mercredi 9 juillet 2014

Le "Mois de" continue mais ...






En Septembre, nous attaquons notre quatrième année de "Mois de" et nous tenons à remercier tous les auteurs et les blogueurs qui ont participé, de même que les maisons d'édition qui nous ont suivi.

Nous nous sommes posées beaucoup de questions avec Dup. Ces "Mois de" représentent un énorme travail pour nous deux, sachant qu'on a "une vraie vie" à côté du blog avec travail et famille (comme beaucoup d'entre vous d'ailleurs). Nous avons bien failli arrêter, je vous le dis tout net. Quelques déceptions parfois avec certains auteurs, fort rares heureusement, mais aussi côté blogueurs (moins rares malheureusement). Mais ces "Mois de" nous ont aussi apporté beaucoup de bonheur et d'extraordinaires rencontres. Je ne remercierai personne nommément car c'est sûr que j'en oublierai...


Bref !

Tout ça pour dire que nous allons continuer, MAIS il est possible qu'il n'y ait pas de "Mois de" tous les mois, pour ne pas générer trop de stress, voire pour ne pas générer de sentiment de lassitude parmi les blogueurs. Je dis bien "possible" parce que, si ça se trouve, on va continuer pareil.

Mais on ne veut pas se coller trop de pression alors on préfère vous le dire !

Et puis pendant qu'on y est, si certains auteurs lisent ce message et qu'ils ont envie de se lancer dans l'aventure, qu'ils n'hésitent pas à nous contacter (même s'ils ont déjà été nos invités d'ailleurs, on peut recommencer, n'est ce pas monsieur Geha?). La condition sine qua none c'est évidemment qu'il faut qu'on le/la connaisse, qu'on l'ait chroniqué et de préférence apprécié! :)

On compte sur vous blogueurs , faites de la pub, faites passer le mot et venez poser un max de questions , que vous ayiez eu un partenariat ou non.


On se revoit en septembre ?



mardi 8 juillet 2014

L’AUREOLE DES CONDAMNES de Lionel BEHRA








Editions Rebelles
Illustré par Ati
Collection Sans Visage
Format : 15 x 21 cm
Prix : 14 euros – 197 pages
Date de parution : 26 MAI 2014



Une victime au comportement absurde…

Un innocent qui s’accuse…

Et un suspect qui prétend détenir le don de percevoir la mort des individus quelques jours avant qu’elle ne se produise…

Qui ment ? Qui manipule qui ? En qui avoir confiance ! Lorsque les faits contredisent la raison, faut-il croire en l’impossible ?


L'avis de Phooka:


Il y a quelques jours, les éditions Rebelles publiaient une "annonce" de recherche de chroniqueurs pour certains de leurs titres. N'ayant jamais lu de romans de chez eux (oui je sais, honte à moi), j'ai regardé de plus près car effectivement c'est une maison d'édition qui me tente beaucoup. Or là, ma surprise fût grande car j'ai vu ce titre parmi les 2 ou 3 proposés et c'était un thriller !! Moi qui voulait connaître le côté SFFF de Rebelles, j'ai finalement opté pour un thriller, il faut le faire ! Bref, grand merci à Astrid pour cet envoi, d'autant qu'à peine reçu ... je l'avais déjà fini !

Bien sûr le roman est relativement court (moins de 200 pages), mais il est surtout extrêmement prenant. Les pages se tournent, les chapitres défilent sans que le lecteur ne s'en rende compte (à tel point que je le lisais dans l'avion et je n'avais pas réalisé qu'on avait décollé !)

Quatre protagonistes:

Stéphanie, la jeune fille de bonne famille, étudiante à la fac, bonne élève, très sérieuse, voire même un peu coincée dans le rôle de la victime, "kidnappée" et "violée" (ou pas).
Ludovic, le prof de droit pénal à la fac, qui a Stéphanie comme élève, dans le rôle du "kidnappeur" (ou pas).
Jordan, un autre élève de la classe de Ludovic, mais lui est plutôt du genre mauvais garçon, dans le rôle du "violeur" (ou pas).
Et Laura, la policière, chargée de démêler ce beau merd..., euh bazar.

Laura est une femme flic au passé lourd, un passé qu'elle traîne avec elle en permanence et qui hante ses cauchemars. 
Stéphanie, est une jeune femme issue d'une famille bourgeoise, pleine de principes et qui étouffe dans son carcan.
Ludovic est un prof très doué et très bien noté, mais indécrottable coureur de jupons.
Jordan, est un garçon mal dans la peau, au lourd passé lui aussi, ayant déjà eu des démêlés avec la police, mais doté d'une intelligence remarquable qui fait l'admiration de Ludovic malgré son comportement très "limite" en cours.

Lé récit va tourner autour de ces quatre là, avec en toile de fond, une affaire de meurtre sur deux autres jeunes femmes que nous ne connaissons pas.
On pourrait presque imaginer un huit-clos, tant les relations entre les quatre héros sont au centre du récit. Qui dit la vérité ? Qui ment ? Et surtout pourquoi ? Qui est victime ? Qui est coupable ?
Pendant tout le déroulement de cette histoire, nos sentiments oscillent. Impossible de savoir ce que chacun a dans la tête, et les raisons de leurs agissements. C'est une impression assez étrange en tant que lecteur, celle de se faire balader d'un bout à l'autre du roman. C'est totalement addictif.
Et si la fin est peut-être un peu "too much", un peut trop grand-guignolesque, il n'en reste pas moins que j'ai beaucoup aimé ma lecture et que je me suis laissée emporter par la récit.
Rajoutons à cela des chapitres longs, mais composés de petites parties numérotées qui constituent un piège à lecteur en rendant le livre impossible à reposer. Le tout donne un thriller étrange et vraiment très agréable à lire.

L'auréole des condamnés est ma première incursion dans la production des éditions Rebelles et si le reste de leurs romans est à la hauteur, nul doute que ce ne sera pas la dernière. Ce roman est un très joli thriller, qui se lit avec plaisir sinon avec passion. Un auteur à suivre assurément.




lundi 7 juillet 2014

LE SANG DES SEPT ROIS 1 de Régis Goddyn



1- LIVRE PREMIER



Éditions L'Atalante
400 pages
21 euros



4ème de couv :

25 juillet 806
Deuxième jour de traque. Depuis le départ du château, la pluie n'a pas cessé de tomber. Je profite d'une roche en surplomb pour abriter le journal et écrire ce premier compte-rendu. Arrivés sur les alpages, nous avons suivi la crête pour trouver des indices. Rien ne nous avait préparés à ce que nous avons trouvé là. Un autre campement avait été édifié à cinquante pas à vol d'oiseau du premier et tout indique qu'alors que nous pensions notre retard considérable, ses occupants s'en étaient allés quelques heures auparavant.



L'avis de Dup :

Je ne remercierai jamais assez Fabrice Colin d'avoir été si difficile à croiser aux Imaginales, et les organisateurs du salon d'avoir installé à ses côtés Régis Goddyn. Car ce dernier, à l'inverse du premier, était toujours là, devant la pile de ses trois livres. Toujours fidèle au poste, à parler de son livre ou à attendre le chaland. Un Régis Goddyn que j'ai fini par aborder à mon énième passage, attirée malgré tout je l'avoue, par les couvertures magnifiques : un crayonné en noir et blanc que l'on doit à Yann Tisseron. Et même si ma décision d'achat était déjà prise, le discours qu'il a eu m'a beaucoup touché, car il était plein d'humilité, voire même de négativité. "Il n'y a pas ci, il n'y a pas ça, vous n'y trouverez pas non plus de..." Quand en plus le choix fut approuvé par dame Phooka qui m'a avoué zieuter cette série depuis sa sortie, c'est tout naturellement que j'ai inscrit cette lecture au milieu de mon programme lourdement chargé. Et mon Dieu comme j'ai eu raison, je me suis régalée avec ce tome 1.

C'est de la Fantasy de type moyenâgeuse, dans un univers féodal, que je dirais somme toute classique.
Alors oui, il n'y a pas de dragon, de licorne ou de monstre horrible au sein des Sept Royaumes, il n'y a pas non plus de magie au sens propre du terme. Alors me direz-vous, à quoi bon, autant lire Les piliers de la Terre ! Et bien que nenni voyez-vous, cette Fantasy là elle développe des dons que l'on acquière où que l'on acquière pas, selon notre sang. Ces dons ne sont pas non plus des facultés incroyables du genre l'invisibilité, l'ubiquité ou autres. Juste des facultés déjà présentes qui sont exacerbées, poussées à leur paroxysme. Mais je resterai volontairement dans le flou pour vous laisser le plaisir de les découvrir, car il faut lire cette saga ! 

Servie par une écriture fluide et agréable, on se laisse entraîner au fil des pages, à suivre le destin exceptionnel d'Orville. "Tiers-fils" d'un noble de province, qui a choisi la tangente puisque sa position dans la fratrie ne lui laissait rien espérer de bon, et qui, pour payer une dette de jeu, s'est retrouvé enrôlé sergent auprès d'un Vicomte. Assurer la garde d'une place forte perchée dans la montagne, isolée de tout et surtout de toutes ! Il est très vite promu capitaine-ambassadeur-militaire, ne rendant des comptes qu'au Roi du Premier Royaume, et va devoir suivre des ravisseurs venus kidnapper deux enfants. Un récit construit sur une alternance de narration et de comptes rendus que doit écrire Orville au cours de son périple. On n'est pas loin du récit épistolaire que j'aime tant. Un monde que l'on découvre au travers des descriptions somptueuses, magnifiques. 

Au fur et à mesure que l'on avance dans le récit, on se rend compte que ces Sept Royaumes cachent bien des secrets à ses sujets, que les croyances populaires ne sont pas si absurdes que ça, et surtout que le pouvoir royal semble manipulé par bien plus fort et moins loyal que prévu... Orville va devoir lutter contre beaucoup d'ennemis, beaucoup de pouvoir. Une intelligence hors de commun, une forte adaptabilité et un brin d'humour en font un personnage auquel on s'attache très vite. On va découvrir également vers la fin de cet opus et à l'autre bout de ce royaume, un autre personnage lui aussi peu banal, une fillette d'une dizaine d'années, Rosa. On sait encore peu de choses sur elle, mais on devine qu'elle fera partie intégrante du futur récit et que probablement leur chemin vont se croiser.

A noter enfin une fin sympathique, c'est-à-dire sans cliff-hanger de ouf, qui ne m'empêche pas de piaffer pour lire la suite que je me suis empressée de commander en refermant ce volume. Il me manquait juste un petit ingrédient pour en faire un coup de coeur, et cet ingrédient là, j'espère bien le trouver dans la suite que j'ai hâte de lire. Une saga prometteuse que je vous conseille vivement. Dire que c'est un premier roman ! Monsieur Goddyn, je vous tire mon chapeau. 


Et BUT de mon goal !!!
Trop forte cette équipe, elle a dépassé les quarts de final elle :))