et de "vivre" tout simplement. Malgré tout ce qu'elle a subi et tout ce qui se passe à Seasmouth.

Cicatrices est un roman à cheval entre le gothique et le fantastique, avec des créatures surnaturelles, des évènements étranges et inexpliqués. C'est essentiellement un roman d'atmosphère et en ça Estelle Faye excelle. L'atmosphère qu'elle créé au fil des pages est sombre, déconcertante et fascinante. La seule chose qui m'a un peu perturbée c'est à quel point May prend tout ce qui se passe avec facilité, mais c'est son rôle.

    Le roman est plutôt "jeune adulte" et par conséquent passe un peu rapidement sur certains faits. Ce sera mon seul bémol, mon esprit cartésien aurait besoin de plus d'explications, mais c'est un choix de laisser certaines choses inexpliquées et je peux l'accepter.

Un petit mot sur la couverture qui reflète parfaitement la personnalité de May. Sorte de poupée de porcelaine brisée ...

En résumé, une fois de plus Estelle Faye arrive à nous emporter dans un récit bien à elle. Cicatrices est "Fayien" de la première à la dernière page et c'est un régal.


*Service de Presse*

PS: Petit message pour Estelle: Comment peux tu parler de "The man who sold the world" de Nirvana (que j'adore) sans citer la version originale de David Bowie ? 😭 C'est limite un Casus Belli 😂

lundi 25 mai 2026

L'APPEL DES VAISSEAUX D'OS de R.J. Barker

 


Éditions LEHA
475 pages
25 euros



L'avis express de Dup sur L'appel des vaisseaux d'os de R.J. Barker


Une saga maritime qui prend de l'ampleur et de l'intensité.
Énorme coup de cœur !


L'AVIS DE DUP



Lorsque nous retrouvons Joron Bitord, toujours second (garde-pont) de Meas la Chanceuse (l'épouse de bord), à peu près un an s'est écoulé depuis la fin des événements du premier tome. Ils sont toujours des parias, toujours animés d'une volonté de faire cesser la guerre séculaire existant entre les Cent Îles et les Îles Décharnées.

Ils viennent de tomber sur un mystère en arraisonnant un vaisseau qui s'est mis à fuir à leur approche. Celui-ci a la cale remplie de cadavres et d'humains en passent de l'être, entassés comme du bétail. Un trafic d'esclaves ? Pourquoi la mère de Meas, la dirigeante impitoyable des Cent Îles s'abaisserait à une pratique qu'elle abhorre ?

En naviguant de port en port, en essuyant des tempêtes boréales épouvantables, en faisant face à une mutinerie, ils continuent de chercher des renseignements pour résoudre cette énigme tout en ramenant vers leur point de ralliement, Havre Sûr, les survivants bien mal en point qu'ils ont secourus. 

Les surprises, les déceptions, les embuscades sont au rendez-vous bien évidemment, et la vie à bord de L'Enfant de la marée toujours aussi intense. On continue de suivre avec passion l'évolution de Joron et constater le chemin qu'il a parcouru depuis le début de cette saga est vraiment incroyable. Entre l'épave alcoolique et le garde-pont d'aujourd'hui, c'est impressionnant, passionnant. Joron devra faire face à bien des déboires, des agressions, des blessures aussi bien physiques que de l'âme. Son respect et son admiration pour Meas est justifiée, la confiance qu'elle lui porte en retour également. 

La relation entre Joron et le gullaime, cet étrange volatile plein de pouvoirs, s'intensifie également. Ensemble ils vont accomplir des prouesses fantastiques, dans tous les sens du terme. Leur lien de chant réalisera de véritables miracles que je tairai bien évidemment. On en a déjà eu un aperçu au tome 1, cela se confirme et s'intensifie ici. La trilogie de L'Enfant de la marée est une véritable épopée maritime fantastique dont le rythme s'intensifie nettement.

On finit par connaitre une flopée de personnages secondaires, les apprécier et la perte de certains est dure à encaisser. On change d'avis sur d'autres, qui de haïssables deviennent un pilier incontournable... surprenant, incroyable. On espère un rapprochement, et au moment où celui-ci est enfin possible, Barker se charge d'en éliminer un de l'équation, rhaaaa 😡. Je reste volontairement vague pour ne rien spoiler, mais ceux qui ont lu cet Appel des vaisseaux d'os comprendront tout ce paragraphe de ma chronique et sauront mettre un nom sur chacun.

La plume de R.J. Barker est toujours aussi immersive, visuelle, spectaculaire dans ses descriptions maritimes. Barker est capable de nous faire flipper lors d'une tempête, de nous coller le mal de mer rien qu'en lisant, jamais vu lu ça !!! Il nous laisse sur un cliffhanger (à son corps défendant nous dit-il dans les remerciements... mouarf !) qui nous propulse directement sur les starting-blocks dans l'attente du dernier tome. Hermine et Erwan, au boulot, et que ça saute !  "Connerie" dirait Orris, le corbeau de L'Enfant de la marée. 😉

Par l'Oeil de Skearith, énorme coup de cœur !


* SP papier *


dimanche 24 mai 2026

RENDEZ-VOUS ANNUEL aux Imaginales ...OUI MAIS ...

 

Le blog sera donc inactif pendant la durée des Imaginales, c'est-à-dire du 28 au 31 mai.



    Comme chaque année, les deux mémés vont se retrouver aux Imaginales du jeudi au dimanche. Comme toujours nous serons repérables à nos sacs à dos "Bookenstock". N'hésitez pas à venir vers nous ! Je (Phooka) ne suis pas physionomiste donc je ne vous snobe pas, c'est juste que je ne vous reconnais pas alors svp tapez moi sur l'épaule (mais pas trop fort hein 😁)

    Bon un (gros) bémol néanmoins ... On a eu beau éplucher le programme dans tous les sens, nous n'avons pas ressenti l'excitation et l'attente habituelles. Beaucoup de noms inconnus au bataillon (vous me direz c'est à ça aussi que sert un salon: découvrir de nouveaux auteurs). Mais surtout beaucoup de grands absents ... Où sont Fabien Cerutti, David Bry ou Adrien Tomas ? 😭😭 Il manque tellement de monde que nous avons failli annuler notre visite, on vous le dit tout cru ! Nous avons même longuement hésité  ...

    Heureusement il reste quelques noms que nous avions envie de recroiser, les éditions Leha évidemment et RJ Barker, Estelle Faye, Anna Triss, Maëlle Desard entre autres. Mais c'est quand même avec un manque d'envie flagrant que nous ferons le déplacement cette année.

    Quel dommage ! Les Imaginales normalement, c'est l'excitation, l'enthousiasme, l'attente et nous n'avons rien ressenti de tout ça. On espère qu'une fois sur place ce sera différent.

PS: note de Phooka: j'y vais surtout pour revoir ma Dup et Alex Ferder ❤

PS : note de Dup : Je suis en parfaite osmose avec cet avis de Phooka. L'étincelle habituelle qui met le feu au poudre n'est clairement pas là :( Heureusement que c'est l'occasion de se revoir qq jours !

samedi 23 mai 2026

LES SORTIES FOLIO SF et Fantasy de mai 2026 [sorties]

 

Mai 2026


🍀🌼🍀🌼🍀🌼🍀🌼

FOLIO FANTASY


🍀🌼🍀🌼🍀🌼🍀🌼



Katherine Arden
 Requiem pour les fantômes



Traduit de l'anglais (États-Unis) par Jacques Collin



Patrick K. Dewdney
Le cycle de Syffe, IV

La maison des veilleurs





🍀🌼🍀🌼🍀🌼🍀🌼
vendredi 22 mai 2026

STOP-7 jours sans portable de Nadia Coste

 

Éditions Syros
Parution 02/04/2026
236 pages
9.95 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur Stop-7 jours sans portable de Nadia Coste  ☇



Un roman à mettre entre toutes les mains. Adolescents ou adultes ...



L'AVIS DE PHOOKA:



    Ayant discuté avec Nadia Coste à Grésimaginaire, elle m'a fait envoyer l'un de ces petits derniers. Un roman jeunesse, publié chez Syros axé sur l'addiction des jeunes à leur portable, aux réseaux sociaux et aux jeux vidéos. Des jeunes ? Vraiment ? Non parce que moi qui suis loin d'être jeune, je me suis sentie très concernée aussi et ça m'a ouvert les yeux sur pas mal de mes propres travers ...

    Nadia Coste nous conte l'histoire de quatre adolescents. Tous au collège. Morgane et son frère jumeau Gabriel. Stella une jeune fille reine des réseaux sociaux et Imran, un ado très réservé et solitaire, passionné de cinéma. Ces quatre là ont toujours le nez collé sur leurs téléphones portables, ordinateurs ou consoles. Soit pour jouer, soit pour filmer ou s'évader. Mais voilà que leurs parents les envoient sept jours dans une sorte de colonie du passé, façon années 80 où ils vont devoir se passer de leurs outils de prédilection et vivre autrement. Une sorte d'escape game géant dans le passé et dans lequel ils vont apprendre à utiliser des téléphones fixes, une télévision (sans internet et sans télécommande), des appareils photos jetables etc etc ... Autant dire que nos ados ne sont pas ravis ! Mais le plus important: ils vont devoir apprendre à se parler, à communiquer, exprimer des besoins et des envies. Morgane en particulier, qui considère que l'addict c'est son frère toujours plongé dans les jeux vidéos, va réaliser qu'elle passe une grosse partie de sa vie plongée dans son portable. Elle n'en avait pas conscience: les minutes se transforment en heures facilement avec ces bêtes là ! Et il en sera de même pour tous les autres.

    Le but du roman n'est pas de diaboliser les réseaux et la technologie loin de là. Parce que les années 80 sont montrées aussi avec leur (gros) lot de défauts: masculinisme exacerbé, racisme lattant etc ... Mais petit à petit, cette lecture permet de prendre conscience de son propre comportement et permet de prendre le recul nécessaire pour le modifier. De réaliser les choses qu'on fait de façon machinale, le temps perdu souvent ... pour rien. Et croyez-moi, ça ne concerne pas que les ados ... Je suis la première concernée.

Une fois encore, Nadia Coste vise juste, avec humour et son écriture percutante et adaptée à tous, tout le monde y trouvera son compte. Je pensais peut être m'ennuyer un peu à la lecture sachant que c'est un roman jeunesse, mais pas du tout. Je me suis prise au jeu et j'ai dévoré le roman de bout en bout.

Une lecture à mettre absolument entre toutes les mains. Toutes ! Sans exception. Un vrai régal, un roman qui ouvre les yeux.


jeudi 21 mai 2026

L'AUTRE MOI de Franck Thilliez [audio]

 


Lizzie
Lu par Anatole de Bodinat
durée 10 heures et 50 minutes




L'avis express de Dup sur L'autre moi de Franck Thilliez


Magistral... encore une fois !


L'AVIS DE DUP



À chaque nouvelle sortie de Franck Thilliez, je suis au rendez-vous. La seule nouveauté pour moi, c'est que maintenant, depuis Norferville, je le suis en audio (au grand dam d'une de mes filles qui ne peut plus me piquer mes livres 😂). Rectification, je n'ai pas fini À retardement, démarré à une période compliquée pour moi, je n'étais pas suffisamment attentive et me suis bien vite emmêlée les pinceaux. Il faudra que je le reprenne depuis le début cet été.

Suivre un roman de Franck Thilliez en audio nécessite deux conditions essentielles : un ou une bonne narratrice, et être disponible intellectuellement. Écouter en se baladant, ça le fait, écouter en tricotant, soit vous foirez votre tricot, soit vous foirez votre écoute. Bref, j'étais toute ouïe pour cet Autre moi, et bien heureusement car comme d'habitude, c'était complexe. Cet auteur a un don pour brouiller les pistes et nous livrer une intrigue trapue qui ne se dévoile qu'à la toute fin. 

Avec L'autre moi, l'auteur reprend ses thèmes de prédilection, la mémoire et le rêve. Incroyable qu'il puisse encore se renouveler avec ces sujets maintes fois abordés. Mais je vous donne ma parole qu'une fois encore, il nous fait un roman magistral qui ne ressemble en rien aux précédents. Même si on reconnait bien sa patte, évidemment. Même si on retrouve quelques personnages précédemment croisés. Avec Franck Thilliez, j'ai l'impression de me répéter, de chronique en chronique, en disant que ce roman est encore plus puissant que les précédents. Mais voilà, c'est encore le cas !!!

Lors de mon écoute j'avais l'impression d'être enfermée dans un labyrinthe à trois entrées, à suivre des pistes qui aboutissaient à des impasses, à reprendre à reculons pour saisir un autre embranchement. À douter en permanence, à l’instar de son personnage principal, Sibylle Rostand, qui doute de sa mémoire. Oui, cette intrigue a été construite comme un labyrinthe, et vraiment je tire mon chapeau à Franck Thilliez pour avoir réussi à s'en sortir en retombant sur ses pieds.

Je disais donc trois entrées dans ce labyrinthe. 1) Sibylle qui arrive à Longepin, un centre de recherche classé secret défense, planqué au fond du massif de la Chartreuse, où doit venir travailler son compagnon, et où elle doit être suivie pour son amnésie post-traumatique. 2) Sybille qui fait des rêves hyper réalistes et hyper flippants. Et 3) Le tandem de flics de la police criminelle de Grenoble déjà rencontrés, Vadim et Vic. Ce dernier est le flic hypermnésique que l'on rencontre dans Le manuscrit inachevé. Un borderline du genre Sharko.

Franchement, c'est impossible de dresser un bref résumé de ce qu'il se passe dans ce roman. C'est tellement complexe que je m'embrouillerais toute seule. Je ne peux que vous conseiller de le lire ou de l'écouter, mais attentivement. 

Cet audio est un vrai délice, je salue bien bas la performance du narrateur Anatole de Bodinat qui a su donner vie à tous ces personnages, qu'ils soient féminins ou masculins. Qui a su employer toujours le ton adéquat au récit. Encore une belle performance de Lizzie avec ces jingles bien flippants qui surgissent entre quelques chapitres. Ils surprennent, mais en même temps ils permettent de reprendre sa respiration qu'on n'avait même pas réalisé retenir...

Que dire d'autre ? Et bien, coup de coeur encore une fois. Il me tarde d'écouter À retardement qui m'attend sagement et retrouver Lucie et Sharko.

* SP audio netgalley *



mercredi 20 mai 2026

Les sorties Imaginaire de mai 2026 chez Alter Real [sorties]

 

En mai chez



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LA GAZETTE ENCHANTÉE de Myrtille Bastard

Nombre de pages : 432
ONE-SHOT
Date de sortie numérique : 05/05/2026
Date de sortie broché : Fin mai (si campagne Ulule à 100%).
Genre : Cosy fantasy


Résumé :

« Vous cherchez l’amour ? Pia est là pour vous ! »

Pia est une pixie-cupidon, elle ne compte plus les couples qu’elle a formés grâce à ses flèches. L’amour, c’est son domaine. L’amour pour les autres, car elle, elle n’y a pas droit. Bon, ça, c’est la théorie, car en pratique… Un prince humain fait battre son cœur, elle l’observe même en cachette, et quand il devient son client… Vous imaginez ce qui va suivre ? Catastrophe assurée. Sa flèche rate sa cible. Et voilà, Pia est déchue au rang de fellfay, exclue de son ordre, et perd son arc et ses ailes.
Le bon côté des choses, s’il y en a un, c’est qu’elle a à présent tout le temps de se consacrer à la Gazette enchantée qu’elle a créée avec une louve-garou détective, une dragonne comptable et une sorcière qui rate tous les sorts qui n’ont pas trait à la pâtisserie.
Sauf que Pia ne peut ignorer ce pour quoi elle est faite : aider les gens à tomber amoureux. Les cupidons l’ont rejetée ? Qu’à cela ne tienne, elle tracera elle-même sa propre route !
Poussée par ses amies, elle se lance dans une folle aventure : devenir consultante en relations amoureuses.
Tout va bien se passer, même si ça signifie jongler avec ses clients, gérer une sirène insupportable, son chat ailé caractériel et le planning éditorial de la Gazette qui se remplit à la vitesse de l’éclair.
Et son prince dans tout ça ? Il ne manquerait plus qu’il débarque dans sa vie.
Improbable, pas vrai ?
Improbable, mais…


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TITRE : Sortilège, rivalité et hôtel hanté
Série : Monster HotelAuteur : Florence Saugère
Collection : Imaginaire
Nombre de pages : 222
Nombre de tomes : 3/3
Date de sortie numérique : 15/05/2026
Date de sortie broché : 29/05/2026
Genre : Cosy mystery paranormal


Résumé :

Les résidents et la réputation du Monster Hotel sont en péril !

Un meurtre atroce a été commis dans l’Hotel. La victime n’est autre que Flower, la mère de Wolf. Pas de doute possible, le meurtrier se cache parmi les résidents de l’Hotel. Stella est bien décidée à le débusquer. Elle doit bien ça à son meilleur ami !
Les agents de la PIMM, la Police Internationale de la Magie et des Monstres, débarquent pour enquêter. Et là, surprise, les indices qu’ils rassemblent incriminent Esther, la rivale de Stella et ancienne petite amie de Wolf. Stella a beau ne pas la porter dans son cœur, elle ne croit pas du tout à sa culpabilité.
Quelque chose se trame dans l’ombre, et la jeune sorcière ne reculera devant rien pour découvrir la vérité et sauver la réputation du Monster Hotel ! Même si pour ça, elle doit s’allier à sa pire ennemie …




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TITRE : Une terre d'ombres et de révolte
Auteur : Laura Collins
Collection : Imaginaire
Nombre de pages : 450
Date de sortie : 29/05/2026
Genre : Romantasy

Résumé :

Le nom d'Elenwë est désormais synonyme de trahison dans tout le royaume faë. Même Keenan lui a tourné le dos.
Pour racheter ses erreurs et briser le joug tyrannique de son père, le roi Eoghan, elle doit accomplir l'impossible : s'infiltrer dans le palais de Tornfell et sauver Aleyna, une princesse humaine et sœur de l'homme qu'elle aime. Mais l'obscurité du palais cache des pièges plus redoutables encore que les sorts de protection. Entre les murs où elle a grandi, Elenwë doit dissimuler sa magie minérale et ne plus compter que sur elle-même. Tandis que la révolte gronde dans le pays et que des alliances nouvelles se nouent, Elenwë découvre que le mal qui ronge son père est bien plus profond que la simple soif de pouvoir.



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mardi 19 mai 2026

TERRE DES OMBRES tome 2 de Josépha Juillet

 

Tome 2
L'univers des Chuchoteuses


Éditions Olympe
Parution 16/04/2026
576 pages
24.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur le tome 2 de Terre des Ombres  ☇


Un deuxième tome beaucoup plus axé sur la romance. Une romance ou plutôt des romances au service du récit et du développement de la Fantasy.


L'AVIS DE PHOOKA:



    La situation est grave. La fin du premier tome de Terre des Ombres a laissé Adèle dans une terrible situation. Le lieutenant Morgan, son mentor, son ami et quasiment son père a été assassiné. Non seulement sa perte est immense mais en plus Adèle est soupçonnée ou plutôt, les autorités de la Bulle aimeraient bien lui coller ce meurtre sur le dos pour avoir la mainmise sur cette Chuchoteuse qui ne rentre pas dans les rangs de la façon dont ils l'aimeraient ... Mais pire que tout ça, Ben a été infiltré. Les ombres se sont emparées de lui et son état évolue vite. Beaucoup trop vite. Adèle n'a d'autre choix que de fuir vers le village abandonné et demander de l'aide à Yuni ... et aux ombres.

    Ce deuxième tome de la trilogie est cette fois axé sur la romance. Parce que les liens entre les protagonistes et les liens entre les personnages et les ombres vont être la clé. Lien. C'est le mot qui pourrait définir ce second opus. Les Chuchoteuses doivent se lier aux Ombres. De toute les façons possibles, et Adèle va devoir recourir à tous les moyens existants pour renforcer son pouvoir sur les Ombres. Et ça va passer par des rituels qu'il va falloir découvrir et mettre en place, et par le renforcement de tous les liens dont elle dispose. La conséquence c'est que le récit évolue en quête et romance, tout en gardant le côté fantasy bien ancré dans son déroulement. Les tâches vont être multiples: sauver Ben, trouver les rituels, les mettre en œuvre, échapper aux traquenards des autorités des bulles et comprendre. Comprendre qui sont les Ombres, comprendre pourquoi cette guerre entre les Ombres et les humains persiste. Mais surtout comprendre qui est Ben, qui était Morgan, qui est Yuni sans oublier Leo. Un bien étrange personnage que ce sergent, beau comme un dieu, qui drague Adèle clairement pour obtenir quelque chose d'elle. Leo ...ami ou ennemi ? La question reste posée. Mais puisque je parle de comprendre, le lecteur lui va devoir essayer d'appréhender qui est vraiment Adèle. Parce qu'Adèle est retorse, complexe et cache tellement bien son jeu qu'on ne sait jamais si on peut lui faire confiance ou non. Elle est tout à fait capable d'entraîner le lecteur sur de fausses pistes du début à la fin.  Ce second tome est un puzzle géant dont la résolution est bien compliquée, surtout qu'il nous manque encore des pièces ...

    Le monde créé par Josépha Juillet est vraiment original et complexe. On le découvre par petits morceaux, au travers du regard d'Adèle, de Yuni et de Ben. Mais ce que j'ai aimé par dessus tout, au delà de cette Fantasy si riche, c'est la relation entre Ben et Adèle. Les deux là sont décrits comme des maigrichons, pas franchement beaux, mais leur alchimie est juste incroyable. Et leur sens de la répartie aussi ! Les punchlines entre eux sont un régal. Mais le point le plus éblouissant du roman est sans conteste ... la danse. Oui ça peut vous paraître étrange, mais la danse est l'un des points clés et les scènes de danse sont absolument fascinantes. Visuellement fascinantes ! Le ressenti à la lecture est juste incroyable. Oui je suis dithyrambique, je m'en rends bien compte mais ces passages dans le roman m'ont frappée avec une telle intensité que je suis parfois revenue en arrière pour les relire. Non pas par incompréhension mais juste pour le plaisir. Je ne suis pas du tout fascinée par la danse en temps normal, mais la façon dont Josépha Juillet nous la fait ressentir est fabuleuse. Je me demande si elle a un passé de danseuse du coup ...

    Bref, ce roman, deuxième tome de la trilogie m'a tenue en haleine tout un week-end pluvieux et j'étais ravie de cette pluie parce que j'ai dévoré les 560 pages en un temps record, lisant en apnée, incapable de m'arrêter. Gros coup de cœur !

Le tome 3 sort le 02 juin et il me tarde déjà de l'avoir en main.

*Service de Presse*


lundi 18 mai 2026

L'HÉRITAGE DE LA FUREUR de Tricia Levenseller

 


PAL Éditions
416 pages
8 euros




L'avis express de Dup sur L'héritage de la fureur de Tricia Levenseller


Une romantasy atypique et drôle.


L'AVIS DE DUP



L'héritage de la fureur est un roman assez singulier, mais on en est informé dès le début par une note d'intention de Tricia Levenseller avant le premier chapitre. Elle a volontairement créé ce royaume, Amarra, où les femmes sont au sommet de la position sociale grâce au don de leur déesse qui leur confère une force surhumaine, pas question qu'elles puissent être dominées. Et les hommes sont là pour être vus, non entendus. Clairement la place de l'homme dans cette société est dans la chambre 😁

On suit Olerra, générale en chef de l'armée d'Amarra, en lice pour la succession au trône, comme sa cousine. Mais cette dernière, courtisane oisive, possède l'appui de nombreuses nobles alors qu'Olerra n'a ni le temps, ni les capacités de briller à la cour. Alors, pour arriver à ses fins, Olerra décide d'aller se trouver un mari noble... en le kidnappant chez ses voisins et ennemis, en Brutus. C'est lui qui lui accordera l'attention des nobles.

Le roi de Brutus, qu'elle a ridiculisé à la dernière bataille à la frontière, possède quatre fils. Elle choisi le second, Andrastus, dans l'ordre de succession, les deux autres étant trop jeunes, et ne désirant pas prendre Sanos, l'héritier du trône au risque de déclencher une guerre. D'autre part, Andrastus est réputé docile et poête. Par un concours de circonstances assez hilarant, c'est Sanos qu'elle va enlever, le guerrier de la fratrie. Et il va bien sûr se garder de le lui révéler. C'est sa seule possibilité de fuite, qu'on le sous estime.

Débute alors une romance très spéciale entre ces deux là. Entre l'aversion de Sanos pour le rôle qu'on lui impose, épilation, jupette, maquillage, bijoux en tous genre (jusqu'aux pinces à tétons 😂), mais l'attirance de plus en plus nette qu'il éprouve. Et Olerra qui se sent très attirée (alors que clairement ce kidnapping n'était qu'à but politique), mais la peur d'être dominée, ridiculisée fait que Sanos va passer le plus clair de son temps menotté, entravé... il y aura des scènes parfois hilarantes, parfois muy caliente !

Bien qu'Amarra soit un royaume plus progressiste sur les questions de sexualité et d'identité de genre que ses voisins, il n'est pas exempt de cruauté, d'exploitation ni d'esclavage. L'attitude de sa cousine en est un parfait exemple, elle est abominable avec son harem. Mais le but d'Olerra une fois sur le trône est d'abolir ces pratiques barbares.

J'étais fort curieuse de découvrir ce que Tricia Levenseller allait faire de son postulat de départ. Alors forcément le trait est plutôt lourd, mais si on accepte la donne c'est assez délicieux, notamment les rapports domination/soumission inversés. 

La romance avancera lentement et restera jusqu'au bout très spéciale. Olerra, amarrienne jusqu'aux bouts des ongles, est sexuellement libre, ouverte, directive, bien que pucelle. Sanos est pudique et profondément déstabilisé par son approche. Or Olerra s'est juré de ne jamais devoir le forcer, elle attend, il attend... Les connaissances anatomiques et physiologiques d'Olerra sont à la pointe, Sanos ne connait que les relations furtives des maisons closes. Le décalage est énorme et la romance en pâtit. Elle m'a fait plus souvent rire que vibrer.

Cependant mon bémol sur ce roman sera l'absence d'un worldbuilding qui m'empêche d'en faire un coup de coeur. Autre remarque qui me laisse désemparée, cet Héritage de la fureur est annoncé comme le tome 1 d'une série De rage et de fureur. Or franchement la fin ressemblait vraiment à un point final de l'histoire d'Olerra et Sanos. Un autre couple alors ? Il n'est clairement pas annoncé dans ce premier tome. Ma foi, on verra... ou pas.

* SP papier *


samedi 16 mai 2026

Les nouveautés en mai chez Mnémos

 

LIMINAL de Auriane Velten


Sortie le 20 mai

Le pitch :

Jin est une onryō en quête de vengeance. Sakura, jeune lycéenne, se prépare à une carrière de grande chanteuse. Haru, quant à elle, pilote une armure géante pour combattre des créatures monstrueuses. Elles n’ont rien en commun, sinon de vouloir fuir leur vie. Un jour, leur vœu se réalise d’une manière inattendue : elles se réveillent dans un monde blanc, où leurs souvenirs s’exposent et où le réel se désagrège. Qui a créé cet endroit ? Est-ce un purgatoire, une simulation ou la dernière strate du rêve humain ? Pour échapper à ce monde inconnu – et peut-être en retrouver un plus accueillant –, elles devront percer ses règles imprévisibles.


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LE SILENCE DES LYS TIGRÉS de Sally Fauconnier


Éditions Naos
Sortie le 20 mai

Le pitch :

Les Lys Tigrés ont surgi sans prévenir.
Des fleurs gigantesques, bruyantes, voraces. Elles envahissent les rues et dévorent tout sur leur passage.

Alors que le dernier train d’exilés quitte la ville, une jeune survivante est entraînée malgré elle au cœur d’une révolution. Elle croise de mystérieuses silhouettes masquées et une fille muette, vêtue d’une jupe rouge. Et si son apparition n’était pas un hasard ?

Alors que le monde s’écroule, elle n’a plus le choix : elle doit comprendre ce que veulent les Lys Tigrés. Avant qu’il ne reste plus rien à sauver. Et peut-être, dans leurs racines, rebâtir de nouvelles fondations.

C’est l’histoire d’une vengeance. La vengeance du silence.


vendredi 15 mai 2026

L'ÎLE DE NOIREBRAISE DE Brandon Sanderson

 


Éditions Le livre de Poche Imaginaire
Existe aussi en version collector
Parution 25/02/2026
Traducteur Sébastien Guillot
672 pages
24.90 euros









☇ L'avis éclair de Phooka sur l'île de Noirebraise  ☇



Un roman étrange oscillant entre fantasy et science-fiction.
Du pur Sanderson mais probablement à réserver aux fans du maître.



L'AVIS DE PHOOKA:




    Dans une longue préface, Brandon Sanderson explique le contexte de ce roman. Depuis toujours il voulait écrire une suite à sa nouvelle "Sixième du Crépuscule", or il suppose (à juste titre sans doute) que peu de gens l'ont lue. Ainsi il a décidé de réécrire sous la forme de flashback la dite nouvelle dans la première partie de ce roman, puis d'enchaîner sur la suite. Il conseille même à ses lecteurs qui auraient lu la nouvelle récemment de sauter ou au moins de diagonaliser cette première partie 😂.

    Première partie qui permet donc de rencontrer Crépuscule, un trappeur des îles du Pantheon. Ou plutôt ancien trappeur d'ailleurs. Car depuis l'arrivée de Ceux-d'en-haut, des envahisseurs venus de l'espace, le monde dans lequel vit Crépuscule a bien changé. Ces envahisseurs veulent mettre la main sur les Aviares, ces oiseaux étranges qui vivent sur les îles, une en particulier, extrêmement hostile. Ces Aviares ont des pouvoirs magiques qu'ils transmettent à l'individu qui les porte. On ne peut pas dire qui les possède, car c'est plutôt un accord commun entre l'homme (ou plutôt les Eelakins) et l'oiseau. Or les envahisseurs veulent les Aviares et les Eelakins ont trouvé un moyen assez efficace de retenir Ceux-d'en-haut en développant eux-même l'élevage des Aviares et pour ça il a fallu dompter les îles en les rendant sûres. Donc les trappeurs n'ont plus de raison d'être et Crépuscule fait maintenant partie du passé, il est devenu une sorte de légende.

    En parallèle, nous allons suivre Alcyone. Une jeune dragonne ... condamnée à rester sous sa forme humaine et à travailler sur un vaisseau spatial marchand. Un tas de ferraille pour être honnête. Mais un tas de ferraille avec un équipage haut en couleur. Que des rebus en fait. Des oubliés, des laissés pour compte ... Et Hoyd qui ne revient pas alors qu'il avait promis ...

    Un monde de fantasy donc avec Crépuscule et un monde de SF avec Alcyone. Et ces deux mondes vont se télescoper. La faute à un portail qui va les relier à Shadesmar ... 

    Alors je ne vais pas entrer dans les détails parce que comme c'est du Sanderson, c'est dense. Comme toujours. C'est dense et sacrément bien ficelé. Une fois de plus Sanderson prend son temps pour dérouler son récit. 650 pages tout de même. Et évidemment si vous êtes fan d'action et de batailles, passez votre chemin. Comme toujours avec Sanderson.  L'île de Noirebraise est un roman étrange, presque nostalgique parfois et grouillant de références sur le Cosmère. J'ai vu que beaucoup avait découvert Sanderson avec ce roman en particulier et franchement je ne les envie pas, parce que ce n'est vraiment pas une porte d'entrée, même si c'est un standalone. Nostalgique, disais-je plus avant, parce que c'est une réflexion sur le monde nouveau qui remplace l'ancien, sur la nécessité d'aller de l'avant alors même qu'on aime certaines choses du passé. Crépuscule sait très bien qu'il doit abandonner une partie de lui pour progresser et pourtant ses ressources et ses connaissances seront la clé. Mais quelque part il en est de même pour Alcyone qui par définition fait partie d'une espèce ancienne reconnue pour sa longévité et ses us et coutumes, mais elle, elle est toute jeune pour un dragon.

    C'est donc un drôle de récit que nous conte Sanderson ici. Il se fait plaisir en plus le bougre ! En prenant son temps, en nous faisant découvrir à travers les récits de la dragonne, moultes peuples et planètes. Toutes plus exotiques et fantastiques les unes que les autres.. Il nous plonge dans le Cosmère jusqu'au cou et y prend un immense plaisir, c'est évident. Et c'est un coup risqué parce que le lecteur suit ... ou pas. Moi j'adore toujours autant et j'aime que le récit soit si long et si lent qu'on s'en imprègne jusqu'à plus soif. Mais j'ai lu deci delà que pour d'autres ça ne passe pas forcément bien. De même que certains ont été perturbés par les changements d'ambiance entre fantasy et SF. Moi j'adore justement ...

    L'île de Noirebraise est sans doute un roman à réserver aux "déjà fans de Sanderson", en tout cas clairement pas une porte d'entrée pour une première découverte. Trop dense, trop Cosmère. Mais pour ceux qui ont déjà plongé dans l'univers de Sanderson c'est un régal. Comme toujours.

mercredi 13 mai 2026

QUELQU'UN DERRIÈRE LES MURS de Zygmunt Miloszewski

 


Pocket éditions
Collection New Horror
450 pages
9,90 euros



L'avis express de Dup sur Quelqu'un derrière les murs de Zygmunt Miloszewski


Un huis clos horrifique et fantastique mené de main de maître !


L'AVIS DE DUP


De cet auteur j'ai lu Les impliqués, un thriller, à l'époque où cette catégorie faisait partie de la majorité de mes lectures, et pourtant, impossible d'en retrouver une trace, ni dans la bibli du blog ni dans les rayons de mes bibliothèques. Si je ne me souviens plus (date de parution chez Mirobole 2013, j'ai des excuses !) de l'intrigue déroulée, je me souviens parfaitement du personnage principal Teodore Szacki qui dirige l'enquête. Fort de cela, je me suis dit que cette proposition de lecture par Pocket devait matcher.

Étant édité dans la collection New Horror de Pocket, je me doutais bien que je n'allais pas me frotter à un thriller bien sûr, en fait je m'attendais à des frissons et des personnages charismatiques. Les frissons je les ai eus en pagaille, les personnages en revanche seront mon bémol qui m'empêche d'en faire un coup de cœur.

Agnieszka et Robert prennent leur envol en tant que couple en emménageant ensemble pour la première fois. Un tout petit appartement dans un immeuble à la périphérie de Varsovie les attend, ils viennent de loin en voiture. Voyage long et pénible, rendez-vous manqué avec le transporteur de leurs quelques meubles,et pour couronner le tout, c'est l'effervescence dans le hall d'entrée à leur arrivée, un homme est trouvé décapité dans l’ascenseur...

Le ton est donné, on entre rapidement dans le récit. Très vite de petits incidents inexplicables surviennent, jusqu'à l'impensable : ils ne peuvent plus sortir de l'immeuble. Tous les habitants de l'immeuble échouent à sortir alors que la porte est ouverte, ceux qui devaient y venir ne les voient pas et changent d'avis en s'éloignant. Je vous garantis que cette scène qui survient dans les premiers chapitres est glaçante à souhait. 

Outre notre jeune couple, on va suivre également de près Viktor, un ancien journaliste devenu alcoolique depuis que sa femme et sa fille l'ont quitté et Kamil, un jeune lycéen marginal bridé par "ses vieux" pas cool. C'est Viktor qui va se mettre en avant, se chargeant de faire des réunions des habitants dans le hall afin de prendre des décisions concertées. Agnieszka va se lier d'amitié avec Viktor tandis que Robert s'enferme dans les tréfonds d'un esprit perturbé. Ces quatre personnages principaux sont décortiqués, leurs traumatismes enfouis analysés et pourtant jamais ils n'ont percé la barrière que je sentais entre eux et moi. 

Très vite Zygmunt Miloszewski transforme son récit en huis clos horrifique franchement teinté de fantastique. Les couloirs, les cages d'escaliers, les caves... ambiance Shinning de Stephen King. La frontière entre la réalité et le cauchemar s'effrite peu à peu, l'auteur nous entraîne dans une sacrée spirale de peur et de paranoïa. Frissons garantis car tout cela vient progressivement, insidieusement, c'est mené de main de maître. Quelqu'un derrière les murs est à lire, pour les amateurs du genre évidemment.

* SP papier *